Posts tagged ‘Jack Lang’

6 February, 2015

Wanted Pedo – Réseaux sataniques de viols et meutres d’enfants en France

Entretien avec Max du collectif anti-pédocriminalité WantedPedo

http://wanted-pedo.com/
http://www.facebook.com/wantedpedo
http://twitter.com/wantedpedoMA

Articles importants :
théorie du genre
adoption homoparentale
réseaux pédocriminels
réseaux pédophiles
sacrifices sataniques
reptiliens

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30 September, 2014

Dîner Ovni Rouen n°28 Paul Ponssot 26 avril 2014

Paul Ponssot parle de la matrice, des vibrations (frequences), du systeme de controle (systeme politique et satanique, loges, synagogues), des faux humains (hybrides reptiliens), des origines satanistes de Manuel Valls, sacrifices humains (Cathy O’Brien, Affaire Alègre (Dominique Baudis), Affaire de la péniche (Jack Lang), ), de l’unification du monde, de la desintegration de trois tours du World Trade Center de New York avec des armes a energie dirigee le 11 septembre 2001, des interunivers, de saturne, sirius, la lune, de la reduction de la population (troisieme guerre mondiale, vaccination, nourriture…), des epandages chimico-biologique dans le ciel (chemtrails), du transhumanisme, des portes des etoiles (stargates), vortex et pyramides, du projet Bluebeam, du conflit en Ukraine

Liens :
– Blog de Paul Ponssont http://paulponssot.blogspot.com/
– Le Plan Secret du Diable http://leplansecretdudiable.com/
– energie reptilienne sept 2013. psychologie reptilienne, éveil des humains ; annunakis, sauriens, reptoïdes psychopompes, portails organiques, hommes-robots,humains ame et éveil glande pinéale, chakra de coeur http://energie-reptilienne-2013-eveil-des-humains-ames.blogvie.com/

signe reptilien V

27 September, 2014

Jack Lang et Pierre Moscovici “l’affaire de la péniche” à Paris (viol d’enfant en réunion, suivi de mort)

On en decouvre tous les jours, pour peut qu’on cherche. Cette horreur dont je n’etais pas au fait, inclus deux des stars  du Parti Socialiste francais, qui comme tous les politiciens sont des bons a riens, des satanistes, violeurs et assassins d’enfants (et hommes et femmes), des voleurs, des menteurs, des mignons de leur stupide maitre lucifer.

Lectrice, lecteur, n’oubliez jamais que ces “affaires” ne sont meme pas le millieme des faits. Les disparitions d’adulte et d’enfants n’ont probablement jamais ete aussi nombreuses… et on nous passe les details sur le cannibalisme et le reste.

La vidéo fait le buzz depuis quelques jours, mais elle est en ligne depuis le mois de juin 2011.Dans ladite vidéo qui a été postée sur Youtube, un père, qui se fait appeler Emmanuel Verdin, explique qu’il a porté plainte contre Jack Lang, pour la 2e fois, pour la mémoire de sa fille.

Il explique dans une vidéo très courte et mal coupée, que Jack lang a violé sa fille de 4 ans entre 1999 et 2001. Les faits se seraient produits sur une péniche qui aurait appartenu à un député du Var, mise à quai à Paris, aujourd’hui face à la tour Eiffel et baptisée le Makaï. 50 personnes peuvent y festoyer sans problème, et ladite péniche est aujourd’hui louée pour des évènements.

Emmanuel Verdin explique que son ex, la mère de sa fille Laureen, fréquentait des personnes qui connaissaient Jack Lang pour l’avoir accompagné lors de voyages pédophiles, notamment au Maroc et en Thaïlande. C’est assez intéressant, car les affaires qui n’existent pas concernant Jack lang au Maroc datent précisément de cette période. Et tout ce petit monde aurait donc violé la fille de Verdin.

Verdin dit aussi qu’il a été frappé par trois flics de Paris (et met en ligne la photo où on le voit avec un oeil au beurre noir) après avoir tenté de porter plainte pour sa fille.

Sur Facebook, il répond à quelqu’un en expliquant (je recopie tel quel): “ce n est pas un bruit c est un fait jack lang as abuse de ma fille de 4 ans entre 99 et 2001 ma fille as été violée en réunion par sa mere ces compagnons et jack lang qui es un ami de viol de ces gens au maroc et en thailande ma fille laureen es décédée a la suite de ces viols d une infection

Comble du glauque, la petite Laureen serait donc décédée des suites de ces agressions.

Entendu une première fois par la brigade des mineurs en 2006, l’affaire a été étouffée, dit-il. C’est pourquoi il a retenté de porter plainte le 23 juin auprès du Procureur du TGI de Paris,  enregistrée sous le numéro p11-174-0987 section p4.

Emmanuel Verdin a d’ailleurs le même avocat que Tristane Banon.

Après l’affaire Coral dans laquelle Lang avait été cité avec des dizaines d’autres ‘personnalités’, après les propos de Ferry ou de Roger Holeindre (certes membre du Front national, mais un des seuls à citer Lang comme ayant “été compromis dans l’affaire d’un lieu de vie qui s’appelle le Coral”, où “on prostituait les enfants”), après les dossiers sur Lang au Maroc où il s’est fait remarquer au moins deux fois, il est incroyable de constater que personne ne lui a encore demandé de comptes. Au contraire, monsieur se permettait de critiquer le tabou concernant “la sexualité puérile”

[…]

Source : Un père porte plainte contre Jack Lang pour avoir violé sa fille en réunion http://dailynuts-news.over-blog.com/article-un-pere-porte-plainte-contre-jack-lang-pour-avoir-viole-sa-fille-en-reunion-mise-a-jour-24-10-87197878.html

A consulter egalement :
https://unaxe.wordpress.com/tag/pedophilie/
https://unaxe.wordpress.com/tag/farida-belghoul/
https://unaxe.wordpress.com/tag/theorie-du-genre/
http://www.pedopolis.com/
Jack Lang :”La sexualité puérile est encore un continent interdit” Réseau pédophile « Coral »  http://www.diatala.org/article-jack-lang-la-sexualite-puerile-est-encore-un-continent-interdit-reseau-pedophile-coral-75479505.html
Réseaux pédophiles : 90.000 enfants concernés et personne ne s’en souvient ! (partie 1) http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/reseaux-pedophiles-90-000-enfants-52665

1 June, 2014

Intelligentsia et Etat français infesté de violeurs et d’assassins d’enfants (pédophiles)

Maintenant vous comprenez pourquoi le mariage des pederastes, l’adoption d’enfants par des pederastes et la propagande a l’ecole ont ete mis en place !

Reveillez-vous !!!

De l’instrumentalisation de l’homoparentalité à la pédocriminalité de réseau

 

Apocalypse France – What is really happening in France?
“Tu seras pédé mon fils”, dites merci a l’Éducation Nationale
Pédophilie : c’est à la mode
Pédophilie : L’affaire Vincent ; au cœur du terrorisme d’Etat, par Stan Maillaud
François Hollande le juif maranne et son équipe d’assassins
Laurent Louis au pédophile Elio di Rupo, premier ministre de Belgique
Jean-Pierre Mocky parle de la censure qui poursuit son film sur la pédophilie institutionnalisée
Pédophilie et politique : François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur
Pédophilie : une autre affaire à Saint-Malo
Les pédophiles veulent les mêmes lois que les homosexuels / Pedophiles want same rights as homosexuals
Politique, Satanisme, Pedophilie… / Politics, Satanism, Pedophilia
La France : société sous influence talmudique
Étude Génétique prouve que les Juifs ne sont pas les Israëlites (màj)
Sexualizing Children (Angry Boys show) / Sexualisation des enfants

https://unaxe.wordpress.com/tag/pedophilie/

https://unaxe.wordpress.com/tag/sionisme/

https://unaxe.wordpress.com/tag/shoah/

https://unaxe.wordpress.com/tag/mossad/

https://unaxe.wordpress.com/tag/satanisme/

24 April, 2014

Vallaud Belkacem, Valls, Hollande, Hétérophobie et Destruction de la Société

Najat Vallaud Belkacem voudrait-elle marier ses enfants ages de quatre ans avec Jack Lang, Frédéric Mitterrand et Philippe Douste-Blazy ? Reponse…

Najat Vallaud Belkacem “Ca va permettre plus d’epanouissement, plus de liberte, plus d’egalite dans la societe. Il faut comprendre ca comme une avancee.”

Suivez bien son parcours dans les annees, decennies qui arrivent. Najat Vallaud Belkacem ira tres loin car le systeme politique, et generalement la facon dont fonctionne la Societe satanique, donne aux pires gens les meilleurs places. Cherchez donc les ministres connus pour viols et meutres d’enfants…

Najat Vallaud Belkacem se ridiculise face a d’autres abrutis :

Najat Vallaud Belkacem, toujours plus de mensonges, notamment contre Farida Belghoul. (Comment peut-elle se regarder dans une glace ? Peut-etre n’a-t-elle pas d’ame ou est-elle habite…)

Theorie du genre LGBT satanisme pedophilie document_telechargeable-2013-30-05
Theorie du genre LGBT satanisme pedophilie Education Nationale Vincent Peillon rapport_teychenne_juin_2013_261627

 

Apocalypse France – What is really happening in France?
“Tu seras pédé mon fils”, dites merci a l’Éducation Nationale
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Pédophilie : L’affaire Vincent ; au cœur du terrorisme d’Etat, par Stan Maillaud
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Jean-Pierre Mocky parle de la censure qui poursuit son film sur la pédophilie institutionnalisée
Pédophilie et politique : François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur
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Les pédophiles veulent les mêmes lois que les homosexuels / Pedophiles want same rights as homosexuals
Politique, Satanisme, Pedophilie… / Politics, Satanism, Pedophilia
La France : société sous influence talmudique
Étude Génétique prouve que les Juifs ne sont pas les Israëlites (màj)
Sexualizing Children (Angry Boys show) / Sexualisation des enfants

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10 October, 2013

La France : société sous influence talmudique

Note du 21 novembre 2016 Anno Domini de l’Eglise Catholique Romaine Babylonienne :

En fait la France, le monde, est sous influence Jesuite.

Si vous suivez ce blog vous savez que j’ai avance dans la decouverte de la verite. La puissance de l’eglise Catholique Romaine Babylonienne / Egyptienne (rien a voir avec le Christianisme bien qu’ils utilisent les nom de Marie, Jesus et Dieu dans leur trinite luciferienne – IHS = Isis, Horus, Set) et leur haine des juifs (Jesus) telle qu’ils feront toujours passer des juifs pour coupables au yeux des athees, catholiques, musulmans, etc.

Non que ces juifs participant a la manipulation, tel Jacques Attali ou Bernard-Henri Lévy en France ou George Soros et la dynastie Rothschild dans le monde, par exemple, ne le soit pas -en partie au moins- des criminels, car nombreux sont les juifs qui travaillent pour l’Empire, mais ne nous trompons pas d’ennemi.

Faites vos recherches et tot ou tard vous saurez que le Vatican a des accords avec les etats de Palestine et d’Israel a certaines fins…

Pendant ce temps l’erradication de la Reforme (c’est la Contre-Reforme de l’Empire Romain Catholique) entre dans sa derniere phase.
Les vrais Chretiens (“Protestants”), c’est a dire ceux qui suivent la parole de Jesus, d’apres la Bible la plus originelle et la moins censuree par l’Empire, seront EXTERMINES par l’ancien/nouvel ordre mondial qu’est l'”eglise” catholique romaine satanique/babylonienne/egyptienne comme ils le furent dans TOUTES les guerres qui ont deja eu lieu afin de permettre l’etablissement du royaume de l’antechrist (homosexualite, pedophilie, zoopholie, avortement, sexualisation a outrance, LGBTisme, culture de l’abrutissement, immolation par le feu des nouveaux nees, esclavagisme/feodalite…).

 

Article originel :

Un morbide résumé de ce que les français doivent aux enfants de satan pour leur haine de la race adamique (blanche). Et des autres aussi, ne vous en faites pas, ils détestent aussi les autres races humaines. Mais notez cette volonté de diluer la race adamique. Cela doit faire poser maint questions sur les origines de cette haine millènaire qui atteint son paroxisme en URSS avec l’extermination de 60 à 70 millions de chrétiens (lire “non-juifs”) par les régimes de Lénine et Staline (tous juifs). Si ça n’éveille pas des soupçons en vous…

Le Pen, Bayrou, Copelovici, Hollande, Europe Écologie Les Verts, Mélanchon, Besancenot, Lutte ouvrière… tous répondent à leurs maîtres à la loge ou la synagogue désignée.

Et pour la prochaine élection rappelez-vous que le choix se fait entre franc-maçons ou juifs, tous bien sûr se retrouvent dans des temples sataniques/lucifériens pour leurs petites sauteries.

Source : http://herveryssen.over-blog.com/

Bientôt la polygamie ? Vous êtes prévenus…

Il faut lire ce qu’écrivent certains intellectuels influents si l’on veut bien comprendre la nature de leur projet de société. On voit ici que le mariage homosexuel n’est qu’une étape. 

I. Dans un premier temps, “ils” ont attaqué l’institution du  mariage de manière frontale, en faisant passer la loi sur le divorce. L’initiateur de cette loi, en 1884, était un Breton  nommé Alfred Naquet. Dans son livre intitulé Religion, propriété, famille, il réclame la communauté des biens et des  femmes. Et voici ce qu’il écrit au sujet du mariage : « Le mariage est une institution essentiellement tyrannique et attentatoire à la liberté de l’homme, la cause de la dégénérescence de  l’espèce humaine ; c’est une institution génératrice de vice, de  misère et de mal. » Le rabbin Astruc rédigea les dispositions de la loi.

II. “Ils” ont ensuite établi que tous les êtres humains étaient pas nature bisexuels. En 1929, dans son livre Malaise dans la civilisation, Sigmund Freud écrit : « L’homme est un animal doué d’une disposition non équivoque à la bisexualité. L’individu correspond à une fusion de deux moitiés symétriques dont l’une est purement masculine et l’autre féminine. »

III. Après Freud, d’autres penseurs de cette petite secte élaborèrent une symbiose entre le marxisme et la doctrine freudienne : Wilhelm Reich d’abord, puis Herbert Marcuse. La révolution socialiste serait aussi une révolution sexuelle. Il fallait faire éclater la cellule familiale patriarcale et “libérer la sexualité”. Ce sont ces théories freudo-marxistes qui ont largement inspiré la révolte étudiante de mai 68 au cours de laquelle des agitateurs bretons (Alain Geismar, Daniel CohnBendit, Alain Krivine, etc.) ont une fois de plus joué un rôle crucial.

IV. Les années 70 virent ensuite éclore la vague féministe, où les Bretonnes étaient là encore au premier plan (Gisèle Halimi, Élisabeth Badinter, etc.). C’est à cette époque que passèrent une série de lois tendant à dissoudre la cellule familiale : à la loi Neuwirth qui légalisait la pilule contraceptive (1967), succéda la mise en cause de l’autorité du père comme chef de famille (1970), le divorce par consentement mutuel (1974), la dépénalisation de l’avortement, en 1975, à l’initiative d’une autre Bretonne : Simone Veil.

V. La grande vague du cinéma porno accompagna cette “libération”. Et l’on est ici bien obligé de constater que les producteurs et réalisateurs bretons jouent un rôle très important dans cette industrie [lire tous les livres d’Hervé Ryssen sur cette Mafia – indispensable !].

VI. Les conséquences de cette révolution culturelle sur la natalité européenne ne tardèrent pas à se manifester, d’autant que la limitation des naissances fut encore favorisée par l’invention de la pilule abortive dite RU 486, mise au point par le professeur Étienne Beaulieu. Est-ce un hasard ? Le professeur “Beaulieu” est lui aussi un Breton, petit-fils de rabbin.

VII. Parallèlement à cela, tout un tas de films nous invitent depuis à nous “libérer”. Et tous sont réalisés par des Bretons. Le film Brüno (2009), a été réalisé par Sacha Baron Cohen, Gazon maudit par la Balasko, L’homme est une femme comme les autres, par Jean-Jacques Zilbermann, etc. Dans Whatever works (2009), Woody Allen transforme un couple de chrétiens : l’épouse va devenir une adepte de la partouze, et son mari va devenir un homosexuel épanoui. Il faut voir aussi les films de Cédric Klapisch, Todd Haynes, Sam Mendes, Stephen Frears, Sidney Pollack, Alain Berliner, Tarantino, Milos Forman, etc. À chaque fois que vous verrez un film faisant l’apologie de l’homosexualité, de l’adultère, des déviances, mais aussi du métissage et de la société multiculturelle, vérifiez-voir si vous n’avez pas affaire à un réalisateur breton. Ça ne rate jamais !

VIII. Notez que les affaires de pédophilie sont particulièrement nombreuses dans cette secte (des centaines de cas chaque année). Les plus connues concernent le cinéaste Roman Polanski. Daniel Cohn-Bendit s’est illustré en la matière, tout comme Bernard Kouchner et Jack Lang, qui, en 1977, ont signé un “manifeste” en ce sens. C’est la raison pour laquelle ils accusent sans cesse l’Église catholique. Cela s’appelle une “inversion accusatoire”.

● Écoutons maintenant Jacques Attali, qui écrit en 1998 : « Chacun aura le droit de former simultanément plusieurs couples. Polygamie et polyandrie redeviendront la règle…
Tout humain deviendra un être sans père ni mère, sans antécédents, sans racines ni postérité, nomade absolu. » (Dictionnaire du XXIe siècle, 1998). « Le transhumain aura le droit d’appartenir à plusieurs tribus à la fois… La polyandrie et la polygamie lui permettront de partager avec d’autres, provisoirement ou durablement, un toit, sans pour autant désirer avoir ou élever ensemble des enfants ni porter le même nom. » (L’Homme nomade, 2003). Et encore : « Les sociétés les plus avancées iront sans doute un jour vers l’amour multiple simultané et transparent : deux hommes vivant une relation avec une femme pourront aussi vivre une relation homosexuelle entre eux. » (Le Sens des choses, 2009).

● Elisabeth Badinter est bien connue pour son engagement féministe. C’est la richissime héritière de Marcel Bleustein, du groupe Publicis. Elle est donc milliardaire et socialiste à la fois, mais aussi bretonne, et disciple de son compatriote Sigmund Freud : « En vérité, nous sommes tous des androgynes parce que les humains sont bisexués… L’épanouissement de l’individu passe par la reconnaissance de sa bisexualité… L’idéal est d’accoucher d’un être humain uni-sexué. » (L’Un est l’autre, 1986.) Toutes les références sont dans les livres de Ryssen.

● Yolande Cohen confirme le propos : « La bisexualité originaire est de retour, balayant sur son passage l’inégalité et la stricte complémentarité des sexes… L’arrivée du troisième millénaire coïncide avec un extraordinaire renversement des rapports de forces… Le système patriarcal sera mort et enterré dans la plus grande partie de l’Occident. » (Femmes et contre-pouvoirs).

● Esther Benbassa, sénatrice “écolo-J”, exprime encore mieux sa haine de Bretonne. Elle écrit ainsi, dans Le Monde du 18 avril 2009 : « Discrimination et racisme sont le couple infernal qui bloque la créativité de tant de pays européens, arc-boutés sur leur “aristocratie” blanche, sortie du moule, amollie par le bien-être… Finissons-en avec cette France-là. »
Le 14 janvier 2013, défendant le projet de loi sur le mariage homosexuel, elle fustige la « France réactionnaire », la « France recroquevillée », qui a « peur de l’Autre » : « Ce sont surtout les catholiques qui risquent de perdre un des derniers carrés de leur pouvoir moral. Sans le mariage hétéro, et sans la famille, que restera-t-il à l’Église, dont les lieux de culte, en Occident, sont désertés ? Bientôt l’Église fermera boutique. »

http://herveryssen.hautetfort.com/
http://www.voxnr.com/cc/d_entretiens/EEkluuVuZpvImtnBIU.shtml
http://www.akribeia.fr/product_info.php/products_id/490?osCsid=1e0673cd627736e8522f547325d363b3

26 June, 2013

“Tu seras pédé mon fils”, dites merci a l’Éducation Nationale

(*roulement de tambours*) Le programme pédagogique de l’Éducation Nationale, vous savez l’école de la République (*trompettes*), apprendra désormais à être homosexuel.
Mélanger les genres et penser au sexe dès six ans… à défaut de devenir pédé ou gouine votre enfant sera peut-être émoustillé et deviendra parent vers dix ans (cf. puberté précoce présente chez de plus en plus de filles de moins de dix ans aidant).
‘Heureusement’ il y a un genre de sacrifice humain pour remédier au problème et faire de l’argent en créant de la souffrance : l’avortement*. Très dangeureux pour les mères, physiquement et psychologiquement, il permet de recycler bébé (merci Les Verts ?) pour faire des exhausteurs de goût quand il ne sert pas simplement de dîner aux vampires-babyloniens-pédophiles (c’est à dire nos chefs, les satanistes).
Et puis il y a aussi l’objectif dans la sexualisation a outrance des enfants afin d’en faire plus facilement des victimes pour les viols, surtout pour les orgies sataniques. Tot ou tard le viol d’un enfant de viendra légal. D’ailleurs le Talmud, le livre sacré des juifs, donne déjà le droit a un être juif de violer (et autres tortures ?) et d’assassiner un ou une goy (non-juif), maintenant vous savez pourquoi il ne fait pas bon être voisin d’Israel.

*avortements prochainement possible jusqu’à l’age de trois ans après la naissance du bébé (forcement !), c’est ce que discutent les “scientifiques”

‘Merci’ aux pressetituées des merdias de faire passer la ‘pillule’ (r)éducation nationale.

Ne ratez pas “Qui est Vincent Peillon ?” (ou ci-dessous)

Ah ! On en a de bien propres des politiciens (la Douste-Blazy, la Lang, la Mitterand, etc), vous savez. Ils ne feraient pas de mal  une mouche, mais cachez vos enfants

-*-

Source : Papa porte une robe par DF1 le 2 juin 2013 http://secretdefiance.com/papa-porte-une-robe/

Tel est le titre du livre qui ferait son entrée en 2013 dans les classes de GS, CP et CE1 afin de lutter contre l’homophobie et introduire la théorie du genre. Il s’agit d’une proposition faite par le premier syndicat enseignant de France, la FSU, sur demande du ministre de l’Éducation Nationale, Vincent Peillon, le 16 mai dernier.

L’histoire

Bien que la théorie du genre se base sur la déprogrammation des conditionnements ( il parait que nos enfants seraient conditionnés pour penser soit en garçon, soit en fille et cela nuirait à l’égalité), les auteurs n’en exploitent pas moins pour autant le thème trés porteur de Cendrillon qui fait rêver les petites filles, mais version gay.

Le boxeur entend des voix et devient danseuse sur les conseils de son médecin

Donc c’est l’histoire d’un boxeur, Jo Cigale, qui entend un bruit dans sa tête. On peut même dire des voix. Son médecin lui conseille de devenir danseuse.

Le boxeur a un fils qui subit l’homophobie

Jo devient danseuse et se fait appeler Marie Jo. Mais un soir, dans le cabaret ou il danse, il entend à nouveau une voix dans sa tête qui lui suggère d’oublier d’enlever sa robe. Jo à un fils, Gégé, et Gégé subit les moqueries de ses camarades face au spectacle de son père en robe.

Le travesti plus fort que le capitaine de pompier et sa grande échelle

« Voilà qu’une voisine richissime perd son chat, et que le capitaine des pompiers, malgré sa « grande échelle », est impuissant à le retrouver. Jo passe par là pendant la nuit, grimpe à l’arbre et sauve le chat, perdant son « escarpin rouge carmin ».

Le travesti gagne des millions, l’hétéro s’agenouille devant lui

« La voisine charge le brave capitaine de retrouver le pied qui correspond à cet escarpin de géant, pour le « couvrir de millions ». Au bout de mois de recherche, le pompier sonne à la porte de Jo, où Gégé lui explique que la propriétaire de la chaussure est son papa. Cela ne démonte pas notre pompier, qui s’agenouille devant Jo pour prendre son pied entre ses mains et vérifier qu’il s’agit du bon pied. »

Le représentant de l’Etat légitimise la théorie du genre

« Le maire conclut sur ces mots : « Mes chers administrés, la femme porte la robe et le pantalon, pourquoi n’en serait-il pas de même pour les garçons ? »  (texte entre «  » tiré de altersexualite.com)

La couverture montre un visage d’homme violet au crâne rasé qui se maquille les paupières

Voilà l’individu du futur, tel que ces « spécialistes » le voient: Pas de cheveux, pas de traits foncièrement masculins ou féminins afin de le rendre le plus asexué possible. Une couleur humaine improbable, pas de caractéristiques raciales reconnaissables, pas de poil, des sourcils dessinés au crayon.

LIRE ENTRE LES LIGNES

La mère est inexistante 

Nous avons donc un travesti, père de famille, qui au départ était boxeur, métier considéré comme très viril, force brute et petit cerveau. La mère est décédée dans ce « conte ». On comprend qu’à part pondre elle ne sert à rien. La preuve, un seul parent avec un sexe masculin et un vêtement féminin, suffit.

La science banalise des symptômes névrotiques

Jo a des hallucinations auditives suite à un choc sur la tête au cours d’un combat sur le ring.

Implicitement le livre suppose que devenir travesti est tout de même un problème mental ou physique ( cerveau abimé par un coup de poing violent), ou bien le conte veut faire croire à des enfants de maternelle que entendre des voix est normal, que cela arrive à tout le monde tous les jours et qu’il faut les écouter, quelle que soit l’idée farfelue que la voix suggère. Il n’y a plus aucune barrière: Vous entendez des voix, vous devez les écouter, elles ne veulent que votre bien…On peut donc tout faire puisque la voix le dit: tuer sa belle-mère, voler les impôts, laisser crever son voisin…Il n’y a plus de notion du mal.

Au moyen-âge, entendre des voix était le plus court moyen de finir au bûcher, au XXe siècle on vous soignait pour  psychose délirante chronique. Au XXIe siècle ça vous attire une cour de pseudo-intellos déjantés et de bobos envieux, aussi délirants qu’une psychose chronique, car c’est peut-être le signe que bientôt vous deviendrez un gay. C’est ce qui arrive à Jo, il est l’ELU.

La science elle-même, en la personne du médecin dédramatise ces hallucinations en suggérant à Jo de devenir danseuse puisqu’il s’appelle CIGALE.

Jeanne d’Arc et La Fontaine

Jeanne d’Arc, qui elle aussi entendait des voix, a été brûlée vive au prétexte qu’elle portait des vêtements d’hommes. Jo est sauvé et gagne des millions car il abandonne ses vêtements d’homme.

Jo porte un nom de famille féminin, Cigale, en référence à la Cigale et la Fourmi de Jean de la Fontaine. En se travestissant,  en devenant Marie Jo, Jo devient-il fourmi, c’est-dire adulte et raisonnable, stade qu’il n’avait pas pu atteindre tant qu’il était un homme ?

Cendrillon et la mère Michou

Comme le coup de la chaussure a bien marché pour Cendrillon, on reprend la même sauce, mais ce n’est pas l’amour que Marie Jo trouve, c’est l’argent, grâce au chat d’une vieille dame. C’est bien plus porteur: Deviens travesti mon fils et tu seras riche et puissant. La preuve, le pompier n’arrive pas à la cheville du travesti, malgré sa grande échelle, symbole de la virilité masculine.

Et le politique…?

Quand au maire, il s’en sort, comme tous les politiques, par une pirouette, se limitant à une comparaison vestimentaire, histoire que les enfants et leurs parents ne voient pas arriver ce qu’on leur prépare, une destructuration mentale totale pour de fabriquer des petits débris humains qui ne sauront plus ou ils habitent.

Les objectifs à atteindre

Ce livre qui fait froid dans le dos, tellement il contient d’éléments dangereux pour le futur de nos enfants, a des objectifs.

1- Contribuer à déconstruire les stéréotypes

Par stéréotypes, comprenez « tout » ce que nous, parents, apprenons à nos enfants. Pour l’Education Nationale ce sont des stéréotypes. Les valeurs que vous leur enseignez sont de mauvais stéréotypes que l’instituteur doit détruire chez nos enfants, dés la maternelle, pour leur inculquer les siennes: Un papa n’est pas forcément un homme, et un homme n’est pas forcément masculin, la preuve le pompier, son uniforme et son gros sexe en forme d’échelle s’agenouille devant le travesti .

Bientôt vos enfants ne seront plus fiers de votre uniforme et de la force rassurante que vous leur inspirez. Non, leur héros sera Jo-Marie-Jo. Pensez donc, il sauve les chats, se fait faire des gâteries par un pompier (Vous supprimez « des gâteries par   » et vous comprendrez mieux cette énième allusion au sexe contenue dans ce livre pour enfant), gagne des millions….Et tout cela grâce à un escarpin, une robe et un coup sur la tête.

Une fois vos ‘stéréotypes » détruits, il sera facile de les remplacer par ces fadaises criminelles.

Comme le dit Vincent Peillon :« Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ».

2- Construire sa personnalité au sein de la communauté scolaire

La famille est niée, l’Education Nationale veut la remplacer, la famille est incompétente, voire dangereuse. Nos enfants doivent être éduqués par l’Educ qui ne sait même plus, elle, les instruire.

« Dans le meilleur des mondes, écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.

Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l’une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l’élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).

Le « meilleur des mondes » décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves « auraient l’amour de leur servitude »… »

 

Notre système scolaire est le plus cher du monde, c’est aussi celui qui ne connait que des échecs depuis 30 ans, celui ou le taux d’enfants illettrés est le plus élevé quand on fait le ratio investissement/résultat. L’urgence serait dans une reprise en main de ce système que l’on devrait confier à des gens sérieux dont le but est l’instruction, et non à des apprentis sorciers qui veulent pratiquer des expériences sur des êtres humains, en l’occurrence nos enfants.

En proposant des « outils » pour parler des « nouvelles familles » (qui doivent représenter un demi-enfant par classe), en proposant ce conte, la FSU prépare le terrain pour la théorie du genre (1), ce concept,venu des Etats Unis, qui préconise de transformer tout le monde en transexuel pour que les transexuels se sentent normaux.

Sans être adepte de la théorie du complot, je ne comprends pas cette insistance sur l’homosexualité, cette offensive visant à décérébrer nos enfants, à leur détruire nos systèmes de valeurs, à les perdre dans des questions aussi inutiles que superficielles « qui suis-je, un homme? une femme? ou vais-je? »

Un consommateur hermaphrodite, voila ce que l’on veut faire de toi, mon fils, et au supermarché, voilà ou on veut te conduire.

RESISTONS…

(1) La théorie du genre peut se résumer ainsi: vous êtes de sexe masculin mais vous n’êtes pas forcément un homme, vous avez en réalité été conditionné. Ce n’est pas le sexe qui conditionne le genre, c’est vos parents et la société. Le déconditionnement est possible et d’autant plus facile que vous êtes jeune, voire un enfant en maternelle.

Lire le tragique destin du premier cobaye de la théorie du genre

Read more at http://www.theoriedugenre.fr/spip.php?article46#A7qqVSsXPwh5vPZK.99

Source : Papa porte une robe par DF1 le 2 juin 2013 http://secretdefiance.com/papa-porte-une-robe/

A lire egalement :
Liberté d’expression et homophobie : comparaison de 4 pays occidentaux http://www.enquete-debat.fr/archives/liberte-dexpression-et-homophobie-comparaison-de-4-pays-occidentaux-97559
Lettre ouverte au Président de la République après la rafle des Champs-Élysées du 25 mai 2013 https://unaxe.wordpress.com/2013/06/17/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-apres-la-rafle-des-champs-elysees-du-25-mai-2013/

Livre de progagande homosexuelle Papa porte une robe, de Barsony, Bumcello & Maya http://www.altersexualite.com/spip.php?article66

13 January, 2013

Pédophilie et politique : François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur

François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur a démissionné du conseil municipal de Neuville sur Saône le 4 avril 2012 (liste Un nouveau souffle pour Neuville).

François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineurapparaît dans la liste unique de la gauche « un nouveau souffle pour Neuville ». François Desbois avec Jack Lang au salon européen de l’art contemporain en avril 2010

Jack Lang et François Desbois, copains comme cochons ? François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur apparaît dans la liste unique de la gauche « un nouveau souffle pour Neuville ». François Desbois avec Jack Lang au salon européen de l’art contemporain en avril 2010

François Desbois, 58 ans, ancien cadre à La Poste, a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon pour agression sexuelle sur mineur, à quinze mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et obligation de soins.

En tant que conseiller municipal à Neuville-sur-Saône, il avait eu l’occasion de siéger au conseil local de prévention de la délinquance. Mercredi, il s’est retrouvé de l’autre côté de la barre, inscrit au fichier des délinquants sexuels.

L’homme était poursuivi pour avoir pris, en 2008, des photos d’une adolescente âgée de 13 ans, posant nue dans sa salle de bain. Selon le récit de la victime, il en avait profité pour se livrer à des attouchements. « Je l’ai prise une seule fois en photo, jamais je l’ai touchée », a dit et répété le prévenu.

Souvent dans ce type d’affaire, le prévenu s’épanche sur ses problèmes personnels. Stress professionnel, crise conjugale, et même attitude provocatrice de la victime : l’homme n’a pas dérogé à la règle. « Il m’a fait beaucoup souffrir », est venue dire sobrement à la barre l’adolescente, questionnée avec d’infinies précautions par la présidente, Catherine Chanez.

Pour le procureur, il avait profité de l’isolement d’une adolescente en rupture familiale. Un homme décrit en pervers par une expertise, en manipulateur par sa propre fille, a ajouté le procureur Jean Varaldi. « Attention au mauvais portrait », a répondu Flavien Barioz, avocat de la défense, qui a bataillé les versions accablantes des parties civiles.

Le journal intime de l’adolescente avait été détruit à l’issue d’un conseil familial. Façon de dire que les adultes ne l’avaient pas toujours judicieusement aidée.

François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineurapparaît dans la liste unique de la gauche « un nouveau souffle pour Neuville ».

François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur apparaît dans la liste unique de la gauche « un nouveau souffle pour Neuville ».

Sources :

http://www.leprogres.fr/rhone/2012/03/30/neuville-un-elu-condamne-pour-des-photos-et-des-gestes-sexuels-sur-une-ado

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Politique/Municipales-2008/Les-listes-officielles-pour-le-scrutin-a-Neuville-sur-Saone#pubcarre

http://www.soufflenouveauneuville.org/index.php?option=com_contact&view=contact&id=7%3Afrancois-desbois&catid=33%3Aelus&Itemid=47

François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur a démissionné du conseil municipal de Neuville sur Saône le 4 avril 2012

François Desbois condamné pour agression sexuelle sur mineur a démissionné du conseil municipal de Neuville sur Saône le 4 avril 2012

5 October, 2012

Pédophilie : c’est à la mode

Ca commence avec la sexualisation des enfants et de leurs sujets de conversation.

L’enfant est vraiment mis à contribution: karaoké sur chansons d’amour, faire avancer une bille-spermatozoide vers un ovule, sentir les différentes odeurs du corps (aiselles, pieds…)

Source : Apprendre le sexe et l’amour grâce à Titeuf ! http://savoir-amuser.over-blog.com/article-apprendre-le-sexe-et-l-amour-grace-a-titeuf-107326624.html
via Titeuf: une BD pour Adultes http://www.pedopolis.com/blog/titeuf-une-bd-pour-adultes.html

Gendarmes, policiers

Vous avez enfin été débarrassés du caractériel à talonnettes.

Mais ne vous réjouissez pas trop vite, car vous n’avez pas vraiment gagné au change, avec votre nouveau donneur d’ordres…

(Je salue bien bas au passage le retour du criminel impunis Laurent Fabius auquel je ne souhaite que de se prendre une piqûre de seringue contaminée dans une apparition publique ou un meeting quelconque…)

Décrit par ses proches collaborateurs comme un partouzard notoire –ils doivent savoir de quoi ils parlent – il est certain que François Hollande porte « bien haut » les valeurs tant plébiscitées par notre imposture politique : Sexe, débauche, abus de pouvoir et trahison.

Ne prévoit-il pas de permettre l’adoption par des couples homosexuels ?

Je n’ai rien contre ces derniers, mais n’étant ni binaire ni extrémiste, je n’apprécie ni les effusions pornographiques publiques des gays parades, ni l’idée que leurs auteurs puissent si facilement mettre la main sur un enfant, sous couvert de l’adoption…

Sérieusement, qu’est-ce qui peut bien pousser un couple de lesbiennes à vouloir adopter une petite fille, ou un couple de sodomites mâles à prendre en main un petit garçon orphelin ?

Accepteriez-vous, quant à vous, le principe que les homos puissent adopter votre enfant, s’il vous arrivait malheur avec votre conjoint, et/ou si un juge aux affaires familiales le décidait ?

Nous savons parfaitement qu’une telle mesure permettra également le placement d’enfants dans des familles « d’accueil » homosexuelles, et dans des cercles de partouzards pédophiles.

Car, les personnes un tant soi peu averties – dont vous ferez forcément partie dorénavant – savent que la France applique une politique massive de placement abusifs. Nous parlons d’un sur deux, sur base des 150 000 enfants placés par an, des propres sources officielles.

Deux raisons à cette infamie :

Premièrement : L’Etat claque 6,7 milliard d’euros par an pour les placements d’enfants ; ce qui contribue à l’entreprise formelle de mise en faillite de la Nation (conformément aux dictats des banquiers privés internationaux)!

En outre, comme il en est des scandales des ronds-points et des HLM, ces mouvements de fonds permettent que des enveloppes bien garnies volent en formations serrées.

Deuxièmement : Toujours pour suivre les dictats des criminels de la haute finance internationale ; le noyau familial explose, à travers de véritables actions terroristes, dont, vous mesdames et messieurs, assurez la sérénité de leur mise en œuvre.

Le contexte dans lequel les enfants sont arrachés à une mère, un père, ou même un couple de parents, sans aucune raison valable, est souvent celui où l’enfant en question a eu le malheur de vouloir témoigner dans un cadre d’agressions sexuelles par ascendant, parent ou instituteur franc-maçon ou rosicrucien, par exemple.

Là encore, dans ce genre de contexte, gendarmes et policiers agissent, en général et sur ordre, non pas pour qu’il y ait une enquête avec manifestation de la vérité, mais bien pour que la terreur la plus absolue s’applique, au bénéfice de réseaux de notables pédophiles.

Si un enquêteur fait correctement son travail, le procureur classera sans suite…

Si l’enquêteur insiste, malgré tout, c’est lui qui sera « classé sans suite» …

Le niez-vous ? Quelle est votre position personnelle sur le sujet ?

Votre nouveau donneur d’ordres ne va pas prendre la défense de ces innombrables enfants, ni intervenir en faveur de la justice, que vous espériez quant à vous servir en vous engageant.

Nous vivons la parfaite application des protocoles des Sages de Sion ; ces plans maudits, écrits par Rothschild and Co, qui prévoient d’avilir les masses dès le plus jeune âge.

Avec l’ONU qui décrète que la sexualité de l’enfant entre en ligne de compte dès dix ans, la mode de la pédophilie a décidément, et formellement, le vent en poupe !

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, je vous invite à faire un tour à la FNAC : Vous y trouverez les dernières aventures de « Titeuf », où l’on apprend à un gosse de huit ans comment faire une fellation, ou encore le très remarquable ouvrage de la vilaine petite Lulu.

J’espère également que les cirques télévisuels des mini-miss ne vous convainquent pas plus que moi de leur pertinence, pas plus le fait que les marques de fringues fassent des strings pour fillette de huit ans…

Mais, mes chers camarades, avez-vous bien conscientisé l’infamie qui se répand à travers l’outil de manipulation mentale que constituent d’une part le « jeu de la mode » et d’autre part notre sacro-sainte télé ?

Notre société doit plonger dans les tréfonds de la décadence la plus crasse, car, comme l’avaient compris entre autres les premiers criminels de la haute finance internationale, c’est le meilleur moyen de faire de notre triste espèce un bétail bien facile à « traiter ».

Et notre prétendue élite politique agit dans ce sens, depuis belle lurette, favorisant l’ascension sociale à travers la franc-maçonnerie – par exemple- aux dépravés adeptes des « crimes sexuels sur mineurs »… … « en réunion », de préférence…

Regardez donc un peu en direction des énarques, des préfets, sous-préfets, procureurs et hauts cadres de vos corporations respectives, quelle est la réelle tendance. Ça ne sera pas bien difficile ; les détraqués accrocs des réunions orgiaques où ils amènent jusqu’à leurs propres enfants ne se cachent même plus. Ne leur garantissez-vous pas l’impunité, en courbant l’échine et en vous barricadant derrière les illusions et la notion d’ordre reçu ?

Ou, êtes-vous réellement persuadés que tout cela n’est que « théorie de complot » ?

Etes-vous si certains que vos enfants, vos descendances, n’ont quant à eux, rien à redouter de l’imposture sociétale maudite dans laquelle vous les condamner à errer ?

Pardonnez mon ton si acide. Je ne vous vois toujours pas réagir, juste donner raison à tous ces misérables qui ricanent de mes efforts. Ceux-ci affirment que je ne suis qu’un pauvre idiot en jugeant bon de m’adresser à vous… …parce que vous ne seriez tous que des lâches, des corrompus et des traîtres sans conscience !

Mais, j’ai été gendarme… Assez pour savoir mieux que quiconque ce que l’on ressent quand on réalise que son idéal est détourné, et que l’on perçoit l’écrasement de la chaîne de commandement, associé aux chaînes des crédits en cours et d’une carrière à préserver.

Je connais le goût amer de la honte et du déshonneur, que seule la rébellion, la Résistance, sous une forme ou une autre, peut laver !

Car, on a toujours le choix de ses actes ou non-actes, même avec le canon d’une arme sur la tempe. On a toujours le choix des risques à prendre, pour rester fidèle à son serment, quoi qu’il en coûte !

L’O.C.C.U.L.T.E (Organisation Clandestine Civique Universelle de Lutte contre le Terrorisme d’Etat) est le camp de notre – de votre ! – Résistance face à l’imposture qui vend votre âme au diable.

Un camp qui n’attend plus que vous !

A très bientôt, mes amis !

Stan Maillaud. “Gendarme un jour… …gendarme toujours !”

Source : Message 3/2012 de l’O.C.C.U.L.T.E aux membres des forces dites publiques (Attention ! A la suite du texte en version imprimable, message spécial 4/2012 !) http://smrrr.wordpress.com/2012/07/16/message-32012-de-l-o-c-c-u-l-t-e/

A lire egalement :
Les pedophiles veulent les memes lois que les homosexuels / Pedophiles want same rights as homosexuals https://unaxe.wordpress.com/2011/10/27/pedophiles-veulent-les-memes-lois-que-les-homosexuels-pedophiles-want-same-rights-as-homosexuals/

Belgique : le député Laurent Louis dénonce la pédophilie d’Etat https://unaxe.wordpress.com/2012/04/22/belgique-le-depute-laurent-louis-denonce-la-pedophilie-detat/

Pédophilie en France : affaires étouffées, enfants torturés et assassinés dans des rituels sataniques https://unaxe.wordpress.com/2012/04/01/pedophilie-en-france-affaires-etouffees-enfants-tortures-et-assassines-dans-des-rituels-sataniques/

Ted Gunderson – Occultism and the CIA, International Trafficking in Children https://unaxe.wordpress.com/2011/04/26/ted-gunderson-occultism-and-the-cia-international-children-trafficking/

Info ou Intox ? Luc Ferry sème l’émoi dans le monde feutré des journalistes et des politiciens http://911nwo.info/2011/05/31/info-ou-intox-luc-ferry-seme-lemoi-dans-le-monde-feutre-des-journalistes-et-des-politiciens/

Ferry, le Fig mag et les rumeurs sur un “ancien ministre” http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11309

Les réseaux pédocriminels avant l’heure: l’Hôpital Général, l’affaire Damiens et l’affaire des poisons http://dondevamos.canalblog.com/archives/2012/09/24/25126967.html

1750 – La Marche Rouge http://www.pedopolis.com/pages/les-affaires/1750-la-marche-rouge/

Marion Sigaut http://www.pedopolis.com/pages/qui-ose-en-parler-/marion-sigaut/marion-sigaut.html

La Vilaine Lulu d’Yves Saint Laurent par LLP http://www.planete-revelations.com/t1136-la-vilaine-lulu-d-yves-saint-laurent-par-llp

1 May, 2012

Pédophilie : L’affaire Vincent ; au cœur du terrorisme d’Etat, par Stan Maillaud

Stan Maillaud

L’affaire Vincent ; au cœur du terrorisme d’Etat

AVERTISSEMENT

aux membres des forces de Police et de Gendarmerie

Il peut vous sembler incongru, voir déplacé, qu’un homme apparaissant sur vos fichiers
comme faisant l’objet d’un mandat d’arrêt, ose s’adresser ainsi à vous, fut-il ancien
gendarme.
D’autant plus que non content d’être un « hors la loi en cavale » et de narguer l’institution
judiciaire et le pouvoir en place, il est l’initiateur d’un appel à la révolution,  ce qui ne fait
guerre l’affaire, en principe, de gens censés faire respecter l’ordre public, et la sacro-sainte
paix sociale.
Justement ! L’essentiel de ma prose a pour objet principal de vous faire réaliser, à vous, en
premier lieu, qu’en fait d’ordre public il ne s’agit que de l’ordre du crime organisé, et qu’en
fait de paix sociale, il ne s’agit que d’une fumisterie destinée à n’assurer que la quiétude
d’une véritable imposture sociétale.
Tant qu’en serai libre, je n’aurai d’ailleurs cesse de vous interpeller amicalement afin que
vous preniez conscience de la parfaite manipulation dont vous faites toutes et tous l’objet.
Car le crime organisé international fait de vous son bras armé « local », pour appliquer son
schéma de terrorisme d’Etat sur le Peuple que vous êtes ainsi amené à trahir en profondeur,
plus ou moins à votre insu.
Et comme vous allez pouvoir en prendre pleinement conscience ici, je l’espère, les
conséquences de cette « intrumentalisation » de votre idéal et de votre sens du devoir,
insidieusement confondue à une manœuvre formelle et générale en vue de vous engluer dans
une profonde compromission tout en dissolvant votre intégrité au fil de votre carrière, sont
d’un ordre de gravité bien plus préoccupant  que s’il ne s’agissait que de fermer les yeux sur
quelques escroqueries financières de vos donneurs d’ordres « encravatés ».
Ceci dit, je tiens tout de même à vous rassurer concernant le mouvement révolutionnaire dont
je suis aujourd’hui à la tête ; je n’incite aucunement mes concitoyens à prendre les armes,
bien au contraire : Je sais qu’une guerre civile, si elle vous exposerait en toute première ligne
dans toute l’horreur d’un massacre fratricide, ne ferait que le jeu de vos criminels donneurs
d’ordres et de leur maîtres de la haute finance et de l’industrie, afin de prétendre à plus de
terreur pour au final asseoir leur Nouvel Ordre Mondial.
Je n’aurais cesse également d’attirer votre attention sur le fait que si vous ne réagissez pas
au plus vite à ce que je dénonce dans cet ouvrage, s’agissant de l’imposture politique et
institutionnelle, il y a peu de chance que vous échappiez au rôle principal auquel vous êtes
destinés, en première ligne d’un tel chaos organisé. Chaos non pas du syndicat du crime
international et de son imposture sociétale, mais bien de notre collectivité odieusement
manipulée et asservie.
En outre, j’estime que cette révolution, à mes yeux seule alternative viable dans l’urgence
attachée à la gravité réelle de notre situation collective, constitue – pour ce qui est de ses
aspects « offensif » et « répressif » – une mission qui vous revient de fait, s’agissant là d’une
opération de police qui doit être menée contre des représentants du crime organisé
2
international, à savoir en l’occurrence le sieur Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA et sa
clique malfaisante.
Hé oui ! L’ancien garde de la République, aujourd’hui considéré – à tort ! – comme un
renégat hors la loi par son ancienne corporation instrumentalisée, veut, au comble du
comble, en exhorter les membres à le suivre dans son idéologie révolutionnaire !
Il m’apparaît indispensable avant tout de vous faire savoir comment j’en suis arrivé là, et
j’espère que l’ouvrage que je vous présente ici ne laissera planer aucun flou quant à la
pertinence de ma prise de position, que vous soyez juristes avertis ou non. Plus en
profondeur, c’est la face cachée de notre système sociétale que je vais éclairer, dans son
abjecte et insoupçonnable réalité. En bonus, je vous raconte l’enquête que j’ai menée au
sortir de « l’affaire Vincent » sur une autre affaire dans le même odieux registre, mais
autrement plus abominable en terme d’ampleur. –  En tous cas, pour ce que l’on sait de
l’affaire Vincent, car je soutiens qu’une enquête sur le géniteur du courageux enfant aurait
pu, et devrait toujours, nous réserver des surprises salées quant à la réelle dimension du
réseau auquel je le soupçonne plus que sérieusement d’appartenir…-
Il s’agit de l’affaire des cd rom de ZANDVOORT, cette monstrueuse affaire de crimes sur
enfants, en réseau à dimension internationale ; affaire là encore étouffée par le terrorisme
des divers Etats concernés, dont le notre évidemment.
Sachez par ailleurs que l’enquête que j’en ai réalisée sous forme d’un reportage vidéo de
près de quatre heures, ayant tout juste fini sa mise en forme en DVD, est à la disposition de
tout membre de vos corporations respectives, en premier lieu.
Je souhaite cependant faire ici un point concis sur la question qui concerne ma situation
personnelle, car, étant secondaire à mes yeux, elle est traitée de façon accessoire dans cet
ouvrage :
Ainsi donc il paraîtrait que je suis hors la loi ?
Mais, je vous le demande ; qu’est-ce selon vous qu’un hors la loi ?
Est-ce un individu qui, pour avoir un peu trop respecté celle-ci a été pris pour cible d’une
inique répression judiciaire, orchestrée par une bande de magistrats et de gendarmes
manifestement corrompus et pro pédophiles ?…
…Ou seraient-ce au contraire lesdits magistrats et gendarmes manifestement corrompus et
pro pédophiles, abusant outrageusement de leurs fonctions à des fins criminelles, qui méritent
cette mention ?
Qui donc est celui qui enfreint la loi, et qui est celui qui la respecte, entre celui qui met tout
en œuvre pour soustraire un enfant à une menace déclarée, et celui qui, bien qu’étant
détenteur de l’autorité publique,  refuse de prêter assistance audit mineur menacé ?
Est-ce le fait de porter un uniforme de gendarme ou une toque de magistrat, ou de n’avoir au
contraire aucune fonction, qui seul, doit faire de nous des personnes au dessus de tout
soupçon et même des lois, ou bien des criminels ? Ne seraient-ce pas plutôt les agissements
des uns et des autres, par rapport au respect de nos textes de loi, qui devraient permettre
cette définition ?
Et cette notion de détention de l’autorité publique ne constitue-t-elle pas au contraire une
circonstance aggravante en cas de comportement délictueux ou criminel, bien prévue par nos
textes de lois ?
J’affirme, quant à moi, n’avoir jamais commis la moindre action contraire à la loi ou à la
morale, bien au contraire.
Je prétends  en revanche, que ceux là mêmes qui sont à l’origine de cette décision de justice –
le lancement d’un mandat d’arrêt à mon encontre – ainsi que des précédentes – mon
inculpation pour soustraction de mineur, puis mon incarcération en préventive, suivies de
mon placement sous contrôle judiciaire -, sont eux, des individus qui « instrumentalisent »
leurs fonctions et abusent de leurs pouvoir à des fins criminelles.
3
Je vous en propose la démonstration après ce préambule, dans cet ouvrage.
Mais je souhaiterais avant  vous situer rapidement l’affaire, pour ceux d’entre vous qui ne la
connaissent pas.
En 2006, j’ai été amené à intervenir en tant que citoyen, dans le cadre de l’assistance à
personne mineure en danger, pour pallier un injustifiable déni de justice et de protection
envers un enfant victime de violences diverses et manifestement sexuelles : Une victime en
outre à la qualité de témoin,  menacé de mort par son bourreau présumé.
Tentant de trouver l’assistance judiciaire refusée à l’enfant prénommé Vincent, en dehors du
périmètre géographique incriminé, et ayant organisé la soustraction du mineur à la menace
attestée qui pesait sur lui, je dus constater avec effroi que plus je persistais à vouloir protéger
cet enfant et saisir des autorités sur son cas, plus je m’enfonçais.
Quand je dis que je m’enfonçais, c’est une façon de parler, bien sûr ; mais, le fonctionnement
trop binaire de notre appareil judiciaire devait me déclarer de fait comme hors la loi, en
validant, par son silence général à mes différentes saisines, les agissements criminels d’une
bande de magistrats et de gendarmes corrompus et pro pédophiles, de la région de
PERPIGNAN.
En clair, si ceux-ci, malgré l’évidence de leurs forfaitures, n’étaient pas le moins du monde
inquiétés par leurs paires ou par le pouvoir politique en amont de leur institution, leur
pouvoir s’en trouvait au contraire renforcé, au bénéfice de la cause criminelle qu’ils
servaient – et servent encore aujourd’hui.
D’où ce mandat d’arrêt dont je fais l’objet aujourd’hui, suite à ma condamnation à un an de
prison ferme pour « soustraction de mineur sans fraude ni violence ».
Mais avant cela, et après avoir effectué trois semaines de prison en préventive pour cette
même accusation, j’avais fait le choix de ne pas respecter le contrôle judiciaire à l’issue de
ma libération, ce qui me valut ledit mandat d’arrêt qui fut simplement confirmé lors de ma
parodie de jugement, le 5 mars 2009 au tribunal de PERPIGNAN.
Car, si les manœuvres criminelles de ces imposteurs étaient validées de fait par l’ensemble de
la corporation, jusqu’aux plus hautes instances de notre Nation, ça ne les rendait pas pour
autant plus morales, ni d’avantage conformes à la loi.
Tout ceci pour vous dire que ça n’est donc pas à la loi que j’ai refusé jusqu’ici de me
soumettre ; mais à une bande de criminels imposteurs dont l’objectif ne consiste, en
l’occurrence, qu’à me réduire au silence d’une façon ou d’une autre, et à sauvegarder les
apparences à tout prix.
Mais, comme vous l’avez compris, la problématique n’est pas si simple, et ne s’arrête donc
pas au périmètre de PERPIGNAN, ni même de sa cour d’appel de MONTPELLIER :
Elle concerne l’ensemble de notre institution judiciaire… Elle concerne notre « pouvoir
politique » en place… Elle concerne notre système sociétal, dans sa globalité.
Et s’il est souvent discutable de généraliser les choses, force est de reconnaître ici que la
réponse criminelle que j’ai obtenue jusque là est générale, jusqu’au prétendu chef de l’Etat.
En effet, la saisine que je lui fis par courrier, et que je rendis publique par une
retranscription de celui-ci en message vidéo publié sur Internet, n’eut d’autre suite que des
tentatives de censure pour en enrayer la diffusion.
Je soutiens donc que le problème est général, et qu’il  met en évidence une magistrale
imposture sociétale.
Car, comment une poignée de magistrats et de gendarmes corrompus, aux exactions si
criardes, pourrait-elle bénéficier d’une telle impunité à travers la protection du plus haut
niveau de sa hiérarchie, et de l’ensemble de ses corporations respectives ?
Il faut se rendre à l’évidence ; la seule explication réside dans le fait que les institutions
politiques et judiciaires de notre pays sont sérieusement compromises, et  qu’elles sont sous
le contrôle du crime organisé international.
4
Je parle bien de faits, car dans mon récit ce sont des faits que je mets en évidences, les
soumettant à votre sagacité. Des faits qui, mis bout à bout de façon méthodique, nous
amènent donc à ce terrible constat, ne s’agissement nullement d’une théorie.
Ce constat explique du reste non seulement cette affaire isolée, mais toutes les affaires qui
rentrent dans sa catégorie avec un même traitement criminel.
Je sais que vous risquez d’écarter d’un simple revers de main, par réflexe de négation, cette
explication insoutenable…
Pourtant, «nous autres » gendarmes sommes formés pour relever des faits, et les considérer
comme tels pour notre analyse, sans nous laisser influencer par des considérations fumeuses
qui tenteraient de faire passer lesdits faits pour des théories.
Mais, si j’avais raison, cela sous-entendrait que vous, qui, à mon instar avez « signé » par
idéal de justice, ou tout au moins pour servir votre prochain, seriez sous ce contrôle criminel,
et « instrumentalisé » au même titre que l’ensemble de l’institution judiciaire, entre autres.
Vous pourriez admettre la possibilité qu’il y ait eu un dysfonctionnement judiciaire, qu’il y en
ait même un peu trop, mais en aucun cas admettre qu’il s’agisse de volonté criminelle, et que
celle-ci soit ainsi généralisée au sein de l’ensemble de l’institution qui vous utilise.
Pourtant, pardon d’insister ; les faits sont là, et les renier parce qu’ils semblent irrationnels,
– ou qu’on tente de vous les faire passer comme tels – n’efface pas pour autant leur réalité.
Notez au passage que je dénonce ici la démarche favorite de notre imposture  judiciaire,
quand il s’agit d’étouffer des affaires qui la dérangent, elle ou quelques un de ses membres
malfaisants, ou qui perturbent d’occultes et inavouables intérêts : Les déclarations de Vincent
ne peuvent qu’être fausses, tellement elles sont invraisemblables !
Alors, avant de vous proposer d’aller plus loin, je dois poser une question qui concerne
chacun d’entre vous au plus profond : Si j’étais réellement en mesure de prouver ce que
j’avance, à savoir que l’institution judiciaire, ainsi que l’institution politique et que les corps
de police et de gendarmerie confondus, avec les médias, pour ne citer qu’eux, sont sous le
contrôle du crime organisé international ; voudriez-vous seulement le savoir ?
Car, confronté brutalement à une révélation aussi bouleversante, vous, qui avez « signé »
pour protéger votre prochain de toute forme de crime et d’oppression, vous, citoyenne ou
citoyen du Peuple Souverain avant tout, vous seriez contraint(e) à une remise en question de
votre rôle, dans une mesure au moins aussi bouleversante que ladite révélation…
De cette remise en question, vous devriez faire un choix : Celui de ne plus être le pion  d’un
système criminel, un(e) collabo, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur
votre carrière, et même votre vie…  …ou celui de céder à la facilité, histoire de sauvegarder
votre carrière, les privilèges attachés à celle-ci, et le confort benoît de votre petite  vie, en
vous convainquant que de toutes façons, ça ne serait pas vous qui pourriez changer quoi que
se soit…
Vous devriez choisir en conscience, entre le camp de l’honneur et de l’intégrité, et celui de la
honte, de la trahison : Car du moment où vous aurez pris conscience de cette épouvantable
réalité, vous ne pourrez plus prétendre à cette illusoire neutralité derrière laquelle tant de
nos congénères voudraient se cacher au prétexte de l’ignorance.
Si vous ne voulez pas « savoir », je ne vous en tiendrai pas grief, mon rôle n’étant pas de vous
juger. C’est un problème entre vous…   …et vous. C’est le problème de votre conscience, lié à
des notions purement existentielles, des notions profondes étouffées – tout comme votre
conscience et votre humanité – par la course au pouvoir d’achat et par votre télévision, entre
autres, quand elles ne sont pas aspirées et détournées par de pseudos mouvances spirituelles.
Bref : Si vous décidez de rester prisonnier (ère)  de préjugés dont vous ignorez même jusqu’à
l’origine, libre à vous, si je puis dire…
5
Si vous souhaitez rester convaincu(e)  que votre devoir prioritaire est de ne jamais remettre
en question « l’autorité », et non de garder un esprit de libre analyse en vue de vous assurer
de ne servir que les intérêts du Peuple Souverain, nous pouvons en rester là.
Si vous êtes décidé(e), vous aussi, par commodité et par lâcheté, à donner la préférence au
jeu des illusions qui habillent si habilement cette magistrale imposture dans laquelle vous
êtes plongé(e) corps et âme, mes propos ne peuvent que vous indisposer sévèrement, et je
vous conseille alors Star Académie ou le thriller du soir pour effacer mes propos
dérangeants.
Je vous laisse ici seul juge de l’appréciation de votre niveau d’honnêteté intellectuelle, de
votre intégrité ; seul juge de vos choix.
Car tout ce que l’on fait, comme tout ce que l’on ne fait pas, découle de choix, qu’on le
veuille ou non…
Même avec un pistolet sur la tempe, munition engagée, marteau relevé et doigt sur la queue
de détente, j’ai le choix entre exécuter les ordres de celui qui menace de m’abattre si je m’y
refuse… …ou n’en rien faire, en acceptant le risque encouru, et en mettant en balance
l’importance que je donne à ma carcasse par rapport à mon intégrité, et/ou aux conséquences
de ce qu’il m’est ordonné de commettre sous la menace.
Le temps que nous poursuivions, afin que vous décidiez de savoir si ce qui va suivre doit vous
concerner ou non, voici en interlude, quelques pensées d’un homme extraordinaire, dont le
génie fut également odieusement détourné, pour les dessins les plus  monstrueux qui soient :
Albert EINSTEIN.
Espérant que vous choisirez, dans un premier temps,  de savoir, je vous souhaite bonne
lecture.

« Il est plus facile de briser un atome qu’un préjugé »

« Ne faites jamais rien que la morale condamne, même si c’est l’Etat qui vous l’ordonne ».

« Le monde n’est pas en danger à cause de ceux qui font le mal ; mais à cause de ceux qui
regardent, et ne font rien ».

« Il n’y aura pas de progrès tant qu’il y aura un enfant malheureux sur Terre »

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SOMMAIRE

Introduction…………………………………………………………………………………P 7

Partie I : Vers l’activisme engagé………………………………………………… ………P 16
.
Chapitre premier : Enrôlé à « Politique de Vie » contre les « violences judiciaires »…… P 16
Chapitre deux : Le scandale de l’amiante………………………………………………… P 19
Chapitre trois : L’affaire du village de Bourg-Fidèle…………………………………….. P 20
Chapitre quatre : Massacres de l’Ordre du Temple Solaire : le criminel secret  d’Etat….. P 25
Chapitre cinq : Psychopathe  homophobe ou…  commandité en « opération homo » ?…
Zoom sur l’affaire Jean-Michel JACQUEMIN…………………………………………. . P 37
Chapitre six : La mafia des tutelles……………………………………………………….  P 44
Chapitre sept : Entre criminalité pédophile et terrorisme judiciaire :
Rencontre avec Diane et Charles ROCHE………………………………………………… P 46
Chapitre huit : Affaire Corinne GOUGET………………………………………………….P 48

Partie II : L’affaire Vincent…………………………………………………………………P 60

Chapitre premier :  La rencontre……………………………………………………………P 60
Chapitre deux : Rapport chronologique de l’affaire Vincent………………………………P 65
Chapitre trois : Soustraction de mineur…   …à une menace……………………………… P 76
Chapitre quatre : Le témoignage de Vincent……………………………………………….P 82
Chapitre cinq : L’action clandestine ……………………………………………………….P 84
Chapitre six : « Contact » avec la maréchaussée …………………………………………..P 87
Chapitre sept : Dans la gueule du loup……………………………………………………. P 90
Chapitre huit : Lueur d’espoir ; un magistrat s’en mêle……………………………………P 95
Chapitre neuf : Tragique retournement de situation………………………………………P 100
Chapitre dix : Neutralisation de forcenés…………………………………………………P 107
Chapitre onze : Retour à la case « prison »……………………………………………….P 115
Chapitre douze : Le bal des cloportes…………………………………………………….P 126
Chapitre treize : La Corse pour la vie clandestine………………………………………..P 130
Chapitre quatorze :L’irréversible décision……………………………………………….P 137
Chapitre quinze : Nouvelle orientation…………………………….……..………………P 140

Partie III : L’affaire des CD ROMS de ZANDVOORT………………………………….P 142

Chapitre premier : L’entrée en matière : Du rapport de l’ONU à la fondation Princesse de
CROY…………………………………………………………………………………….P 142
Chapitre deux : La stratégie du paratonnerre…………………………………………….P 145
Chapitre trois : Marcel VERVLOESEM, au cœur des réseaux de l’horreur…………….P 154
Chapitre quatre : Opération « Panique chez les ignobles »………………………………P 164
Chapitre cinq : Retour en Flandre………………………………………………………..P 167

Partie IV : Pour conclure…………………………………………………………………P 173

Chapitre premier : Mon « procès » du 5 mars 2009………………………………………P 173
Chapitre deux : Les pieds dans le plat…………………………………………………….P 178
Epilogue……………………………………………………………………………………P 188

7
Introduction
Ce  deuxième  volume,  au  delà  du  récit  de  mes  dernières  aventures,  a  comme  vocation  de
vous éclairer quant au vrai visage de notre société, que je désigne comme étant une imposture
sociétale,  au  delà  de  l’imposture  politico-judiciaire  mise  en  évidence  si  formellement  dans
cette suite de mon autobiographie.
L’histoire principale de ce volet qui me plonge dans de nouvelles mésaventures, s’agissant de
l’affaire  Vincent,  est  tout  simplement  monstrueuse,  odieuse,  à  l’instar  des  autres  histoires
vraies qui l’entourent. Pourtant, le cas de cet enfant est hélas bien répandu, trahissant la réelle
nature criminelle de nos institutions.
A travers cet ouvrage, je prétends mettre en exergue la honteuse face cachée de notre système
sociétal,  véritable  ingénierie  sociétale,  et  surtout  son  imposture  dans  ce  qu’elle  a  de
résolument criminel et de proprement monstrueux.
Sachez que j’ai rédigé cette seconde autobiographie depuis ma cavale, quelque part entre les
montagnes Corses et le continent européen…
Oui ; une fois de plus je suis en cavale, mais cette fois en France, sans échappatoire ni retour
en arrière possible, ce qui ne me tracasse pas plus que cela comme vous allez le comprendre…
Ayant  été  condamné  lors  de  mes  précédentes  mésaventures  à  une  obligation  de  soins
psychiatriques,  –  voir  volume  I  « Ennemi  Privé  numéro  1 »  -,  j’ai  du  coup  écopé  plus
récemment d’une condamnation à un an de prison ferme pour « soustraction de mineur ».
Si  vous  avez  lu  mon  premier  volume,  vous  devez  penser  que  le  kidnapping  est  un  des  mes
« trips » favoris ; je dirais que dans le contexte d’inversion des fonctions régaliennes de notre
« justice », on devrait être nombreuses et nombreux à s’y mettre réellement, quand il s’agit de
protéger des enfants face à la monstruosité de ce que je vais dénoncer ici.
Vous ne serez pas en reste pour comprendre ma position, je vous le garantis.
Car effectivement, cette situation critique relève d’une prise de position de ma part, le mandat
d’arrêt dont je fais aujourd’hui l’objet courant en fait depuis une période antérieure au dernier
jugement qui me condamne à la prison ferme : J’avais en effet déjà décidé, un an et demi plus
tôt, de ne plus me soumettre à l’imposture judiciaire, à ne plus prêter ma voix à son sinistre
théâtre, provoquant ainsi cette situation particulièrement délicate.
Cette décision jusqu’au-boutiste, jugée totalement irrationnelle et inconsciente par beaucoup,
– et pour cause ! – je l’ai prise en premier lieu afin de sauvegarder mon intégrité, et justement
en  conscience :  Ayant  eu  la  chance  de  pouvoir  réaliser  le  degré  d’imposture  de  notre
institution  prétendue  judiciaire,  je  ne  pouvais  décemment  pas  lui  prêter  ma  voix  plus
longtemps,  ni  la  reconnaître  comme  ce  qu’elle  prétend  être.  Il  en  va  de  même  concernant
l’imposture sociétale  dans son ensemble ; un sinistre cirque auquel il faut trouver le courage
de tourner le dos, de façon radicale, quoi qu’il en coûte. Du moins si l’on  ne veut pas rester
complice des horreurs qu’elle répand, et que l’on veut réellement la renverser pour un monde
meilleur, ce qui est sachez-le, ma raison de vivre aujourd’hui.
Mais  indépendamment  de  cette  prise  de  conscience  et  de  position,  je  devais  rester  libre  au
moins  le  temps  de  mettre  en  ligne  sur  Internet  –  faute  de  mieux  –  la  sinistre  affaire  en
question, ainsi que le témoignage vidéo de cet enfant victime de terrorisme d’Etat, Vincent :
Cet enfant que je suis justement accusé d’avoir  « soustrait », pour n’avoir en réalité commis
d’autre crime que le fait de lui apporter mon assistance comme la loi le prescrit… Cet enfant
auquel  j’ai  fait  la  promesse  d’apporter  mon  aide  inconditionnelle…      …jusqu’à  la  prison.
Prison  qui  m’attendait  effectivement  au  tournant,  pour  la  troisième  fois  de  ma  vie,  sans  que
j’ai là encore eu quoi que ce soit à me reprocher, bien au contraire.
J’ai estimé, ceci dit, que les trois semaines de « préventive » que j’avais faites après avoir été
arrêté  en  la  compagnie  de  l’enfant  et  celle  de  sa  grand  mère,  ne  m’affranchissaient  pas  de
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cette promesse : Une fois relâché après ces 22 jours de grève de la faim, je restais à nouveau
libre d’agir, et surtout plus que jamais libre de mes choix !
Et parmi ceux-ci, rester hors d’atteinte de l’imposture judiciaire et du terrorisme d’Etat, afin
de  faire,  pour  commencer,  un  maximum  de  bruit  autour  de  l’affaire  de  cet  enfant,  relevait
d’une impérieuse nécessité à mes yeux. Ce présent ouvrage rentre dans ce contexte.
Ainsi, malgré la censure criminelle, le témoignage vidéo que j’avais pris de l’enfant et mis en
ligne  au  grand  dame  des  imposteurs,  tourne  toujours  sur  Internet,  grâce  à  la  pugnacité  de
quelques  internautes  révoltés  par  ce  que  Vincent  dénonce,  et  par  ce  que  je  dénonce  dans  le
sillage de ce courageux petit bonhomme.
Vincent,  entre  temps,  et  après  le  jugement  qui  me  condamnait  par  défaut  à  un  an  de  prison
ferme pour soustraction de mineur, a été rendu à sa mère en été 2009, contre toute attente.
L’enfant,  initialement  destiné  à  être  livré  à  son  géniteur,  accusait  celui-ci  entre  autres
violences  attestées,  d’abuser  de  lui  sexuellement,  et  de  faire  parti  d’un  réseau  de  criminels
pédophiles et sataniques sur PERPIGNAN. Rien que ça ! Une accusation effectivement d’une
extrême gravité, invraisemblable, et donc arbitrairement décrétée d’office comme irrecevable
par  les  imposteurs  couvrant  les  exactions  « présumées »  du  criminel  « présumé ».  Des
imposteurs  couvrant  sans  doute  par  là  tout  un  monstrueux  réseau  de  criminels  pédophiles,
auquel  il  est  permis  de  penser  qu’ils  appartiennent  eux-mêmes.  Comme  je  le  démontre  de
façon  précise  et  accablante  dans  ce  récit,  il  n’y  eut  pas  le  plus  petit  respect  des  règles
élémentaires  en  matière  judiciaire,  afin  de  vérifier  les  déclarations  de  l’enfant,  et  de  le
protéger durant cette vérification, suivant le « principe de précaution ». Au contraire ; depuis
quelques années le rouleau compresseur était en marche, quand j’intervins juste à temps pour
éviter à l’enfant qu’il ne soit retiré à sa mère pour être remis entre les griffes de son bourreau
présumé  de  géniteur.  Et  oui ;  envers  toute  logique  judiciaire,  tout  principe  élémentaire  de
justice  ou  de  protection  de  mineur,  c’est  ce  qui  était  bel  et  bien  prévu  par  les  imposteurs  en
robes  noires,  et  c’est  ainsi  que  se  termine,  sachez-le,  la  plupart  des  affaires  de  ce  type  en
France.
Ce grâce aux bons soins d’une « justice » dont il m’est apparu tout aussi clairement à travers
d’autres sordides affaires sur ce thème, qu’une des principales missions semble consister en la
protection des réseaux de criminels pédophiles. Sur un plan général, cette protection s’étend à
l’ensemble  du  crime  organisé  international,  et  du  système  d’imposture  que  cette  institution
intègre  donc.  Je  pèse  mes  mots,  et  sachez  qu’un  troisième  volume  est  dors  et  déjà  sur  le
métier afin que vous puissiez prendre pleinement conscience de l’insoupçonnable face cachée
de notre civilisation, et de ce qui en tire les ficelles, asservissant le grand bétail auquel nous
appartenons tous sans rien en percevoir. Là, il s’agit d’une étude notamment « révisionniste »
de notre Histoire – puisque cette Histoire mensongère qui nous est enseignée cache les maîtres
de l’imposture sociétale et leurs marionnettes « encravatées ».
Ceci  dit,  pour  en  revenir  à  Vincent,  il  est  donc  probable  que  mes  efforts  désespérés  soient
malgré  tout  à  l’origine  de  ce  revirement  de  situation  inattendu  de  la  part  de  l’imposture
judiciaire, en faveur – toute relative… – de cet enfant : Car, à titre indicatif, le bruit que je fis
sur Internet depuis ma cavale permit qu’une trentaine de personnes vienne manifester devant
le palais d’injustice de PERPIGNAN, à l’occasion de cette parodie de jugement dont je fis les
frais, le 5 mars 2009.
Les traîtres imposteurs en robes noires avaient d’ailleurs signifié à l’audience leur offuscation
face à cette mobilisation, trahissant là leur déconvenue.
Car ce qu’ils redoutent plus que tout, à l’instar des prétendues élites de notre sinistre société –
qui ne sont elles aussi et à leur niveau que les marionnettes du crime organisé international -,
ce  sont  bien  sûr  des  réactions  imprévisibles  et  « extrêmes »  « d’énergumènes »  dans  mon
genre, mais surtout  cette lumière insoutenable des projecteurs qui mettent impudemment au
grand jour leurs turpitudes, tout en mettant à nu leur hideuse nature.
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Pour autant, j’attire également votre attention sur le fait que « dénoncer » n’est pas une fin en
soi, et que pour délivrer un message, il convient de faire corps avec celui-ci, et de le porter par
des  actes  avant  tout.  Et  le  message  que  je  veux  délivrer  à  mes  contemporains,  au  delà  des
dénonciations, au delà d’une terrible révélation, concerne la flamme de Résistance que celles-ci doivent générer dans le cœur des hommes dignes de ce nom, avec toute la magie attachée à
cette  notion  dès  lors  que  l’on  se  plonge  dans  l’irrationalité  d’un  comportement  radicalement
honorable, intègre et vrai.
Car  pour  en  revenir  à  ma  décision  prise  un  beau  matin  de  ne  plus  aller  pointer  dans  un
commissariat  de  quartier,  non  sans  appréhender  pleinement  le  point  de  non  retour  que  je
franchissais alors, celle-ci matérialise le genre de choix que je veux inscrire en exemple à mes
contemporains, pris au piège plus ou moins à leur insu, d’une insidieuse, tragique et profonde
compromission.
A moins de n’être l’idiot du village – et bien que l’ingénierie sociale s’évertue à en produire
en série, et des plus dégénérés qui soient -, un tant soit peu d’interrogations sur notre système
sociétal assorti d’un minimum d’honnêteté intellectuelle, nous révèle qu’hélas, nous sommes
bien  toutes  et  tous  pris  au  piège  et  compromis,  mais  surtout  responsables  de  ce  qu’est  le
monde derrière ses funestes apparences, et de ce qu’il menace de devenir. Certes, encore faut-il avoir le temps pour de telles interrogations, et surtout envie de se les permettre. Et force est
de reconnaître que les programmes de la  « matrice » accomplissent à merveille leur fonction
essentielle censée nous interdire ce genre de réaction intellectuelle.
Mais, du moment que l’on a mis à nu l’imposture institutionnelle et même sociétale, comme
je l’ai fait à mon modeste niveau, et que l’on a  mis à jour la réelle nature des institutions et
des traîtres qui prétendent nous administrer ; du moment que l’on a touché du doigt l’horreur
incommensurable de la face cachée de notre civilisation toute entière, permise par cette seule
imposture  et  notre  complicité  tacite  plus  ou  moins  active,  il  n’est  pas  selon  moi  d’autre
conduite à tenir que de rentrer dans une guerre implacable au nom de la Vérité, de la Liberté
et de la Paix, pour un monde meilleur, quoi qu’il puisse en coûter.
Et  il  n’est  pas  question  pour  nous  de  prétendre  « résister »  en  ne  luttant  que  contre  les
symptômes  qui  nous  sont  agités  sous  le  nez,  dans  toute  la  tragique  ineptie  d’un  tel
comportement.
Il n’est pas question de faire jou-jou dans les bacs à sable pour enfants attardés, mis en place à
notre  attention  par  les  « maîtres-ignobles »,  s’agissant  des  théâtres  d’expression  de  leur
imposture politico-judiciaire…
Renier cet échiquier truqué qu’est notre imposture politico-judiciaire sociétale, pour ensuite le
renverser ; ne plus rester – au prétexte de sauvegarder nos acquis sociaux, notre benoît confort
ou notre illusoire sécurité – les complices de cette farce maudite, reste pour nous tous la seule
alternative  de  l’Homme  digne  de  ce  nom,  le  seul  choix  honorable  qui  tienne,  et  qui  doive
devenir une « mode ».
C’est ce pas franchi qui seul peut permettre à l’Homme à l’intégrité et à la liberté recouvrées,
d’entreprendre des actions qui frapperont au but, et de transmettre un message vrai, qui pourra
alors raisonner…   …pour un monde meilleur.
Je souhaite de tout cœur quant à moi faire passer le message, et n’être qu’un précurseur.
Bonne lecture à vous.

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Au moment où débute cette histoire ci, juste après l’été 2006, étant donc déjà en proie à des
démêlées  avec  notre  prétendu  appareil  judiciaire,  j’avais  perdu  depuis  un  an  mon  dernier
recours juridique, suite à la condamnation pour « Organisation d’un groupe de combat » dont
j’avais fait l’objet.
Mon repli stratégique sur l’Ile de beauté restait une mesure provisoire et hasardeuse, puisque
cette condamnation était devenue définitive et me menace d’ailleurs encore aujourd’hui sur le
sol national, voire plus que jamais depuis le nouvel épisode en objet dans ce livre.
Un rapide flash back s’impose pour celles et ceux qui n’ont pas lu le premier volume de mon
autobiographie, « Ennemi Privé numéro 1 » :
Du  temps  où,  après  le  premier  épisode  turbulent  de  ma  vie  passée  sous  les  drapeaux  –
gendarmerie  mobile  puis  1er  RPIMa  de  BAYONNE  –  j’exerçais  comme  modeste  chef
d’entreprise dans la protection des biens et des personnes sur l’île de la  Réunion, j’avais été
jeté en prison pour deux mois de préventive en avril 2001, puis condamné par des magistrats
que je prétends corrompus, à une peine assez préoccupante, confirmée, donc, par ma défaite
en cassation en été 2006.
Si je n’écopais plus que d’un an de prison avec sursis, il m’était en revanche interdit d’exercer
ma profession de quelque façon que se soit, et ce à vie. M’étant replié dans un premier temps
en  métropole  et  attendant  le  résultat  du  recours  engagé,  j’effectuais  courant  2005  mes
dernières missions de garde-du corps pour le compte de deux agences privées, l’une basée sur
la Côte d’Azur, l’autre à PARIS.
Le début de l’été suivant marquait la fin de ma carrière de garde-du-corps privé, et même un
simple  emploi  comme  gardien  de  nuit  ou  vigile  de  supermarché  m’était  dorénavant  interdit
pour toujours sur le sol national. J’avais en outre perdu mes droits civiques et civils !…
Si je m’étais alors recyclé dans le coaching sportif, le plus préoccupant restait cette obligation
de me soumettre à un traitement psychiatrique, décidée par le président de la Cour d’Appel de
la Réunion, un certain caractériel notoire, pro-pédophile de surcroît, du nom de SALZMANN.
(Outre  quelques  effarantes  violences  psychologiques  administrées  en  audience  publique  à
l’égard  d’une  jeune  femme  victime  de  viol  ayant  osé  réclamer  justice,  croustillant  incident
relaté  par  la  presse  locale,  le  nom  de  SALZMANN  devait  ultérieurement  ressortir  des  mes
investigations dans des affaires de criminalités sur enfants avec viols, tortures et mises à mort,
telles  que  l’affaire  Cécile  BLOCH,  l’affaire  des  CD  ROM  de  ZANDVOORT  ou  l’affaire
CORAL  –  les  trois  étant  d’ailleurs  liées  –  dans  un  contexte  d’ « instrumentalisation »  de  la
justice pour étouffer lesdites affaires…)
La particularité de ce jugement reste que la seule expertise psychiatrique dont j’avais jamais
fait  l’objet  remontait  à  mon  passé  de  gendarme,  laquelle  m’avait  classé  P1  –
psychologiquement  « parfait »   – ;  une  expertise  que  je  ne  risquais  pas  de  voir  jugée
recevable…
(M’étant rebellé à l’époque contre des exactions particulièrement odieuses commises par mes
collègues  départementaux  sur  la  population  de  Guyane  française,  j’avais  été  décrété
mythomane  par  ma  hiérarchie,  et  l’expertise  psychiatrique  à  laquelle  je  fus  soumis  à  mon
retour de Guyane avait pour objet de valider cette allégation. Par je ne sais quelle intervention
céleste imprévue, le spécialiste qui fut chargé d’établir ma prétendue tare  psychologique  ne
l’entendit pas de cette oreille…)
En l’absence, donc, de toute expertise psychiatrique en ma défaveur, le magistrat s’était alors
octroyé la compétence de juger de ma psyché pour me décréter mythomane et paranoïaque.
Le  but  de  l’opération  était  sans  doute  de  donner  du  corps  à  une  accusation  parfaitement
grotesque et sans fondement,  et de me neutraliser définitivement sur le plan social.
Le  fait  que  j’ai  par  ailleurs  pu  oser  tenir  tête  lors  de  ce  simulacre  de  procès,  organisé  par  la
petite mafia franc-maçonnique locale, n’avait sans doute pas arrangé les choses…
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En  effet,  Sa  Grandeur  SALZMANN  me  condamna  donc  à  subir  une  psychothérapie,  sans
aucun détail dans l’énoncé de son jugement qui tient en une ligne laconique, ce qui laisse la
porte  ouverte  à  toutes  les  interprétations  possibles,  et  à  tous  les  abus  supplémentaires
imaginables. Il semblerait qu’en France nous ayons hérité des méthodes de terrorisme d’Etat
employées par certains pays de l’Est du temps de leur sinistre gloire…
Il faut préciser tout de même qu’entre mon premier passage en cour d’appel et l’énoncé dudit
jugement  placé  en  délibéré,  j’avais  quitté  l’île  de  la  Réunion  pour  échapper  à  l’expertise
psychiatrique que ce magistrat avait ordonné à l’occasion de cette première audience en appel.
Etant  donc  paranoïaque,  je  m’étais  mis  en  tête  que  l’expert  qui  m’attendait  de  pieds  fermes
devait  avoir  reçu  ses  consignes,  sans  doute  dans  un  cadre  « fraternel »  et  à  l’occasion  de
quelques  « agapes »,  et  j’avais  décidé  d’échapper  à  ce  que  je  pressentais  être  un  piège  à
phoque  pour  tâcher  de  me  « blinder »  avec  une  expertise  menée  par  un  praticien
« indépendant », à quelques dix mils kilomètres de là…
Dépité  que  j’ai  pu  bouder  son  invitation  de  me  rendre  chez  « l’expert »  désigné,  pour  ne
même  pas  me  présenter  à  son  cirque  d’audience  finale,  SALZMANN  avait  donc  rendu  sa
sentence courrant 2005, comme un grand.
Notez que le contexte de l’accusation était aussi foireux que ma condamnation : L’accusation
« d’organisation  de  groupe  de  combat »,  qui  trouvait  son  origine  juridique  dans  les
constitutions de milice de 1934, m’était assénée – à moi, petit-fils d’illustres résistants… – sur
la base de mes activités locales dans la protection privée…
En fait, la gendarmerie  – qui devait m’attendre au tournant – avait établi à travers une enquête
truquée menée par deux gendarmes de la BR locale, que ma petite société – pourtant dûment
agrémentée – était une milice… Ce malgré l’absence totale de « trouble à l’ordre public » ou
de « voie de faits », ou de quelque prétendue « infraction en matière d’armement ».
C’était pourtant sur ces points que prétendait s’appuyer la croustillante accusation, alors que
mon  agrément  préfectoral  était  encore  valide  à  la  période  dite  de  « prévention »,  et  que  les
gendarmes  de  Saint-Gilles  les  Bains  étaient  les  premiers  à  me  « sonner »  pour  que
j’intervienne carrément à leur place avec mes hommes, en cas de grabuge trop salé…
Ça  ne  s’invente  pas !…  En  outre,  la  presse  locale  regorgeait  d’articles  de  faits-divers  qui,
relatant  nos  interventions  souvent  suivies  d’arrestations  en  « flag »  de  quelques  petites
frappes,  mettaient  en  exergue  l’incompétence  des  gendarmes  locaux  face  à  une  délinquance
d’une rare agressivité et d’une préoccupante généralisation.
Le si volumineux dossier que l’on me désignait comme étant la preuve, de par son volume, de
ma culpabilité, ne comportait essentiellement que des faux témoignages, et même les procès
verbaux  mensongers  et  autres  manipulations  de  gendarmes  ripoux  de  la  BR  (Brigade  de
Recherches) locale.
Le  procès  d’intention  principal  reposait  d’ailleurs  sur  les  très  nombreuses  interpellations
effectuées  par  mon  équipe,  de  petits  voyous  interrompus  dans  leurs  méfaits  –  casses,
braquages  ou  agressions  diverses  – :  Il  était  prétendu  que  nous  n’avions  pas  le  droit  de
procéder  à  ces  interpellations  en  « flag »,  malgré  l’absence  de  « voies  de  fait »  pourtant
reconnue par les magistrats eux-mêmes, et un certain article 73 du Code de Procédure Pénale,
lequel  prévoit  justement  que  tout  citoyen  a  autorité  pour  appréhender  l’auteur  d’un  délit  ou
d’un crime flagrant pour le remettre entre les mains des autorités dites compétentes…
En  fait,  il  n’y  avait  pas  le  plus  petit  élément  juridique  pour  étayer  l’accusation  saugrenue
d’ « organisation  de  groupe  de  combat »,  et  tout  ne  reposait  que  sur  les  effets  théâtraux  des
accusateurs et des allégations purement diffamantes, mises en forme par quelques « témoins »
dûment  subornés,  choisis  dans  l’ensemble  de  mon  personnel  soumis  à  une  pression
particulière par les pseudos enquêteurs.
Curieusement, aucun des quelques cent cinquante clients que je desservais n’avait été cité ou
été même interrogé, sans doute parce que ceux-ci devaient être aussi paranoïaques que moi…
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Pour  la  petite  histoire,  savourons  tout  de  même  au  passage  que  j’étais  désigné  comme  le
groupe de combat à moi tout seul :
En  effet,  j’avais  été  le  seul  prévenu  à  finir  le  parcours,  puisque  mes  anciens  employés-témoins-subornés ne devaient pas être inquiétés outre mesure, en raison de leur collaboration
sans faille…
Comment un tel simulacre de procès peut-il être possible ?
Ça n’est pas vraiment à moi qu’il faudrait le demander…
Pour  comprendre  comment  une  telle  mise  en  accusation,  suivie  d’une  telle  mise  en  scène,
ponctuée  par  une  condamnation  aussi  destructrice,  est  un  procédé  possible  en  France,  dans
une  si  parfaite  violation  des  lois  et  des  Droits  de  l’Homme  par  ceux-là  mêmes  qui  sont
chargés de les faire respecter, je ne résiste pas à la tentation de vous suggérer de questionner
mes  deux  avocats  successifs :  Messieurs  Gilbert  COLLARD  et  Patrick  RIZZO,  lesquels  se
sont  « goinfré »  respectivement  pour  l’occasion  une  enveloppe  de  10  000  et  une  de  12  000
euros tous frais payés – et billet d’avion « en première », s’il vous plait !
A quoi de tels débours ont-ils servi ?
Le  premier  auxiliaire  de  justice  me  fit  tout  bonnement  perdre  en  première  instance,
m’interdisant de me défendre et se gardant bien d’utiliser les seuls réels arguments chocs qui
coupaient  court  à  tout  débat,  à  commencer  par  faire  remarquer  que  le  terrible  groupe  de
combat incriminé – de rien… -, c’était votre humble serviteur, à lui tout seul…
Non ;  l’illustre  charlatan  médiatique  s’était  en  fait  entretenu  en  privé  avec  les  magistrats,
avant l’audience, sans doute pour négocier son affaire.
Quant à son successeur niçois, si celui-ci daigna tout de même bousculer un peu l’accusation
en  faisant  remarquer  mes  supers  pouvoirs  d’homme-groupe-de-combat,  au  cours  de  la
première manche du procès en appel, il me planta tout simplement avant la deuxième manche,
exigeant  20  000  euros  de  mieux  pour  finir  son  job,  somme  qu’il  m’était  évidemment
impossible de trouver.
Enquête  faite,  je  découvris  plus  tard  que  cet  auxiliaire  de  justice  si  délicat  appartenait  à  une
loge  de  franc-maçonnerie  rivale  de  celle  qui  me  faisait  des  misères,  et  qu’à  travers  son
intervention  certes  mouvementée  en  cour  d’appel,  je  n’avais  assisté  en  fait  qu’à  une  joute
entre deux loges, qui avait dû se solder par un quelconque occulte arrangement…
Ceci dit, ça ne vous explique pas comment à l’origine, j’ai pu susciter autant d’acharnement
de la part de notre parodie de justice…
Alors,  pour  tenter  de  vous  éclairer  sur  la  question,  je  persiste  à  plaider  « non  coupable »
concernant cette accusation grotesque, mais je reconnais en revanche avoir eu l’indélicatesse
de  prétendre  protéger  –  souvent  gracieusement  –  des  mères  de  familles  victimes  avec  leurs
enfants  de  violences  conjugales  impunies,  sur  fond  de  rhum  local  et  de  dénis  de  justice
aggravé.
Je  reconnais  également  avoir  eu  l’outrecuidance  d’accepter  de  protéger  de  modestes
entrepreneurs  pris  en  otage  par  des  équipes  de  gros  bras  montées  par  la  mafia  des  syndicats
locaux,  quand  les  forces  de  « l’Ordre »  prétendaient  ne  pas  avoir  à  intervenir,  en  raison  du
caractère « salarial » des opérations de racket menées en toute impunité…
C’est sans doute ça, le « trouble à l’ordre public » qui me fut imputé, puisqu’il faut savoir que
si  les  victimes  de  racket,  d’agressions  et  de  violences  diverses  étaient  livrées  à  leur  sort,  et
même traitées en indésirables par les pouvoirs publics, c’était au nom de la sacro-sainte paix
sociale…
Ceci  dit,  je  reconnais  aussi  avoir  fait  de  façon  générale  de  l’ombre  aux  autorités  locales,  à
travers mon activité quotidienne au service de cent cinquante clients, livrés à eux-mêmes avec
le reste de leurs concitoyens de l’île, par un pouvoir curieusement inapte à les protéger d’une
délinquance omniprésente, laquelle s’exprimait donc sans obstacle dans la station balnéaire de
Saint-Gilles les Bains, notamment.
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Pourtant, conscient que les premiers exposés et largués par les pouvoirs publics face à une très
préoccupante violence ambiante, étaient bien sûr les hommes de terrain de la maréchaussée, je
ne  nourrissais  aucun  mauvais  esprit  en  leur  apportant  mon  aide  dès  que  celle-ci  semblait
s’imposer, – c’est à dire plusieurs fois par semaine – et agissais avec tact.
Mais  concernant  l’ombre  faite  aux  pouvoirs  publics  et  donc  aux  imposteurs  de  la  haute
fonction  publique,  c’est  là  tout  le  nœud  du  problème ;  où  l’activité  de  sécurité  privée  –
baignant  dans  un  milieu  de  voyous  encravatés  et  de  gros  bras  décérébrés  –  est  appréciée  du
pouvoir  politique  à  l’unique  condition  qu’elle  ne  remette  pas  en  cause  l’autorité  régalienne
dans le cadre des responsabilités qui lui incombe, et pour lesquelles elle n’est tout simplement
pas à la hauteur, ou, pour être plus précis, n’entend pas l’être…
La violence et l’insécurité constituent un problème secondaire, puisque de mon point de vue,
celui-ci est tout simplement généré et entretenu par le pouvoir politique lui-même.
Placez  cette  problématique  dans  le  contexte  insulaire  de  la  Réunion,  par  exemple,  avec  ses
petites  mafias  de  prétendues  élites  locales,  essentiellement  fournies  de  grosses  familles
dégénérées  par  la  consanguinité,  et  de  fonctionnaires  corrompus  jusqu’à  l’os,  joyeusement
regroupés la plus part du temps au sein de sociétés secrètes telles que la franc-maçonnerie ou
la  rose  croix,  et  tout  devient  possible  en  matière  d’ « instrumentalisation »  de  la  justice,  par
exemple, pour neutraliser un fauteur de troubles tel que moi.
Si je n’avais pas, depuis cet épisode, parfaitement réalisé l’ampleur de l’imposture judiciaire,
et même politique, bien au delà des côtes de ce département d’outre-mer, je ne demanderais
pas mieux que la réouverture des débats, et sans m’encombrer d’un avocat pourri, si cela avait
été possible.
Pour corser un peu cette histoire déjà si extravagante, il faut savoir que pour meubler le temps
entre  les  deux  manches  de  mon  procès  en  appel,  j’avais  accepté  une  mission  privée  assez
spéciale qui m’avait retiré du paysage réunionnais pour huit mois et demi.
Celle-ci me permit d’ailleurs d’avoir par deux fois les honneurs de Paris-Match, courant 2004,
donc.
J’étais  parti  récupérer  deux  fillettes  retenues  illégalement  sur  l’île  de  Madagascar  par  leur
mafieux de géniteur, pour les rendre à leur mère qui en détenait le droit de garde aussi bien en
France qu’à Madagascar.
Mon commanditaire d’origine était en fait un de mes anciens clients Saint-Gillois, patron d’un
casino  de  jeu,  animé  par  une  passion  dévorante  envers  la  maman  franco-malgache,  et
déterminé  à  régler  cette  question  puisque  le  ministre  des  affaires  étrangères  de  l’époque,
Dominique de VILLEPIN, s’en désintéressait totalement.
Préparant cette mission, et voulant m’assurer du réel contexte juridique de l’affaire, j’avais été
trouver  mon  avocat  niçois.  Comme  à  ce  moment  là  il  avait  toute  ma  confiance,  venant  de
remporter la première manche de mon procès en appel –  lequel était donc en attente de mon
expertise  pour  sa  deuxième  manche  –  je  lui  avais  donné  tous  les  détails  de  ma  future
opération.
Confirmant le bon droit de Sylvie RAMANANSOE, la mère des fillettes – franco-malgaches
elles aussi – l’auxiliaire de justice m’avait même recommandé et présenté un de ses amis, un
ancien  barbouze  et  ancien  du  SAC,  Gilbert  LECAVALIER,  qui  prétendait  m’aider  dans  ma
phase « exfiltration ».
Le barbouze en question s’était lui aussi goinfré une enveloppe de dix mils euros – argent qui
provenait de mon commanditaire à titre d’avance sur frais de mission – que je lui donnai en
mains propres pour préparer un plan d’exfiltration.
Pour de fumeuses  raisons, l’aide logistique promise tarda trop  à venir, s’agissant d’un avion
qui devait être mis sur place à ma disposition et dont je ne vis jamais la couleur… Tant et si
bien  que  j’avais  décidé  pour  des  raisons  techniques  de  partir  remplir  ma  mission  sans  avoir
réglé cette question primordiale qu’est la phase « exfiltration ».
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J’évitai  le  conflit  avec  l’ancien  barbouze  malgré  son  « enfumerie »  que  je  n’avais  pas
réellement encore appréhendé comme telle,  comptant malgré tout en désespoir de cause sur
ses  conseils  et  une  aide  qui  pourraient  m’être  précieux,  puisqu’il  se  targuait  de  connaître  la
« grande  île »  comme  sa  poche,  et  de  pouvoir  même  obtenir  que  toutes  les  forces  de  police
regardent ailleurs au moment crucial.
Si  je  savais  pourtant  qu’il  ne  fallait  jamais  passer  à  l’action  sans  au  moins  un  plan  sûr  pour
l’exfiltration, mon soucis principal était que j’avais calé entre temps le moment et l’endroit de
mon  passage  à  l’action,  et  ne  pouvais  pas  différer  celle-ci  sans  risquer  de  voir  ébruiter
l’affaire  et  de  compromettre  ma  mission.  De  plus,  mon  « commanditaire »  s’impatientait,
ayant déjà mis la main à la poche.
Entre ma candeur vis à vis d’escrocs à la balance facile, et mon erreur de procédure, il fallait
que je fasse ma propre expérience :…
Mon  action  de  « kidnapping »  se  passa  à  merveille,  les  petites  filles  ayant  accepté  de  me
suivre  pour  retrouver  leur  maman,  et  leur  chauffeur  n’ayant  pas  pu  opposer  de  réelle
résistance.
Mais ce fut sans doute par le plus grand des hasards – j’ironise – si je fus arrêté par la police
malgache,  deux  jours  après  mon  action,  à  l’endroit  même  où  j’avais  improvisé  un  nouveau
plan  d’exfiltration…      …sur  la  base  d’indications  pratiques  provenant  de  l’ex  barbouze  qui
assurait m’appuyer depuis la France…
Je  pense  qu’effectivement  il  a  appuyé  de  tout  son  poids,  mais  afin  de  me  perdre,  pour  des
raisons  qu’il  devait  sans  doute  partager  avec  son  compère  d’auxiliaire  de  justice  Patrick
RIZZO…
Après  les  six  mois  d’emprisonnement  qui  s’en  suivirent,  et  auxquels  je  dus  me  résoudre  à
mettre un terme en m’évadant comme un mal élevé, je dus errer en cavale deux mois et demi
sur la grande île, avant de trouver un voilier qui veuille bien m’en extirper.
C’est contre toute attente que je revenais sur l’île de la Réunion, narguer des détracteurs qui
clamaient  depuis  un  moment  déjà  que  j’étais  irrémédiablement  perdu,  après  avoir
effectivement failli y rester, entre une sévère infection pulmonaire contractée dans les infâmes
geôles malgaches, et un contrat lancé sur ma tête par un papa mafieux au bras long, et quelque
peu remonté contre moi…
Je  m’interroge  d’ailleurs  encore  aujourd’hui  quant  au  caractère  formel  d’un  probable  lien
entre  mes  déboires  pseudos  judiciaires  réunionnais,  et  cette  mésaventure  malgache,  lesquels
révélèrent, outre mes supers pouvoir d’homme-groupe-de-combat, mes déplaisantes tendances
« trompe-la-mort »…

Dans  mon  premier  livre  « Ennemi  privé  numéro  1 »,  outre  cet  épisode  rocambolesque  narré
dans  le  contexte  bouleversant  d’un  pays  baignant  dans  la  pire  des  misères  humaines,  je
raconte  tout  mon  houleux  et  instructif  parcours  depuis  mes  premières  années  de  vie  active
passées en gendarmerie mobile, puis chez les paras, en passant par une longue période comme
« homme-groupe-de-combat »  sur  l’île  de  la  Réunion,  pour  finir  au  moment  où  nous
commençons cette nouvelle histoire vécue.
Dans ce premier livre, je raconte comment je suis rentré en gendarmerie par idéal, et que j’en
fus  sorti  par  dégoût,  ayant  notamment  réagit  trop  vivement  –  d’après  mes  supérieurs  –  à  une
probable  tentative  de  viol  et  des  voies  de  faits  commises  par  mes  propres  collègues,  sur  un
Surinamien de quinze ans, en Guyane Française…
Ayant  vu,  ce  qu’il  faut  croire  que  je  devais  accepter  et  garder  pour  moi,  à  défaut  d’y
participer,  je  me  voyais  une  étiquette  de  mythomane  placardée  par  mon  commandement,
malgré sa vaine tentative pour faire ensuite établir ma « tare » par une expertise psychiatrique.
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L’étiquette  en  question  devait  d’ailleurs  ressortir  quelques  années  plus  tard,  par  le  biais  de
certains  pseudos  enquêteurs  de  gendarmerie,  à  l’occasion,  donc,  de  l’affaire  de  l’homme-groupe-de-combat.
Dans l’histoire que vous allez lire ici, je replonge tête baissée dans cette abjecte réalité où des
enfants  sont  violentés  et  sexuellement  abusés,  avec  la  complaisance  des  institutions,  voire,
leur complicité…
Mais  pour  bien  comprendre  l’histoire  qui  suit,  et  ma  conduite  à  travers  celle-ci,  vous  savez
donc  maintenant  que  j’ai  des  antécédents  de  gendarme,  d’homme-groupe-de-combat,  de
désaxé  en  souffrance  de  traitement,  d’aventurier  kidnappeur,  et  que  je  souffre  d’allergie
chronique à la violence appliquée sur des personnes vulnérables…
Vous savez surtout quelle vision j’ai de nos institutions, avant d’appréhender…

…L’AFFAIRE VINCENT

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Partie I

Vers l’activisme engagé

Chapitre premier : Enrôlé à « Politique de Vie » contre les « violences judiciaires »…

(Septembre 2006)
L’été passé sur les plages de Corse à faire du coaching sportif pour des centres de vacances,
avec ma compagne, m’avait rechargé.
Un  an  plutôt  en  effet,  j’avais  rencontré  sur  la  côte  d’Azur  une  charmante  jeune  allemande,
Janett,  et  malgré  ma  situation  désavantageuse  nous  ne  nous  étions  plus  quittés,  et  avions
entrepris  notre  reconversion  ensembles  dans  le  coaching  sportif,  puisqu’elle  avait  décidé  de
plaquer sa carrière de cadre à la VOLKS BANK pour me suivre à l’aventure.
C’est  en  effectuant  diverses  recherches  sur  le  poste  Internet  d’un  hôtel  avec  lequel  nous
avions un partenariat, que je tombai sur le site de Politique de Vie.
Si  quelques  mois  insouciants  passés  sous  le  soleil  Corse  m’avait  un  tant  soi  peu  fait  oublier
mes  tracas,  j’en  avais  négligé  de  me  protéger  avec  une  expertise  psychiatrique  digne  de  ce
nom.
L’association sur laquelle je venais de tomber m’intéressa au plus haut point : Son président,
Christian  COTTEN,  outre  le  fait  qu’il  se  présentait  comme  un   psychothérapeute,  prétendait
venir en aide aux personnes victimes de violences judiciaires.
Il  ne  pouvait  pas  mieux  tomber !  J’espérais  naïvement  trouver  une  aide  précieuse  pour
constituer  un  dossier  et  le  présenter  devant  la  Cour  Européenne  des  Droits  de  l’Homme  –
n’ayant  pas  encore  tout  compris  à  cette  époque  –  et,  d’une  pierre  deux  coups,  me  faire
expertiser par quelqu’un risquant peu de m’enfoncer arbitrairement.
J’avais  tout  de  même  été  un  peu  gêné  par  le  fait  qu’il  fasse  l’apologie  du  cannabis  et  qu’il
plaide  pour  sa  dépénalisation,  étant  pour  ma  part  totalement  hermétique  à  cette  idée,  et
allergique je dois l’avouer, aux fumeurs de joins…
Gendarme un jour, gendarme toujours !…
Je relevai malgré tout le numéro de téléphone du bonhomme et l’appelai  d’une cabine, pour
convenir d’une rencontre à son siège en région parisienne.
La saison estivale arrivant à sa fin, nous décidâmes, Janett et moi, de nous fendre d’un aller-retour jusqu’à Paris pour rencontrer le psychothérapeute.
L’accueil fut plus que sympathique et engageant, je dois l’admettre.
L’homme était frêle et énergique, la cinquantaine à lunettes, tout de blanc vêtu, cheveux blanc
gris mi-longs ramassés en une éternelle queue de cheval.
Il  avait  tout  du  soixante-huitard  en  puissance,  un  vague  faux  air  à  la  Gandhi  qu’il  cultivait
adroitement, revendiquant un monde meilleur où le cannabis serait libre pour tous, et où tout
les bienfaits de la Terre devraient se répandre à profusion pour tous les citoyens du monde.
Un beau discours un peu trop déjà vu, sans doute, mais l’homme semblait avoir le mérite de
se battre pour ce qu’il prétendait nourrir comme idéal.
Je fus d’une part impressionné par le combat qu’il prétendait mener, mais également par tout
ce  qu’il  semblait  savoir  sur  la  face  cachée  de  notre  société,  entre  les  divers  scandales  qui
l’occupaient, et les vérités interdites qu’il détenait dans de nombreux domaines.
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Janett  partageait  avec  moi  cette  soif  de  tout  comprendre  avant  tout,  et  de  découvrir  le  vrai
visage de ce monde dans lequel on avait jusqu’ici évolué l’un et l’autre, sans en savoir grand
chose.
Ces premiers échanges,  au cours de cette première journée, furent  générateurs pour Janett et
moi  d’un  enthousiasme  certain,  et  de  grands  espoirs  pour  un  avenir  qu’on  voyait  déjà
passionnant et utile à la fois, pour nous deux, qui étions à la fois si disponibles et demandeurs
d’expériences de vie…
J’ai  toujours  eu  tendance  à  m’emballer  trop  vite,  je  l’avoue,  et  une  fois  de  plus  je  crus
rapidement m’être fait un nouvel et précieux ami, séduit malgré tout par un certain bagou, il
faut  le  reconnaître,  et  l’énergie  bon-enfant  du  personnage,  certes  passablement  boosté  à
l’herbe à rigoler…
Mon  dossier  sembla  l’intéresser  au  delà  de  mes  espérances ;  le  fait  que  je  fus  un  ancien
gendarme  encore  plus,  et  il  en  vint  rapidement  à  me  proposer  de  me  joindre  à  lui  dans  sa
campagne pour les présidentielles de 2007.
Je lui fis savoir poliment que la politique n’était pas ma tasse de thé, comme on dit, et que j’y
étais même réfractaire, n’ayant plus la moindre illusion à propos de cet univers pourri.
Et, me retrouver à coller des affiches ou à vendre en porte à porte des livres parlant de faire
dépénaliser  le  pétard,  en  plat  principal  d’un  plan  de  campagne,  ne  m’inspirait  rien  d’autre
qu’une furieuse envie de reprendre le ferry.
Beau joueur, le père COTTEN n’insista pas, me prodiguant de belles promesses quant à son
aide dans le traitement de mon affaire de violences judiciaires.
Il était clair que nous n’en resterions pas là avec notre nouvel ami, qui nous invita avant tout
au  dîner  qu’il  organisait  au  lendemain,  réunissant  dans  un  restaurant  de  son  quartier  les
membres de son bureau.
Janett  avait  toujours  rêvé  de  vivre  à  PARIS,  ou  au  moins  d’avoir  l’opportunité  de  découvrir
cette capitale mythique.
Pour  ma  part,  l’aventure  qui  se  profilait  n’était  pas  pour  me  déplaire,  ayant  tendance  à  me
lasser  de  rester  trop  longtemps  au  même  endroit.  Dans  le  cas  où  nous  déciderions  de  tenter
cette nouvelle aventure en région parisienne, la Corse resterait notre point de chute pour notre
activité estivale.
La  question  du  logement  se  fit  rapidement  rappeler  à  notre  bon  souvenir ;  il  nous  fallait
trouver avant tout une chambre d’hôtel pour la nuit, et nous ne nous y étions pas pris à temps,
persuadés que ça ne poserait pas plus de problème que ça.
C’était sans compter les salons et la cohue qu’ils généraient sur les hôtels.
Las d’avoir tourné dans tout Paris et alentours avec la Golf de Janett, nous en fûmes  réduits à
dormir dedans, tant bien que mal.
Le lendemain, si nous n’étions pas plus frais que ça, nous retournions voir notre nouvel ami à
l’heure qu’il nous avait indiquée.
Nous reprîmes la discussion sensiblement là où nous l’avions laissée, envisageant carrément
notre installation immédiate dans la région.
Je  fus  appâté  par  la  perspective  d’inclure  l’équipe  de  Politique  de  Vie  en  tant  que  membre
actif  bénévole ;  COTTEN  me  proposa  de  rester  l’aider  dans  le  traitement  de  ses  dossiers  en
attente, ce qui flattait mon ego.
J’aurais  un  bureau  à  ma  disposition  pour  dégrossir  des  affaires  de  violences  judiciaires,  les
mettre  en  forme  en  rédigeant  des  rapports  chronologiques  avec  leurs  pièces  essentielles
classées en pièces jointes. Je n’ai jamais été friand de travail de bureau, bien qu’aimant lire et
écrire, mais pour le coup j’étais plus que motivé : Je pouvais intégrer une équipe d’activistes,
apprendre beaucoup de choses, et me rendre utile !
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La discussion tourna rapidement aux projets que nous pourrions avoir Janett et moi, et en la
questionnant  sur  sa  formation  et  expérience  professionnelles,  le  bonhomme  lui  proposa  tout
de go de travailler à temps partiel à son secrétariat.
En effet, le siège social de l’association Politique de Vie servait également de logistique pour
un  bizness  de  vente  de  compléments  alimentaires  par  Internet,  et  Christian  COTTEN
cherchait  justement  quelqu’un  pour  gérer  les  commandes,  afin  de  se  rendre  plus  disponible
pour son association…  et surtout sa campagne présidentielle.
Je  n’avais  jamais  entendu  parler  de  silicium  organique  avant ;  pas  plus  que  de  beaucoup  de
sujets  qui  s’entrecroisaient  frénétiquement  dans  cet  appartement  trois  pièces  de  Boulogne
Billancourt.
Je n’avais non plus jamais entendu parler de feu Loïc Le RIBAUT ; je ne savais sur le sujet
que  ce  que  Christian  COTTEN  en  disait,  à  savoir  que  l’homme,  inventeur  donc  du  G5,  une
formule  de  silicium  organique,  complément  alimentaire  miracle,  avait  dû  s’expatrier  soit-disant suite à d’incommensurables problèmes avec l’inquisition médicale et judiciaire.
COTTEN  aurait  été  son  ami,  et  l’aurait  aidé  dans  le  cadre  de  ses  ennuis  avec  le  terrorisme
médical,  et  c’est  ainsi  qu’il  aurait  hérité  du  fichier  clients  dont  il  semblait  vivre  fort
avantageusement.
Si nous avions su plus tôt qu’en réalité,  Christian COTTEN avait profité de la situation pour
voler  le  dit  fichier-client  à  son  « ami »,  nul  doute  que  Janett  et  moi  aurions  été  plus
circonspects dans notre analyse du bonhomme, et de l’implication à prendre dans ses projets
et activités.
Mais loin de ces considérations, tout se profila très vite au cours de cette deuxième journée à
Boulogne Billancourt.
Entre  la  proposition  de  travail  faite  à  Janett,  la  nécessité  de  régler  mon  problème,  et
l’invitation  qui  m’était  faite  à  joindre  le  bureau  de  Politique  De  Vie,  notre  décision  était  en
fait déjà prise avant que la soirée n’arrive, soulevant à nouveau le seul écueil incontournable,
celui du problème de logement.
Nous n’avions déjà plus grand chose en poche à cette époque, et même si je bénéficiais encore
d’allocations  chômages  pour  un  montant  avoisinant  les  900  euros  par  mois,  notre  champ
d’action restait tout de même réduit.
Quand  bien  même  nous  aurions  été  larges  sur  le  plan  de  nos  finances,  se  loger
convenablement en région parisienne relève pour quiconque de la gageure.
C’était  sans  compter  sans  les  inestimables  ressources  de  COTTEN,  qui  nous  parla  d’une  de
« ses »  victimes  de  violence  judiciaire,  mais  surtout  propriétaire  avec  son  mari  d’un
magnifique  appartement  en  plein  Neuilly,  inoccupé,  in  louable  et  invendable  parce  qu’objet
justement de conflits fratricides sur fond de partages de biens.
Les  affaires  bien  sordides  si  répandues,  où,  un  frère,  quand  ça  n’est  pas  une  sœur,  entend
s’approprier tout un héritage, une fois les parents opportunément disparus.
Pour  cette  femme,  les  violences  judiciaires  s’exprimaient  donc  sur  ce  thème,  à  travers
quelques interférences franc-maçonniques.
Nous  eûmes  la  chance  d’en  faire  la  connaissance  au  cours  du  dîner  de  réunion  organisé  par
COTTEN, et de sympathiser immédiatement avec la dénommée Marianne.
Marianne  nous  proposa  tout  simplement  d’emménager  dans  son  appartement  cossus  et
meublé de Neuilly sur Seine, avec le seul risque très réduit selon elle, de nous faire gentiment
expulser par la sœur de son mari.
Tout nous souriait incroyablement, telle une suite de synchronicités, pour que nous acceptions
la nouvelle expérience qui s’offrait à nous.
J’allais  effectivement  être  servit,  un  peu  plus  sévèrement  heureusement  que  ma  compagne,
dans les semaines à suivre.
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La soirée nous permit de faire la connaissance des membres du bureau, et de quelques autres
victimes de violences judiciaires ; une douzaine de personnes, qui se présentèrent l’une après
l’autre à l’assemblée, prenant la parole debout, en bout de table.
En  tant  que  nouvelle  recrue,  je  fus  invité  à  en  faire  de  même,  et  conclus  mon  speach  par  la
nécessité,  aux  vues  de  tout  ce  que  j’avais  déjà  pu  entendre,  de  ne  pas  négliger  l’action  dans
notre démarche pour aider les autres.
Cette  annonce aurait dû mettre la puce à l’oreille de COTTEN, sur le fait que nous finirions
par nous opposer quant à la conduite à tenir face à un cas de violence judiciaire plus brûlant
que les autres.
Pour l’heure, moi qui était venu chercher de l’aide pour mon propre dossier, je me retrouvais
embrigadé pour traiter ceux des autres avant le mien, qui se perdit au final dans les oubliettes.
En  effet,  accaparé  pour  quelques  mois  par  l’affaire  Vincent  qui  allait  me  tomber  dessus
prochainement, je laisserai s’écouler les six mois de délais de recours sans pouvoir présenter
mon affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
En tant que bénévole de l’association de COTTEN, en dehors de mon travail de bureau, j’ai
eu  le  plaisir  d’être  sollicité  pour  intervenir  accessoirement,  plus  activement,  à  l’occasion
d’audiences publiques, ou pour conseiller des victimes manipulées par leurs propres avocats –
ce qui est chose courante, le tout, c’est de s’en apercevoir -.
A ce moment là évidemment, je n’avais pas encore compris le contexte général d’imposture
institutionnelle, et devais parfaire mon éducation.
Mais  j’avais  au  moins  pressenti  à  mes  dépends  que  notre  appareil  judiciaire  ne  puisse  être
qu’une  illusion  malfaisante ;  qu’une  imposture  qui  brandirait  le  mot  dysfonctionnement  dès
qu’elle  serait  prise  en  faute,  le  temps  d’organiser  quelques  machinations  pour  interdire  tout
sursaut de justice, et surtout toute médiatisation malencontreuse.
Le  fait  d’avoir  perdu  en  cassation  dans  mon  affaire  d’homme-groupe-de-combat  m’avait
indiqué que l’imposture judiciaire s’étendait au delà des limites de l’île de la Réunion, et ma
mésaventure malgache m’avait fait toucher du doigt l’imposture politique française.
Confirmation de ces états de fait me fut donc apportée lors de mon passage à Politique de Vie,
et  même  si  je  nourris  aujourd’hui  de  très  sérieuses  réserves  quant  à  la  sincérité  de  son
président – nous y reviendrons en détails – je dois reconnaître que sa rencontre m’a beaucoup
apporté dans le domaine de la compréhension de notre univers sociétal putride.
Lui-même, à travers son véritable rôle dans le dispositif général que je devais finir par percer
à  jour,  m’a  permis  de  comprendre  le  jeu  des  « paratonnerres » ;  quand  des  associations  ou
mouvements politiques soit-disant indépendants viennent leurrer quantité de citoyens en quête
d’alternatives  à  ladite  imposture  institutionnelle,  pour  les  embringuer  dans  de  mauvaises
directions…
Ceci  dit,  dans  cette  association  je  devais  donc  poursuivre  l’étude  de  cas  concrets  en  matière
d’impostures politiques et judiciaires.
Voici, pour respecter la chronologie de mon récit, un échantillon de ce que je devais découvrir
en  terme  d’affaires  révoltantes, à  travers  cette  association  de  prétendue  lutte  contre  les
violences judiciaires.

Chapitre trois : Le scandale de l’amiante

Comme tout bon citoyen intoxiqué par les médias, j’étais resté sur l’idée que cette catastrophe
sanitaire avait été réglée, et que les victimes avaient reçu justice.
Je  découvris  que  cette  justice  attendait  en  fait  que  les  derniers  des  milliers  de  dockers
intoxiqués meurent, en les menant de procès truqués en recours vains ; j’appris en outre que
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de  nombreux  navires  de  la  marine  nationale  intoxiquaient  par  l’amiante  des  milliers  de
militaires ; secret défense, et bonne retraite, les gars !
J’appris  que  des  universités  telle  que  la  Sorbonne  et  étaient  copieusement  « amiantées »,
contaminant chaque année, des milliers de jeunes gens du monde entier.
Je  compris  que  tout  cela  était  étouffé,  malgré  les  alertes  lancées  par  quelques  activistes
tenaces mais socialement anéantis par leur combat, ou, pour être plus précis, par l’imposture
politico-judiciaire…
Je  rends  ici  hommage  à  Michel  LANGINIEUX,  qui  continue  à  lutter,  seul  contre  tous,  sans
réelle  aide  concrète  –  bien  que  gravitant  dans  la  sphère  de  COTTEN ?!…-  dans  l’espoir  de
permettre  que  soit  un  jour  mis  fin  à  l’infraction  en  cours,  et  aux  dommages  irréversibles
qu’elle  cause  insidieusement,  essentiellement  sur  des  milliers  de  jeunes  étudiants,  avec  les
effets à retardement que nous savons.
La  gravissime  infraction    « d’exposition  volontaire  d’autrui  à  des  substances  toxiques »  n’a
jamais fait l’objet jusqu’à aujourd’hui de réel traitement ; et pour employer la terminologie si
prisée  par  l’imposture  judiciaire,  il  n’a  jamais  été  « mis  fin  à  la  dite  infraction,  à  sa
persistance et à son aggravation », loin s’en faut.
Pourquoi donc ?
En  fait,  je  suis  convaincu  aujourd’hui  qu’au  delà  des  histoires  de  gros  sous  et  des  fuites  de
responsabilités à la FABIUS avec son sang contaminé, il est une volonté formelle et occulte
de tout entreprendre à travers notre univers sociétal miné, pour rendre chacun d’entre nous le
plus  malade,  le  plus  vulnérable  et  malléable  possible,  le  plus  dépendant  possible  également,
d’une  monstrueuse  imposture  médicale  et  sanitaire  proprement  mafieuse,  entre  autres
impostures institutionnelles.
Mais  cette  réponse  ne  trouve  son  contexte  qu’au  bout  de  mon  parcours,  une  fois  de  plus,  et
donc à la fin de ce livre, car pour l’heure je n’en suis pas encore là dans mes analyses.

Chapitre trois : L’affaire du village de Bourg-Fidèle

Un  autre  dossier  me  révolta  au  plus  haut  point ;  il  s’agit  de  l’affaire  du  village  de  Bourg-Fidèle,  face  aux  criminels  de  l’entreprise  Métal  Blanc,  usine  de  traitement  de  déchets
toxiques, ou …
…quand tout un village meurt d’empoisonnement, et que les seuls osant tenter de se défendre
se  retrouvent  déboutés  face  à  l’industriel  empoisonneur,  grâce  aux  bons  soins  de  magistrats
proprement corrompus… et que l’on vous explique qu’il faut bien qu’une usine se charge de
traiter ces déchets, et qu’il faut bien mettre cette usine quelque part, alors que par ailleurs une
catastrophe  écologique  majeure  est  en  cours,  par  contamination  du  fleuve  l’Adour,
notamment.
Faisons  si  vous  le  voulez  bien,  un  zoom  sur  cette  effroyable  affaire  d’empoisonnement  de
masse, de détournement de fonds et de corruption :

J’ai eu la chance de pouvoir accompagner Christian COTTEN, à la cour d’appel de REIMS,
le 03 octobre 2006, pour assister à l’audience d’appel du jugement du tribunal correctionnel
de CHARLEVILLE-MEZIERES, lequel avait été prononcé le 25 avril 2005.
L’affaire opposait donc la SA « METAL BLANC » –  usine de traitement de déchets toxiques
dont le PDG était un certain Renaud BOURSON, assisté d’un certain auxiliaire de justice du
nom  de  BLOCQUAUX.-,  à  quelques  riverains  du  village  de  Bourg-Fidèle,  victimes
d’empoisonnement, et regroupés en parties civiles assistées de six avocats.
Parmi  les  six  auxiliaires  de  justice,  un  certain  FARO,  avocat  de  l’association  « Green-Peace »…
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L’appel avait été interjeté par les deux parties.
En  première  instance,  « Métal  Blanc »  avait  été  condamnée  à  une  simple  amende,  sans  la
moindre décision annexe lui faisant entrave pour continuer le massacre.
Il  apparaissait    dans  les  débats  auxquels  j’assistais  que  l’usine  était  responsable  d’une
contamination extrêmement grave de ses ouvriers, mais également des habitants du village de
Bourg-Fidèle et de son environnement.
L’usine  avait  été  à  maintes  fois  mise  en  demeure  de  se  mettre  aux  normes  en  vigueur,  mais
elle  ne  l’avait  pas  fait  avant  soit-disant  une  datte  récente  qu’il  reste  à  déterminer,  puisqu’il
semblerait que rien n’ait en fait changé à ce jour.
Il apparaissait également, aux vues du contexte de l’audience et de l’affaire elle même, ainsi
qu’aux  vues  des  témoignages  concernant  les  effets  persistants  notamment  sur  la  nature,  que
tout laissait à penser qu’en réalité il n’en était rien, et que l’on nous mentait :
J’avais pu étudier tout le dossier à tête reposée, avant de me plonger dans cette audience.
Les  victimes  d’empoisonnement,  hommes,  femmes  enfants  étaient  nombreuses,  et  les
personnes  atteintes  étaient  très  gravement  intoxiquées.  Certaines  d’entre  elles  étaient  déjà
mortes, d’autres à l’article de la mort.
La  nature  était  irrémédiablement  contaminée,  et  vomit  encore  à  l’heure  actuelle  ses  flots  de
matières  organiques  toxiques  et  rougeoyantes ;  l’air  du  village  de  Bourg  Fidèle  est  toujours
âcre et acide…
Ceci  dit,  les  points  principaux  que  j’ai  pu  relever  tant  dans  l’étude  du  dossier  qu’à  cette
audience sont :

–  le non respect des normes européennes et de la réglementation française
–  la violation du code du travail
–  le caractère intentionnel des infractions
–  la gravité des infractions
–  la persistance des effets desdites infractions
–  la persistance des infractions elles mêmes
–  le nom respect de la personne humaine, de la vie humaine, et pas seulement de
la part du prévenu…
–  un  « dysfonctionnement »  d’une  extrême  gravité  de  l’appareil  judiciaire  pour
employer un euphémisme si commode…

La  défense  s’est  révélée,  quant  à  elle,  d’une  platitude  aussi  pathétique  qu’effarante,  d’une
ineptie    crasse  et  d’une  inefficacité  suspecte,  car  criante.  Les  auxiliaires  de  justice  en  scène,
monopolisant le cadre d’expression des parties civiles, se sont exprimées sur un ton neutre et
détaché, avec des difficultés bien souvent à se faire entendre.
Je n’ai pas résisté à l’envie d’interroger l’avocat FARO sur son absence de répartie, à l’issue
de l’audience ; il m’a répondu textuellement qu’il n’était pas en forme.
J’ai par contre résisté à l’envie de lui mettre mon poing dans la figure, me rappelant de l’épée
de  Damoclès  suspendue  au  dessus  de  ma  tête,  concernant  ma  condamnation  à  subir  une
psychothérapie.
Il  semble  d’ailleurs  que  cela  devait  faire  un  certain  moment  que  ce  traître  avait  perdu  la
forme, tout comme les cinq autres avocats de la défense ; jugez-en vous même :

–  les parties civiles n’avaient jamais pu consulter le dossier pénal
–  aucun  des  six  avocats  n’avait  relevé  le  fait  que  l’avocat  de  la  partie  adverse
BLOCQUAUX, avait remis ses conclusions le jour de l’audience, à 14 heures,
devant tout le monde, sans qu’aucune des parties civiles n’ait donc pu en avoir
connaissance…  Il  s’agit  pourtant  d’une  atteinte  grave  à  l’article  6  de  la
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Convention  Européenne  de  la  Sauvegarde  des  Droits  de  l’Homme  et  des
Libertés  Fondamentales,  laquelle  a  d’ailleurs  été  bafouée  sans  aucune
vergogne durant toute l’affaire…
–  aucun  d’entre  eux  n’a  contrarié  la  récusation  et  la  réforme  d’un  rapport  de
gendarmerie  par  l’auxiliaire  de  justice  BLOCQUAUX,  pour  une  simple
coquille  dans  sa  présentation ;  ce  rapport,  fait  par  la  Brigade  Scientifique  de
Gendarmerie de Rosny Sous Bois confirmait pourtant l’empoisonnement d’une
exceptionnelle gravité des habitants du village et de son environnement…
Ou,  comment  écarter  des  débats  une  pièces  à  charges  trop  lourde  et  trop
compromettante…

Le  rôle  de  ces  auxiliaires  de  justice  semble  en  fait  d’avoir  servi  à  canaliser  la  défense  elle-même, en ne lui permettant pas de relever ce qui devait être relevé, et traité. Classique.
Enfin, pour confirmer mon impression, aucun de nos six chevronnés auxiliaires de justice n’a
donné la parole aux victimes, bien que cela ait été prévu de longue date…
Effectivement,  parmi  ces  victimes  irrémédiablement  empoisonnées,  attendait
courageusement,  l’angoisse  au  ventre,  un  petit  garçon  de  dix  ans  et  demi,  déterminé  à
témoigner ; Sullyvan, intoxiqué par les métaux lourds et les émanations toxiques, au point que
sa croissance même ait été compromise…
Attendait également madame Denise SCHNEIDER, habitante de Bourg Fidèle à l’époque, et
victime  gravement  atteinte  comme  en  attestent  ses  nombreuses  analyses  médicales,  que  son
avocat FARO n’a pas daigné présenter.
J’ai gardé longtemps une correspondance avec cette courageuse femme, tant que ma situation
me le permettait, et ai eu entre mes mains toutes les pièces de son lourd dossier, à commencer
par ses fameuses analyses médicales..
Non.  L’essentiel  des  débat  s’est  fait  sur  des  considérations  techniques  et  particulièrement
ennuyeuses ;  on  a  parlé  chimie,  pourcentages,  chiffres,  avec  des  tournures  barbares  aussi
rébarbatives  qu’inaccessibles  pour  les  idiots  que  nous  sommes,  nous  qui  n’avons  aucun  lien
de parenté avec l’élite, si ce n’est celui de serfs…
La stratégie employée par l’imposture judiciaire mise en scène ce jour là, consistait, pour ne
pas rompre avec les traditions, en une sombre manœuvre pour dévier les débats en dehors de
la zone dangereuse pour les prévenus.
Les notions de drame humain, de crime odieux et volontaire n’ont donc pas été abordées, ou
très furtivement…
L’appareil  judiciaire,  avec  tous  ces  impétrants  en  rangs  impeccables,  a  mis  en  œuvre  –  sur
ordre – sa stratégie favorite ; celle de l’écran de fumée, que j’appelle aussi volontiers « poudre
de PERLIMPINPIN ».
L’avocat  général  PETIT  JEAN  nous  a  cependant  surpris,  l’espace  de  son    réquisitoire,  nous
donnant  l’espoir  qu’une  réelle  justice  menaçait  de  se  réveiller  enfin,  malgré  cette  manifeste
volonté de la défense de ne pas bousculer la partie adverse ni de nuire à ses intérêts.
Son réquisitoire fut à la hauteur de l’ampleur du crime ; il a prononcé très clairement les mots
« d’avalanche  de  preuves »  et  de  « responsabilité »  dans  des  phrases  sans  équivoque  dont  le
contexte  était  bien  d’incriminer  les  faits,  et  de  mettre  en  cause  clairement  le  comportement
conscient  et  criminel  de  leurs  auteurs.  Son  intervention  m’est  apparu  comme  un  acte  de
témérité    imprévue,  qui  serait  venu  braver  la  logique  du  mensonge  et  de  la  manipulation  de
l’appareil judiciaire.
Mon  cœur  battait  plus  perceptiblement ;  s’agissait-il  d’un  rebelle  héroïque,  qui  aurait  choisi
de sacrifier son profil de carrière et de trahir le probable serment fait à sa confrérie, pour venir
en aide à ces malheureux, et faire enfin justice ?
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Hélas  non ;  il  devait  conclure  en  demandant  le  maintien  d’une  amende  d’une  centaine  de
milliers d’euros… …pour l’Etat, et la mise sous surveillance judiciaire de l’usine.
Cette même usine qui se jouait des précédentes mises en demeures, depuis de si longues et si
fatidiques années.
Monsieur PETIT JEAN doit avoir la conscience dans les chaussures.
En  fait,  nous  n’étions  pas  dans  un  tribunal,  où  des  réquisitoires  donnent  lieu  à  des
propositions de sentences et de mesures cohérentes, mais dans un sinistre théâtre, ou la seule
tirade  poignante  –  que  manifestement  seul  un  magistrat  pouvait  s’autoriser  –  n’avait  d’objet
que  d’émouvoir  son  public,  comme  avec  l’odeur  d’un  repas  que  l’on  offrirait  à  des  gens
mourrant de faim…
Pourtant, les faits reprochés sont bien d’une gravité exceptionnelle ; il y a eu empoisonnement
collectif,  horribles  souffrances,  persistance,  mort  d’hommes,  et  de  nombreuses  victimes  de
lésions pour la plupart irréversibles.
Il  y  a  eu  volonté  manifeste  de  continuer  à  empoisonner,  malgré  les  timides  interventions  de
l’Etat demandant la mise aux normes de l’activité.
Pire ; il y a eu des rapport frauduleux et mensongers de la part de la DDASS, de la DRIRE et
de  l’Institut  National  de  Veille  Sanitaire,  qui  couvrent  les  activités  criminelles  de  l’usine  de
Métal Blanc et participent à l’action entreprise pour interdire la manifestation de la vérité et
l’administration de la justice pour tout ces malheureux.
Comme les acteurs de l’appareil judiciaire concernés, ces organismes publics sont coupables
de  mensonges  et  de  complicité  volontaire  de  mise  en  danger  de  la  vie  d’autrui  et
d’empoisonnement, d’homicide, liste non exhaustive, loin de là…
Nous avons le choix, en matière pénale, des « préventions » à utiliser envers les coupables et
leurs complices.
Mais qu’attendre de la « justice », si l’avocat général lui-même se borne à prononcer de belles
paroles  cinglantes,  en  prenant  soin  de  ne  pas  proposer  la  moindre  peine  sérieuse,  ni  la
moindre  mesure pour indemniser les victimes et stopper le désastre ?
En matière de droit, la justice est censée répondre à trois obligations, justifiant que le peuple
la finance et la reconnaisse en tant que telle :

–  soustraire les victimes à la menace dont elles font l’objet
–  faire cesser l’infraction
–  obtenir réparation de son auteur, dans la mesure du possible
–  réprimer le dit auteur de l’infraction, en  fonction principalement de la  gravité
des faits

Si  la  notion  de  répression  peut  être  discutable,  cela  devrait  uniquement  concerner  des  cas
d’infraction  dont  l’élément  morale  resterait  flou,  et  ou  évidemment  il  ne  serait  pas  question
d’atteinte à l’intégrité physique ou à la santé d’autrui dans de telles proportions.
On n’hésite pas, pourtant, à condamner un chauffard ayant provoqué un accident grave de la
circulation,  à  une  peine  exemplaire  de  prison  ferme ;  histoire,  sans  doute,  que  le  « bas
peuple » tremble face à l’appareil judiciaire, mais également pour que ce  dernier maintienne
l’illusion d’être ce qu’il prétend…
Mais  quand  il  est  question  de  rendre  justice  à  des  malheureuses  victimes  d’un
empoisonnement  sévère  et  irréversible  dont  certaines  en  sont  mortes,  face  un  homme  qui
clame  au  milieu  d’un  restaurant  qu’il  « a  déjà  gagné  son  procès,  ayant  fait  le  nécessaire »,
curieusement on s’écrase.
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En  ce  qui  concerne  l’infraction  et  sa  persistance,  rien  ne  change.  Les  victimes  continuent  à
agoniser lentement, le coupable n’a jamais été réprimé, ni même contraint à se soumettre aux
obligations prescrites.
Ne parlons même pas de réparation ; les victimes peuvent mourir dans leur coin.
Le  criminel  impuni  aurait  fini  par  mettre  son  usine  aux  normes ;  alors  que,  pardon  de  me
répéter,  les  déjections  sont  toujours  aussi  conséquentes,  que  l’air  est  toujours  aussi
irrespirable,  l’eau  toujours  aussi  rouge,  et  les  habitants  de  Bourg  Fidèle  toujours  autant
« incommodés ».
La Sous-Préfecture elle-même reconnaît qu’en fait de mise aux normes, il n’en est rien…
La soustraction des victimes à la menace dont elles font l’objet attend toujours…
Deux poids, deux mesures. Ce triste lieu commun n’émeut plus personne, se voulant illustrer
la façon dont la justice est administrée dans notre pays.
Mais  s’il  ne  s’agissait  que  d’attendre  que  justice  soit  faite  pour  punir  un  criminel,  après  un
acte  odieux,  mais  révolu…  On  pourrait,  en  serrant  les  dents,  admettre  qu’il  y  ait  un
mécanisme  de  corruption  assez  conséquent  pour  étouffer  l’affaire ;  et  considérer  avec
philosophie qu’en tout état de cause la répression judiciaire d’un coupable ne ramènerait pas à
la vie ou à la santé une victime, s’il n’y avait rien à attendre en terme de réparation, au moins
sur le plan financier…
Mais un examen plus approfondi de la question mettrait vite en évidence la nécessité de punir
sévèrement  un  tel  coupable,  de  façon  à  préserver  l’épée  de  Damoclès  indispensable  pour
protéger les citoyens de ce genre d’exaction.
L’horreur,  dans  le  sujet  qui  nous  occupe,  c’est  que  la  corruption  a  dépassé  ce  stade ;  elle  a
pour but de permettre à une usine de continuer à empoisonner des malheureux.
Et il y a de toute évidence corruption, laquelle implique ces auteurs passifs dans un processus
de  complicité  d’une  épouvantable  gravité,  que  je  livre  à  la  sagacité  des  personnes  qui
pourraient se sentir concernées…
Corruption ; pour avoir usé de cette terminologie de façon floue dans le sujet qui nous occupe,
je  risque  d’être  poursuivi,  et  quand  à  moi  sévèrement  puni !  Car  les  coupables  de  cette
corruption, aggravée par leurs fonctions, vont s’offusquer de mon accusation.
Mais, s’il n’y a pas corruption ; comment expliquer, alors, les contradictions troublantes entre
experts, suivant qu’ils soient désignés par la partie civile ou par le tribunal ?
Comment  expliquer  que  des  avocats,  habituellement  si  avides  de  provisions  à  rallonges
intempestives, ne demandent pas un centime à leurs clients pour leur défense, en prétendant se
payer uniquement au pourcentage en cas de victoire au procès ?
Quel  formidable  paradoxe,  quand  on  constate  qu’aucun  des  avocats  concernés  n’a  émis  de
conclusion dans lesquelles auraient dû être réclamés des dommages et intérêts !
Comment expliquer, qu’après toutes ces années de combat, les victimes repartent avec un peu
plus  de  désespoir,  et  que  l’usine  de  Métal  Blanc  ne  soit  nullement  inquiétée  dans  son
fonctionnement ?
Ah oui ! Elle a été condamnée à verser une amende de cent milles euros…   …et, au comble
du sordide, à l’Etat !
Où est la justice dans tout ça ?
Si ça n’est pas la corruption qui jette la justice dans une fausse à purin, de quoi s’agit-il ?
Ici,  tout  laisse  à  penser  qu’il  y  a  eu  des  détournements  d’argent  public ;  des  subventions
conséquentes ont été allouées à Métal Blanc, pour la mise aux normes des infrastructures.
Puisqu’elles  n’ont  jamais  été  mises  aux  normes,  comme  en  atteste  d’ailleurs  une  très
alambiquée  réponse de la Préfecture, teintée d’embarras, qu’est-il advenu de tout cet argent,
sorti tout droit de nos impôts ?
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Il  y  eut  notamment  un  prêt  effectué  par  la  CCI .  Celui-ci  fut  transformé  en  don !  Et  le  vice-président de la CCI de l’époque n’est autre que le frère de BLOCQUAUX, l’avocat de Métal
Blanc….
Des menaces et des violences ont d’ailleurs été exercées sur les victimes constituées en parties
civiles ; des personnes ont subi des agressions « en réunion », à leurs domiciles, couvertes par
le préfet de l’époque, Pierre BARATON, qui osait parler de psychose dans la presse !
Le  fonctionnaire  dressait  en  fait  les  citoyens  de  Bourg-Fidèle  les  uns  contre  les  autres,
ouvertement. Nouvelles méthodes pour obtenir la paix sociale, sans doute…
Les agresseurs n’ont été condamnés qu’à rembourser certains de leurs dégâts…
Mais nul doute que la plupart de ces violences est le fruit de manipulations de gens simples et
convaincus de leur bonne fois, et certainement victimes elles-mêmes de l’empoisonnement.
D’autres violences ont probablement été commanditées et payées, sans doute avec une partie
de l’argent détourné…
Je soupçonne que les enveloppes aient dû voler en formation serrée, à cette époque….
Même  le  vice  président  du  comité  de  défense  de  Métal  Blanc,  Jean-Luc  OLVEC,  à  proféré
des  menaces  à  l’encontre  de  ces  victimes  dans  la  presse  écrite,  faisant  allusion  à  l’usage  de
fusils chargés avec du plomb si l’usine devait être fermée ! Cet homme a été élu par la suite
maire de Bourg-Fidèle !
Pour clore le tout, loin d’avoir été inquiétée par la « justice », la direction de cette usine de la
mort à effectué une extension conséquente et totalement illicite.
Les  parties  civiles  qui  n’ont  même  pas  eu  accès  à  la  consultation  de  leur  dossier  pénal,  ont
donc été déboutées par la Cour d’Appel en décision du 07 novembre 2006.
Le  jour  du  rendu  de  jugement,  étant  revenu  sans  COTTEN,  j’ai  incité  les  parties  civiles  à
investir  les  bureaux  du  greffe  du  tribunal  en  question,  afin  d’obtenir  sur  le  champ
l’enregistrement de leur pourvoi en cassation.
Mais,  avec  le  recul  que  j’ai  pris  depuis,  je  sais  aujourd’hui  que  c’est  aussi  vain  que  toute
démarche  intentée  auprès  d’institutions  parfaitement  corrompues,  que  se  soit  au  niveau
national ou européen.
Les victimes de métal blanc ont été trahies de façon abjecte par le système judiciaire de notre
pays, et n’auront sans doute jamais justice.
Le  Peuple  Souverain  de  France  a  été  une  nouvelle  fois  trahi  au  profit  de  ceux  qui  ont  le
pouvoir de l’argent, le pouvoir d’empoisonner et de tuer impunément en son nom.

L’affaire du massacre de l’Ordre du Temple Solaire fut également très instructive pour moi,
ayant eu la chance de l’étudier là encore dans le détail :
Quand  des  malheureux  attirés  dans  une  secte,  elle-même  couverture  d’un  réseau  de  trafic
d’armes  finançant  certains  partis  politiques,  sont  assassinés  dans  un  crime  épouvantable,
maquillé  en  suicide  collectif…  Il  était  devenu  urgent  pour  nos  mafieux  de  sacrifier  leur
couverture, et quelques malheureux au passage, histoire de faire illusion.
L’affaire  passant  en  appel,  j’ai  participé  à  ce  procès  ahurissant,  où  les  magistrats  se
gargarisaient  de  leurs  connaissances  ésotériques  acquises  par  leur  appartenance  à  la  franc-
maçonnerie,  qu’ils  prenaient  ouvertement  en  référence,  plutôt  que  de  traiter  de  droit  et  de
faits,  pendant  que  les  expertises  confirmant  le  crime  étaient  écartées  au  profit  d’expertises
bidonnées  conduites par des corrompus.
Je ne résiste pas à la tentation de vous relater cet épisode.

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Chapitre quatre : Massacres de l’Ordre du Temple Solaire : le criminel secret  d’Etat

« Je ne risque rien dans l’affaire du massacre de l’OTS ; c’est une affaire d’Etat… »
Charles PASQUA.

Je vous emmène si vous le voulez bien à la fin du mois d’octobre 2006, à la Cour d’appel de
GRENOBLE.Christian COTTEN s’est constitué partie civile à l’occasion du procès en appel
de  Michel  TABACHNICK  dans  le  dossier  du  massacre  des  adeptes  de  l’Ordre  du  Temple
Solaire. Je l’ ai accompagné à ce procès, lequel dura plusieurs jours.
Il faut que vous sachiez que les soixante seize morts dans le double massacre, entre celui de la
Suisse et celui du Vercors, n’ont pas, à ce jour, été honorés de la manifestation de la vérité.
Celle-ci est interdite à leur mémoire, tout comme à leurs proches, par l’imposture judiciaire.

Flash-Back :

En  1995,  la  presse  nous  révéla  un  horrible  fait-divers ;  16  cadavres  à  moitié  carbonisés,
présentant des impacts de balles dans le corps et dans la tête, furent découverts dans un coin
perdu du Vercors. Ils étaient disposés en cercle, les pieds réunis en son centre, et des sacs en
plastic  encore  intacts  masquaient  leurs  têtes,  à  travers  une  macabre  mise  en  scène  de  rituel
sacrificiel.
Les victimes étaient des hommes, femmes, enfants, adeptes de ce que l’on désigna par la suite
de  « secte de l’Ordre du  Temple Solaire » ; la France entière fut secouée par l’horreur de  ce
« suicide collectif »…
Un  an  plus  tôt,  le  premier  « suicide  collectif »  avait  fait  des  dizaines  de  mort,  en  Suisse,  et
défrayé la chronique.
Suicide collectif, donc…
Car,  rappelez-vous ;  la  presse,  au  moment  des  faits,  orienta  de  façon  impérative  l’opinion
publique  vers  cette  thèse :  Personne,  moi  pas  plus  que  vous,  ne  suspecta  la  supercherie,
tellement l’émotion collective suscitée par le bruit fait autour de ces « suicides collectifs » et
autour  de  ces  « sectes »  si  dangereuses,  sut  permettre  que  soit  imposée  cette  version,
d’autorité. A cette époque, je devais avoir 27 ans ; je sortais d’une unité spéciale de l’armée
où  j’étais rentré après avoir démissionné de la gendarmerie, et commençais ma « carrière » de
chef  d’entreprise  dans  la  protection.  Mon  « éducation »  militaire  me  permettait  de  me
satisfaire  pleinement  de  ce  que  je  gobais  stupidement  par  voie  de  presse,  au  sujet  de  ce  fait
divers, et j’étais totalement révolté par celui-ci, et par l’existence de « sectes si nocives »…
Pourtant,  j’étais  loin  de  me  douter  que  j’étais  victime  d’une  manipulation  médiatique
commanditée par « le Pouvoir », et rendue possible si facilement par le lavage de cerveau que
je subissais comme tout un chacun, à mon insu, depuis mon plus jeune âge.
Mais  Internet  a  son  intérêt  –  bien  que  constituant  à  mes  yeux  un  piège  insidieux.  En
l’occurrence,  des  scandales  enfouis  remontent  à  la  surface  et  échappent  relativement  au
contrôle de la censure ( Du moins celle qui sévit au niveau juste supérieur de celui dans lequel
nous  évoluons,  dans  la  grande  pyramide  sociétale  criminelle,  le  dernier  étage  du  sommet
ayant d’après moi intérêt à ce que des troubles sociaux, voire de civilisation, naissent de ses
« révélations interdites » permises par cet outil suspect qu’est l’Internet…).
Une  grande  partie  de  la  vérité  devient  accessible,  avec  son  prix  à  payer,  et  les  préjugés
peuvent enfin être remis en question, et même brisés.
Donc  moi,  l’ancien  gendarme  et  para  « pur  et  dur »,  formaté  pour  porter  –  par  exemple  –  un
jugement  sans  appel  sur  ce  qui  est  désigné  de  sectes  par  l’ « autorité »,  je  passais  pour
l’occasion  dans  le  camp  d’un  certain  Christian  COTTEN,  qui  s’était  constitué  partie  civile
dans  ce  dossier  parce  qu’ayant  fait  parti  du  lot  des  « minorités  spirituelles »  qui  avaient  été
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clouées au piloris et fichées comme « secte ». Le psychothérapeute psychosociologue, adepte
des  médecines  douces  –  surtout  de  celles  qui  se  fume… –  avait  été  pris  dans  la  tourmente
d’une vaste chasse aux sorcières organisée par l’Etat suite à ce fait divers…
Du moins, c’est sa version des faits, et quelque soit sa réelle bonne fois, ça ne change rien à la
réalité de cette énième manipulation médiatico-judiciaire pour interdire la manifestation de la
vérité sur un épouvantable crime.
Ça ne change rien non plus au fait qu’effectivement, les minorités intellectuelles et spirituelles
sont prises pour cible depuis l’affaire de l’Ordre du Temple Solaire, à travers une inquisition
implacable.  Celle-ci  est  appliquée  par  le  terrorisme  d’Etat  pour  le  compte  des  lobbies
criminels de l’industrie médicale et pharmaceutique, des lobbies du nucléaire ou de l’industrie
alimentaire.
Pourquoi ?  Le  but  de  l’opération  consiste  à  « criminaliser »  et  neutraliser  ainsi  leurs
détracteurs.
Dans  le  même  ordre  d’idée,  sont  traquées  toutes  minorités  qui  dénonceraient  et/ou
démontreraient  l’imposture  en  matière  d’énergie,  de  santé  publique  et  d’alimentation ;
démonstration qui risquerait de s’imposer de façon pacifique et crédible, à travers un style de
vie alternatif,  en autarcie affranchie de tout ce qui nous est imposé par lesdits lobbies.
Quelle  ironie  quand  on  sait  que  les  acteurs  de  l’imposture  institutionnelle  qui  prétendent
traquer  les  sectes,  pour  le  compte  de  leurs  donneurs  d’ordre  de  l’industrie  et  de  la  haute
finance,  baignent  eux-même  avec  ceux-ci,  majoritairement,  dans  diverses  sectes  et  sociétés
secrètes.
Au moment où j’écris ces lignes, ce jeudi 19 novembre 2009, je ne peux résister à l’envie de
vous  citer  à  titre  d’exemple,  l’usage  fait  de  la  propagande  anti  secte  pour  criminaliser  les
personnes dénonçant le complot de la grippe A et de ses vaccins-tueurs.
Même  des  médecins  regroupés  au  sein  de  leur  Union  Régionale  de  Médecins  Libéraux,  et
parlant en son nom pour s’opposer eux aussi aux criminelles dispositions gouvernementales,
sont traités de sectes !
Mais, le prix de la Vérité, de quoi qu’elle puisse traiter, vous le connaissez sans doute :
–  Ou l’on s’enfouit à nouveau la tête dans le trou en essayant de se convaincre que l’on
n’a rien vu, ou que cela ne nous concerne pas plus que ça, et/ou que de toutes façons
on est trop petit pour changer quoi que se soit…   …en mettant à mort lentement notre
conscience et notre intégrité…
–  Ou l’on garde dignement la tête hors du trou, avec les yeux bien ouverts, pour devenir
un  parias  réactionnaire,  isolé  par  le  mensonge  et  le  terrorisme  d’Etat  comme  les
millions  de  victimes  de  violences  judiciaires  peuvent  l’être,  malgré  leur
incommensurable nombre…

En fait, ce qu’il faut savoir de l’affaire de l’Ordre du Temple Solaire, pour commencer, c’est
que  le  secret  de  l’instruction  à  cette  époque  avait  été  tout  simplement  violé ;  et  si  cela
semblait faire parfaitement l’affaire des appareils politique et judiciaire, c’était bien parce que
ceux-ci étaient à l’origine de la manipulation médiatique.
Le  juge  d’instruction,  Luc  FONTAINE,  et  le  directeur  d’enquête,  le  commandant  de  Police
OUVNAGUEL, saisis du dossier à l’époque, firent montre d’un total hermétisme à toute thèse
contradictoire  à  celle  du  suicide  collectif,  thèse  imposée  d’autorité,  avec  force  propagande
médiatique.
La  recherche  de  la  manifestation  de  la  vérité,  principe  fondamental  de  la  Justice,  était
immédiatement mise hors jeu par l’appareil judiciaire lui-même, une fois de plus.
Une  personne  fut  désignée  comme  coupable  à  la  vox  populi,  car  il  faut  en  effet  un bouc
émissaire qui saura tout prendre sur son dos, afin de permettre aux imposteurs en robes noires
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– et robes noires et pourpres…-  de jouer leur tour d’illusionnistes : Michel TABACHNICK
fut celui-ci.
Personnage  singulier  au  demeurant :  Chef  d’orchestre,  il  faisait  parti  de  la  « secte »  au
moment  des  faits,  bien  que  ça  ne  soit  pas  clairement  établi,  car  rien  n’était  clair,  ni  dans
l’enquête, ni au cours du procès, pas plus que dans cette sombre histoire.
L’homme, coupable désigné d’office, avait perdu sa femme et un enfant dans ledit massacre.
Seulement voilà ; il aurait, en raison d’écrits ésotériques de son fruit, eut une influence sur les
adeptes  de  l’Ordre  du  Temple  Solaire.  Pire !  Cette  prétendue  influence  suicidaire  serait  à
l’origine du drame.
La « présomption de culpabilité » était inébranlable, tout comme les certitudes affichées par la
Cour, contre tout principe de justice…

Les trois coups retentirent en ce frais matin d’automne, à la Cour d’Appel de GRENOBLE, et
les  comédiens  vêtus  de  leurs  tenues  de  scène  à  larges  manches  firent  leur  entrée,  dans  le
silence respectueux que leur pathétique rituel se voulait imposait.
Assis  au  deuxième  rang,  aux  côtés  d’une  joyeuse  équipe  d’activistes  grenoblois  venus  pour
l’occasion, je tentais de m’imprégner de l’ambiance et de comprendre ce qui se disait dès les
premiers échanges.
Pas facile.
Le procès débuta par des considérations trop techniques pour moi, d’ordre ésotérique, pour ce
que je mis un bon moment tout de même à comprendre, lesquelles étaient censées définir le
degré de responsabilité du prévenu Michel TABACHNIK à travers ses écrits, dans le suicide
collectif.
Par  contre,  y  étant  préparé  par  un  briefing  préliminaire  avec  les  activistes,  je  ne  mis  pas
longtemps à réaliser la partialité des membres de cette cour, qui privilégiaient d’entrée de jeu
et de façon totalement arbitraire cette thèse fumeuse du suicide collectif.
Pourquoi donc ? S’il n’y avait effectivement aucune logique judiciaire à un tel comportement,
à une si arbitraire orientation des débats, l’objectif recherché  était sans  aucun doute de nous
faire  oublier  qu’il  y  avait  peut-être  eu  autre  chose  qu’un  suicide  collectif,  et  donc  peut-être,
plutôt  quelque  chose  de  l’ordre  d’une  tuerie  par  exécution  sommaire,  camouflée  en  suicide
collectif. Et en excluant arbitrairement cette hypothèse pourtant pas plus improbable à priori
que celle qui était imposée, on ne risquait pas de chercher à identifier les auteurs du crime, le
cas échéant.
Ça  partait  donc  mal.  Au  fur  et  à  mesure  que  leurs  cordes  vocales  étaient  chauffées,  les
comédiens en robes noires se targuaient de leurs prétendues connaissances en ésotérisme qui,
à elles seules, permettaient d’affirmer que Michel TABACHNICK était bien le seul et unique
coupable…
Et  la  totalité  du  procès  de  plusieurs  jours  ne  devait  avoir  d’autres  thèmes  que  l’ésotérisme,
l’occultisme, et les écrits farfelus de Michel TABACHNICK, leur fumeuse interprétation qui
permettrait d’affirmer leur prétendue responsabilité…
Il  était  interdit  de  remettre  en  question  cette  thèse  de  suicide  collectif,  et  les  éléments  qui
démontraient  de  façon  flagrante  qu’il  ne  pouvait  pas  s’agir  d’un  suicide  collectif  étaient
systématiquement  tournés  en  dérision  par  la  cour,  puis  écartés  des  débats,  à  l’instar  de  ceux
qui les présentaient, qu’il s’agissaient d’experts indépendants ou de témoins.
La  stratégie  employée  consistait  à  dévier  les  débats  hors  du  strict  droit  pénal,  pour  ne  pas
avoir  à  considérer  les  faits  rapportés  par  les  parties  civiles,  et  leurs  expertises  trop
embarrassantes, car pulvérisant la thèse imposée du suicide collectif.
Ces expertises étaient donc tournées en ridicule par les magistrats puis écartées des débats, au
profit de simulacres d’expertises conduites par des expert vendus.
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Dès qu’un intervenant tentait de remettre en cause l’orientation imposée du suicide collectif, il
était ridiculisé par les comédiens en robes noires, qui, du haut de leur perchoir, reprenaient de
plus belle leurs élucubrations sur les écrits du prévenu.
Les  imposteurs,  soucieux  d’égarer  l’auditoire  et  d’éviter  que  l’on  ne  traite  des  faits,  et  que
l’on puisse donc approcher de la vérité, imposaient leurs débats soporifiques, se flattant entre
eux de leurs pseudos connaissances en matière d’ésotérisme et d’occultisme, acquises par leur
appartenance à la franc maçonnerie qu’ils prenaient ouvertement en référence.
Le comble de la perversité était atteint, où des magistrats pouvaient insidieusement se targuer
à  l’occasion  d’une  audience  publique,  de  leur  appartenance  certaine  à  une  société  secrète,
laquelle nuit gravement à l’indépendance de la Justice – pour commencer ! -, afin d’apporter
leur  « lumière », indispensable en la matière, pour la résolution de cette complexe affaire de
« suicide collectif » !…
Les pitres en robes noires – et en robe pourpre pour leur chef – avaient même – au comble du
ridicule  –  prévu  leur  expert  en  matière  de  « psychologie  ésotérique » ;  un  dénommé
ABGRAL, imbu de sa personne  à souhait, qui intervint pour déclamer ses inepties avec une
emphase autoritaire et, auquel COTTEN entreprit de donner la réplique…
Ce  dernier  avait  du  reste,  jusqu’ici,  participé    sans  retenue  à  la  séance  de  masturbation
intellectuelle collective servie par l’imposteur en robe pourpre et sa clique, ce qui commençait
à me contrarier sérieusement.
Là,  ce  fut  la  catastrophe :  Au  bout  de  quelques  instants,  les  deux  illuminés  s’insultaient  en
s’égosillant comme des coqs de basse-cours dans des sautes de ton bien trop haut perchées, à
l’extrême limite d’en venir aux mains, sous l’œil amusé du président du tribunal qui semblait
plus apprécier le divertissement, que déplorer ce trouble causé à l’ordre de l’audience.
J’aurais  souhaité  que  personne  n’ait  remarqué  que  j’accompagnais  l’énergumène  vociférant,
que je découvrais sous cet aspect si peu crédible à cette occasion…
Je profitai alors d’un « entracte » pour faire remarquer à Christian COTTEN qu’il était tombé
dans  le  piège  qui  lui  était  tendu :  Il  avait  été  amené  sur  un  thème  qu’il  affectionnait
particulièrement, lui aussi, mais qui déviait le sujet de façon tragique,  et au lieu de chercher à
recadrer les débats, il participait malgré lui à la manœuvre de diversion, alimentant le Grand’
Guignol  et faisant ainsi pleinement le jeu de l’ennemi.
Je  craignais  de  me  faire  rabrouer,  et  fus  surpris  de  l’éclair  de  clairvoyance  du  bonhomme ;
non seulement il acquiesça, mais en plus il me confia la mission de le représenter en tant que
partie civile, afin qu’il ne risque plus de replonger…  La tentation devait être aussi grande que
de voir passer sous son nez un joins qui tourne dans une assemblée, sans pouvoir pour autant
y toucher…
Autant se retirer de l’assemblée, ce que fit COTTEN, ayant une autre affaire à traiter ailleurs.
Je  fus  par  ailleurs  agréablement  surpris  et  même  flatté  de  la  confiance  qu’il  semblait
m’accorder,  alors  qu’il  me  connaissait  depuis  si  peu  de  temps.  Peut-être  était-ce  de
l’inconscience…
Toujours  est-il  que  le  lendemain  matin,  je  me  tenais  prêt  pour  prendre  part  à  la  pièce,  moi
aussi, et à faire mes preuves vis à vis de COTTEN.
Avant le début des hostilités, celui-ci était allé s’entretenir avec le président, l’informant qu’il
me  déléguait  son  pouvoir  pour  intervenir  dans  les  débats  en  tant  que  partie  civile,  lui
remettant les copies des statuts de son association ainsi qu’une photocopie de mon passeport,
faite dès la première heure pour l’occasion.
Je jubilais, pensant à ma condamnation à subir une psychothérapie : Si seulement le maître de
séance avait su !…
Le  rideau  se  leva,  et  ce  fut  au  commandant  de  police  en  retraite  OUVNAGUEL,  qui  fut  le
directeur d’enquête dans la sombre affaire, de faire une entrée assez croustillante, histoire de
nous mettre en joie :
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–  Ça  commence  à  bien  faire !  C’est  la  dernière  fois  que  je  viens  témoigner !  Les
dédommagements  de  frais    sont  insuffisants  en  rapport  des  kilomètres  que  je  suis
obligé de faire. Et d’abord j’ai soif ! Qu’on m’apporte quelque chose à boire !

Long  silence ;  le  temps  pour  le  président  de  faire  signe  à  l’huissier  de  venir  à  lui,  et  de  lui
glisser quelque chose à l’oreille, avant que celui-ci ne disparaisse à petits pats frénétiques, plié
en deux par le respect dû au maître de séance.
Quelques instants plus tard, il revint avec une bouteille d’eau qu’il donna au témoin à la barre.
Celui-ci avait entre temps commencé son « témoignage » :

–  Et puis, maintenant que je suis plus à la retraite, je vais parler, hein ! Parce que j’ai
eu  des  pressions,  mais  maintenant  c’est  fini !  Je  suis  à  la  retraite !  Et  c’est  pas
compliqué, tous les survivants de l’OTS ont peur !

Ça devenait intéressant. Le témoin fut calmé par la bouteille de 25 centilitres, bien qu’elle ne
sembla  contenir  que  de  l’eau.  Puis  il  continua ;  avec  moins  d’énervement,  mais  sur  un  ton
relativement  impératif,  uniquement  pour  relever  et  attaquer  systématiquement  toutes  les
déclarations qui avaient été portées à sa connaissance lors du jugement en première instance,
et qui faisaient état d’une autre thèse que celle du suicide collectif.

–  J’ai entendu dire qu’un  lance-flammes aurait pu être utilisé ; c’est impossible, ça ne
peut  pas  être  un  lance-flammes  qui  ait  occasionné  de  tels  dégâts…/…        …/…C’est
ridicule  de  prétendre    qu’il  ait  pu  y  avoir  un  trafic  d’armes  derrière  tout  ça !  La
preuve !  Ce  sont  des  « 22  long-rifle »  qui  ont  été  utilisées  comme  munitions  sur  les
victimes,  avec  des  armes  que  n’importe  qui  peut  se  procurer,  et  non  des  armes  de
professionnels qu’auraient certainement utilisées des trafiquants d’armes…

Le « témoignage » du fonctionnaire à la retraite terminé, le président du crique, comme c’est
d’usage, fit le tour des avocats des parties civiles, et des parties civiles non représentées ; mon
tour fut bien entendu passé, et je m’incrustai en bondissant de mon banc, mes notes à la main,
vers le pupitre. L’avocat Francis SZPINER s’opposa alors vertement au fait que je prétendis
intervenir à la barre : Pourtant, je représentais une partie civile qui soutenait la théorie qu’il ne
pouvait  pas  s’agir  d’un  suicide  collectif,  ce  qui,  si  cela  avait  pu  être  établit,  aurait  permis  la
relaxe  de  son  client,  Michel  TABACHNICK  …  Non ;  le  franc-maçon  Francis  SZPINER,
grand  défenseur  de  criminels  pédophiles  et  de  pourritures  politiques,  n’était  pas  là  pour
défendre  les  intérêts  de  son  client,  mais  pour  interdire  que  la  thèse  taboue  ne  fasse  une
résistance intempestive du côté de la défense.
Une  vive  polémique  s’engagea  alors,  pour  savoir  si  il  était  tolérable  que  je  puisse  ainsi
prétendre prendre la parole, mais le maître de séance, statuts de l’association en mains, en fit
la lecture publique pour confirmer, la mort dans l’âme, que l’on ne pouvait s’y opposer.
Le témoin s’insurgea à son tour :

–  Moi  je  ne  suis  pas  d’accord !  J’ai  attaqué  cette  association  pour  diffamation,  et  j’ai
gagné ! Mille euros de dommages et intérêts ! En plus, je les attends  toujours !

Ce fut plus fort que moi, je m’écriai avec une feinte indignation :

–  Ça, ça ne m’étonne pas ! Mon président est d’un radin, si vous saviez !

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Ma riposte inattendue amusa la cour, détendant l’atmosphère à couteaux tirés.
Finalement,  le  maître  de  séance  trancha,  me  mettant  en  garde  avec  sévérité,  comme  en
s’adressant  à  un  gosse  mal  élevé  qui  veut  se  mêler  de  discussions  d’adultes,  et  auquel  on
passe le caprice ;

–  Je vous préviens, pas plus de deux ou trois questions !

Quelle curieuse démocratie…
J’encaissai  le  coup  sans  broncher,  ne  voulant  pas  risquer  d’être  disqualifié  sur  la  ligne  de
départ par un quelconque « outrage à magistrat », et je me mis en demeure de frapper dur en
deux ou trois questions, histoire que le comédien en robe noire et pourpre se morde les doigts
de n’avoir pas su trouver mieux.
J’attaquai donc, m’adressant au policier à la retraite :

–  Monsieur, vous avez dit tout à l’heure avoir subi des pressions, qui auraient interféré
notamment  sur  votre  enquête ;  pourriez-vous  me  préciser  de  quelles  origines  elles
étaient ?
–  Moi ? Non je ne me rappelle pas avoir dit ça…
–  Si, je vous assure ! Il me semble même que vous avez parlé de franc-maçonnerie :

Le Président intervint avec virulence  :

–  Ah non ; vous avez mal entendu ; il n’a pas fait allusion à la franc-maçonnerie !

Tant pis, j’aurais essayé. Je repris ;

–  Ah bon … Autant pour moi. Mais vous n’avez pas dit avoir fait l’objet de pressions au
cours de votre carrière ?

Le témoin s’exaspéra :

–     Non je n’ai jamais dit ça !…
–  Soit.  Vous  avez  prétendu  que  le  nommé  DI  MAMBRO  –  une  personne  impliquée  de
façon  fort  suspecte  dans  l’affaire  –  était  un  escroc ;  pourquoi,  pour  autant,  pouvez
vous affirmer de façon aussi catégorique, monsieur, que l’OTS ne constituait pas une
couverture, puisqu’au moins un escroc était à sa tête selon vous ?

Pas de réponse…
Je précisai ma question :

– Pouvez-vous donc, et avez vous des éléments particuliers qui vous le permettent, exclure
que l’OTS ne fut pas une couverture pour une quelque organisation criminelle ?
–  Non…
–  Merci,  monsieur.  Au  cours  de  votre  carrière  de  policier,  ou  à  une  occasion
quelconque extra professionnelle, vous êtes vous jamais servi d’un lance- flammes ?
–  Non, pourquoi ?
–  Avez-vous déjà, alors, assisté à la mise en œuvre d’un tel engin ?
–  Ben non ; je vois pas ce que ça a à voir la dedans !
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–  Pourtant ; qu’est ce qui vous permet donc d’affirmer, monsieur, et sur un ton toujours
aussi  catégorique,  qu’en  aucun  cas  les  crémations  obtenues  ne  pouvaient  avoir  été
l’œuvre d’un lance-flammes ?
–  Mais  c’est  pas  possible  c’est  tout !  J’ai  pas  besoin  d’en  savoir  plus  sur  un  lance-flammes pour comparer les dégâts, que si je devais comparer les dégâts faits avec un
fusil de précision ou un arrosoir !…
–  Mais  vous  n’êtes  cependant  pas  en  mesure  d’affirmer  qu’il  ne  peut  en  aucun  cas
s’agir  de  dégâts  provoqués  par  un  lance  flammes,  si  vous  ne  connaissez  rien  de  ses
caractéristiques techniques !?

Il hurla presque, sur un ton exaspéré :

–  Non !!
–  Bien, merci, monsieur.
–  Toujours en matière d’armement ; puisque vous ne pouvez pas affirmer, nous sommes
d’accord,  que  l’OTS  n’était  pas  une  quelconque  couverture,  pourquoi  exclure  de
façon  toujours  aussi  catégorique,  monsieur,  en  raison  de  l’usage  de  munitions  « 22
long-rifle »  sur  la  scène  du  crime,  la  probabilité  de  l’existence  d’un  réseau  de  trafic
d’armes ?
Vous étiez certainement un fin limier, monsieur ; n’avez vous pas été habitué à lire les
scènes de crime au deuxième degré ?
–  Ss…Si…
–  Et dans ce cas précis, vous pensez qu’une lecture au premier degré suffit ?

Pas de réponse…

–  Donc,  rien  de  ce  fait,  ne  vous  permet  d’exclure,  d’une  façon  toujours  aussi
catégorique, en raison d’éléments trop évidents, et donc suspects, apparaissant sur la
scène de crime, l’éventualité que l’OTS ait pu servir de couverture à une organisation
de trafic d’armes ?
–  Non…
–  Vous disiez tout à l’heure, que les survivants de l’OTS avaient peur, n’est ce pas ?
–  Oui..
–  Vous pensez que Monsieur TABACHNICK, ici présent, a peur de quoi, au juste ?
–  Je… Je… Je ne sais pas…
–  Et vous, monsieur ! Avez-vous peur ?

Lourd silence de quelques secondes, suivi d’une exclamation mal assurée…

–  Non !?!
–  Merci, monsieur, ce sera tout.

J’avais  manifestement  fait  mon  effet,  et  la  tension  qui  régna  le  temps  qu’un  nouveau
comédien soit appelé, aurait pu être découpée à la scie sauteuse.
Le  « témoin »  suivant,  auquel  je  décidai  de  m’attaquer  dès  qu’il  ouvrit  la  bouche,  monsieur
LEGOF, si j’en crois mes notes, fut président de l’OTS en 1994.
Il  assurait  qu’il  s’agissait  bien  d’un  suicide  collectif,  en  tenant  pour  preuve  le  fait  que
quelques temps après, il avait entendu quelqu’un de la secte qui se plaignait de ne pas avoir
été appelé à y participer, et qui se déclarait pourtant prêt pour le sacrifice…
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Le  « témoin »  poursuivit  son  exposé  en  décrivant  l’horreur  et  la  surprise  totale,  qu’il  aurait
ressenties en apprenant la nouvelle du « suicide collectif » :

–  On  s’est  réunis,  et  on  a  vite  été  tout  brûler ;  les  capes,  les  écrits ;  on  avait  compris
qu’ils s’étaient suicidés, c’était terrible…

Ne tenant plus en place, je demandai la parole quand vint mon tour, et l’obtins de justesse, le
président marquant à nouveau son hostilité à mon égard.
Curieusement,  celui-ci  m’imposa  de  me  rapprocher  de  son  perchoir,  pour  me  placer  à  un
endroit  incongru,  et  qui  me  forçait  à  monter  mon  volume  sonore  pour  me  faire  entendre  du
public…

–  Monsieur ;  y  avait-il  des  signes  avant-coureur,  quand  vous  étiez  à  l’OTS,  de  ce
drame ?
–  Non.
–  Vous avez été surpris, c’est bien cela, au point que vous ayez ressenti le besoin de tout
brûler pour couper tout liens avec l’OTS, parce qu’horrifié par ce… suicide collectif ?
–  Oui…
–  Alors, puisque rien ne vous permettait de prévoir que des gens allaient se suicider, au
point  que  vous  en  fûtes  si  surpris,  comment  pouvez-vous  expliquer  avoir  été
immédiatement persuadé qu’il s’agissait d’un suicide collectif ?

Aucune réponse…

–  Avouez qu’il y a là un paradoxe, monsieur ; si vous étiez immédiatement convaincu, et
l’êtes encore aujourd’hui, qu’il s’agissait d’un suicide collectif, vous n’auriez pas dû
ressentir  une  telle  surprise,  mais  au  contraire  redouter  qu’un  tel  drame  ne  se
produise, n’est-ce pas ?

Toujours  pas  de  réponse ;  le  bonhomme,  affolé,  semblait  chercher  de  l’aide  du  côté  du
maître de cirque…

–  Qui était la personne qui vous a, quelques temps après, confié vouloir faire partie des
« suicidés » ?
–  Ben, comment voulez-vous que je m’en rappelle ?
–  Il ne vous est pas venu à l’idée de donner d’alerte ?
–  Mais à qui ?
–  A  l’autorité  publique,  monsieur !  Comment  se  fait-il  que  vous  n’ayez  pas  prêté
assistance à cette personne soit-disant en danger, en signalant le cas à l’autorité !? Si
ce que vous prétendez est vrai !…

Le président intervint à la rescousse du « témoin », hors de lui :

–  Monsieur  MAILLAUD !  Maintenant  ça  suffit !  Veuillez  aller  vous  rasseoir !  Ici  on
respecte  les  témoins,  et  je  vous  prierais  donc  à  l’avenir  d’employer  un  ton  plus
approprié, et moins discourtois !!!

Evidemment !  Ça  n’était  pas  à  moi  de  faire  remarquer  cette  «omission  de  porter  secours à
personne en danger», qu’aurait trahie ledit témoignage, pour peu que celui-ci ait été vrai, ce
dont je doutais fort.
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Et  le  niveau  sonore  plus  élevé  que  je  dus  employer,  fut  le  prétexte  pour  justifier  cette
disqualification.
Puis, ce fut reparti pour une longue série de considérations sur le seul thème qu’il était permis
d’aborder, l’ésotérisme et l’occultisme, et les écrits de Michel TABACHNIK.
Je  vous  avouerais  que  je  n’ai  pas  su  rester  tout  le  long  de  cette  manœuvre  d’hypnose
collective, étant allé m’aérer un peu l’esprit.
Quoi  qu’il  en  soit,  j’étais  revenu  à  temps  pour  ne  rien  perdre  des  interventions  d’experts
mandatés par les parties civiles.
Un expert en engins explosifs et incendiaires, payé par Alain VUARNET – partie civile ayant
perdu sa mère et son frère dans ce drame – prit la parole pour nous rapporter ses conclusions,
implacables, et nous ramener sur Terre.
Et sa spécialité ne relevait pas d’une science inexacte, comme peut l’être la psychologie.
La psychologie qui, en raison de sa si opportune subjectivité, est systématiquement appelée à
la rescousse quand un tribunal d’inquisition de notre parodie de justice, cherche à dissimuler
la vérité, et interdire toute justice.
Les éléments qu’apportait cet expert là, à travers son rapport technique, étaient indiscutables,
démonstrations  et  chiffres  à  l’appui :  En  aucun  cas  la  crémation  des  corps  telle  qu’elle  était
apparue,  ne  pouvait  avoir  été  rendue  possible  sans  une  intervention  extérieure,  et  donc
criminelle.
Le  technicien  s’appuyait  sur  les  photos  de  la  scène  de  crime,  que  les  parties  civiles  purent
alors  regarder,  et  je  puis  vous  confirmer  pour  les  avoir  donc  étudiées  à  mon  tour  que,  ainsi
que l’expliquait l’expert, la crémation avait nécessité l’usage d’un matériel à jet directionnel,
de produit spécifique atteignant une très haute température dans l’instant.
Des traces de phosphores avaient d’ailleurs été relevées, dans des proportions ne laissant pas
de  place  à  la  moindre  ambiguïté  que  se  soit,  jusque  dans  la  terre,  et  bien  au  delà  des  seuils
infinitésimaux naturels…
La  crémation  totale  de  certaines  parties  des  corps  et  même  de  parties  osseuses,  réduites  en
poudres  noircies,  et  l’absence  de  lésion  sur  certaines  autres  parties,  avec  la  présence  de
chaussures  intactes  et  de  sacs  en  plastic  sur  la  tête  des  victimes,  témoignaient  de
l’impossibilité que les crémations aient été obtenues à partir de feu de bois, comme cela était
affirmé.  Pour  atteindre  un  tel  niveau  de  crémation,  nécessitant  pour  commencer  un  feu  de
plusieurs  heures, voire d’une journée entière, il aurait fallu des centaines de kilos de bois sec
par  victime,  et  réunir  des  conditions  climatiques  spécifiques,  incompatibles  avec
l’emplacement du drame, et la saison à laquelle il s’était déroulé.
De plus, en s’entêtant à soutenir cette théorie plus que fumeuse, on ne pouvait pas expliquer la
répartition inégale des zones de crémation, ni que les sacs en plastic n’aient pas fondu, car un
tel brasier aurait été impossible à approcher. Aucune matière plastique n’aurait pu résister au
milieu du périmètre embrasé.
En  outre,  les  photos  prises  par  les  enquêteurs  sur  les  lieux  du  crime,  ne  laissaient  pas
apparaître de traces de cendre dans des proportions suffisantes pour témoigner de l’usage de
plusieurs centaines de kilos de bois sec.
C’en  était  trop !  La  démonstration  était  insupportable,  et  il  fallait  faire  entrer  en  scène  un
contre-expert, nommé par le tribunal, pour tenter de démonter ce qui venait d’être démontrer
de façon si claire et indiscutable, et faute de mieux, avoir le dernier mot.
Le  prétendu  expert  du  tribunal,  très  mal  à  l’aise  dans  son  rôle  d’imposteur-parjure,  affirma
donc de sa voix mal assurée, avoir effectué une reconstitution technique : Il aurait fait griller
des carcasses de cochon, avec du bois sec, non pas trouvé sur place, mais apporté… Malgré
cela, il avoua avec embarras avoir été interrompu par la pluie dans son expérience ; qu’à cela
ne  tienne ;  le  pseudo  expert  affirma  avec  aplomb  qu’il  aurait  obtenu  le  même  résultat  que
celui de la crémation subie par les corps des victimes, et qu’il n’avait donc pas jugé nécessaire
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de poursuivre son méchoui, pour la bonne raison – non pas qu’il n’y avait invité personne –
mais  qu’il  lui  aurait  fallu  attendre  des  conditions  quasi  estivales  pour  obtenir  lesdits
résultats…
Et oui ; notre pauvre pseudo expert avait dû faire sa tentative dans une région très humide, et
même s’il avait triché en l’entreprenant au printemps plutôt qu’à la période hivernale des faits,
il était resté sur sa faim. Enfin, façon de parler, vous m’avez compris.
Donc,  je  venais  d’entendre,  tout  comme  l’imposteur  en  robe  pourpre  et  sa  clique,  cet
« expert »  nous démontrer malgré toute sa bonne volonté, exactement tout le contraire de  ce
qu’il avait mission de nous démontrer, avec une fort maladroite mauvaise fois. .
Mais il faut croire que ça n’était pas si grave. Les journalistes dans la salle devaient être aux
ordres, ou tout au moins leurs rédactions. L’incident ne transpira pas…
A  ce  stade  du  procès,  plus  aucun  doute  n’était  permis  :  L’appareil  judiciaire  avait
effectivement manipulé la vérité depuis l’enquête, ayant fait établir des expertises tronquées,
et continuait sa fumisterie contre vents et marées, sous les yeux  des parties civiles révoltées
et impuissantes.
Les témoins qui intervinrent pour prétendre qu’il était improbable de leur point de vue qu’il
ait pu s’agir d’un suicide collectif, furent comme les précédents copieusement malmenés par
la Cour, ridiculisés, exclus des débats le plus rapidement possible.
Le  cinéaste  Yves  BOISSET  lui-même  fut  traité  comme  quantité  négligeable,  malgré  le
caractère  capital  de  son  témoignage,  issu  de  la  contre-enquête  qu’il  réalisa,  et  dont  il  fit  un
film.
Yves  BOISSET  tint  environ  deux  minutes  face  à  un  président  aussi  hostile  que  partial,  qui
affichait  ostensiblement  son  empressement  d’en  finir  au  plus  vite  avec  lui  pour  reprendre  le
cours des débats sur l’ésotérisme avec son comparse d’avocat général.
Au  comble  de  la  muflerie,  ces  derniers  conversaient  entre  eux,  feignant  de  ne  pas  avoir
remarqué le témoin, pendant que la voix de celui-ci s’éteignait dans une ambiance de mépris
bien marqué.
Le  président  laissa  quelques  instants  le  cinéaste  désorienté  par  l’absence  de  questions,  le
toisant  d’un  air  ironique,  comme  s’il  avait  eu  affaire  à  un  débile  profond  venu  tenter  de  se
rendre intéressant.
Puis  il  fit  précipitamment  le  tour  des  parties  civiles  sans  leur  laisser  le  temps  de  manifester
leur désir d’interroger le témoin.
Je m’apprêtai à me lever et à élever la voix pour imposer que mes droits de partie civile soient
respectés,  mais  c’est  l’avocat  Alain  LECLERC,  défendant  les  intérêts  de  Alain  VUARNET
avec efficacité, qui sut s’imposer à temps, repêchant in extremis le cinéaste, pour lui poser les
bonnes questions.
Pour  une  fois  qu’un  auxiliaire  de  justice  fait  correctement  son  travail,  et  sans  se  laisser
intimider, il faut le signaler.
Bref :  Les  éléments  dont  disposaient  l’homme,  et  que  l’avocat  sut  mettre  en  évidence,  ne
laissaient  aucune  place  au  doute,  quant  à  l’origine  criminelle  mafieuse  et  politique  du
prétendu suicide collectif. Nous étions enfin au cœur du problème !
Sa  contre-enquête  réalisée  sous  forme  de  film,  d’ailleurs  introuvable,  avait  dû  faire  l’effet
d’une bombe.
Ce  seul  témoignage  imposait  la  réouverture  d’une  enquête,  aux  vues  des  implications
d’hommes politiques dont il était fait état, à travers l’évocation par des faits tangibles, non pas
d’un  suicide  collectif,  mais  bien  d’une  tuerie  sur  fond  de  mafia  de  trafic  d’armes,  et  de
blanchiment d’argent sale, maquillée en suicide collectif.
Il  semblerait  bien,  effectivement,  que  cette  « secte »  ait  constitué  la  couverture  d’une
organisation de trafic d’armes, avec financements occultes de certains politiques.
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Le  nom  d’un  voyou  notoire  de  la  « classe »  politique  émergeait  de  cette  fange  putride  :
Charles PASQUA…
Pourquoi  ce  massacre  avait-il  été  organisé,  alors ?  Il  est  probable  qu’à  un  moment  donné,
quelques indiscrétions se soient manifestées, nécessitant un nettoyage par le vide.
Et  pour  faire  illusion,  il  fallait  sacrifier  suffisamment  de  victimes  totalement  étrangères  à  la
couverture,  bien  que  manipulées  pour  permettre  son  existence,  à  travers  une  spectaculaire
mise en scène.
En effet, peu  avant l’intervention de monsieur Yves BOISSET, un autre témoin, une femme
ayant  tenu  la  comptabilité  au  sein  de  l’Ordre  du  Temple  Solaire,  avait  déclaré  avoir  vu
transiter un chèque au montant colossal, sans explication de la part du fameux DI MAMBRO.
La  femme,  comme  vous  vous  en  doutez,  avait  été  tournée  en  ridicule  avec  son  témoignage,
par l’imposteur en robe pourpre, de façon proprement odieuse.
A ce stade, la thèse taboue ne devait en aucun cas refaire surface ; surtout pas après les efforts
déployés par l’imposture judiciaire et ses représentants du moment.
Leur propre implication devenait aussi criante que la manœuvre d’étouffement.
Là,  il  était  question  pour  toute  la  bande  d’imposteurs,  pour  leurs  confrères  du  procès  en
première instance, et ainsi que pour le juge d’instruction et ses sous-fifres de :

–  entrave  à la manifestation de la vérité
–  subornation de témoins
–  abus de pouvoir
–   association de malfaiteurs
–  complicité d’assassinat en réunion

…le tout avec  comme circonstance aggravante le fait d’avoir  été  commis « en réunion »  par
des  personnes « dépositaires de l’autorité publique ».
Le passionnant dialogue  entre l’auxiliaire de justice et le  cinéaste n’intéressa donc pas outre
mesure la « cour », qui se hâta de passer à autre chose.
La vérité ne verrait pas le jour, il en avait été décidé ainsi.
Et  pourtant,  les  intervenants  objectifs  avaient  tenté  jusqu’au  bout  de  bousculer  l’Ordre  du
Temple de Perlimpinpin. En vain.
Jean-Pierre  JOSEPH,  l’avocat  membre  du  bureau  de  « Politique  de  Vie »  et  défendant  les
intérêts de Christian COTTEN dans ce dossier, asséna cette réplique si pertinente, qui fit juste
sourire ceux à qui elle était adressée :

–  En Afrique, on vous dit « tais-toi ! »…  En France, on vous dit « cause toujours… »

Cet  auxiliaire  de  justice  avait  tout  compris. Je  me  demande  d’ailleurs  comment  il  peut  alors
continué d’exercer, ayant conscience de ne faire que participer à une si funeste farce…
Cela  dit,  quand  pour  ma  part  je  parle  de  terrorisme  d’Etat,  je  crois  que  le  terme  est  ici  de
circonstances ; en fait, pour récapituler la situation :
Nous  avons  un  crime  –  très  certainement  d’Etat,  mais  le  saura-t-on  un  jour…-  maquillé  en
suicide  collectif :  Le  secret  d’Etat  derrière  lequel  se  réfugie  Charles  PASQUA  est  le  joker
imparable,  en  cas  d’une  quelconque  défection  de  l’appareil  judiciaire  dans  sa  mission  de
protéger les criminels.
Les  pseudos  magistrats  en  scène  pour  l’occasion,  conscients  de  la  constitution  dudit  crime,
adoptèrent  et  imposèrent  d’autorité  la  version  sans  doute  proposée  par  les  assassins  eux-mêmes, lesquels avaient donc contrôle sur lesdits pseudo magistrats, de façon directe, ou par
le biais d’une chaîne hiérarchique remontant aux sphères politiques.
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Car il faut souligner qu’en fait d’indépendance de la justice, l’institution censée la rendre est
placée  sous  le  joug  du  pouvoir  politique,  la  notion  de  ministère  de  la  justice  constituant  un
non sens aberrant pourtant admis de tous.
Et,  pour  faire  un  petit  bon  dans  le  temps,  maintenant  que  le  dictateur  à  talonnettes  veut
imposer la suppression des juges d’instruction, tous les pouvoirs risquent  d’être placés entre
les mains du pouvoir exécutif, lequel dépend directement de l’imposture politique.
L’ambiance  risque  donc  de  se  corser  un  peu  plus en  France  ;  mais  après  tout,  où  est  le
problème, puisque personne ne réagit réellement ?…
Grâce à cette magistrale manipulation, l’inquisition, de son côté, continuera d’avoir la dragée
haute  et  de  sévir  dans  notre  parodie  de  démocratie,  pourchassant  de  plus  belle  les  minorités
spirituelles  ou  intellectuelles  qui  auront  l’indélicatesse  de  défendre  les  bienfaits  des
médecines douces, d’en vivre, d’en prôner la culture, ou de dénoncer l’escroquerie criminelle
des  lobbies  pharmaceutiques  et  des  mafias  médicales,  associées  aux  empoisonnements  dont
nous sommes victimes massivement de par les autres lobbies de l’énergie, de l’industrie et de
la grande distribution…
Fermez le banc.
Notre  manipulation  est  totale.  Si  je  n’avais  pas  été  présent  à  ces  audiences,  je  n’aurais
certainement pas cru cette sombre histoire. C’est tellement énorme !
Les personnes qui y étaient présentes n’ont d’ailleurs pour la grande majorité pas compris ce
qu’il  se  passait,  car  la  vérité  n’est  pas  soutenable,  et  le  formatage  du  citoyen  moyen  est
écrasant.
La  corruption ;  ça  n’existe  qu’en  Afrique.  Les  complots  d’Etat,  que  dans  les  films.
Rendormez-vous  donc,  vous  n’avez  rien  vu,  il  n’y  a  rien  à  voir,  et  ne  cherchez  donc  pas
d’ennuis…

Chapitre cinq : Psychopathe  homophobe ou…   …commandité en « opération homo » ?
Zoom sur l’affaire Jean-Michel JACQUEMIN

L’affaire  de  la  tentative  d’assassinat  de  Jean-Michel  JACQUEMIN,  dans  le  cadre  de  ses
révélations sur  le nuage de TCHERNOBYL mérite également le détour.
Là encore, je devais assister à une parodie de procès à inscrire dans les anales, au Tribunal de
Grande Instance d’EVRY en automne 2006.
Il  s’agissait  d’une  sombre  affaire  où  un  journaliste  d’investigation  et…      …son  conjoint
avaient survécu par miracle à une probable opération Homo* – ça n’est pas un jeu de mot ! –
probablement  commanditée  pour  faire  taire  une  vérité  trop  gênante,  et  pour  le  pouvoir
politique, et pour ses donneurs d’ordres de l’industrie du nucléaire.
*opération homo, pour homicide ; désigne les assassinats dans le jargon des barbouzes.

Jean-Michel  JACQUEMIN,  le  journaliste  d’investigation  agressé  avec  son  conjoint  Fabien
BARON  à  leur  domicile  courant  2002,  aurait  selon  lui  été la  cible  principale  de  l’agression,
qui aurait été une tentative d’homicide pure et simple.
A  l’énoncé  de  l’affaire  dans  les  bureaux  de  Politique  de  Vie,  je  gardais  mon  scepticisme
coutumier ;  après  tout,  il  pouvait  s’agir  d’une  coïncidence,  certes  troublante,  mais  nous  ne
vivons pas dans une société très sécurisée, tout un chacun pouvant se faire agresser chez lui,
hélas, sans qu’il y ait pour autant un mobile rocambolesque.
Ce qui m’autorise aujourd’hui à soutenir aussi cette thèse, c’est justement le comportement de
l’appareil judiciaire saisi pour établir la manifestation de la vérité et rendre justice, dont j’ai
été témoin à l’occasion de ce croustillant « procès » en première instance au TGI d’EVRY.
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Car  là  encore,  contre  toute  logique  judiciaire,  depuis  le  début  de  l’instruction  pour  finir  par
l’épisode que je vais vous narer, il n’y a eu qu’une cascade de malversations en tous genres.
Certains esprits de mauvaise fois pourraient encore essayer de nous convaincre qu’il ne s’agît
que d’une cascade de dysfonctionnements, et de regrettables coïncidences…
Si il y en a parmi vous qui se satisfont de cette explication, libre à vous.
Mais  pour  ceux  qui  veulent  bien  me  suivre  dans  le  décorticage  de  ce  nouvel  épisode
d’imposture  judiciaire,  les  questions  pertinentes  qui  risquent  de  s’imposer  d’elles-mêmes
seraient :
Quel était le but recherché par les acteurs de ce caviardage en règle ? A qui, ou à quoi, profite-t-il ?

Jean-Michel JACQUEMIN aurait ramené dans l’appartement qu’il partage avec son conjoint,
un  type,  sorti  de  nul  part,  qui  l’aurait  abordé  dans  un  lieu  public  pour  lui  demander  de
l’héberger pour la nuit.
Certes,  notre  journaliste  fut  d’une  imprudence  remarquable  en  introduisant  de  la  sorte  ce
parfait inconnu chez lui…
Toujours  est-il  que  ce  type  sorti  de  nul  part,  algérien  de  sa  nationalité,  avait  profité  de  cette
magnanimité  exceptionnelle  pour  débouler  soudainement  dans  la  chambre  à  coucher  du
couple, et l’agresser sauvagement à coups de couteau.
Les  malheureuses  victimes,  surprises  dans  leur  lit,  reçurent  à  elles  deux  une  douzaine  de
coups de couteau, avant que leur agresseur ne prenne la fuite.
C’est  en  tout  cas  la  version  qui  m’a  été  contée  par  les  deux  victimes,  et  que  je  n’ai  pas  de
raison quant à moi, de remettre arbitrairement en cause.
Le  criminel  fut  arrêté  un  an  et  demi  plus  tard,  malgré  les  éléments  qui  permettaient  son
arrestation « en flagrance » dans la journée suivant l’agression.
Cette  arrestation  tardive  eut  lieu  dans  des  circonstances  fort  curieuses,  comme  le  démontre
d’ailleurs  l’émission  à  sensation,  « Faites  entrer  l’accusé »,  qui  put  couvrir  l’opération  de
police. Il y a là, d’un point de vue que je partage avec les victimes, pour avoir eu l’occasion
de visionner l’enregistrement de ladite émission, une troublante odeur de mise en scène.
Les victimes ayant survécu à leur agression, malgré leurs blessures, traduisirent le criminel en
justice, et c’est donc à ce procès que j’assistais, là encore grâce à COTTEN.

Dès le début des débats, le probable tueur à gages algérien, Mustapha REMACHE, devait être
traité comme un pauvre musulman offusqué par les pratiques homosexuelles de ses victimes,
ce qui aurait justifié cet acharnement à de couteaux sur celles-ci.
On  ne  parla  au  procès  que  du  prétendu  choc  de  la  pédérastie  face  à  l’Islam,  reléguant  le
dangereux  individu  au  rang  de  victime  de  sa  pudibonderie  culturelle  et  de  notre  dépravation
sociétale – dont je ne nie pas l’ampleur préoccupante, bien au contraire.
Nous  étions  pris  en  otage  d’un  débat  malsain  et  hors  sujet,  dont  tout  l’intérêt  était,  comme
d’habitude, de dévier le sujet, et de ne pas permettre que soit traitée la question suivante :
Il y avait-il eu de la part de l’accusé, tentative d’homicide avec préméditation, ou non ?
C’était  le  non  qui  devait  s’imposer  d’autorité,  avant  que  la  question  interdite  n’ait  pu  être
formulée.
L’exercice du jour consistait alors à nous entraîner sur ces glissants et hors sujet débats de la
liberté  des  mœurs  et  de  l’homosexualité,  mis  en  balance  avec  la  problématique  de
l’immigration, de l’intégration et des différences de cultures…
L’occasion  pour  moi  d’ouvrir  ici  une  parenthèse,  et  de  mettre  en  passant  les  pieds  dans  le
plat :
Premièrement,   n’étant  ni  sympathisant  des  mouvements  gays,  loin  de  là,  ni  homophobe
primaire – du moins je l’espère sincèrement, je dirais ceci :
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Non ; la liberté sexuelle n’a rien à voir avec la Liberté. Et l’homosexualité, à mon sens,  n’est
en rien une valeur humaine qui mérite plus qu’une autre, d’être plébiscitée à ce point par notre
imposture  politique,  au  nom  de  je  ne  sais  quelle  tolérance.  Il  n’y  a  par  là  justement  que  de
l’incitation  à  l’intolérance.  Et,  si,  à  la  base  je  n’ai  rien  contre  les  homosexuels,  je  remarque
que  cette  mode  obscène  et  démagogue  de  « gay-pride »  qui  permet  à  des  individus  de  se
sodomiser allègrement en publique sous les exclamations enjouées de toute une population en
liesse, sous les encouragements de politiques pro pédophiles comme Jacques LANG, Bertrand
DELANOË  et  consort  et  sous  le  regard  perdu  de  nos  enfants,  aurait  plutôt  une  indicible
tendance à provoquer en moi cette hostilité primaire, doublée d’une profonde révolte.
J’aimerais  que  nos  enfants  ne  subissent  pas  cette  incitation  à  la  débauche,  et  puissent
s’épanouir  avec  des  repères  plus  sains  en  exemple,  sans  qu’une  orientation  sexuelle
particulière ne leur soient ainsi « suggérée » avant l’heure, au nom de la libération des mœurs
et de la tolérance.
Je  doute  d’ailleurs  que  tous  les  homosexuels  approuvent  ou  cautionnent  cette  mode  si
décadente, obscène et ostentatoire qui prétendrait tous les assimiler à elle.
Il  y  a  des  gens  discrets  et  bien  éduqués,  qu’ils  soient  hétérosexuels  ou  homosexuels,  qui  ne
vivent pas qu’à travers leur sexualité, et ne cherchent ni à se donner une contenance ou une
raison d’être à travers leurs penchants, ni à en faire un étalage public et déplacé. Du moins je
pense  qu’il  y  en  a  encore,  mais  de  moins  en  moins,  l’imposture  politique  et  sociétale
travaillant d’arrache pieds en faveur de ce phénomène de dépravation de notre espèce.
En  fait,  nous  devons  tous  être  piégés  par  le  principe  des  raisonnements  binaires ;  on  doit
prendre position pour ou contre quelque chose, de la façon dont la chose est présentée par les
manipulateurs.  C’est  ainsi  que  l’on  créé  des  divisions  au  sein  d’une  population,  avec  les
conflits qu’elles ne peuvent que provoquer.
Je respecte autant les homosexuels que n’importe quelle personne ; ça ne veut pas dire pour
autant  que  j’apprécie  les  « gay-prides »,  et  leurs  incitations  à  la  sodomie  pédéraste  et  à  la
débauche, pas plus que tout autre attenta à la pudeur.
Pour le débat sur l’immigration, la discrimination et les difficultés d’intégration, c’est encore
le raisonnement binaire qui fait loi, avec ses ravages.
Ou on est pour, ou on est contre. Mais pour ou contre quoi, au juste ?
Le fait que j’apprécie ou que je n’apprécie pas un arabe, un noir, un chinois ou un européen,
n’est en rien lié à son origine ou à sa culture, ni aux leçons que certains pseudos intellectuels
ou  politicards  démagogues  prétendraient  vouloir  me  donner,  mais  dépend  de  la  nature
humaine  profonde  du  sujet,  des  valeurs  qu’il  porte,  et  du  respect  qu’il  peut  inspirer  par  sa
façon d’être, ses idées et son comportement.
Les différences de culture, de race, ou de religion, n’ont pas besoin d’être relevées telles que
l’imposture politique le fait, pour être ensuite désignées comme la cause de conflits.
C’est  là  le  meilleur  moyen  de  provoquer  le  rejet  de  ces  différences,  dans  notre  inconscient
collectif, et donc lesdits conflits. C’est ce que recherche l’imposture politique.
Celle-ci prétend, pour endiguer le racisme et la xénophobie qu’elle provoque, nous obliger à
renier nos différences aux uns et aux autres, au lieu de nous permettre de les considérer sans
fausse pudeur,  et de les apprécier à leur juste valeur, comme source d’échanges fraternels et
d’évolution interactive.
Non ;  le  but  de  l’imposture  politique  est  bien  de  semer  discorde  et  chaos  au  sein  de  notre
société déjà bien appauvrie.
On ne peut que se sentir coupable, quant on nous fait constater que trop de nos concitoyens ne
tendent pas leurs mains vers l’immigré…
… quand « ses mains là » n’arrivent plus à nourrir leurs propres enfants !
Ceux qui prétendent ainsi créer  cette  culpabilité dans notre inconscient  collectif, et par là se
faire  passer  pour  des  humanistes,  sont  des  escrocs  et  des  traîtres,  qui  savent  fort  bien  que
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l’immigration  telle  que  nous  la  connaissons,  c’est  à  dire  provoquée  par  les  guerres,  les
famines,  la  misère,  ne  devrait  pas  exister…  De  même  qu’ils  savent  fort  bien  que  c’est  leur
donneurs d’ordres, les pseudos élites philanthropes internationales, qui ont provoqué tous ces
massacres, toutes ces famines, toutes ces épidémies, qui ont dépossédé toutes ces populations
de  leurs  ressources  et  de  leur  qualité  de  vie  naturelles,  les  obligeant  à  fuir  leurs  contrées
dévastées, et la misère insoutenable qu’est devenue leur vie.
Et quand ces gens là arrivent parmi nous, au lieu de réellement tout mettre en œuvre pour que
les choses se passent au mieux malgré la misère déjà bien présente au sein du pays d’accueil,
l’imposture politique les parque dans des banlieues insalubres,  avec les plus pauvres d’entre
nous, et permet que des gangs se créent, qu’une nouvelle criminalité sur fond de haine raciale
se  développe,  générant  à  travers  ce  laxisme  calculé  des  frustrations  au  sein  des  français  de
souche,  à  commencer  par  les  plus  exposés  d’entre  eux.  Pour  corser  un  peu,  l’imposture
politique  créé  la  « discrimination  positive »,  autrement  dit  celle  des  français  de  souche,  et
favorise  des  associations  et  des  mouvements  qui ne  sont  là  que  pour  attiser  les  haines  et  les
frustrations entre les deux fronts ainsi dressés l’un contre l’autre, pour le pire.
Notre  population,  ainsi  divisée,  est  devenu  un  foyer  de  tensions  qui  devait  constituer,  pour
notre  imposture  politique,  la  matière  première  nécessaire  au  déclenchement  prochain  d’une
guerre civile d’une violence et d’une barbarie inouïe.
C’est mon analyse d’ancien gendarme que je vous livre pour clore cette parenthèse. Un ancien
gendarme qui a réalisé l’instrumentalisation et le détournement de son idéal et de celui de tous
les membres des forces publiques, dans l’optique de créer ledit contexte explosif.
Cette  parenthèse  étant  fermée,  pour  revenir  au  procès  qui  nous  intéresse  ici,  l’imposture
judiciaire  avait  une  fois  de  plus  mission  de  dévier  les  débats  hors  du  simple  cadre  des  faits,
afin  de  ne  pas  traiter  l’affaire  comme  elle  aurait  dû  l’être,  c’est  à  dire  comme  étant  une
tentative d’homicide avec préméditation à établir. L’enjeu devait être sans doute de protéger
le ou les commanditaires de la dite opération criminelle.
Le  fait  que  Jean-Michel  JACQUEMIN  ait  été  agressé  chez  lui,  avec  son  compagnon,  et  que
donc  il  ait  été  homosexuel,  d’une  part,  et  que  d’autre  part  l’agresseur  ait  été  d’origine
musulmane, était du pain béni pour les imposteurs en robe noires.
Si il est clair que les magistrats ont instrumentalisé leurs fonctions à l’occasion du procès, afin
d’interdire  la  manifestation  de  la  vérité,  j’ai  apprécié  particulièrement  le  rôle  des  auxiliaires
de justices.
Ainsi,  pour  l’avocat  de  la  défense,  son  client ,  « piégé »  par  deux  homos,  n’a  eu  d’autre
recours que de distribuer douze coups de couteaux.
Soit ; son job, en l’occurrence, c’est de défendre l’accusé.
Mais  là,  je  dois  admettre  être  resté  sans  voix,  devant  la  stratégie  si  élaborée  et  qui  a  créé  la
surprise  par  son  tact  et  sa  profondeur spirituelle ;  jeter  le  discrédit  sur  les  victimes,  et  les
rouler dans la fange, en prenant soin que leur version des faits ne puisse avoir aucun crédit…
Il faut dire que le délicat auxiliaire de justice bénéficiait de la collaboration inconditionnelle
des magistrats et de l’avocat général, pour insinuer que « l’agression » était de la faute même
des plaignants, et non du pauvre petit Mustapha.
Le point centrale de sa plaidoirie ; l’ « homophobie culturelle » du petit Mustapha…
C’est ce qui fut selon l’auxiliaire de justice, l’élément déclencheur de cette réaction sanguine
et sanguinaire, certes un peu trop excessive…
D’ailleurs, c’est aussi l’explication que donne le docteur Gérard LOPEZ, « expert judiciaire »
en psychiatrie… Heureusement que nous avons des experts si brillants  pour dénouer de telles
intrigues sociales ! (Des « experts près les tribunaux » qui ne sont nommés, sachez-le, qu’en
fonction  des  relations  privilégiés  que  les  intéressés  ont  su  tisser  avec  certains  membres  plus
ou moins influents de l’institution judiciaire, le plus souvent à travers la fréquentation d’une
même loge franc-maçonnique…)
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En somme, ce qui apparaît en filigrane dans les conclusions de cet auxiliaire de justice, c’est
que l’homophobie est culturelle chez les Algériens, et naturelle. Au point que cela puisse être
un  acte  légitime,  ou  tout  au  moins  compréhensif  bien  qu’excessif,  que  de  poignarder
sauvagement un couple d’homosexuels dans son foyer.
Il  faut  reconnaître  que  c’est  quelque  peut  déstabilisant,  en  plein  contexte  socio-politique  se
voulant  prôner  la  tolérance  et  le  respect  des  différences  de  race,  de  religion  et  de  pratique
sexuelle, en insistant surtout sur cette dernière.
Dans l’optique d’interdire la manifestation de la  vérité lors de cette parodie de procès, peut-être devions nous penser qu’en fait de libération sexuelle, si des musulmans devaient se sentir
agressés, en France, par la provocation de « petits pédés », ça changeait tout !
L’injure  était  aussi  cinglante  vis  à  vis  d’une  communauté  musulmane  qui,  ne  prônant  certes
pas l’homosexualité, n’en prône pas pour autant le dépeçage de ses adeptes. Mais c’était bien
l’avocat de la défense, ce diplomate proche du président Algérien dont je n’ai hélas pas retenu
le nom, qui osait insulter de la sorte l’ensemble de la communauté musulmane, faisant porter
le chapeau à l’Islam pour les actes d’une sauvagerie inouïe exécutés par son client.
Pour  cet  auxiliaire  de  justice,  le  pauvre  petit  Mustapha  avait  agit  sur  un  coup  de  chaleur
provoqué par l’attitude plus ou moins provocante ou équivoque de ses victimes, parfaitement
explicable en raison de sa culture d’origine.
Présenté ainsi, nous devrions nous attendre à un terrible choc des civilisations, où toute gay-pride  se  verrait  prise  d’assaut  par  des  hordes  de  « barbus »  tout  droit  sortis  des  Mosquées,
brandissant cimeterres et couteaux en criant «  Allah Oakbar ! »…
…Et nous ne devrions pas passer un jour sans voir à la hune du journal du matin le cas d’un
nouveau  fait-divers  traitant  d’un  « Mustapha »  victime  de  l’agression  visuelle  de  quelque
démon pédéraste, croisé trop près de sa banlieue, ou de son centre-ville…
Quand  à  certaines  de  nos  « élites »  politiques,  elle  se  verraient  obligées  de  vivre  dans  la
terreur, ceinturées de gardes du corps jour et nuit…
Nous  avons  d’ailleurs  peut-être  là  l’explication  au  fait  que  l’actuel  prétendu  chef  de  l’Etat
occasionne de telles dépenses à la nation pour sa sécurité, lors de ses déplacements sur le sol
national.
Quoi  qu’il  en  soit,  il  convient  de  remercier  l’auxiliaire  de  justice  de  « Mustapha  le
Pudibond », de permettre ce débat pour la sécurité des immigrés de culture maghrébine ; car il
y  aurait  en  France  de  plus  en  plus  de  « pédés »,  et  de  ce  fait  des  millions  de  « Mustapha »
potentiels !
Non ;  aucun  immigré  de  culture  maghrébine  n’est  à  l’abris  d’une  nouvelle  injustice  comme
celle que vivait notre petit Mustapha, tant que de nouvelles lois ne sont pas votées !
Demandons à Nicky l’américain de changer ça !
Quant à l’avocat de Mustapha REMACHE, ce dernier aurait dû, aux vues de ses prestigieuses
attaches  avec  le  gouvernement  Algérien,  alerter  les  autorités  de  son  pays  afin  de  leur  faire
savoir  qu’en  France  il  y  a  des  pédérastes partout,  et  que  ce  sont  leurs  « victimes »  que  l’on
condamne aussi sévèrement, simplement parce qu’elles les lardent de coups de couteau !
Par  dessus  le  marché,  le  Procureur  n’a  demandé  en  plus  de  la  peine  de  prison,  que  dix  ans
d’interdiction  de  territoire  français…  En  autorisant  ainsi  le  petit  Mustapha  à  venir  un  jour
s’exposer à nouveau à de telles rencontres démoniaques en France, ce magistrat fut tout aussi
criminel  que  les  pseudos  responsables  de  notre  pays,  qui  permettent  que  des  immigrés  du
Maghreb  soient  ainsi  bousculés  dans  leur  culture  par  la  vue  indécente  d’homosexuels  en
liberté !
J’appelle ça de l’omission de porter assistance à personne en danger, car les magistrats avaient
le  devoir  de  protéger  Mustapha  REMACHE  de  toute  tentation  à  venir,  de  franchir  notre
frontière  et  de  se  retrouver  à  nouveau  piégé  par  notre  indéniable  décadence  sociale  et
culturelle…
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En  fait,  il  aurait  été  équitable  de  ne  demander  qu’une  interdiction  définitive  de  territoire
français, en attendant que les conditions de sécurité ne soient réunies en France, pour le petit
Mustapha et ses compatriotes.

J’ai apprécié également à sa juste valeur la formidable plaidoirie de l’avocat des victimes, qui
a semble-t-il à l’unanimité ému l’assemblée – à une personne prête…
Là  encore,  l’avocat  des  victimes  devait  participer  au  détournement  du  sujet  de  fond  avec
maestria,  tirant  même  les  larmes  des  yeux  de  ses  clients  qu’il  trahissait  en  beauté,  en  ne
sortant pas du schémas pervers imposé par les magistrats.
Moment d’anthologie.
Jean-Michel  JACQUEMIN  et  Fabien  BARON,  secoués  par  l’émotion,  encensaient  l’artiste
dramatique  à  l’issue  de  sa  tirade,  témoignant  avec  un  soulagement  profond  et  sincère  de
l’impact qu’elle avait eu sur eux.
L’auxiliaire  de  justice  avait  su  leur  apporter  ce  réconfort ;  car  il  faut  bien  admettre  que  les
victimes  venaient  d’être  agressées  une  seconde  fois  dans  leur  souffrance  morale,  et  blessées
sans aucune vergogne dans leur dignité d’homme…
Monsieur  LUMBROSO  avait  su  fustiger  l’odieux  argumentaire  servi  par  son  confrère
algérien et relayé par l’avocat général.
C’était tout juste si ledit confrère n’avait pas prétendu que son propre client s’était retrouvé en
état  de  légitime  défense,  acculé  par  deux  pervers  homosexuels  l’ayant  sournoisement  attiré
dans leur antre pour lui faire subir les pires sévices.
Et, suivant le raisonnement binaire qui s’imposait, si on ne pouvait soit-disant pas décemment
imputer tous les torts au pauvre petit Mustapha, c’est qu’il devait y en avoir forcément du côté
de  la  partie  adverse.  C’est  comme  ça  que  les  agresseurs  deviennent  victimes,  les  victimes
deviennent  les  coupables  d’avoir  poussé  leurs  agresseurs  à  l’acte,  exactement  comme  les
femmes victimes de viol accusées ensuite d’avoir incité le violeur à passer à l’acte…
Il faut savoir que durant l’instruction, le magistrat en charge de celle-ci, Jean-Wilfried NOËL,
aurait saboté la reconstitution demandée par la partie civile, au point que celle-ci n’ait jamais
obtenu gain de cause en la matière.
Mais  pourquoi  l’avocat  des  victimes  qui  était  si  courageusement  intervenu  pour  interrompre
une reconstitution manipulée, n’avait-il pas pour autant permis qu’il y en ait une de faite dans
les formes ?
Car, pas de reconstitution, pas de manifestation de la vérité ; pas de possibilité d’opposer un
mobile  sérieux,  le  bon,  le  seul  vrai  existant,  face  à  l’odieux  procès  d’intention  fait  aux
victimes. Curieuse façon de défendre les intérêts de ses clients, en vérité…
Je  ne  peux  pas  imaginer  pourtant,  qu’un  avocat  aussi  sensible  et  sincère  que  monsieur
l’auxiliaire  de  justice  LUMBROSO,  ne  soit  en  fait  qu’un  sinistre  hypocrite  ayant  reçu  ses
ordres, et probablement l’enveloppe qui va avec…
Aurait-il  abusé  ses  clients  en  soufflant  dans  leurs  yeux  embués  de  la  poudre  de
PERLIMPINPIN ?
Je refuse de croire une chose aussi vilaine. Mais dans le doute, je préfère dorénavant appeler
notre  brillant  orateur  « maître  PERLIMPINPIN » ;  d’abord  parce  que  je  trouve  ça  mignon.
Pour compenser, du coup,  je prends soin de précéder  ce sobriquet qui lui sied si bien de ce
« maître »  si  tétanisant  de  respect  sans  lequel  ces  auxiliaires  de  justice  ne  seraient  que  des
citoyens de basse extraction, comme nous autres…
« Soleil, sans qui les choses ne seraient ce qu’elles sont… » Edmond ROSTAND, Chanteclerc.
Non ; blague à part, maître PERLIMPIN est très fort.
Car c’est lui, l’air de rien, qui a permis d’interdire que ses propres clients ne bénéficient d’un
procès  équitable  et  impartial,  interdisant  qu’ils  aient  gain  de  cause  dans  leurs  différentes
requêtes destinées à obtenir la manifestation de la vérité. Et en plus, ils n’ont rien vu !
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Ils  ont  vu  que  leur  procédure  était  truffée  de  magouilles,  comme  celle,  par  exemple,  de
l’expert près du tribunal, le docteur Yves DANO :  Dans son intervention à la barre il affirma
que  Mustapha  avait  une  cicatrice  provenant  d’un  coup  de  couteau  datant  d’une  période  qui
correspondait exactement à la date du crime, comme par hasard…
Le  problème,  c’est  qu’une  telle  précision  n’a  pas  pu  se  voir  opposer    la  moindre  contre
expertise,  la  moindre  contradiction,  grâce  encore  à  l’étonnante  passivité  de  l’avocat  des
victimes, que celles-ci n’ont pas remarquée.
Le  but  de  l’opération  consistait  à  nous  insinuer  sans  débat  possible  que  le  couple
d’homosexuels  aurait  donc  provoqué  cette  blessure  d’une  façon  ou  d’une  autre,  en  tout  cas
dans  une  rixe  violente  qui  démontait  la  version présentée  par  les  victimes,  ou  tout  au moins
semait un doute quant à sa véracité.
C’est ainsi, par des jeux d’insinuations malsaines, pour lesquels les avocats de la partie visée
et les magistrats ne permettent pas qu’il y ait de débat contradictoire, que l’on sème le doute
dans l’esprit du public, qui finit par penser que les coupables sont sans doute les victimes, et
par considérer que la difficulté consisterait alors à prouver cet état de fait, et que donc il vaut
mieux, dans le doute – qui doit bénéficier au prévenu – clôturer l’affaire en sagouin.
Admirable !  Les  clients  de  maître  PERLIMPIMPIN  n’ont  rien  vu !  Tout  juste  se  sont-ils
sentis malmenés, sans réaliser le rôle pervers de leur avocat dans la manigance.
Par contre, maître PERLIMPIMPIM ne s’est pas attaché à faire remarquer que pour, de sang
froid, distribuer douze coups de couteau dont certains dans le dos des victimes, en plantant et
ressortant une lame de près de vingt centimètres dans des cages thoraciques, il était permis de
penser qu’il faille avoir déjà été mis en situation, voire posséder une bonne expérience de ce
type d’exercice, ou tout au moins aimer manier la lame.
Maître  PERLIMPIMPIN  ne  voulait  pas  soulever  cette  question,  qui  me  semble  pourtant
pertinente : Mustapha aurait-il été un homme de main ? Un barbouze algérien emprunté pour
la  « bonne  cause »  par  un  service  occidental ?  Si  on  se  penchait  sur  son  environnement
d’origine, ce que ne voulu pas faire l’avocat des victimes, on ne pouvait que constater que son
profil s’y prêtait volontiers ; notre Mustapha n’était-il pas le fils du chauffeur du président de
la république d’Algérie ?
Quand  on  connaît  les  liens  entre  les  services  français  et  algériens,  et  les  horreurs  qui  sont  à
l’actif de leur collaboration, de là à penser à une  « sous-traitance »  le pas  était légitimement
vite franchis.
Mais non. Il fallait accepter que les magistrats eux-mêmes bottent en touche à l’évocation de
cette thèse par les victimes, en les traitant presque ouvertement de folles paranoïaques.
Maître  PERLIMPIMPIN  mérite  à  n’en  pas  douter  d’être  cité  en  exemple  à  l’ensemble  de  sa
corporation.  Il ne s’est  même plus limité à adopter la force  de l’inertie ;  il a agi en usant de
son  ascendant  sur  ses  clients  pour  les  convaincre  de  ne  pas  orienter  la  défense  dans  la  seule
voie qui pouvait les mener à la Justice : Ainsi donc, il a su influencer notamment ses clients
afin que ne soit pas relevé le fait que le petit Mustapha avait en réalité, et dans les faits, des
tendances très prononcées à l’homosexualité…
Car si, une fois incarcéré, notre gentil tueur masturba son petit copain de cellule, profitant de
l’effet de cachets tranquillisants ingérés par ce dernier, pour donner libre court à ses pulsions,
c’est bien qu’il fut lui-même homosexuel, ce qui pulvérisait tout l’odieux procès d’intention
fait à l’encontre de messieurs JACQUEMIN et BARON !
Il devait être préoccupant que son co-détenu se soit plain, au lieu de garder ça pour lui. Mais
heureusement que maître PERLIMPIMPIN était là pour éviter que l’on en parla.
Cela  risquait  de  renforcer  la  thèse  taboue  de  « l’opération  homo »  avortée,  pour  laquelle  un
tueur  aurait  été  choisi  en  fonction  d’un  profil  particulier,  qui  lui  permettait  de  pénétrer
l’intimité gay des deux victimes pour accomplir sa basse besogne.
Car donc, si il y avait tueur à gage, il y avait gage, et donc commanditaire.
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Là, stop ! On ne joue plus. Une fois de plus, circulez, il n’y a rien à voir !
Messieurs JACQUEMIN et BARON avaient pourtant commencé par expliquer à leur avocat
le  contexte  précis  qui  permettait  de  considérer  la  théorie  de  la  tentative  d’homicide  avec
préméditation  comme  étant  la  plus  crédible,  s’agissant  des  révélations  du  journaliste,
lesquelles, à travers trois livres, faisaient du tort au lobby nucléaire. Rien que ça !…
Car si un quelconque fusible fut jeté en pâture à la population pour lui avoir menti quant aux
réels  effets  du  fameux  nuage  de  TCHERNOBYL,  il  y  avait  une  belle  équipe  de  voyous  en
activité, pour la plus part aux plus hautes fonctions de l’Etat, qui était impliquée en outre dans
le mensonge sur le danger réel, actuel, persistant et d’une ampleur apocalyptique qui planerait
sur l’ensemble de la planète :
Les  centrales  nucléaires,  afin  de  s’alimenter  en  eau  pour  refroidir  les  réacteurs,  sont
construites sur des lits de fleuves, et donc pour beaucoup sur des failles sismiques.
L’origine de la catastrophe de TCHERNOBYL serait en réalité due à un tremblement de terre,
lequel  aurait  endommagé  le  système  de  refroidissement.  Un  accident  qui  peut  se  répéter
même en France, pour les mêmes raisons.
Alors,  les  intéressés  n’ont-ils  pas    tous  les  pouvoirs  pour  commanditer  l’assassinat  de  Jean-Michel JACQUEMIN, afin de le réduire au silence, et de faire un exemple ?
Sans doute que si, de même qu’ils détiennent également tous les moyens pour faire pression
sur  les  divers  impétrants  du  système  policier  et  judiciaire  concernés,  afin  que  ceux-ce  ne
remontent pas aux commanditaires d’une opération ayant lamentablement échoué…
D’ailleurs,  quel  manque  de  baraka  pour  le  petit  Mustapha !  Quatre  coups  de  couteau  à  l’un,
huit  à  l’autre,  et  aucun  n’y  est  resté !  Dire  que  la  presse  avait  sans  doute  déjà  préparé  ses
titres :
« Deux  homosexuels  massacrés  à  coup  de  couteau  dans  leur  appartement ;  l’enquête
s’oriente vers un crime de détraqué sexuel… »… … « Affolement et panique  dans les milieux
gays !…»…  … « les  autorités  prévoient  de  mettre  des  téléphones  portables  spéciaux  à
disposition des homosexuels pour leur protection avec un numéro rose… »
Enfin !… Tout n’est pas perdu ; grâce à maître PERLIMPINPIN, notre petit Mustapha pourra
toujours remettre ça dans pas longtemps…
Pour finir, ledit avocat a su convaincre ses clients de ne pas interjeter appel ; il n’a du reste
pas eu grand mal à cela, car ceux-ci, grâce à lui, ont été publiquement et odieusement roulés
dans la boue excrémentielle, traités de folles perverses mythomanes.
Mais l’essentiel fut fait : Au final, maître PERLIMPIMPIN fit la bise à ses clients, les serrant
avec émotion  dans ses bras.
Avouez que monsieur l’auxiliaire de justice LUMBROSO méritait que je l’épingla gentiment
au passage.

Chapitre six : La mafia des tutelles.

Christian  COTTEN,  quelques  soient  les  griefs  que  j’ai  aujourd’hui  à  son  encontre  –  nous  y
reviendrons le moment venu – m’aura permis de rencontrer des gens intéressants.
Ainsi  je  fis  la  connaissance  d’un  anthropologue  à  la  retraite,  né  d’une  maman  corse  et  d’un
père allemand passé à la Résistance durant la deuxième guerre mondiale.
Sacrés antécédents !
Frank  HAGENBUCHER-SACRIPANTI  était  –  et  est  toujours,  je  l’espère  –  un  personnage
aussi solide que haut en couleur, bien que taciturne et emprisonné dans la grisaille de son petit
appartement  du  XVIIIème    arrondissement  de  PARIS,  et  d’un  combat  à  vie  contre  l’une  des
facettes les plus hideuses de notre imposture sociétale.
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De  quoi  s’agit-il ?  De  la  mafia  des  tutelles.  Avant  d’avoir  la  chance  de  croiser  la  route  de
Frank, je n’avais jamais entendu parlé de ça non plus. Il était donc grand temps que j’élargisse
mon champ de vision sur ce que notre société peut réserver de plus abjecte.
Je ne peux décrire la source et la nature du combat de cet homme mieux qu’il ne le fait lui-même dans son fascicule paru aux éditions Hartmann «  Nos aînés entre tutelle et canicule »,
qui,  plus  qu’un  livre,  se  veut  un  rapport  glacial,  un  état  des  lieux,  magnifiquement  écrit  et
dont l’auteur, pourtant, s’affranchit avec une noble sobriété de tout exercice littéraire.
Lui, c’est sa propre mère qu’il a vu engluée dans la toile d’araignée de cette mafia, suite à un
placement sous tutelle provoqué du jour au lendemain par son propre frère. Rien, absolument
rien ne pouvait justifier qu’un juge puisse ordonner une telle mesure vis à vis de cette dame,
qui avait toute sa tête au moment de la sentence, en 1992. Pourtant, c’est toute une machinerie
maléfique,  insoupçonnée,  qui  s’était  mise  en  branle,  tel  un  rouleau  compresseur,  pour  faire
établir avec des rapports d’expertise truqués que la dame méritait le placement sous tutelle, et
qu’elle devait donc finir sa vie dans un mouroir en abandonnant la gestion de ses comptes et
biens à un tuteur.
Une  fois  la  proie  tombée  dans  la  toile  d’araignée,  à  l’instar  de  milliers  de  nos  aînés  chaque
année, et la danse des vautours pouvait commencer, par le biais d’une organisation mafieuse
bien  huilée  qui  s’en  prend  à  chaque  nouvelle  victime  pour  la  dépouiller  méthodiquement  de
tous  ses  biens,  de  toutes  ses  économies  et  mensualités  de  retraite,  au  prétexte  de  palier  une
quelconque  défaillance  ou  invalidité  mentale,  essentiellement,  qui  constituerait  un  handicap
pour gérer sa propre vie.
Et dans le cas de Frank, le compte de sa pauvre mère arrivant à épuisement, il devra prendre
le relais sur sa propre retraite pour payer les mensualités exorbitantes de l’établissement.
Madame AGENBUCHER, née SACRIPANTI, une fois prise au piège et arrachée à sa vie, à
son droit de profiter de la paix de ses dernières années, ne pouvait plus, selon la loi, ni réagir,
ni se dégager de la mesure terroriste qui la plongeait dans l’infamie de nos mouroirs – qu’ils
soient publics ou privés -, la privant subitement de ses droits essentiels.
Et son fils – celui qui seul mérite ce titre – ne pouvait plus rien dire ni entreprendre pour éviter
ce cauchemar à la dame, du moins d’après nos lois instrumentalisées.
Il  suffit  d’un  pseudo  expert  psychiatre,  par  exemple,  qui  décrète  la  nécessité  du  placement
sous  tutelle  pour  un  de  nos  aînés,  d’un  juge  qui  ordonne  ladite  mesure,  et  plus  rien  ne  peut
sauver la proie du sort auquel elle est destinée jusqu’à son dernier souffle.
Il  s’agit  du  cas  le  plus  courrant  et  le  plus  abject  d’instrumentalisation  mafieuse  de  notre
système sociétal, dissimulée sous les simagrées se voulant compatissantes et humanistes de la
totalité des corporations impliquées.
Les campagnes que Frank entreprit pour dénoncer cette monstruosité institutionnelle n’eurent
d’autre effet que de déclencher des mesures punitives à l’encontre de sa malheureuse mère.
Pour  illustrer  les  sévices  que  son  fils  devait  constater  dans  une  tragique  impuissance,  je
citerais la fois où il découvrit un jour de visite quotidienne sa mère  gisant sans soin sur son
fauteuil-roulant, avec une épaule déboîtée et…   …un œil en moins ! Vous avez bien lu, il n’y
a hélas pas d’erreur ; la malheureuse s’était fait désorbité un œil, lequel avait tout bonnement
disparu !
Les limites de l’horreur avaient été largement pulvérisées, et ce manifestement à simple titre
de message d’avertissement.
Frank  manqua  de  peu  de  commettre  l’irréparable  qui  l’aurait  conduit  en  prison  sans  doute
pour la fin de ses jours, et réunissant un sang-froid surhumain que je lui envie, il ravala une
rage  meurtrière  bien  légitime,  qui  le  ronge  aujourd’hui  au  point  de  s’en  rendre  malade.  Il
redoubla d’efforts afin de protéger tant bien que mal sa pauvre mère, et de dénoncer encore et
encore le sort qu’elle subissait, et que tant d’autres pauvres « vieux » subissaient.
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Car  du  combat  pour  sa  mère,  l’ancien  scientifique  baroudeur  avait  pris  le  parti  de  bien
d’autres  cas  similaires  ou  assimilés,  à  travers  un  collectif  qu’il  brandissait  à  bout  de  bras,
multipliant  les  interventions  sur  « Radio  Courtoisie »,  et  les  saisines  incisives  de  prétendues
autorités, toutes aussi avares de réponses les unes que les autres.
Frank  est  l’une  des  rares  personnes  à  m’avoir  soutenu  lorsque,  suite  à  l’affaire  Vincent  que
vous découvrirez dans la deuxième partie de ce volume, j’eus pris la décision de me soustraire
à l’imposture judiciaire pour mener mon combat depuis une vie de clandestin recherché.
Ce  qu’il  vivait  m’apparaissait  comme  un  enfer  moral  au  quotidien,  et  j’imaginais  ce  que
pouvait subir sa malheureuse mère de son côté, en sachant ce qu’il était permis à son fils de
savoir sur ce sujet.
Par  pure  amitié  pour  cet  homme,  j’ai  décidé  de  mettre  celle-ci  en  péril  en  lui  adressant  une
missive aussi maladroite qu’irrespectueuse, dont l’objet n’était autre que de lui faire admettre
mon point de vue sur la question :
Nous avions à ce stade, l’un comme l’autre, fait le tour de l’imposture sociétale, et des limites
d’action auxquelles elle prétend nous soumettre pour garder l’avantage. Alors, je soutiens que
la seule chose qui reste à entreprendre dans un cas tel que le sien, consiste tout simplement à
soustraire la victime à la source de son enfer.
Tout  le  reste,  entre  des  ruades  effrénées  dans  les  brancards,  les  campagnes  pour  dénoncer
l’infamie,  les  actions  en  prétendue  justice,  ne  sont  que  des  mesures  dont  le  caractère
profondément  passif  et  inefficace  ne  fait  d’une  part  qu’enfoncer  autant  la  victime  que  le
proche qui voudrait l’aider, ainsi que la masse de toutes les victimes de l’imposture sociétale,
et d’autre part que le jeu du crime organisé et des criminels et imposteurs concernés. Car force
est de reconnaître qu’il n’y a rien à attendre d’une population rendue à l’état de mort-vivants
Dans un cas tel que celui-ci, il ne peut décemment plus être question de prétendre sauvegarder
quelque acquis social que se soit, ou un quelconque illusoire confort pratique, dans un monde
de  mensonge  qui  s’attache  à  dévorer  de  façon  formelle  et  organisée  ce  qui  peut  subsister  en
nous d’intégrité.
J’avais  essayé  d’aborder  le  sujet  avec  celui  que  j’estimais  et  estime  toujours  comme  mon
ami ; mais ses réactions excessives dès que je tentais de l’amener sur ce sujet me confortèrent
d’une  part,  dans  la  certitude  que  sa  réaction  ne  trahissait  qu’un  violent  conflit  intérieur  non
négocié, et que d’autre part il fallait qu’il le comprenne, et reçoive le message d’une façon ou
d’une autre sans pouvoir botter en touche ou m’envoyer son poing dans la figure avant que je
n’ai fini. Depuis ce jour où j’ai fait mon choix, entre entretenir plus longtemps une amitié qui
perdait  donc  en  sincérité,  et  me  faire  le  porteur  d’un  message  qui  serait  entendu,  mais
probablement  méprisé  autant  que  son  messager  par  simple  manque  de  recul,  j’adresse  une
prière  à  la  Force  de  Vie  en  laquelle  je  crois,  pour  que  cet  homme  pourtant  si  intelligent
comprenne ce qu’il refuse de voir, et accomplisse son devoir quoi qu’il puisse lui en coûter.
Si je me permets de parler de tout cela ici, c’est  bien sûr parce que l’histoire de  Frank n’est
plus depuis longtemps du domaine privé, de par son propre choix, mais surtout parce qu’elle
est celle de plusieurs dizaines de milliers de personnes au moins en France, entre des cas de
parents  séquestrés  dans  des  mouroirs  par  la  mafia  des  tutelles,  ou  d’enfants  kidnappés  par
l’imposture judiciaire, arrachés à une mère – ou un père – pour être remis entre les griffes de
criminels pédophiles.
Nous  avons  toujours,  les  unes  et  les  autres,  les  uns  et  les  autres,  de  bons  prétextes
politiquement  et  socialement  corrects,  pour  s’affranchir  des  seules  mesures  concrètes  autant
que radicales et justes qui peuvent sauver un parent ou un enfant victime du terrorisme d’Etat
et de ses diverses déclinaisons mafieuses.
La  transition  étant  faite  pour  passer  aux  dossiers  traitant  de  criminalité  pédophile,  et  de
défaillance  parentale  pour  sauver  un  enfant  victime  de  criminels  pédophiles  et  de  terrorisme
judiciaire et/ou d’Etat, rentrons maintenant dans le vif du sujet.
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Chapitre sept : Entre criminalité pédophile et terrorisme judiciaire

Rencontre avec Diane et Charles ROCHE.

Ces deux jeunes gens faisaient parti de l’association de « Politique de Vie ».
La dernière fois que je les vis, ce fut quelques temps après ma sortie de prison, fin de l’année
2007, au théâtre de la Main d’Or, chez DIEUDONE, où ils produisaient une pièce amusante ;
« Fils de juge ».
Les  violences  judiciaires  qui  les  perturbaient  au  plus  haut  point  concernaient  la  personnalité
de  leur  père,  Pierre  ROCHE,  un  haut  magistrat  de  Montpellier,  qui  avait  été  assassiné  après
avoir révélé à ses enfants ses odieuses activités criminelles.
L’homme  avoua  être  membre  d’un  réseau  de  malades  mentaux  qui  se  livraient,  entre
MONTPELLIER  et  TOULOUSE  essentiellement,  à  des  partouzes  allant  jusqu’au  viol
collectif, la torture et la mise à mort des victimes.
C’est à leur contact que je devais approfondir la question de cette fameuse affaire ALEGRE,
de l’implication indéniable de notables impunis et de la réelle barbarie de l’affaire, dont même
des enfants avaient fait les frais.
Le  souci  de  ces  deux  jeunes  juristes  était  le  dénis  de  justice  dont  ils  faisaient  l’objet,  la
manifestation  de  la  vérité  leur  étant  interdite,  car  l’histoire  de  leur  défunt  désaxé  de  père  se
connectait formellement avec l’affaire ALEGRE.
Je ne pourrais raconter mieux qu’ils ne le font leur histoire ; aussi je vous propose simplement
de découvrir leur témoignage vidéo sur Internet ; « le témoignage des enfants ROCHE » : Un
témoignage fort, glaçant, qui devrait vous convaincre de la réalité de la profonde manipulation
entourant l’affaire ALEGRE, ainsi que de l’existence de l’inimaginable dans notre société, au
cœur même des institutions judiciaire et politique.
Malheureusement,  je  n’ai  pas  gardé  de  bons  rapports  avec  ces  jeunes  gens.  Leur  combat  ne
semblait  pas  à  cette  époque  suffisamment  désintéressé  et  vouloir  se  détacher  de  leur  propre
problème personnel au profit de la cause fondamentale des enfants et des victimes.
C’est  le  cas  avec  beaucoup  de  prétendus  activistes  militant  pour  une  problématique  ou  une
autre,  qui  affiche  une  sincérité  et  une  détermination  admirable  mais  qui  sont  dirigées  en
profondeur vers la résolution de problématiques personnelles, souvent d’ordre psychologique.
Sortis  de  cette  notion  qui  n’apparaît  pas  toujours  de  façon  évidente,  loin  de  là,  lesdits
activistes peuvent même se retourner contre ceux qui, après les  avoir rejoins en toute bonne
fois  dans  leur  combat  et  leurs  associations  le  cas  échéant,  prétendraient  justement  traiter,  en
amont  de  leur  cas  personnel,  la  cause  en  elle-même,  et  pour  le  comble  à  travers  d’autres
affaires dont les activistes en question n’ont cure.
Mais il convient de faire la part des choses : Ce travers humain fort regrettable et dont je taxe
effectivement ces deux jeunes gens, n’enlève rien à l’intérêt de leur expérience personnelle et
du témoignage qu’ils ont eu le courage de produire.
Bref,  ayant  fait  cette  confusion,  j’ai    commis  l’erreur  de  demander  à  un  moment  donné  de
l’aide à Charles ROCHES, dans le cadre de l’affaire Vincent. Le courtois refus que j’essuyai
sans me formaliser outre mesure généra par contre de la part de son auteur une hostilité à mon
égard,  qui  se  manifesta  du  reste  de  façon  parfaitement  diffamante  et  insultante  lors  de  ma
visite  pour  le  voir  interpréter  sa  pièce.  A  ce  moment  là,  j’étais  entre  temps  devenu
l’indésirable  à  éloigner  pour  tout  le  clan  COTTEN  présent  ce  soir  là,  à  une  ou  deux  rares
exceptions moins formellement proches du personnage.
Concernant  ce  différent  sans  importance,  je  n’irais  pas  plus  loin  ici,  le  but  de  mes  écrits
n’étant pas de régler des comptes dans des contextes si inintéressants, me faisant en fait plus
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de  mauvais  sang  à  l’heure  actuelle  pour  ces  jeunes  gens,  subitement  injoignables  d’après
certains  activistes.  Je  redoute  effectivement  qu’ils  aient  essuyées  de  sérieuses  mesures
d’intimidation,  voire  plus,  notamment  de  la  part  d’un  des  individus  les  plus  dangereux  que
met  en  cause  leur  témoignage ;  le  sieur  Marc  BOURRAGUE,  promu  depuis  l’affaire
ALEGRE et malgré l’évidence de son implication criminelle dans cette sinistre affaire, à un
important poste dans la magistrature sur PARIS.
Ceci  dit,  j’avais  appris  beaucoup  d’éléments  très  intéressants  à  travers  les  recherches
personnelles que ces jeunes gens me firent partager…  …Même si l’objectif de leur démarche
consistait en fait à me convaincre de me livrer à quelque violation de domicile pour récupérer
certains éléments compromettants manquant à leur dossier pour la manifestation de la vérité ;
des  éléments  qui  étaient  effectivement  retenus  par  un  certain  CARSENTI,  imposteur  du
même acabit que COTTEN, et rival de celui-ci…
Et  oui ;  il  faut  savoir  qu’il  y  a  des  petites  guerres  entre  associations  de  ce  type,  dont  les
présidents  ne  cherchent  en  fait  qu’à  tirer  la  couverture  à  eux,  et  à  effectuer  de  la  rétention
d’informations et de documents pour quelques obscures raisons, n’en sortant des éléments que
dans le but de se donner du crédit et se faire un peu mousser. Ces jeunes gens étaient tombés
avant  moi  de  ce  piège,  et  se  prenaient  eux-mêmes  dans  cette  spirale  de  guerre  intestine,
cherchant  désespérément  à  récupérer  des  documents  plus  que  précieux  mis  au  placard
justement par de prétendus activistes…
Heureusement, l’affaire Vincent devait tomber à point nommé pour m’éviter d’aller trop loin
dans cette histoire, ma tendance à faire confiance trop vite aux autres et à prendre leur cause
trop à cœur sans plus de recul étant un de mes défauts majeurs.
Celle de Vincent méritait par contre que je me batte sans retenue.
Avant l’affaire Vincent, j’avais trois dossiers particuliers que j’étais censé traiter ; les affaires
Corinne GOUGET, Sarah BONZON et Sophia KERVEDAOU.
Là  je  n’assistai  ni  ne  participai  à  aucun  procès,  n’ayant  eu  le  loisir  que  de  commencer  à
m’occuper du premier dossier ; tout juste me fis-je virer du bureau d’une juge pour enfant de
MONTPELLIER,  coupable  d’enlèvement  de  deux  fillettes  pour  le  compte  d’un  criminel
pédophile vivant en Grande Bretagne. C’était dans le cadre de l’affaire de Corinne GOUGET.
Ces trois affaires là, je les associe parce qu’elles traitent exactement du même sujet, à l’instar
de l’affaire Vincent ; l’application de terrorisme judiciaire systématique, pour neutraliser des
mamans  qui  tentent  de  soustraire  leurs  enfants  aux  agressions  sexuelles  d’un  ex  conjoint,  et
interdire tout développement d’enquête, toute manifestation d’une vérité qui pourrait bien se
révéler trop gênante, à un moment ou à un autre.
Et je dis bien « systématique », car j’ai eu connaissance de multitudes de dossiers similaires,
traitées avec la même politique de terreur judiciaire,  les mêmes mesures de terrorisme d’Etat.
Pour que vous compreniez bien de quoi il s’agit, permettez-moi un petit zoom sur cette affaire
là, qui ne manque pas d’intérêt étant même difficile à croire.

Chapitre huit : Affaire Corinne GOUGET

Depuis que Christian COTTEN parle de palmarès des tribunaux mafieux, il semblerait que de
nouveaux  tribunaux  soient  décidés  à  rentrer  sévèrement  dans  cette  compétition  pour  en
décrocher la palme…
Ainsi  donc,  je  vous  emmène  à  MONTPELLIER,  où  une  jeune  femme  s’est  vu  récemment
enlevée de force ses deux fillettes, dont elle avait la garde, pour que celles-ci soient remises à
leur géniteur, lequel était au moment des faits poursuivit pour :
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« Atteintes sexuelles avec contrainte, violence, menace ou surprise sur mineurs de moins de
15 ans par ascendant légitime ».
Enlèvement, me direz-vous ; cela arrive parfois…
Mais en l’occurrence, là où ça devient particulièrement intéressant, c’est que cet enlèvement a
été ordonné par un juge du Tribunal pour Enfants de MONTPELLIER, et ce, j’insiste, dans la
plus parfaite illégalité et immoralité.
Dans  la  mesure  où  nous  avons  là  une  collusion  de  personnes  –  dont  la  plupart    d’entre  elles
est,  de  surcroît,    dépositaire  de  l’autorité  publique  –  dans  un  but  criminel,  j’emploierais  le
terme de complot, et de corruption, même s’ils sont tabous…
Je pense même que nous ne sommes pas loin de l’association de malfaiteurs…
Car nous nous trouvons face à une véritable organisation qui s’auto déclare au dessus des lois,
abusant des pouvoirs détenus par ses membres, regroupant, dans un schéma devenu un grand
classique :

–  Juge partial du haut de l’arrogance de ses « pleins pouvoirs, abusant de ceux-ci (pour
quelques raisons demeurées jusque là obscures), avec des méthodes à faire frémir l’ex
KGB…
–  Experts  psychiatriques  (  pour  retourner  les  situations  avec  des  conséquences
dramatiques  pour  leurs  victimes,  et  ridiculiser  leur  défense ;  « –  vous  voyez  des
complots partout ; c’est normal, vous êtes fou !… »)
–  Gendarme  (  pour  faire  peur  –  dans  le  meilleur  des  cas  –  à  la  victime  qui  tente  de  se
rebeller )
–  Avocats « paratonnerres »  ( je ne parle pas de ceux de la partie adverse, mais bien de
ceux  que  l’on  paie  pour  la  défense  de  nos  intérêts  )  qui  ruinent  leur  clients  en
neutralisant adroitement leur défense

La  nouveauté  pour  ce  cas ;  l’APEA :  Association  de  Protection  de  l’Enfance  et  de
l’Adolescence… En l’occurrence, le bras armé de la  « magistrate »  que vous allez découvrir
plus  bas,  dont  les  membres  n’hésitent  pas  à  employer  la  violence  pour  arracher  des  enfants
des bras de leur mère, et concrétiser l’acte d’enlèvement d’enfants…
Sacrée protection de l’enfance !…
Corinne  GOUGET  n’a  revu  qu’une  fois  en  août  2006  ses  enfants  depuis  ce  kidnapping
perpétré le 21 avril 2006.

Flash back :

Nous  sommes  en  Grande  Bretagne,  en  mars  2001 ;  Corinne  GOUGET  et  son  mari,  Philippe
BLANC, y sont installés depuis 1993, et ont deux fillettes ; Mélodie, 6 ans, et Coralie, 3 ans.
Le couple est en pleine crise ; Corinne GOUGET se sépare de son mari, ne supportant plus un
comportement  violent  et  caractériel,  et  des  tendances  inquiétantes  teintées  de  déviance
sexuelle vis à vis des fillettes…
Chacun prend un avocat.
Le    18  mai  2005,  Corinne  GOUGET  dépose  plainte  contre  son  mari  pour  attouchements
sexuels sur mineures, en raison des dernières confidences que ses filles ont osé lui faire… Et
elle ne sait pas encore tout…
La police locale saisit alors des photos prises par Philippe BLANC de ses petites filles nues
dans des postures plus que déplacées, avec des gros plans sur leurs parties génitales…
Corinne GOUGET a obtenu la garde de ses enfants, mais le droit de visite du mari se soldera
par un déchaînement de violences physiques à l’encontre de la mère et des deux fillettes.
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Curieusement,  la  police  locale  renvoie  entre  temps  les  photos  saisies,  avec  un  procès  verbal
(PV) annonçant l’absence de suite donnée à l’affaire…
Les  autorités  se  borneront  à  faire  procéder  à  la  destruction  d’une  arme  de  poing  trafiquée
détenue illégalement par Philippe BLANC, arme saisie avec les photos obscènes.
Les services sociaux adoptent une attitude trouble, pour ne pas dire emprunte de complaisance
vis à vis du pédophile incestueux présumé, tout comme l’avocate de Corinne GOUGET.
Une  expertise  psychiatrique  est  ordonnée  par  le  tribunal ;  l’expert  désigné  retourne  la
situation,  déclarant  Philippe  BLANC  totalement  sain  d’esprit,  mais  précisant  que  Corinne
GOUGET, elle, est dangereusement instable…
…Pourtant, cette « experte » n’a examiné que Philippe BLANC !
Par  la  suite,  l’avocate  de  Corinne  GOUGET,  Sarah  MOULES,  trahit  sa  cliente  de  façon
odieuse, lui prodiguant des conseils fermes allant à l’encontre de ses intérêts, comme celui de
ne surtout pas faire de contre-expertise psychiatrique…
Nous sommes en 2002, Corinne GOUGET, sans en prendre conscience, vient de tomber dans
un  premier  piège  dont  les  effets  remonteront  plus  tard  à  la  surface ;  un  vent  de  corruption
souffle, imperceptiblement…
Même l’agent d’un service social outre Manche, Nick WAILS, tentera de la convaincre que si
Philippe BLANC lèche ses fillettes des pieds à la têtes, c’est un comportement naturel entre
père et filles, et qu’il ne faut rien y voir de répréhensible, libération des mœurs oblige…
Si  bien  qu’en  2002,  le  juge  britannique  Mac  KITTRICK  autorise  Philippe  BLANC  à
reprendre les visites des fillettes, sans accompagnement…
…et le condamne  «  à ne pas porter d’atteinte physique à Corinne GOUGET  durant une
période de 1 an » l’autorisant de fait à récidiver à l’issue de la période définie !
Corinne GOUGET craque.
La jeune femme sombre dans une longue période de dépression ; dans sa lente descente  aux
enfers, elle tentera par trois fois de mettre fin à ses jours, sans doute pour appeler à l’aide plus
que pour mourir…
20 janvier 2004 : le divorce est prononcé, et la garde des enfants est heureusement confiée à la
mère.
Corinne  GOUGET  quitte  alors  le  Royaume  Unis  pour  la  France  avec  ses  enfants,  dûment
munie  de  l’ordonnance  du  Tribunal  de  PETERBOROGH  rendue  le  15  mars  2004,  qui  l’y
autorise.
Juin  2004 :  Corinne  GOUGET  se  rend  à  la  Brigade  de  Gendarmerie  de  CLERMONT-L’HERAULT.
Sa démarche est évidente ; faire condamner son ex-mari, qui représente toujours une menace
pour  ses  filles  en  raison  de  ses  relations…  Mais  ce  qui  la  pousse  à  déposer  une  nouvelle
plainte contre son ex-mari pour « agressions sexuelles sur mineures par ascendant légitime »,
et  cette  fois  en  France,  ce  sont  les  témoignages  récents  beaucoup  plus  précis  de  ses  filles
concernant lesdites violences sexuelles.
Le  gendarme  chargé  de  l’enquête  effectue  une  interview  filmée  des  deux  fillettes,
conformément aux dispositions légales. Elle est édifiante.
Le  militaire  est  scandalisé ;  il  promet  de  se  charger  personnellement  de  recevoir  l’ex-mari
pédophile incestueux présumé si celui-ci ose revenir sur le territoire français.
Mais Corinne GOUGET tombe dans un nouveau piège, bien insidieux.
Sur  les  conseils  d’une  assistante  sociale  de  la  police  de  Montpellier,  elle  prend  contact  avec
les services sociaux de CLERMONT-L’HERAULT :
Qui aurait pu le prévoir ? A partir de cet instant précis, notre mère de famille perd pied, et se
retrouve prise dans une spirale infernale :
Madame  DAUDET,  assistante  sociale,  convoque  Corinne  GOUGET  pour  lui  expliquer  que
les fillettes sont en danger, et qu’elle va transmettre le dossier à la juge pour enfants Elizabeth
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CHAUVET ;  le  quiproquo  est  tellement  énorme  que  notre  mère  de  famille  ne  peut  pas
soupçonner que c’est elle, et non Philippe BLANC, que l’on considère dorénavant dangereuse
pour les fillettes !…
La  première  convocation  de  la  juge,  le  15  octobre  2004,  est  vécue  par  Corinne  GOUGET
comme « un cauchemar…   … éveillé » ;
– « Elizabeth CHAUVET a crié après les enfants ; elle les a traumatisé… »
Corinne  GOUGET  se  plaint  par  courrier  recommandé  de  ce  qu’elle  considère  comme  « un
comportement abusif ».
En retour, la jeune maman écope de six mois d’enquête sociale.
Elle  se  dessaisit  de  son  avocate  du  moment,  madame  ROUVIER,  qu’elle  juge  « trop
mollassonne ».
L’auxiliaire  de  justice  Emmanuelle  CARRETERO,  présidente  de  l’association  « Enfance  et
Partage », fait son entrée dans la danse ; mais les partitions de la musique ne sont pas écrites
par la cliente…
Ma  première  question  « impertinente » ;  de  quelle  façon  partagez-vous  les  enfants,
« Maîtresse Emmanuelle » ?…
Le 14 décembre 2004, le substitut du procureur  SEDIVY, décide d’envoyer le dossier pénal
monté  par  la  Gendarmerie  de  CLERMONT-L’HERAULT,  à  CAEN,  en  Normandie…
…parce que Philippe BLANC y aurait travaillé jusqu’en mai 2004 !…
De  longs  mois  s’écoulent  sans  que  l’individu  ne  soit  le  moins  du  monde  inquiété  par
l’appareil judiciaire.
Trois sinistres personnes font leur entrée dans cette danse, décidément bien sordide ;
Mesdames LOUVET, MARTIN et DESDOUET, de l’APEA.
Entre autres choses, elles seront auteurs de faux témoignages et de rapports mensongers dans
le but de faire passer Corinne GOUGET pour folle.
La juge Elizabeth CHAUVET a dorénavant de la matière première pour décider d’imposer à
la  mère  de  famille,  un  an  d’assistance  éducative,  et  de  demander  une  évaluation
psychologique de celle-ci, par des experts désignés, sans doute eux aussi franc-maçons…
Entre temps, Corinne GOUGET est assignée par la juge d’instruction Sabine LECLERC, pour
répondre  d’une  poursuite  de  son  ex-mari  pédophile  présumé  pour  « soustraction  d’enfant
mineur par ascendant légitime et rétention depuis plus de cinq jours » , malgré la prévention
grave dont il fait l’objet.
Cette même juge d’instruction est saisie du dossier pénal à l’encontre de Philippe BLANC.
Il  est  d’ailleurs  à  noter  que  Philippe  BLANC  n’a  pas  la  qualité  de  « prévenu »,  mais  de
« témoin assisté », et que la plainte nominative apparaît curieusement en plainte contre X…
Mais  Corinne  GOUGET  n’a  toujours  pas  accès  au  moindre  dossier,  à  la  moindre  pièce  à  sa
charge.
Ce n’est qu’en avril 2005 qu’elle serait autorisée à 7 minutes de consultation du dossier qui se
monte contre elle, par son avocate Emmanuelle CARRETERO.
Plus aucun contact n’a lieu depuis plusieurs mois entre les employées de l’APEA et la petite
famille ; par contre, mesdames DESDOUET  et  MARTIN contactent l’ex-mari par téléphone
pour lui annoncer que Corinne GOUGET est folle.
Les  trois  expertises  sont  au  diapason,  évidemment ;  pas  de  fausse  note,  la  partition  est  bien
apprise, le piège se referme…
Les expertises qui enfoncent Corinne GOUGET ont été réalisées par Mme DENIS, le docteur
PENOCHET,  et  le  docteur  BENDJILALI ;  elle  ne  pourra  prendre  connaissance  d’aucune
d’entre elles avant qu’on ne lui retire ses enfants.
Aucun de ses droits de la défense n’a été respecté.
Il n’a été fait aucun cas des nombreuses attestations et témoignages établis en sa faveur.

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Coup de théâtre :

Nous  sommes  le  21  avril  2006 :  Corinne  GOUGET  est  convoquée  au  tribunal  de
MONTPELLIER  par  la  juge  CHAUVET,  avec  ses  fillettes.  Celles-ci  refusent  de  venir,  et
préfèrent aller à l’école, car elles auraient peur de la magistrate.
La  maman,  qui  n’a  pas  pu  obtenir  de  l’auxiliaire  de  justice,  madame  CARRETERO,  la
consultation  de  son  dossier,  se  rend  au  bureau  de  la  juge  pour  enfants ;  son  avocate,  après
trois semaines sans accorder le moindre contact à sa cliente, lui a donné, la veille, son accord
pour qu’elle n’emmène pas ses enfants à cette convocation.

Premier acte :

Mesdames DESDOUET et MARTIN, ainsi qu’une stagiaire de l’APEA, attendent la mère de
famille de pieds fermes, au tribunal de MONTPELLIER.
Madame MARTIN porte un gros sac bleu…
L’audience a lieu, comprenant : la juge, les trois personnes de l’APEA, Corinne GOUGET et
l’avocate CARRETERO.
Sans  préambule,  la  « magistrate »  prend  à  partie  la  mère  de  famille  au  motif  qu’elle  ne  se
présente  pas  avec  les  enfants ;  elle  lui  signifie  qu’elle  la  considère  « folle »  aux  vues  des
rapports  d’expertises  qu’elle  seule  a  pu  lire,  et  que  ses  filles  vont  immédiatement  être
récupérées à leur école pour être remise à leur père.
Corinne GOUGET s’insurge :

«   –  C’est  impossible !  Vous  ne  pouvez  pas  faire  ça !  Il  fait  l’objet  d’une  enquête  pour
agression sexuelle sur ses filles ! Mes enfants m’ont suppliée de ne plus jamais le laisser les
approcher ! »

De  marbre,  Elisabeth  CHAUVET,  juge  pour  enfants,  explique  que  celles-ci  vont  bel  et  bien
partir le soir même avec leur père pour plus de six mois, que tout est « arrangé » ; l’ex-mari,
qu’elle a reçu le matin même, a tout organisé, scolarisation comprise.
Sac bleu compris…
Quel bel « arrangement », pour un juge !
Elle  précise  également  que  la  maman  ne  pourra  pas  visiter  ses  enfants  sans  la  présence  des
employées de l’APEA, ordonne à celles-ci d’aller chercher Coralie et Mélodie sur le champ,
et fait appeler l’école…
Puis, la « magistrate » met tout le monde dehors, en attendant l’arrivée des enfants.
La  seule  intervention  –  aussi  inepte  que  vaine,  évidemment  –  de  l’auxiliaire  de  justice
présidente  de  l’association  « Enfance  et  Partage »,  aura  été  de  demander  timidement  si  l’on
ne  pouvait  pas  envisager  de  placer  les  filles  dans  une  famille  d’accueil  jusqu’à  la  fin  de
l’année scolaire, afin de ne pas trop les perturber en pleine scolarisation…
A aucun moment cette auxiliaire de justice n’a mis en avant :

–  le  fait  que  Corinne  GOUGET  n’avait  pas  pu  prendre  connaissance  du  dossier  monté
contre elle – puisqu’elle avait elle-même manœuvré pour le lui cacher – et que de ce
fait  ses  droits  à  la  défense  n’étaient  pas  respectés,  en  raison  de  l’impossibilité  de
demander  une  contre-expertise,  avec  à  la  base  l’impossibilité  de  savoir  que  cela  se
révélait indispensable :
Cet  état  de  fait  constituant  une  violation  de  la  Convention  Européenne  de
Sauvegarde  des  Droits  de  l’Homme  et  des  Libertés  Fondamentales  et  de  la  Charte
des Droits Fondamentaux en son article 6 § 1 et 2
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–  le  fait  que  remettre  les  enfants  à  un  père  poursuivi  au  moment  des  faits  pour
« atteintes sexuelles avec contrainte, violence, menace ou surprise sur mineures de
moins de 15 ans par ascendant légitime », ne pouvait que constituer une atteinte aux
règles  les  plus  élémentaires  de  la  justice  en  l’occurrence  en  matière  de  protection  de
l’Enfance,  dont  le  fameux  principe  de  précaution,  prévu  par  le  législateur  pour
protéger des victimes présumées et/ou potentielles…
–  le fait qu’en l’absence de toute ordonnance jugée et notifiée dans les formes prévues
par  la  loi,  cette  décision  suivie  des  faits  ne  pouvait  que  constituer  une  nouvelle
atteinte  au  respect  de  la  Convention  Européenne  de  Sauvegarde  des  Droits  de
l’Homme  et  des  Libertés  Fondamentales,  ainsi  que  la  violation  d’une  décision  de
justice  –  en  l’espèce  celle  rendue  par  un  tribunal  européen  statuant  que  la  garde  des
enfants devait être confiée à la mère – ;
–  que  cet  acte,  en  l’absence  de  la  moindre  ordonnance,  constituait  en  fait  un  acte
d’organisation  d’enlèvement  de  mineurs  de  moins  de  quinze  ans,    avec
circonstances aggravantes…

Bien  sûr,  un  avocat  digne  de  ce  nom  aurait  renforcé  sa  défense  en  faisant  état  du  flagrant
« abus  de  pouvoir  par  personne  dépositaire  de  l’autorité  publique »  que  la  « magistrate »
s’apprêtait à commettre, mais on ne lui en aurait pas demandé tant…
Bref ;  comme  par  hasard,  notre  chevronnée  auxiliaire  de  justice  retourne  quant  à  elle  à  son
bureau, promettant de revenir à 17 heures, sans doute débordée par l’accumulation de dossiers
relatifs à d’autres enfants qui auraient besoin de sa si précieuse protection…

*
*    *

Oui, moi aussi j’affectionne les petites étoiles décoratives pour séparer mes textes !…

Deuxième acte :

Corinne  GOUGET  appelle  en  urgence  des  amis  à  la  rescousse,  pour  lui  servir  de  témoins ;
excellent réflexe qui témoigne – pour une folle – d’un esprit plutôt alerte, car une  précieuse
attestation  remplie  dans  les  formes  légales  témoigne  en  partie  de  la  scène  que  je  vais  vous
décrire :
Notre mère de famille retrouve ses filles au tribunal, après que celles-ci aient été sans aucun
ménagement enlevées de leur école par les sbires de madame la juge ; elle les prend dans ses
bras,  calmement,  pour  les  prévenir  doucement  qu’elles  vont  partir  avec  leur  papa,  qui  les
attend de toute évidence dans une pièce voisine…
Les  enfants  se  mettent  alors  à  hurler  et  à  sangloter,  brutalement  et  de  concert,  en  se
cramponnant à leur mère…
Sur ce, madame la juge CHAUVET arrive, intimant l’ordre aux enfants en larmes de la suivre
dans  son  bureau ;  naturellement,  Corinne  GOUGET  s’y  oppose,  faisant  remarquer  que
madame CARRETERO n’est pas encore revenue.
La réponse est cinglante ; « – De toute façon, elle est en retard, et il fallait prendre un avocat
pour les filles ; maintenant, c’est trop tard ! »
Les  employées  de  l’APEA,  quant  à  elles,  sont  priées  d’assister  à  ce  scandaleux  épisode,
insulte faite à l’idée que nous nous faisons tous de la justice :
Le pédophile incestueux présumé fait son entrée d’un coup de plat de la main rageur dans la
porte battante du couloir menant au bureau de la juge ; les deux antagonistes restent quelques
instants face à face, avec d’autres témoins.
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Corinne GOUGET a peur ; l’individu est violent, elle en a déjà fait les frais, et plus souvent
qu’à son tour…
Parmi les personnes qui attendent, se trouve un avocat du nom de BERAL, avec une cliente.
Corinne  GOUGET,  désemparée,  engage  la  conversation.  Intéressante  conversation.  Avec  un
acteur de l’appareil judiciaire qui semble familier de la face cachée du système judiciaire :
Ayant  écouté  le  récit  de  Corinne  GOUGET,  il  lui  aurait  expliqué  que  ce  qui  lui  arrivait  ne
devrait pas être possible, mais que cela, selon lui, cela signifiait qu’il devait y avoir beaucoup
d’argent la dessous…
Précisant sa réflexion, il aurait indiqué que le prix moyen d’un magistrat en France oscillerait
entre 1 et 3 millions d’euros…
Ouaw ! Ça tombe bien, l’ex-mari pédophile incestueux présumé est plein aux as…
Sur ce, Corinne GOUGET rappelle l’avocate CARRETERO, et l’obtient en ligne :
Explications sur son absence, et le fait que les enfants sont entendues sans avocat par la juge
CHAUVET ; celle-ci l’aurait contactée pour lui dire de ne venir qu’à 18 heures, et non à 17
heures…
Finalement, l’avocate au cœur de lion arrive vers 17 H 45.
Je synthétise la suite : une fois tous les impétrants de cette sordide farce réunis dans le bureau
du  juge  Elisabeth  CHAUVET,  Coralie  saute  au  coup  de  sa  maman,  s’exprimant  dans  un
anglais entre-coupé de sanglots :

« – I don’t want to go with Daddy ! »

Excédée, madame le juge se serait alors mise à hurler :

« –  Coralie !  Assied-  toi  dans  ton  fauteuil ;  tu  n’as  pas  le  droit  de  parler !  C’est  moi  qui
décide ! Tu as le droit de rester dans ton fauteuil et de tenir la main de ta maman ; je sais très
bien  qu’il  y  a  un  lien  très  fort  entre  toi,  ta  sœur  et  ta  maman,  mais  maintenant  c’est  fini !!
Vous partez ce soir avec votre papa ! »

Coralie ; manifestement choquée : « – Je veux rentrer à la maison… »
Le juge CHAUVET : « – Tais-toi !! »

Les  sanglots  de  l’enfant,  loin  d’attendrir  la  fonctionnaire  de  justice,  semblent  la  mettre  hors
d’elle ;  elle  ne  recouvre  son  calme  que  pour  expliquer  que  Corinne  GOUGET  étant  malade,
celle-ci  n’est  plus  en  mesure  de  s’occuper  de  ses  filles,  raison  pour  laquelle  elles  partiraient
dès ce soir avec leur père.
Mais  Corinne  GOUGET  insiste,  lui  demandant  comment  elle  explique  le  fait  que  l’individu
en  question  ait  léché  Coralie  entre  les  jambes  en  janvier  2002,  et  violenté  les  enfants  à
plusieurs reprises ; et si d’après elle ça n’est pas lui qui aurait besoin de se faire soigner :
Réponse,  cinglante,  et  logique,  pour  quelqu’un  qui  prétend  remplir  des  fonctions  officielles
dont  l’un  des  grands  principes,  outre  la  protection  des  victimes,  est  la  manifestation  de  la
vérité :

« – JE NE VEUX PAS LE SAVOIR !! »

Sous le regard pesant de Corinne GOUGET, l’auxiliaire de justice tente un timide :

« – Madame le juge, j’ai ici une cassette vidéo…

– JE NE VEUX PAS LE SAVOIR NON PLUS !! »
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A l’issue de cette charmante entrevue, Corinne GOUGET est priée de sortir du bureau, seule.
Elle  s’exécute  et,  accompagnée  jusque  dans  le  couloir  par  les  cris  déchirants  de  ses  filles,
elle retrouve  la  personne  venu  la  soutenir  ;  celle-ci  se  révolte,  à  la  sortie  de  l’auxiliaire  de
justice :

« – Ça n’est pas possible ! Vous n’avez pas laissé faire ça ?! »
L’avocate CARRETERO : – Oh, vous savez, il les avait peut-être déjà frappées dans le passé,
mais les hymens ne sont pas brisés…
« – Et vous attendez qu’ils le soient ?! »
L’avocate CARRETERO : « – Ben oui !… »
Edifiant, madame la présidente de « Enfance et partage »…

Le  27  avril,  soient  six  jours  après  que  l’on  lui  ait  enlevé  ses  enfants,  est  notifiée  à  Corinne
GOUGET  l’ « ordonnance  aux  fins  de  placement  provisoire  et  maintien  A.E.M.O. »,  du  26
avril 2006.
Elle  ne  risquait  pas  d’user  de  ses  voies  légales  de  recours,  avant  les  effets  devenus
manifestement irréversibles de ladite décision de justice.
Cherchez l’erreur…
La deuxième, que j’ai déjà soulevée un peu plus haut :
Le 29 mai 2006 : soit plus d’un mois après l’enlèvement par la juge et l’APEA des enfants,
est rendue l’ordonnance de non lieu en faveur de Philippe BLANC, concernant la prévention ;
« atteintes sexuelles avec contrainte, violence, menace ou surprise sur mineures de (moins de)
15 ans ( Mélodie et Coralie) par ascendant légitime »
Cette  ordonnance  de  non-lieu  n’a  pas  été  notifiée  dans  ses  formes  légales,  et  donc  le  délais
d’appel court toujours.
Il apparaît donc que madame le juge Elizabeth CHAUVET a organisé l’enlèvement des deux
fillettes, et couvert celui-ci par l’ordonnance établie par ses soins cinq jours plus tard.
Apparaissant  également  évident  que  ce  juge  ne  pouvait  pas,  en  toute  logique,  deviner  plus
d’un mois à l’avance – surtout aux vues du dossier accablant pour le père des enfants – qu’un
non lieu serait rendu en la faveur de cet individu…
Le  réquisitoire  définitif  du  Procureur  de  la  République  précise ;  «   –  Les  enfants  étaient
entendues par la brigade spécialisée de la gendarmerie ; elles n’évoquaient pas d’abus sexuel
de la part de leur père. Leur comportement, noté par les enquêteurs, étaient serin et enjoué. »
Mensonges éhontés ! En effet, ledit enquêteur fût dans la réalité révolté par ce qu’il avait tiré
de son audition des fillettes ; celle-ci a fait l’objet d’un film vidéo par la brigade spécialisée,
conformément à ce que prévoit la Loi ; et ce film vidéo a été subtilisé par le Procureur adjoint
SEDIVY à l’occasion de son départ inopiné en vacances, pour en fait ne jamais être produit
dans les pièces à charge, à ce jour.
Corinne  GOUGET  a  réclamé  la  retranscription  écrite  de  ce  film,  par  le  biais  légal  de  la
consultation  de  dossier  chez  son  avocat,  lequel  n’a  jamais  répondu  autre  chose  qu’une
nouvelle demande d’honoraires…
On  peut  donc  déduire  de  la  part  des  magistrats  et  des  avocats  impliqués,  non  pas  une
collaboration  dans  l’optique  d’une  saine  administration  de  la  justice,  mais  bien  une
connivence  destinée  à  couvrir  les  agissements  criminels  de  leur  collègue,  la  juge  Elizabeth
CHAUVET.
Nous savions depuis peu, qu’en école de magistrature était enseigné le précepte suivant ; « la
paix sociale prime sur l’équité ».
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De  toute  évidence,  doit  également  être  enseigné  celui  spécifiant  que :  « le  corporatisme  –  à
moins  qu’il  ne  s’agisse  du  serment  fait  d’entre  aide  fraternelle  dans  certaines  obédiences
occultes aux tendances mafieuses, à l’occasion de rites initiatiques… – prime sur l’équité »…
Bref ; après ce funeste épisode du 21 avril 2006, Corinne GOUGET ne revoit  ses filles que le
2 août 2006, sous la surveillance des cerbères de l’APEA.
Les  fillettes  sont  arrachées  ensuite  des  bras  de  leur  maman  pour  être  traînées  avec  violence
par mesdames DESDOUET et MARTIN, devant témoin, malgré leurs cris et leurs suppliques
pour  ne  pas  quitter  leur  mère ;  des  enfants  qui  sont  âgées  tout  de  même  à  ce  moment  là
respectivement  de  11  et  8  ans,  et  donc  en  âge  d’exprimer  un  avis  dont  il  est  prévu  par  les
textes que l’on tienne compte…
La  nouvelle  avocate  de  Corinne  GOUGET  est  madame  VEGA ;  pour  peu  de  temps,  car
jugeant que la situation ne comporte pas d’issue juridique…
Elle  vient  d’ailleurs  d’être  mise  en  demeure,  toujours  sur  mes  conseils,  par  courrier
recommandé avec accusé réception, de dresser le bilan des opérations qu’elle aurait effectuées
pour défendre les intérêts de sa cliente.
Elle a notamment refusé d’interjeter appel pour sa cliente, de l’ordonnance du 29 mai 2006.

Le  20  octobre  2006 ;  j’entre  en  scène,  et  interviens  à  l’occasion  de  l’audience  de  11  heures
devant  la  juge  CHAUVET,  à  l’occasion  de  laquelle  il  est  prévu  que  les  fillettes  soient
présentées à leur maman.
Bien sûr, la juge refuse ma présence dans son bureau, et les enfants ne sont pas présentes.
Et pour cause, elles n’ont pas quitté la Grande Bretagne…
Quant à l’ex-mari, il a été convoqué une heure et demi plus tôt, dans le plus grand secret, et
aurait  remis  à  madame  CHAUVET  des  éléments  concernant  les  enfants,  auxquels  Corinne
GOUGET n’a pas eu droit de consultation.
Une nouvelle fois, Corinne GOUGET est victime de non présentation d’enfants :
Faits  prévus  et  réprimés  par  les  articles  227-5,  227-6,  227-9  du  Code  Pénal  punis  de  deux
ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende », et cautionnés par la juge CHAUVET
sans autre explication que :

« –  J’attends  que  vous  m’apportiez  la  preuve  que  vous  avez  entrepris  un  traitement
psychiatrique ; nous en reparlerons quand ce sera le cas ».

Ce jour là, le nouvel auxiliaire de justice censé défendre les intérêts de Corinne GOUGET est
le dénommé BERAL.
Ce dernier, qui n’a pas plus que les autres accédé à la requête légale de Corinne GOUGET de
lui permettre de consulter son dossier, ne fait pas les interventions demandées par sa cliente,
et s’enfuit du tribunal dès la fin de l’audience ; il prétexte un peu plus tard au téléphone qu’il
y  avait  trop  de  monde  avec  Corinne  GOUGET,  faisant  allusion  à  la  demi  douzaines  d’amis
venus la soutenir.
J’obtiens  cependant  qu’il  nous  reçoive :  Après  s’être  noyé  dans  des  considérations
incohérentes  se  voulant  juridiques,  l’auxiliaire  de  justice  me  lâche  dans  une  grimace  qu’il
pense sans doute être un sourire :
« – Vous n’avez qu’à monter une opération commando pour kidnapper les enfants ! »
Il  a  également  reçu  depuis,  de  la  part  de  Corinne  GOUGET,  un  courrier  recommandé  avec
accusé-réception  lui  demandant  un  point  précis  sur  les  démarches  et  actions  qu’il  aurait
effectuées pour la défense des intérêts de sa cliente, et le mettant en demeure de mettre à sa
disposition les dossiers la concernant.
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Corinne  GOUGET  se  rend  à  la  brigade  de  gendarmerie  de  CLERMONT-L’HERAULT  sur
mes conseils, le 22 octobre 2006, afin de déposer plainte contre l’APEA ; son nouvel avocat,
monsieur BERAL, a, devant moi, refusé de faire cette démarche.
Je  sais  qu’il  faudra  doubler  cette  démarche  par  une  constitution  de  partie  civile,  ou  des
citations directes, mais la prise de température est intéressante :
J’ai pour l’occasion, munie Corinne GOUGET d’un dictaphone, dont j’ai récupéré le contenu
pour en effectuer la retranscription écrite qui suit.
Le gendarme qui reçoit Corinne GOUGET s’appelle PALUSCI.
Celui-ci feint dans un premier temps de ne pas connaître l’APEA.
Il s’étonne de la démarche, et demande comment s’appelle son avocat, et si c’est bien lui qui
l’envoie…
Mais,  après  une  laborieuse  entrée  en  matière,  quand  Corinne  GOUGET  énonce  la  liste  des
personnes  contre  lesquelles  elle  souhaite  porter  plainte,  Mr  BARBEZIER    compris,  le
gendarme, qui ne connaissait soit disant pas l’organisme concerné,  explose alors :

–  Lui ! Il est directeur de l’APEA ! Vous en voulez à tout le personnel !

Il prononce les phrases suivantes, hors de lui :

–  Attendez !  Madame  le  juge  a  tous  les  pouvoirs !  Vous  savez,  ça ?! Elle  a  tous  les
pouvoirs, madame le juge !…/… C’est elle qui prend la décision, et personne ne peut
revenir sur sa décision !…/… Vous êtes la seule et première personne à porter plainte
contre  l’APEA !  Vous-vous  rendez  compte !? Et  ça  fait  presque  vingt  ans  que  je  suis
ici et vous êtes la seule et première personne !…/…Vous mettez en doute la parole du
juge ! Elle peut, elle, vous venir déposer plainte ; elle va déposer plainte ; elle va vous
faire enfermer, ça je peux vous le dire madame !

Il frappe violemment son bureau, et poursuit :

–  Ça c’est ce qui va vous attendre ! Vous-vous rendez compte de ce que vous me dites ?
vous vous…
Corinne GOUGET rétorque :

–  C’est l’APEA qui ment au juge…
–  Non non non non non non non non !! Le juge, je vous dis, prend la décision d’après le
rapport de l’APEA !
–  Justement c’est l’APEA qui…
–  Non  nonnon ;  mais  attendez,  c’est  elle  qui  prend  la  décision  en  ce  cas,  ça  veut  dire
que vous mettez en doute la parole de madame le juge ! Ne vous en faites pas que là
vous  allez  avoir  un  retour  de  bâton,  ce  qui  s’appelle  un  retour !  Attendez-vous  à  ça,
madame !  Je  vous  le  dis !  Moi,  votre  plainte  sera  transmise  au  procureur,  mais  ne
vous inquiétez pas que madame le juge ne va pas en rester là… Voilà ; attendez-vous
au retour de manivelle !

Voilà la substance fidèlement recueillie et retranscrite des conditions dans lesquelles Corinne
GOUGET tente de déposer une plainte…
Elle m’avoue avoir eu peur, et n’avoir insisté qu’en raison de mon soutient.
Ce  jour  de  rédaction,  le  dimanche  12  novembre  2006,  au  siège  social  de  l’association
Politique  de  Vie  qui  m’emploie  comme  membre  actif  bénévole,  je  reprends  l’enquête
concernant les violences judiciaires dont Corinne GOUGET fait l’objet.
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J’ai  entre  temps  reçu  le  dernier  jugement  émanent  de  madame  CHAUVET,  lui  retirant
carrément tout droit de visite, rendu le 10 novembre 2006…
J’ai amené Corinne GOUGET interjeter appel de ce jugement auprès de la Cour d’Appel de
MONTPELLER,  dans  les  délais  prévus,  monsieur  l’auxiliaire  de  justice  BERAL  ne  l’ayant
pas fait, contrairement à ce qu’il avait annoncé à sa cliente.

Je reprends ici la chronologie de mon livre.
A ce stade de l’affaire, je proposai à Corinne GOUGET de l’assister pour déposer une plainte
avec  citations  directes  contre  le  magistrat  Elisabeth  CHAUVET,  sa  collègue  Sabine
LECLERC,  les  employées  et  le  directeur  de  l’APEA,  certains  avocats,  le  gendarme
PALUSCI, des experts psychiatres et  Philippe BLANC, pour :
« Organisation  d’enlèvement  de  mineurs  de  moins  de  quinze  ans,  complicité  d’enlèvement,
abus de pouvoir, corruption ».
Je m’étais d’ailleurs collé à la rédaction de ladite plainte.
Mais entre temps un autre dossier me tombait dessus, exactement dans le même registre.
L’affaire Vincent. Comme nous y venons juste après, je vous recadre le topo :
Vincent était un enfant de dix ans à l’époque, qui avait dénoncé les agressions sexuelles dont
il faisait l’objet de la part de son géniteur. Au lieu de provoquer une réaction saine de la part
des  autorités  saisies,  l’enfant  et  sa  mère  étaient  devenus  les  cibles  d’une  instrumentalisation
criminelle  de  l’appareil  judiciaire  de  PERPIGNAN,  qui  se  déchaîna  sur  eux  en  vue  de  faire
taire le petit témoin, et de protéger son géniteur.
La particularité de ce nouveau cas de violences judiciaires sur fond de criminalité pédophile
était que l’enfant dont il était question n’avait pas encore à ce moment été, quant à lui, enlevé
à sa mère.
C’était  cependant  ce  dont  il  était  menacé,  et  il  était  explicitement  destiné  à  être  livré  à  son
bourreau présumé.
Pour  cette  raison  je  voulus  traiter  les  deux  affaire  de  front,  mais  concentrer  mes  efforts  en
priorité sur le dossier de Vincent, au moins le temps d’élaborer une stratégie qui le mette hors
de danger, ne serait-ce que provisoirement.
Dans cette optique, j’avais obtenu de Corinne GOUGET, qui semblait compréhensive dans un
premier temps, qu’elle nous hébergea chez elle quelques jours, Vincent, sa mère et moi.
Mais notre hôtesse prit fort mal le fait que je prétende faire passer l’affaire de Vincent avant la
sienne.
C’est  alors  que,  pour  tenter  de  lui  expliquer  mes  motivations,  et  la  notion  d’urgence  qui
s’attachait  au  cas  de  Vincent,  je  lui  fis  remarquer  que  les  procédures  judiciaires  auxquelles
elle  s’accrochait  était  longues,  sans  doute  parfaitement  inutiles,  avec  ce  que  cela  signifiait
pour ses fillettes, soumises aux caprices de leur monstre de géniteur.
Il  faut  d’ailleurs  que  vous  sachiez  que  la  première  chose  que  j’avais  proposée  à  Corinne
GOUGET,  en  découvrant  l’énormité  de  son  affaire,  c’était  d’aller  extirper  manu  militari  ses
fillettes  des  griffes  de  leur  bourreau,  en  Grande  Bretagne.  J’avais  été  relativement
décontenancé  qu’elle  ne  sauta  pas  sur  l’occasion,  préférant  se  perdre  dans  de  vaines
procédures judiciaires.
Mais quand, devant Vincent et sa mère, assez exaspéré de sa mauvaise fois, je lui reformulai
ma proposition pour qu’il ne soit pas dit que je délaissais les petites filles, Corinne GOUGET
fut  mise  plus  formellement  face  à  sa  défaillance  de  mère.  S’emportant,  elle  ne  voulut  rien
savoir,  refusant  d’assumer  une  situation  trop  délicate  en  récupérant  ainsi  ses  fillettes.
Pourtant,  je  me  proposais  d’assumer  totalement  mes  actes,  ne  demandant  qu’une  totale
coopération de sa part pour ce que j’envisageais d’organiser une fois les fillettes récupérées ;
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j’imaginais  de  prendre  de  court  les  imposteurs  criminels  en  convoquant  immédiatement  la
presse, et un maximum d’associations de protection de l’enfance.
Si je ne savais pas encore que beaucoup de ces associations sont vendues, ou carrément mises
en  place  par  le  milieu  de  criminalité  pédophile,  mon  plan  avait  malgré  tout  une  chance  de
donner quelque chose.
En  effet,  les  fillettes  n’avaient  de  leur  côté  rien  à  perdre ;  elle  n’avaient  en  revanche  pas  la
moindre  chance  à  mon  sens  de  s’en  sortir  par  la  voix  judiciaire,  vu  comment  les  choses
s’étaient déroulées jusqu’ici. Au pire, elles auraient eu un peu de répit, elle auraient revu enfin
leur  mère  et  passé  un  certain  temps  avec  elle,  et  celle-ci  aurait  eu  certes  des  ennuis  plus
sérieux, voire une condamnation pour soustraction de mineur.
Mais  là,  les  imposteurs  seraient  de  toutes  les  manières  placés  en  porte  à  faux,  sous  les
projecteurs, ce qu’ils redoutent plus que tout dans de tels cas.
Corinne  GOUGET  avait  aussi  l’option  de  vider  son  compte  en  banque,  d’abandonner  la
maison – trop grande pour elle et surtout trop coûteuse – et de partir à l’étranger refaire sa vie
avec ses fillettes, en tentant de ne pas se faire retracer par Interpol.
Ce que je n’arrive toujours pas à concevoir, c’est qu’une mère puisse se comporter avec une
telle  lâcheté,  préférant  s’éviter  des  ennuis  que  de  tenter  de  sauver  ses  propres  enfants.  Car,
chaque jour, chaque semaines, chaque long mois que passait Corinne GOUGET à vendre ses
livres  sur  les  aditifs  alimentaires  et  à  se  faire  malmener  sur  l’échiquier  truqué  de  l’appareil
judiciaire,  plutôt  que  d’entreprendre  la  seule  action  qui  s’imposait,  était  lourd  de
conséquences pour ses malheureuses fillettes, prises au piège avec leur tordu de géniteur.
Ceci  dit,  par  mes  propositions  « indécentes »  si  lourdement  argumentées  devant  témoin,  je
mettais en exergue sans le vouloir la médiocrité de cette femme, qui, du coup, prit le parti de
me prendre en grippe, d’exiger que je lui rende son dossier, et que j’oublie son affaire.
Plus tard, Corinne GOUGER porta plainte contre moi, pour abus de confiance et violation de
sa vie privée, d’après ce que je sais.
Je  ne  suis  pas  allé  m’enquérir  du  détail  de  ses  attaques  judiciaires,  étant  au  dessus  de  ça,  et
ayant d’autres chats à fouetter. Je sais juste que par  « abus de confiance » elle fait allusion à
l’hospitalité qu’elle nous accorda quelques jours et de mauvaise grâce, à Vincent, sa mère et
moi.  Il  faut  donc  croire  qu’elle  est  entre  temps  allé  raconter  cet  épisode  aux  « autorités »,
histoire  de  m’enfoncer  un  peu  plus,  ce  qui  m’affranchit  donc  de  la  délicatesse  de  garder  le
silence à ce sujet.
Je pense, en toute logique, qu’elle a dû leur expliquer qu’elle ne savait rien de la situation de
Vincent et de sa mère, à moins qu’elle n’ait « révélé » qu’en fait, je l’avais prise en otage chez
elle durant ces quelques jours… Après tout pourquoi pas, on n’est plus à ça prêt !…
Quant  à  la  prétendue  violation  de  sa  vie  privée,  cela  concerne  le  rapport  chronologique  que
vous avez pu lire plus haut. En effet, j’avais pris la liberté de le publier sur le site que je créai
en  sortant  de  prison  au  printemps  2007,  suite  à  mon  arrestation  avec  Vincent  pour
soustraction de mineur. Ce site, dont le premier objet fut de diffuser l’affaire Vincent et son
témoignage vidéo, a, du reste, été fermé. Bref ; si j’avais publié ce rapport, ce fut parce qu’ à
la  base  Corinne  GOUGET  m’avait  autorisé  à  le  rédiger,  m’ayant  même  corrigé  quelques
erreurs,  en  vue  qu’il  soit  rendu  public  à  travers  le  site  de  Politique  de  Vie.  Mais,  une  des
particularités  de  Christian  COTTEN,  était  de  me  faire  rédiger  des  rapports  destinés  à  être
publiés sur son site, pour ne publier en fait que ses attaques dirigées contre un certain Nicolas
SARKÖZY de NAGI-BOCSA, allias Nicolas SARKOZY.
Même  si  Corinne  GOUGET  m’avait  entre  temps  retiré  sa  confiance,  j’avais  donc  cru  bien
faire  en  palliant  ce  contre  temps,  étant  à  des  années  lumière  d’imaginer  ce  qu’elle  me
réservait.
Mais j’apprécie la délicatesse de cette femme, pour laquelle j’étais prêt à risquer gros, et pour
laquelle j’ai perdu tant de temps et d’énergie.
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Non ; à tout bien réfléchir, ça n’est pas pour elle que j’étais si déterminé à aller « au carton »,
mais pour ses malheureuses fillettes.
Ceci dit, maintenant que j’ai cru bon, pour clôturer cet épisode là, de vous dévoiler en avant
première un bref passage de l’affaire Vincent, je ne dois pas vous faire languir plus longtemps
pour attaquer le plat principal.

Partie II :

L’affaire Vincent

Chapitre premier :  La rencontre.

L’affaire que nous laissons derrière nous était donc celle que j’étais en train de traiter, quand
celle de Vincent arriva sur mon bureau, à l’association Politique de Vie.
J’avais  un  cas  concret  et  récent,  qui  concernait  la  même  circonscription  juridique  –  Cour
d’appel  de  MONTPELLIER,  dont  dépend  PERPIGNAN  -,  la  même  configuration
d’imposture  judiciaire  en  faveurs  de  criminels  pédophiles,  allant  donc  jusqu’à  l’enlèvement
d’enfants caractérisé.
Ce  jour  là,  travaillant  dans  mon  petit  bureau  à  la  rédaction  d’une  plainte  pour  défendre  les
intérêts de Corinne GOUGET, COTTEN vint m’interrompre, téléphone en main.
Il était en ligne avec l’avocat de l’association, Jean-Pierre JOSEPH, que je connaissais depuis
le procès de l’OTS. Il y avait une nouvelle affaire à traiter.
Jean-Pierre m’expliqua succinctement  le cas qu’il venait de recevoir, précisant ne pas être de
taille pour le traiter en tant qu’avocat.
Il s’agissait d’un enfant de dix ans qui avait tenté de dénoncer les violences physiques et les
agressions sexuelles qu’il subissait de la part de son géniteur. Depuis que l’enfant avait parlé
de tout ça à sa mère, divorcée dudit géniteur et exerçant le droit de garde de l’enfant, le ciel
leur était tombé sur la tête à tous deux.
Jean-Pierre JOSEPH était sollicité pour prendre la défense des intérêts de Vincent.
Ne  souhaitant  pas  m’en  dire  plus  par  téléphone,  Jean-Pierre  insista  pour  que  j’obtienne
l’autorisation de COTTEN pour descendre sur GRENOBLE à une date précise et très proche ;
il s’agissait de profiter de la venue de cette mère et de son fils à son cabinet grenoblois pour
faire leur connaissance, et découvrir toute l’affaire.
Avant de raccrocher, Jean-Pierre tint à me préciser que selon lui l’affaire était sérieuse, et sur
fond  de  réseau  de  criminels  pédophiles  instrumentalisant  l’appareil  judiciaire  de
PERPIGNAN.
Je jubilais ! J’allais de toute évidence entamer une nouvelle aventure pour défendre « la veuve
et  l’orphelin »,  face  à  cette  imposture  judiciaire  qui  semblait  occuper  une  parcelle  non
négligeable de terrain au sein de notre société.
COTTEN consentit  à ce  que je descende aux frais de l’association à  GRENOBLE, à la date
convenue.
Le billet de train pris, il fut convenu par le biais de Jean-Pierre JOSEPH que ça soit la mère
qui  me  récupère  à  la  gare  de  GRENOBLE  le  jour  de  mon  arrivée,  afin  que  nous  puissions
faire connaissance en nous rendant ensemble au bureau de l’avocat.
Avançant vers la sortie du hall de la gare de GRENOBLE, j’identifiai tout de suite la maman
et  son  fils  qui  guettaient  ma  sortie.  Les  présentations  faites,  je  fus  immédiatement  pris  de
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sympathie  pour  cet  enfant  de  dix  ans,  Vincent,  à  l’accent  méridional  très  prononcé.  Il  me
semblait très poli, très réservé et très anxieux également. La première chose qu’il eut envie de
me dire, c’était qu’il espérait que je saurais éviter à sa maman d’aller en prison, semblant plus
préoccupé par le sort de sa mère que par le sien.
Pour  Myriam  ROIG,  ce  fut  tout  le  contraire.  Cette  grande  brune  un  peu  vulgaire  ne
m’impressionna pas autant que son fils, loin de là. Elle parlait beaucoup, parfois même un peu
trop vite pour moi, avec le même accent que son fils, et sa préoccupation principale semblait
n’être que la peine de prison qui, selon elle, la menaçait de façon imminente. Si elle se disait
totalement désemparée, pour autant elle se voulait plutôt autoritaire, voir impérative.
C’est à bord de sa Peugeot 406 break que nous nous rendîmes aux abords du cabinet de Jean-Pierre  JOSEPH.  L’information  que  je  parvins  à  tirer  clairement  de  la  femme,  concernait
justement  la  peine  de  prison  ferme  dont  elle  prétendait  faire  l’objet,  pour  non  présentation
d’enfant :  Il lui était reproché de n’avoir plus accepté de remettre son fils entre les mains de
son ex mari, à l’occasion de l’exercice de ses droits de visite, suite aux terribles révélations de
l’enfant.
La  condamnation  m’apparaissait  totalement  incongrue,  et  disproportionnée.  Mais  surtout,  je
crus bon de soulever le fait qu’en principe, si la décision de justice qui menaçait cette femme
avait  été  prise  en  première  instance,  l’appel  devait  être  la  première  mesure  à  prendre
d’urgence et dans les délais, afin de suspendre l’exécution de la peine.
La réponse de mon interlocutrice me laissa rêveur ; elle n’avait pas interjeté appel, parce que
son  avocate  le  lui  aurait  déconseillé !  Tentant  de  lui  faire  remarquer  l’absurdité  tant  dudit
conseil  que  du  fait  de  l’avoir  suivi,  le  changement  de  volume  et  de  ton  de  la  femme  me  fit
prendre alors conscience que le petit bonhomme silencieusement assis sur la banquette arrière
avait l’air bien plus intelligent que sa mère.
Le temps de rater l’accès le plus court pour atterrir dans la rue bordant le cabinet de l’avocat,
pris  par  la  discussion,  j’appris  encore  que  suite  à  cette  condamnation  devenue  définitive,  et
dont  l’application  devenait  l’affaire  d’un  mois  tout  au  plus,  il  était  prévu  que  l’on  retire  la
garde  de  Vincent  à  sa  mère,  pour  l’attribuer  à  son  géniteur.  Je  venais  de  mettre  le  point  sur
l’essentiel du problème, d’un point de vue personnel.
En entrant finalement dans la salle d’attente du cabinet d’avocat en compagnie de Vincent et
de  sa  mère,  je  commençais  à  nourrir  de  sérieuses  inquiétudes  pour  l’enfant,  aux  vues  d’une
situation effectivement fort préoccupante.
Jean-Pierre JOSEPH ne nous fit pas attendre longtemps, et expédia le client précédent peu de
temps après l’annonce faite de notre arrivée.
Myriam  ROIG  avait  apporté  son  épais  dossier,  lequel  était  parti  directement  à  la
photocopieuse,  entre  les  mains  de  la  secrétaire.  Un  exemplaire  arriva  quelques  minutes  plus
tard sur le bureau de Jean-Pierre JOSEPH, et une version était commandée à mon attention.
Entre temps, nous avions commencé à dégrossir l’affaire.
La  femme  confirma  attendre  la  fixation  d’une  date  pour  le  rendez-vous  prévu  avec  un  juge
d’application des peines, dans le cadre de sa condamnation à deux mois de prison ferme pour
non  présentation  d’enfant.  Elle  confirma  également  avoir  laissé  courir  le  délais  d’appel.
Privée  de  toute  possibilité  de  recours,  elle  ne  pouvait  que  miser  sur  la  clémence  du  juge
d’application des peines.
Mais le plus grave était qu’étant condamnée de façon définitive, il était donc établi de façon
juridique la culpabilité de la femme, et par ricochet que sa mesure de protection vis à vis de
l’enfant constituait une infraction relativement grave.
Hors,  il  n’en  était  rien.  Jean-Pierre  JOSEPH  répondit  très  clairement  à  la  question  que  je
soulevai :  Tout  en  parcourant  rapidement  le  dossier,  il  assura  que  la  femme  avait  bien  agi
selon  les  prescriptions  mêmes  de  la  loi,  en  appliquant  la  seule  mesure  de  protection  qui  lui
incombait en l’occurrence. C’était au contraire dans le cas où elle aurait accepté de remettre
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l’enfant au criminel présumé, après qu’elle eut recueillies les déclarations de son fils, qu’elle
se  serait  rendue  coupable  de  « non  assistance  à  personne  mineur  en  danger  par  personne
ayant ascendant ».
La  femme  avait  pour  elle  notre  bon  vieux  code  pénal,  mais  également  les  fameuses
conventions dites de New York ratifiées par la France en 1990, et qui renforçaient cette notion
de  nécessité  de  tout  entreprendre  pour  assurer,  par  principe  de  précaution,  la  sécurité  d’un
enfant suite à de telles accusations envers un ascendant.
Rien, dans la façon dont elle s’y était pris, ne pouvait justifier l’inculpation dont elle avait fait
l’objet ; elle avait saisi la gendarmerie dans les formes prévues par la loi, et avait également
saisi le tribunal pour déposer une action civile en référé, afin de suspendre le droit de visite du
géniteur de l’enfant.
L’affaire que nous découvrions Jean-Pierre JOSEPH et moi était effarante ; le fait qu’il n’y ait
plus  de  recours  possible  pour  interférer  dans  le  cours  des  mesures  qui  s’imposaient  comme
une suite judiciaire, nous laissait perplexes.
Qu’est  ce  qui  avait  bien  pu  provoquer  une  telle  situation ?  Les  déclarations  de  l’enfant
avaient-elles bien été prises en compte par les acteurs de l’appareil judiciaire ?
La  mère  précisa  que  son  fils  s’était  livré  de  façon  extrêmement  précise  à  un  expert
pédopsychiatre qu’elle l’avait amené consulter suite à ses déclarations.
Jean-Pierre  JOSEPH,  cherchant  dans  le  dossier  tout  en  l’écoutant,  trouva  les  pièces  qui
faisaient référence à cet épisode, en faisant lecture à voix basse tout en conservant une oreille
à l’attention de son interlocutrice.
Je compris plus tard le tact de l’avocat, qui ne voulait pas répéter devant l’enfant les détails
abominables qu’il avait eu le courage de donner un an et demi auparavant audit praticien, au
cours de plusieurs séances.
Vincent,  lui,  restait  silencieux,  les  sourcils  froncés,  le  regard  soupçonneux  braqué  sur  son
nouvel  avocat.  Manifestement,  l’enfant  avait  essuyé  trahison  sur  trahison  de  la  part  des
adultes auxquels il avait eu affaire, et refusait de donner sa confiance facilement.
Il payait pour voir.
Myriam ROIG poursuivit :
Il ressortait des déclarations qu’elle avait reçues de l’enfant, que son bourreau présumé devait
son  impunité  et  l’inversion  des  fonctions  de  justice  à  son  avantage,  à  ses  relations  avec  des
membres influents de l’appareil judiciaire.
Ça n’était pas suffisant pour tout expliquer ; il nous fallait en savoir plus, et la femme ne nous
laissa pas sur notre faim : François Xavier TANYERES, outre les violences commises sur son
propre  fils,  aurait  des  activités  de  criminel  pédophile  en  réseau,  lesquelles  impliqueraient
juges et policiers de PERPIGNAN.
Tout se clarifiait.
Je  devais  tout  de  même,  malgré  ma  sympathie  instinctive  pour  l’enfant,  garder  une  réserve,
ainsi  que  m’en  avait  d’ailleurs  enjoint  Christian  COTTEN  avant  mon  départ :  Peut-être  que
l’enfant  ne  disait  pas  la  vérité.  Peut-être  que  cela  n’était  qu’une  manipulation  de  sa  propre
mère, afin de nuire à un ex conjoint, dans un cadre de divorce conflictuel.
C’était  pour  le  moins  aussi  probable  qu’un  scénario  où  des  juges  et  des  gendarmes
s’acharneraient  sur  un  enfant  et  sa  mère  pour  protéger  un  criminel  pédophile,  et  un
quelconque réseau.
Je doutais. L’enfant me semblait crédible, mais la mère ne m’inspirait aucune confiance. Peut-être  avait-elle  su  manipuler  l’enfant  au  point  de  lui  faire  perdre  tout  repère,  toute  notion  de
vérité. Peut-être aussi l’enfant mentait-il pour servir la cause de sa mère, et exclure le géniteur
pour  des  raisons  diverses.  Peut-être  même  y  avait-il  une  base  de  vrai,  sur  laquelle  la  mère
aurait échafaudé la suite, afin d’enfoncer totalement son ex.
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J’avais certes l’affaire de Corinne GOUGET, toute fraîche dans mon esprit, en référence pour
admettre  que  cette  sombre  histoire  fut  possible,  mais  c’était  tout  de  même  difficile  à  croire,
« énormissime »…
Et  si  l’enfant  ne  mentait  pas,  il  serait  probablement  difficile  d’en  être  sûr,  et  en  tous  cas
encore plus difficile de lutter contre un appareil judiciaire impliqué à un tel niveau.
Vincent et sa mère avait été priés de retourner patienter en salle d’attente, afin que Jean-Pierre
et moi puissions nous entretenir à huis clos.
Nous  pûmes  ainsi  soulever  ces  questions  si  pertinentes,  mais  un  bémol  devait  s’imposer  à
nous, quoi qu’il en était, en faisant le point sur ce que nous avions entendu, et les pièces du
dossier :  L’appareil  judiciaire  n’avait  pas  procédé  de  façon  conventionnelle,  si  l’on  pouvait
dire. Bien au contraire, ce qui ressortait de cette sombre affaire, c’était le fait que rien n’avait
été  fait  conformément  à  ce  que  la  loi  prescrivait.  L’enfant  n’avait  pas  été  entendu  par  les
gendarmes,  mais  aurait  été  au  contraire  invité  au  silence,  et  traité  de  façon  arbitraire  de
menteur  par  ceux-ci.  Si  aucune  enquête  n’avait  donc  suivi,  le  sieur  Jean  Pierre  DRENO,
procureur  de  PERPIGNAN  saisi  par  Miriam  ROIG,  avait  enfoncé  le  clou,  déclenchant  des
mesures inouïes à l’encontre de la mère et de l’enfant. Le fameux principe de précaution avait
tout bonnement été bafoué, puisque aucune vérification n’avait été rendue possible.
En  outre,  nous  avions  les  preuves  d’antécédents  d’actes  de  violence  de  la  part  du  criminel
présumé, tant sur l’enfant que sur sa mère, et même sa grand-mère.
Le divorce avait été effectivement reconnu aux torts du mari, pour violences conjugales ; mais
plus  grave  encore,  le  dossier  comportait  les  attestations  de  médecins  qui  confirmaient  que
l’enfant avait été battu.
La  situation  devant  laquelle  nous  nous  retrouvions  était  donc  la  suivante ;  comme  le
confirmait une expertise psychiatrique menée par un prétendu expert totalement partial et de
mauvaise  fois,  il  était  préconisé  de  rendre  l’enfant  à  son  géniteur,  aux  vues  de  la
condamnation de la mère, et donc de la « preuve » que celle-ci poussait son fils à mentir.
Comment  intervenir  et  apporter  à  cet  enfant  la  protection  qu’il  était  en  droit  d’attendre,  et
obtenir  que  l’appareil  judiciaire  ne  consente  à  revenir  sur  ses  erreurs  inqualifiables,  pour
daigner procéder à une véritable enquête ?
Comment obtenir de la justice qu’elle daigne considérer qu’il fut hors de question, en tout état
de  cause,  de  remettre  l’enfant  à  un  géniteur  qui  le  battait  comme  plâtre,  violences  sexuelles
établies ou non ?
Jean-Pierre  JOSEPH,  tout  avocat  qu’il  était,  fut  direct,  faisant  preuve  de  sa  franchise
coutumière.

–  Je ne sais pas ce que « Politique de Vie » peut faire dans ce dossier. Je ne sais pas ce
que tu es prêt à prendre comme risque pour aider cet enfant. Je sais juste que moi, en
tant qu’avocat, je ne peux hélas pas le protéger plus que ça…
–  Selon toi, quelle solution y aurait-il ?
–  Tout ce que je peux te dire, c’est que si on veut protéger ce gosse, il faut l’éloigner de
l’environnement  dans  lequel  il  est  piégé  et  essayer  de  trouver  une  solution  en  plus
haut lieu. Mais surtout, il faut le sortir du périmètre de PERPIGNAN.

J’étais fixé. Pas plus avancé pour autant, mais fixé, et face à mes responsabilités d’humain.
Ma  décision  était  prise ;  quoi  qu’il  dû  m’en  coûter,  je  ne  m’autorisais  pas  à  abandonner  cet
enfant à son sort.
J’avais croisé sa route, émis le souhait de l’aider, et il était hors de question de se raviser au
prétexte que la problématique se serait révélée plus dangereuse et compliquée que prévu.
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Vincent n’était pas à mes yeux un dossier que l’on pouvait ouvrir, puis refermer en hâte pour
le jeter dans le premier fossé venu, à la vue du caractère aussi dramatique qu’effrayant de son
contenu.
Cet enfant comptait sur moi : Il ne m’avait pas fallu plus que ces quelques heures passées en
sa compagnie et celle de sa maman, au sortir du bureau de l’avocat, pour prendre conscience
de l’espoir que j’incarnais à ses yeux.
Aux  vues  des  nombreux  dossiers  du  même  acabit  traînant  dans  le  bureau  de  « Politique  de
Vie »,  outre  celui  de  Corinne  GOUGET,  j’avais  d’ailleurs  dessiné  la  charpente  d’une
procédure pour intervenir dans ce type de problématique :

–  soustraire la victime à la menace ; je n’étais pas à mon coup d’essais, et avais passé les
dix dernières années de ma vie à ce genre d’exercice
–  mener  un  enquête  sur  le  terrain  si  nécessaire,  pour  réunir  suffisamment  de  preuves
pour résoudre le cas, c’est à dire obtenir justice
–  et  enfin,  saisir  une  autorité  responsable,  en  amont  de  celles  qui  se  désintéressaient
dudit cas, avec les éléments suffisants pour obtenir son intervention.
–  J’avais  une  option  que  j’avais  quelque  fois  utilisée,  notamment  dans  des  cas  de
femmes et d’enfants battus, qui consistait à faire savoir à l’individu violent que c’était
moi qui protégeait ses victimes, histoire de le pousser à la confrontation.
Cela  me  plaçait  dans  une  position  avantageuse  de  légitime  défense,  et  j’avais  constaté  avec
amusement  la  propension  qu’avait  ce  genre  d’individu  à  courir  au  poste  de  police  le  plus
proche, au comble du comble, plutôt que de chercher à s’expliquer « d’homme à homme ».

Après notre huis clos, Myriam ROIG mise au fait de cette seule alternative, avait accepté de
confier  la  puce  de  son  téléphone  portable  à  l’avocat,  suivant  mes  recommandations ;  je
craignais  déjà  que  l’on  puisse  la  tracer  par  ce  biais,  étant  évident  que  les  imposteurs  de
PERPIGNAN  remarqueraient  assez  tôt  s’être  fait  doublés.  Et  le  « pouvoir »  politico-judiciaire, fut-il un ramassis de criminels imposteurs, avait de son côté tous les moyens légaux
et technologiques.
Il ne faut donc pas s’imaginer dans de tels cas, que tous les moyens ne seraient pas entrepris,
surtout que tous ceux-ci sont payés avec l’argent des contribuables…
Dès  que  cette  décision  fut  prise,  nous  étions  rentré  dans  une  configuration  délicate  qui  ne
laissait pas place à la moindre erreur.
Mais là, je n’avais pas ma société de sécurité pour me servir de logistique, ni le moindre gradé
de  gendarmerie  pour  me  couvrir,  comme  se  fut  souvent  le  cas  dans  mes  activités  jugées
intolérables par l’establishment réunionnais.
Si j’avais une relative expérience en la matière, les moyens dont je disposais en mon temps de
privé n’étaient plus qu’un souvenir, et en terme de logistique, l’association « peace and love »
de COTTEN, amateur de cannabis devant l’Eternel, me paraissait bien légère.
En  outre,  j’étais  bien  conscient  d’avoir  cette  épée  de  Damoclès  au  dessus  du  cuir  chevelu  ;
cette condamnation à subir des soins psychiatriques…
Donc,  je  n’avais  pas  intérêt  à  me  faire  remarquer,  ni  à  provoquer  les  mafieux  pédophiles  de
PERPIGNAN  de  front.  La  paix  sociale  ne  permet  pas  ce  genre  d’initiative  citoyenne  non
plus…
D’autant  que  la  conversation  téléphonique  que  j’eus  avec  COTTEN  en  sortant  du  bureau  de
l’avocat grenoblois m’avais laissé pantois : Ayant écouté mon rapide compte rendu, ce dernier
exigeait de moi que je « décroche », et que je rentre au siège de Boulogne-Billancourt.
Je lui avais rappelé, en guise de réponse, qu’il m’avait confié un dossier à traiter, et signifié
qu’il était de mon point de vue hors de question que je laisse tomber un enfant dans une telle
situation.
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COTTEN  était  hors  de  lui.  Il  réalisait  que  je  n’étais  pas  contrôlable ;  pour  être  exact,  pas
manipulable. De mon côté, je touchais du doigt l’imposture de l’individu, et de sa prétendue
association d’aide aux victimes de violences judiciaires.
C’est ainsi que je fis un briefing avec le petit et sa maman, autour d’une table d’un restaurant
vietnamien, au sortir du cabinet de l’avocat.
Myriam ROIG était un peu réticente à prendre le maquis, malgré la confirmation qui lui avait
été  faite  par  Jean-Pierre  JOSEPH  quant  à  l’impérieuse  nécessité  de  délocaliser  l’enfant  en
urgence, et d’aviser ensuite. Aussi, et je dus lui rappeler la situation ; si on ne réagissait pas,
elle, pour sa part, allait partir et prison ; mais, plus grave encore,  Vincent lui serait retiré pour
être  rendu  à  son  géniteur.  L’enfant  pouvait  même  lui  être  enlevé  à  tout  moment,  sans  qu’il
faille  attendre  qu’elle  soit  placée  en  détention,  ou  qu’elle  négocia  quelque  chose  de  moins
sévère  avec  le  juge  d’application  des  peines.  J’estimais  même  que  c’était  un  miracle  que
l’enfant  ne  lui  ait  pas  déjà  été  arraché,  pour  être  livré  au  violent  personnage,  criminel
présumé.
A l’énoncé de cette situation pourtant évidente, la femme avait fondu en larmes, pleurnichant
que c’était injuste, impossible, qu’elle n’avait rien fait pour mériter la prison.
En  fait,  si  Myriam  ROIG  attendait  un  rendez-vous  avec  un  JAP  (Juge  d’Application  des
Peines),  et  qu’elle  pouvait  prétendre  à  un  aménagement  des  modalités  d’exécution  de  sa
condamnation, l’enfant n’en était pas moins dans une situation extrêmement critique, et j’étais
étonné de voir que ça n’était pas la crainte majeure de cette mère.
Nous  décidâmes  conjointement  de  prendre  la  route  ensemble  afin  de  trouver  provisoirement
un endroit pour faire le point.
Il  était plus que déraisonnable de rentrer sur RIVESALTES  avec Vincent, et Myriam ROIG
en avait tout de même convenu.

Aline était une membre du bureau de « politique de vie » habitant la région de GRENOBLE :
Je lui amenai alors la mère et l’enfant, afin d’avoir un gîte et un couvert, ainsi que ses conseils
avisés.
L’accueil fut bon, et elle ne partageait pas, à ce moment là, l’opinion de Christian COTTEN
quant à l’inopportunité d’aider cet enfant.
Au  cours  de  la  soirée,  Aline  s’isola  avec  Vincent  une  bonne  heure,  et  revint,  passablement
bouleversée ; selon elle, il n’affabulait pas.
Le  dîner  nous  permit  de  faire  un  point  sur  la  situation ;  nous  resterions  quelques  jours  chez
Aline,  afin  de  définir  une  orientation  cohérente,  face  à  ce  que  nous  apparentions  à  un
problème  de  corruption  et  de  violences  judiciaires  et  institutionnelles  sur  fond  de  réseau
pédophile…
Myriam  ROIG  appela  sa  mère  au  domicile  familiale ;  elle  y  vivait  avec  l’enfant  depuis
quelques années, subissant la persécution et le harcèlement de l’ex-mari qui, d’après ses dires,
venait très régulièrement jusque dans leur jardin pour les terroriser, en toute impunité.
Une plainte directe avait également été déposée pour ces faits par Myriam ROIG auprès de la
brigade de gendarmerie de RIVESALTES, sans aucune suite.
Lors  de  la  communication  téléphonique,  Myriam  ROIG  apprit  par  sa  mère  qu’une
convocation  auprès  du  juge  d’application  des  peines  venait  d’arriver  pour  le  30  novembre
2006, et s’effondra à nouveaux en larmes.
Vincent,  apprenant  cette  inévitable  nouvelle,  me  supplia  de  faire  quelque  chose  pour  que  sa
mère n’aille pas en prison, et que son père ne le récupère jamais plus.
J’avais  peu  de  temps  pour  agir ;  il  me  paraissait  évident  que  je  devais  commencer  par
délocaliser sans délais cette petite famille, avec la grand-mère, sans pour autant aggraver leur
situation.
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Je profitai du court séjour chez Aline pour jeter les grandes lignes d’un rapport chronologique
dont je vous propose la version que j’en fis un peu plus tard.

Chapitre deux : Rapport chronologique de l’affaire Vincent :

(L’original  avec  ses  pièces  jointes  en  annexe  est  en  ligne  sur  le  site  du  Ralliement  des
Résistants pour la Révolution, à la rubrique consacrée à « l’affaire Vincent ».)

Myriam ROIG épousa François Xavier TANYERES en avril 1993.
Ils eurent un petit garçon le 20 septembre 1996, enfant unique.
Myriam ROIG qui subissait les violences physiques de la part de son mari, se sépara de celui-ci courant septembre1998, car les violences s’étendaient à leur fils.

Je  soupçonne  aujourd’hui  qu’il  y  ait  eu  des  agressions  sexuelles  commises  sur  l’enfant,  au
moins dès cette époque.

Cette  même  année,    Rose  MONTSERRAT  –  ROIG,  la  mère  de  Myriam,  chez  qui  toute  la
famille  résidait  à  ce  moment,  y  compris  François  Xavier  TANYERES,  fut  victime  avec  sa
fille des violences de l’individu ; les gendarmes étaient intervenu à son domicile et obtinrent
de celui-ci qu’il quitta les lieux, où, en raison de la séparation établie, il n’avait rien à faire.
Un  certificat  médical  fut  dressé  le  25  septembre  1998  assorti  d’une  ITT  de  15  jours.  Des
radiographies  que  je  n’ai  pas  vues  auraient  fait  état  de  quatre  côtes  cassées,  blessures
occasionnées à la dame par le voyou.
Au cours de l’enquête que j’entrepris dans la région de PERPIGNAN, j’interrogeai Jean-Luc
ROIG, le frère de Myriam ROIG, lequel me confirma cet épisode pour y avoir assisté et être
intervenu pour secourir leur mère.
Il  me  confia  également  d’autres  anecdotes  où  il  aurait  eu  à  intervenir  pour  protéger  sa  sœur
des coups de son mari.
Les  gendarmes  qui  sont  intervenus  ce  jour  là  auraient  déconseillé  aux  intéressées  de  porter
plainte pour ne pas nuire à l’avenir de l’enfant…

Le divorce fut prononcé le 23 novembre 2000, confirmé le 20 mars 2002, aux torts du mari.
La violence de celui-ci était donc un fait établi.
L’autorité parentale fut attribuée aux deux parents, la résidence fixée chez la mère et un droit
de  visite  et  d’hébergement  fut  accordé  au  père  selon  les  modalités  suivants :  Les  1er,  3ème  et
5ème  week-end  de  chaque  mois,  du  samedi  14  heures  au  dimanche  19  heures,  la  première
moitié des vacances scolaires, les années paires, et les années impaires pour la seconde moitié
des vacances scolaires.
En  décembre  2000,  Myriam  s’adressa  à  l’association  « l’Eléphant  Vert »,  redoutant  que  son
fils  ne  continua  à  subir  les  violences  de  son  géniteur  durant  ses  droits  de  visite  et
d’hébergement : En effet, le premier week-end où l’individu avait récupéré Vincent, celui-ci
était revenu avec des ecchymoses sur le bas du dos, racontant à sa mère que son père lui avait
donné des coups de pieds.
Vincent, qui allait avoir cinq ans à cette époque, était terrorisé à l’idée de voir son géniteur et
faisait  des  crises  quand  celui-ci  venait  le  chercher :  La  première  trace  écrite  que  je  devais
retrouver de cet état de fait était un certificat médical en date du 15 décembre 2001 effectué
par  le  docteur  Edouard  Julien  LEBART  pour  une  otite ;  le  médecin  tint  à  signaler  à  cette
occasion que son jeune patient refusait de se rendre au domicile de son géniteur.
L’association  « l’Eléphant  Vert »  effectua  un  signalement  au  sujet  des  violences  subies  par
Vincent : Une fiche de liaison émanent de madame MANGAS Annie du Conseil Général à la
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Mission  Enfance  Famille,  suite  à  ce  signalement,  nous  apportait  les  éléments  suivants :  je
cite :

« – Les craintes de Mme ROIG se sont avérées justifiées ; car le premier week-end où le père
a pris Vincent, l’enfant est revenu avec des traces de coups (hématomes au bas du dos) et a
dit  à  sa  mère  que  son  père  lui  avait  donné  des  coups  de  pied.  A  ce  jour,  Mme  ROIG  a  fait
appel  à  l’ordonnance  de  garde  demandant  que  Mr  TANYERES  puisse  voir  son  fils
uniquement en présence d’un tiers. L’enfant est suivi régulièrement par le docteur IBANEZ à
PERPIGNAN. Madame ROIG met tout en place afin d’assurer la protection et l’équilibre de
son  fils.  Elle  a  informé  la  gendarmerie  que  Mr  TANYERES  vient  régulièrement  jeter  des
cailloux contre les volets de la chambre de Vincent (les impacts sont visibles). Madame ROIG
a même fait appel aux services d’un détective privé afin de constater les agissements de son
ex-conjoint  et  pouvoir  faire  intervenir  la  gendarmerie.  A  ce  jour,  il  est  clair  que  le
comportement du père de Vincent ne peut que perturber l’enfant. Ce dernier refuse d’ailleurs
de retourner chez son père.
Avec  l’accord  de  son  avocat  et  de  la  gendarmerie,  l’intéressée  ne  lui  confie  plus  l’enfant
jusqu’à la révision de l’ordonnance de garde. »

Myriam ROIG suivit leurs conseils, provoquant la plainte de son ex-mari, à la suite de quoi
elle fut condamnée une première fois à une amende pour « « non présentation d’enfant », le 7
juin 2001.
Ce malgré la transmission de certificats médicaux ayant été effectués suite à des coups portés
sur Vincent par son géniteur.
Cette sentence fut confirmée par la Cour d’appel de MONTPELLIER le 25 avril 2002.

Le 5 novembre 2001, monsieur Jean-Louis BARDOT, psychologue clinicien, « expert près la
cour d’appel de MONTPELLIER », effectua un examen de Vincent et écrivit, je cite  :

« –  Vincent,  tout  juste  âgé  de  5  ans  objective  au  test  de  WESCHLER  un  très  bon  potentiel
intellectuel  (WISC  –  Q.I. :  119)  et,  au  test  de  RORSCHACH,  se  singularise  par  un  indice
d’anxiété  significatif…on  ne  saurait  considérer  pour  autant  comme  pure  affabulation
certaines doléances de Vincent quant aux conditions d’accueil et peut-être au comportement
du  père.  Bien  entendu,  seule  une  enquête  sociale,  voire  un  examen  de  Mr  TANYERES,
permettrait  d’objectiver  les  dires  de  Vincent  qui  malgré  tout,  par  son  importante  anxiété
engendrée par des faits réels et/ou fantasmés, justifient d’une certaine prudence  et vigilance
dans  les  modalités    concrètes  du  droit  de  visite    et  d’hébergement    octroyé  à  Mr
TANYERES… »

Le 18 décembre 2001, c’est le docteur Christophe DACLIN qui écrivit au juge des enfants de
PERPIGNAN ;  Il  décrivait  des  violences  et  des  sévices  psychologiques  qui  lui  avaient  été
rapportés par l’enfant, et précisait :
« –  J’ai  rencontré  son  père,  qui  m’a  transmis  les  conclusions  d’une  expertise    remise  au
substitut  du  Procureur  de  la  République  le  14  mai  2001.  Celle-ci  relate  des  faits  similaires
sans remettre en question le droit de garde du père. »
Le 26 avril 2002, c’est au juge pour enfants que ce praticien s’adressa :
« –  Vincent  entretient  avec  son  père  une  relation  très  conflictuelle,  relate  des  sévices
physiques  mineurs,  me  fait  part  de  sa  terreur  par  rapport  au  père ;  il  me  parle  de  son
incompréhension  par  rapport  au  monde  des  adultes,  qui  tous  acquiescent  quand  il  parle  de
ses problèmes, mais qui ne font rien pour lui. Son père apparaît froid et distant, argumente de
ses seules photos qui témoigneraient du bien-être de son fils quand il l’accueille…la situation
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de  Vincent  chez  son  père  me  paraît  particulièrement  néfaste  à  son  développement
psychologique .»

Le  2  juillet  2002,  Myriam  déposa  à  nouveau  plainte  contre  son  ex-mari  pour  les  violences
qu’il faisait subir à son fils. La plainte fut classée sans suite…
Je  devais  retrouver  un  rapport  d’impression  qui  relatait  la  maltraitance  et  les  violences
psychologiques  et  physiques  que  l’enfant  disait  subir  de  la  part  de  son  géniteur  et  de  la
compagne de celui-ci, qui commence par ces mots :
« Souffrance  morale…me  fait  part  d’une  violence  physique  et  psychique  de  la  part  de  son
père. N’est pas entendu par la justice ».
Dans ses propos, Vincent faisait allusion à d’autres enfants dont il aurait parlé à un éducateur,
reprochant à celui-ci de ne pas l’avoir cru :
« Il peut pas dire que les enfants n’existent pas parce qu’il a pas fouillé la maison ; s’il vient
plus souvent, il verra que je suis dans un placard… ».

Ouvrons à ce propos une parenthèse :
Vincent avait souvent fait allusion à des enfants inconnus, dont un petit garçon qui se faisait
appelé  également  Vincent,  mais  qui  aurait  porté  en  réalité  un  autre  prénom,  et  que  François
Xavier TANYERES semblait faire passer pour son propre fils ; cet enfant jouait souvent dans
la  piscine  et  effectuait  des  sorties  avec  le  couple,  –  François  Xavier  TANYERES  et  sa
compagne  Virginie  FREZOUL  –  tandis  que  lui  était  punis…  L’existence  de  cet  enfant  a  été
systématiquement  attribué  à  un  phantasme  de  Vincent,  au  même  titre  que  les  « graves »
accusations  qu’il  tenait :  Ors,  il  se  trouve  que  j’ai  retrouvé  l’objet  de  la  soit-disant
affabulation dans le rapport du détective privé BERTRON en date du 02 juillet 2005 :
« Durant  la  soirée  et  la  journée  du  dimanche,  nous  n’avons  pas  aperçu  l’enfant,  alors  que
dans  l’après  midi  du  dimanche,  le  surveillé  était  dans  la  piscine  qui  est  exposée  devant  la
villa  en  présence  d’un  autre  enfant  d’une  dizaine  d’année ;  lui  aussi  se  baigne,  mais  ce
n’est pas son fils ».
Il ne pouvait s’agir du demi frère de Vincent, celui étant âgé d’environ 3 ans au moment de
l’enquête du détective : De quel enfant s’agissait-il, et que faisait-il en compagnie de François
Xavier TANYERES ?
N’était-ce  pas  ici  la  confirmation  que  Vincent  relatait  des  faits  troublants  et  décrétés
invraisemblables, et pourtant bien réels ?
Bref, reprenons la chronologie :
Deux  enseignantes  effectuèrent  des  attestations  témoignant  du  mal-être  et  des  troubles
psychiques de Vincent, qui entravaient ses apprentissages ; elles relatèrent notamment le rejet
exprimé par Vincent vis à vis du géniteur.
D’autres  attestations  remplies  dans  les  formes  légales  par  des  voisins  directs  de  la  famille
ROIG témoignèrent des scènes provoquées par les départs de l’enfant chez l’individu, avec la
violence de celui-ci en réponse au refus de l’enfant de le suivre. Les fugues de celui-ci étaient
également évoquées à travers ces témoignages datant de 2003 . Vincent avait 6 ans et demi.

Le docteur DACLIN, qui suivait avec assiduité l’enfant, rédigea un certificat en date du mardi
29 juillet 2003, dans lequel il disait ; « – Dans l’attente du jugement en référé du lundi 4 août,
il est préférable que l’enfant reste chez sa mère. »

Le Tribunal de Grande Instance de PERPIGNAN rendit son verdict à l’occasion de l’audience
du 12 août 2003, à travers le jugement de Patricia GAUBERT, juge aux affaires familiales.

Dans son commentaire, ce juge disait, je cite :
69

« que  le  docteur  DACLIN  qui  suit  régulièrement  Vincent,  fait  état  des  violences  qui  lui  sont
rapportées par l’enfant tout au long de ses entretiens ; que Vincent vient dernièrement de lui
avouer,  ainsi  qu’au  médecin  désigné  par  le  Juge  des  Enfants  de  ce  qu’il  recevait  des  coups
dans les testicules et dormait systématiquement par terre sur le  carrelage et dans le garage
lorsqu’il  était  chez  son  père ;  que  Vincent  était  victime  de  brûlures  au  deuxième  degré  au
poignet droit, le 10 mars 2003 ; que l’ensemble de ces faits justifient en l’état de la frayeur et
de la panique de l’enfant la suspension du droit de visite et d’hébergement du père » ,
et poursuit un peu plus loin :
« …Une  procédure  pénale  a  même  été  enclenchée  à  la  suite  du  refus  de  Mme  ROIG  de
remettre l’enfant en février 2001, en se basant sur un certificat médical…faisant état de deux
hématomes  situés  au  dessus  du  sacrum  et  de  chaque  côté  de  celui-ci…que  ce  certificat
médical en dehors de tout autre élément ne permet pas de démontrer une quelconque violence
de  M.TANYERES  sur  Vincent…toutes  les  photos  produites  par  le  père  démontrent  qu’il
entretient  avec  son  fils  une  relation  affective  complice  et  structurante…  l’enquête  relative
aux  faits  de  violence  du  père  n’a  donnée  lieu  à  aucune  poursuite  alors  qu’en  revanche
Mme  ROIG  a  été  condamnée  pour  le  délit  de  non  présentation  d’enfant…L’expert
BARDOT qui a examiné l’enfant à deux reprises suite aux violences dénoncées par la mère, a
indiqué dans un rapport du 14 mai 2001 que Vincent « veut témoigner de la méchanceté de
son  père  sans  toutefois  fournir  d’éléments  véritablement  probant »…le  2  juillet  2002,
quelques  jours  avant  l’exercice  par  le  père  de  son  droit  de  visite…Myriam  ROIG  a  déposé
plainte    contre  François  TANYERES  pour  violences  sur  Vincent ;  cette  plainte  a  été  classée
sans  suite  pour  absence  d’infractions,  les  policiers  chargés  de  l’enquête  ayant  notamment
relevé  que  l’enfant  était  visiblement  manipulé  et  conditionné  par  sa  mère  au  préjudice  du
père  et  que  les  égratignures  qu’il  présentait  ne  paraissaient  pas  être  compatibles  avec  les
gifles  qui  lui  auraient  été  administrées  par  François  TANYERES.  Pour  le  reste,  Myriam
ROIG  verse  aux  débats  un  certificat  médical  du  docteur  CHAYET  du  10  mars  2003,  qui  a
constaté  que  l’enfant  présentait  une  brûlure  du  poignet  droit  au  deuxième  degré  et  un
certificat  du  docteur  PARROT  en  date  du  16  mars  2003,  qui  indique  que  Vincent  se  plaint
d’une  douleur  dans  les  testicules  et  constate  une  légère  rougeur.  Ces  éléments  sont
insuffisants pour caractériser la violence prétendue du père, alors qu’il n’est pas démontré
par ailleurs que l’enfant se trouvait chez lui aux dates précitées… Il sera simplement rappelé
à François TANYERES que la fragilité constatée de l’enfant lui impose de prendre toutes les
précautions avec lui et de ne pas faire usage de la force.
Myriam  ROIG  produit  enfin  un  document  quelque  peu  étonnant,  établi  par  le  docteur
DACLIN, médecin psychiatre qui suit l’enfant…dans lequel le  médecin ne semble pas s’être
interrogé  sur  la  violation  du  secret  médical  en  dépit  de  l’exercice  conjoint  de  l’autorité
parentale par les deux parents, relate sans analyse particulière les dires de l’enfant.
Il ressort de ce document, que Vincent, comme il l’a fait jusqu’à présent se plaint de l’attitude
de  son  père  et  de  sa  violence  prétendue.  Ainsi,  il  indique  notamment  que  son  père  et  sa
compagne  Virginie  le  frappent,  l’enferment  dans  le  placard,  lui  font  manger  des  boîtes  du
chat et du chien dans une gamelle. Les propos tenus par Vincent sont confus, fragmentés et
peu précis. »
Pour finir, cette prétendue juge aux affaires familiales, Patricia GAUBERT, prit la décision de
condamner Myriam ROIG à 400 euros d’amende, sans inquiéter le moins du monde François
Xavier TANYERES.
Si l’enfant était bien victime, son bourreau pouvait continuer sereinement.
Ainsi, un autre magistrat prenait ouvertement position, et contre tout principe sacré en matière
de  justice,  envers  un  homme  soupçonné  des  pires  mauvais  traitements  sur  son  propre  fils ;
quelle explication pouvait-il y avoir ?
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Le détective privé BERTRON, mandaté par Myriam ROIG pour surveiller le déroulement des
gardes  de  son  fils  chez  son  père,  relatait  sans  équivoque  des  violences  physiques  sérieuses
subies par Vincent de la part de son père, dont il avait été le témoin directe à l’occasion de sa
surveillance.

Nous  étions  en  juin  2005 ;  l’enfant,  qui  refusait  de  quitter  son  domicile  avec  son  père,  avait
été roué de coups par celui-ci.

A  son  retour,  Myriam  ROIG    l’amena  aux  urgences  du  centre  hospitalier  Saint  Jean  de
PERPIGNAN,  qui  lui  évalua  une  ITT  de  deux  jours  accompagnée  d’une  mention  « enfant
battu », soulignée deux fois.
Forte de ces nouveaux éléments, Myriam ROIG déposa une nouvelle fois plainte auprès de la
brigade de gendarmerie de RIVESALTES, le 4 juillet 2005.
Le 7 juillet 2005, le docteur MICALEF, médecin légiste à l’unité médico judiciaire du même
centre  constata  les  traces  de  coups  et  devait  confirmer  la  compatibilité  de  celles-ci  avec  les
dires  de  l’enfant,  mais  constater  également  la  probabilité  d’une  maltraitance  psychologique,
d’un défaut de soin et d’alimentation.
Pourtant,  il  ne  fit  aucun  signalement,  et  aucune  suite  ne  fut  donnée  à  la  nouvelle  plainte
directe déposée par Myriam ROIG.
Une  nouvelle  fois,  Myriam  ROIG  déposa  une  assignation  en  référés  devant  le  juge  des
affaires familiales : Le 20 septembre 2005, ce fut Anne BERRUT, vice présidente, JAF (Juge
aux  Affaires  Familiales),  qui,  ordonnant  une  communication  des  différentes  mesures
d’investigation prises dans le cadre du jugement  d’assistance éducative et du dernier rapport
effectué  par  l’éducateur  en  milieu  ouvert,  motiva  sa  curieuse  décision  sur  le  ton  suivant,  je
cite :
« –  la  mère  continuant,  dans  une  relation  toujours  fusionnelle,  à  pousser  son  enfant  à
craindre son père sans raison objective. S’il est établi que les fugues que Vincent avait déjà
tentées au cours de l’été 2004, ont repris pendant les vacances d’été 2005, ce qui a entraîné
notamment une riposte violente de son père… ».

Notez  bien  que  si  ce  magistrat  tente  ici  de  rendre  légitime  la  violence  du  père,  elle  la
reconnaissait  implicitement ;  mais  il  était  manifestement  établi  que  ce  dernier  ne  devait  pas
être inquiété.
Notez  également  le  parti-pris  total  de  ce  magistrat,  qui  se  permettait  de  présenter  les
arguments  du  père  comme  vérité  établie :  Pourquoi,  madame  BERRUT  violait-t-elle  ainsi  la
Loi pour protéger cet individu de la sorte ? De quelle façon cet individu tenait-il à ses ordres
tous ces gendarmes et magistrats ?…

Vincent resta entre temps chez sa mère et sa grand-mère, et pour se dégager des menaces qui
pesaient sur lui au cas où il « parlerait », se livra à cette dernière.
Et, le récit qui me fut rapporté par la grand-mère, confirmé par l’enfant, quant à la façon dont
ils  ont  tous  deux  mis  la  maman  face  à  la  vérité,  m’avait  dès  le  début  provoqué  un  indicible
malaise :
Ce fut  la grand-mère qui poussa l’enfant, un beau jour, à « parler » à sa mère ; il avoua dans
un  premier  temps  avoir  été  violé ;  sans  que  sa  mère  ne  le  crut,  et  sans  qu’il  ait  du  coup,  le
courage  d’en  dire  plus.  Mais,  semblait-il,  sans  pour  autant  que  sa  mère  ne  se  mette  en
demeure de tirer sans délais cette affaire gravissime au clair…
Et il se dégageait de cet épisode une confusion, sur des questions qui n’étaient pas anodines :
Aux vues des témoignages rapportés par les attestations de témoins, comment se faisait-il que
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la  mère  ne  se  fut  pas  inquiétée  plus  tôt,  elle-même,  d’un  tel  comportement  de  son  fils,  si
terrorisé  face  à  son  géniteur  ?  Et  pourquoi  la  mère  fut-elle  si  hermétique  aux  révélations  de
son fils, alors qu’elle connaissait déjà la violence de son ex-conjoint ?
Car, toujours d’après leur propre témoignage, ça ne fut que plus tard que l’enfant avoua que
c’était son propre géniteur qui l’avait violé, et ce à plusieurs reprises, à l’occasion des séjours
imposés chez ce dernier, systématiquement lors des tous premiers jours d’hébergement.
(Ainsi, les traces de viol par sodomie ont le temps de disparaître…)
Myriam  ROIG,  horrifiée,  n’arrivait  toujours  pas  à  –  ou  ne  voulait  toujours  pas !  –  croire
totalement  son  fils,  au  prétexte  que  ses  révélations  lui  apparaissaient  énormes,
invraisemblables !  Le  conflit  éclata  alors  entre  Rose  MONTSERRA-ROIG,  la  mère  de
Myriam  ROIG  et  cette  dernière :  Car  la  grand-mère,  qui  n’émettait  aucune  réserve  sur  les
terribles révélations de son petit-fils, nourrissait déjà des soupçons depuis quelques temps.
Finalement,  abasourdie  par  l’horreur  de  cette  évocation,  et  convaincue  par  sa  mère  qu’elle
devait agir, Myriam ROIG accompagna son fils pour une expertise médicale : Le médecin se
borna à une unique auscultation visuelle – ce qui constitue une faute sérieuse – pour ne pas se
mouiller  plus  que  par  une  déclaration  verbale,  faisant  état  d’un  pourcentage  de  99  %  de
chance  que  l’enfant  ait  bien  été  sodomisé,  affirmant  ne  pas  être  en  mesure  pour  autant  de
l’établir.
On s’en serait douté, il n’y eut de la part de ce praticien, ni rapport écrit, ni signalement.
(Malheureusement, son nom ne m’a pas été communiqué.)
Myriam  ROIG  retourna  alors  déposer  une  plainte  directe  à  la  brigade  de  gendarmerie  de
RIVESALTES :  Le  gradé  qui  la  reçut  se  serait  alors  livré  à  une  pathétique  comédie,  sans
croire un mot de cette déclaration, mais se moquant d’elle avec un autre gendarme… Ceux-ci
lui  auraient  réclamé  ses  mensurations  pour  l’uniforme  prétendu  prochainement  nécessaire  à
son incarcération en maison d’arrêt…
Vincent me raconta quant à lui que ce même gradé l’aurait traité de menteur, pour refuser de
l’écouter.
Plus  tard,  devant  la  caméra  du  service,  Vincent  n’aurait  osé  dire  un  mot,  ce  qui  s’expliquait
parfaitement en l’occurrence, car il semble que se fut là l’objectif recherché…

Le  5  novembre  2005,  le  psychologue  clinicien  expert  près  la  « cour  d’Appel  de
MONTPELLIER » Jean-Louis BARDOT effectua un nouvel examen psychologique privé de
l’enfant :  Les  mêmes  récits  de  violences  physiques  et  psychologiques  étaient  évoqués,  avec
plus  de  précision  quant  à  la  participation  de  la  concubine  de  son  père.  Un  Q.I  de  120    était
trouvé à l’enfant.
Dans sa conclusion, le praticien expliquait, je cite :
« –  Il  exprime  une  souffrance  qui  est  son  réel  ressenti  avec  la  résignation  d’une  victime
impuissante…Une  souffrance  qui  justifierait,  pour  en  comprendre  l’origine  et  les
déterminants,  des  investigations  étendues  à  l’ensemble  de  la  famille  sachant  que  sans  ce
préalable  contraindre  le  mineur  au  droit  de  visite  et  d’hébergement  au  domicile  paternel
mènerait à l’échec. »

Le 1er février 2006, Nicole MORIAMEZ, Vice  Présidente chargée du Tribunal pour Enfants
au  Tribunal  de  Grande  Instance  de  PERPIGNAN,  ordonna  le  classement  de  la  procédure  de
maintien  en  milieu  éducatif  ouvert,  déclarant  qu’elle  avait  «   manifestement  atteint  ses
limites… »
Elle poursuivait en ces termes : « L’attitude de rejet de l’enfant à l’égard de son père n’a pas
évolué ;  faute  d’une  véritable  collaboration  de  la  mère… »  faisant  état  au  passage  de  son
« immaturité générant une relation fusionnelle avec son fils. »
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Vincent  était  accusé  de  créer  de  toutes  pièces  le  conflit  entre  ses  parents,  en  rejetant  son
géniteur  sans  aucune  raison  objective.  Sa  mère  était  elle  incriminée  d’alimenter  cette
situation…  Si  aucune  vérification  n’avait  été  effectuée  sur  les  bases  des  déclarations  de
l’enfant, les rôles étaient carrément inversés…

Entre  temps,  suivant  les  conseils  que  lui  aurait  prodigués  sa  nouvelle  avocate,  Valérie
DELHAYE-LAMBERT, Myriam ROIG ne remit pas son enfant au géniteur, convaincue – à
juste titre – que cette fois, les démarches pénales et judiciaires en cours lui permettaient d’agir
de  la  sorte.  Elle  devait  protéger  son  fils,  qui  la  suppliait  de  ne  plus  laisser  son  géniteur
l’approcher.
Selon  la  loi,  Myriam  ROIG,  une  fois  informée  par  son  enfant  du  risque  latent  que  celui-ci
courait, ne pouvait pas agir autrement.
Il  existe  même  une  jurisprudence  en  Cassation,  qui  confirme  que  l’obligation  d’appliquer  le
principe  de  précaution  le  temps  d’une  enquête,  passe  avant  le  droit  de  visite  d’un  géniteur
soupçonné d’agression sexuelle sur son enfant.
Seulement  voilà ;  si  la   « justice »  manquait  à  ses  devoirs  les  plus  élémentaires  en
l’occurrence,  elle  ne  pouvait  reconnaître  à  Myriam  ROIG  ce  droit  indiscutable  sans
reconnaître que ses acteurs n’avaient pas rempli leur devoir, avec toutes les interrogations que
cela aurait du coup suscité…

L’ex-mari  contre-attaqua  à  nouveau  avec  une  nouvelle  plainte  pour  « non  présentation
d’enfant ».
Myriam  ROIG  fut  convoquée  une  première  fois  par  le  commissariat  de  police  de
PERPIGNAN : Le fonctionnaire qui la reçut prit en compte les éléments avancés par la mère
suffisamment au sérieux pour lui annoncer qu’aucune suite n’allait être donnée.
Mais  François  Xavier  TANYERES  ne  devait    pas  en  rester  là,  et  s’adressa  à  la  brigade  de
gendarmerie de RIVESALTES. Au final, l’individu réussît à faire à nouveau condamner son
ex-femme, et cette fois à deux mois de prison ferme !

Maître  Valérie  DELHAYE-LAMBERT,  toujours  d’aussi  bons  conseils,  sut  convaincre
Myriam ROIG de ne pas interjeter appel…
Le piège se referma, corruption obligeant…

Un  nouveau  bilan  psychologique  fut  effectué  par  le  docteur  en  psychologie  Claudine
BOURGEOIS-PARENTY, le 06 09 2006, qui dit « – Vincent exprime sa peur que le Tribunal
l’oblige  à  retourner  vivre  chez  « François »…à  chaque  entretient,  cette  peur  est  à  nouveau
exprimée,  sorte  d’idée  envahissante  qui  pourrait  correspondre  aux  suites  d’un  choc
psychologique…Au  total,  Vincent  apparaît  comme  un  enfant  traumatisé  psychologiquement,
dont l’enfance a été abîmée… ».

Le  20  avril  2006,  une  certaine  Anne  BERRUT,  juge  aux  Affaires  Familiales  ordonna  le
maintien du droit de visite libre pour le géniteur, jusqu’à ce que soit statuée la mise en place
d’un point-rencontre comme mesure d’aménagement du droit de visite dudit géniteur, qui s’en
trouvait restreint à un samedi par mois, et uniquement en ce point-rencontre.
Elle  imposa  la  rencontre  d’un  médiateur  à  Myriam  ROIG,  et  maintint  provisoirement
l’exercice conjoint de l’autorité parentale et la résidence de l’enfant chez sa mère.
Les  apparences furent sauvées, le temps de retourner la situation contre l’enfant et sa mère :
En  effet,  Anne  BERRUT  demanda  également  l’expertise  des  parties  par  le  docteur  Claude
AIGUEVIVES, pédopsychiatre « expert près la cour d’Appel de MONTPELLIER »…
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Et  là,  intervint  l’arme  secrète  de  l’appareil  judiciaire,  quand  il  faut  discréditer  des  victimes
trop gênantes, ou des « plaignants » trop insistants de voir rendue une justice qui n’appartient
qu’aux  puissants,  ou  aux  « initiés » :  J’ai  nommé  l’expertise  psychiatrique,  menée  par  un
« frère », ou en tous cas un pion aux ordres, dont la mission est de détruire la crédibilité des
dits témoins gênants.
Cette « expertise » du docteur AIGUEVIVES ne comporte déjà pas de test de Q.I.
Pourtant,  malgré  les  nombreuses  attestations  de  l’intelligence  particulière  de  l’enfant,
l’ « expert »  déclara  de  façon  ambiguë  que :  « Ce  grand  enfant  a  une  intelligence  dans  les
limites de la normale ».
Le  « pédopsychiatre »  commença  son  rapport  par  une  chronologie  des  faits  incomplète  à  la
décharge  du  père,  ne  retenant  que  des  éléments  qui  avaient    –  à  tort  –  été  retenus  contre  la
mère, dénotant immédiatement sa partialité.
Il  écrivit ensuite ;  « –  Par  plainte  de  madame  ROIG  Myriam,  une  procédure  pénale  a  été
ouverte  le  29  octobre  2005  et  clôturée  le  11  mars  2006  pour  des  faits  d’agressions
sexuelles ».
A  cet  instant  précis,  il  était  évident  que,  puisque  l’affaire  était  clôturée,  son  intervention  ne
pouvait avoir pour objet que de descendre en flèche la partie plaignante ; nous avons la preuve
qu’il ne s’agissait que d’une mascarade pour justifier à posteriori le fait qu’il n’y ait pas eu de
réelle enquête, puisque entre le 29 octobre 2005, date du dépôt de plainte, et le 11 mars 2006,
aucune vérification au domicile du père n’avait été ordonnée par le Parquet.
« L’expert » continuait, avec une parfaite mauvaise fois : « – Les allégations de Vincent, âgé
de  9  ans,  selon  lesquelles  il  a  été  victime  de  viols  de  la  part  de  son  père,  n’ont  pas  été
confirmées,  les  examens  médico-psychologiques  et  pédo-psychiatriques  n’ont  révélé  aucun
fait de viol ou d’agression sexuelle ».
Forcément ;  les  examens  médicaux  n’avaient  pas  été  faits  correctement,  rappelons-le…
…Quant  à  l’examen  psychiatrique  réalisé  par  le  docteur  GRAUD-ESPEL,  le  passage  cité
dénotait  la  même  orientation  partiale :  « Vincent  refuse  de  rencontrer  Monsieur  François
TANYERES,  son  père,  par  loyauté  à  l’égard  de  sa  mère  et  en  raison  de  l’impuissance  de
celle-ci  à  arrêter  les  visites,  il  n’hésite  pas  à  inventer  des  sévices  invraisemblables  pour
échapper  à une obligation que sa mère ne supporterait pas »…
Le  docteur  GRAUD-ESPEL  affirma,  sans  aucune  preuve  pour  étayer  ses  allégations,  que
l’enfant mentait.

Depuis  quand,  d’ailleurs,  une  expertise  psy  pouvait-elle  attester  ou  non  du  viol  commis  sur
une  victime ?  N’était-ce  pas  du  côté  de  l’agresseur  présumé  qu’il  aurait  fallu  chercher  les
indices, et sur un plan plus cartésien que cette ridicule mode de l’expertise psy ?
A l’origine, l’expertise psy servait à comprendre un acte, après que celui-ci ait été attesté par
une enquête ; mais l’expertise psy a remplacé l’enquête, subrepticement, dans les cas de plus
en  plus  nombreux  où  une  justice  instrumentalisée,  pour  ne  pas  dire  corrompue,  cherche  non
plus la vérité, mais à étouffer celle-ci.

Pour  revenir  sur  le  travail  de  cet  « expert »  AIGUEVIVES,  sa  pathologie  était  inquiétante,
quand  il  écrivait  de  Vincent ;  « il  est  dans  la  jouissance  chaque  fois  qu’il  peut  contrer  les
arguments paternels » ; le terme de « jouissance » employé pour un enfant de dix ans, même
pour évoquer une « perversion psychologique » – car c’est bien de cela qu’il semble s’agir –
me paraît plus que déplacé, surtout dans un tel contexte. Il évoquait, je cite  :
« une abondance mythomaniaque…de graves fabulations qui progressivement avec le temps,
suscitent  des  confusions  de  mémoire…l’enfant  parvient  à  s’auto-suggérer  que  cela  a  pu
exister…nos  réserves  d’expert  sur  la  crédibilité  des  dires  de  ce  garçon  ont  eu  pour  effet  de
stimuler  l’imaginaire  mythomaniaque    de  Vincent…l’enfant  répète  les  mêmes
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minauderies…C’est  dans  cet  émotionnel  maternel  fortement  perturbé  que  s’est  construit
psychiquement Vincent. Aujourd’hui, comme l’écrit justement un de nos collègues experts, le
docteur  GRAU-ESPEL,  cet  enfant  met  en  acte  les  représentations  psychiques  maternelles.
Vincent  est  dépendant  de  liens  préœdipiens  non  élaborés,  il  met  en  scène  les  phantasmes
maternels  car  pour  l’instant  ce  grand  enfant  ne  peut  pas  s’autoriser  à  écorner  la  loyauté
affective  qui  le  relie  à  sa  maman…syndrome  d’aliénation  parentale  (mère/fils)…un  grand
enfant  plutôt  de  forte  corpulence…ce  grand  enfant  parle  comme  un  adulte…s’assigne  à  une
fonction, celle de témoin à charge contre son père…

Ce prétendu expert poursuivait ainsi, je cite :

Vincent écrit « François…il s’est enlevé le pantalon et le caleçon et s’est mis de la pommade
blanche transparente sur son zizi…il m’a pris, il m’a plaqué par terre…il m’a mis une gifle et
m’a tiré par le bras…il a mis son pied sur mon dos et m’a baissé le pantalon et m’a mis une
autre  pommade  sur  mes  fesses…il  rigolait,  moi  je  pleurais…il  s’est  couché  sur  moi  et  a
commencé à bouger de droite à gauche et de haut en bas…j’ai senti mes fesses mouillées,
comme  un  robinet,  j’avais  très  mal  aux  fesses…moi  je  pleurais  et  il  continuait…plus  tard
quand Virginie rentre, il lui a dit qu’il m’avait baisé, j’avais mal aux fesses, j’avais encore les
fesses  mouillées…j’avais  un  liquide  couleur  jaunâtre…il  l’a  dit  à  toute  sa  famille  et  à  ses
amis qu’il m’avait baisé, il m’a dit que si je disais il recommencerait il me tuerait comme il
l’a fait au chien…mon père m’a baisé  plusieurs fois » :
Or,  je  suis  formel  sur  ce  point,    Vincent  ne  prononçait  jamais  ce  verbe  « baiser »,  ni  le  mot
père…
« …En ma présence mon père en a parlé à Mimie, Charles, Olivier, le frère de papa, » – il ne
prononce  jamais  ce  mot :  « papa »,  pas  plus  que  le  mot  « père »  –  « …Stéphanie,  Gilles,  le
copain à François, Frédéric, Germain…par la suite, ils se sont tous moqué de moi car j’avais
été baisé par mon père » : une fois de plus, AIGUEVIVES employait deux mots que Vincent
ne prononçait jamais…
L’individu osait en outre préciser en NB, je cite  : « Nous expliquons à Vincent que son récit
nous  semble  incohérent  car  il  paraît  invraisemblable  que  son  papa  se  soit  félicité  d’avoir
violé son fils en présence d’autant de témoins.
Et  oui :  En  fait  de  « témoins »,  on  appelle  ça  des  complices,  dans  le  cadre  de  ce  qui  semble
bien  constituer  un  réseau  de  criminels  pédophiles,  et  la  manigance  pour  couvrir  ce  dernier
apparaît évidente.
« Nous expliquons à ce grand garçon – décidément, il apprécie le terme de « grand garçon » !
–  quelles  sont  les  conséquences  prévisibles  de  tels  propos… Vincent  a  été  aliéné  à  sa  mère,
peut-être  à  sa  grand-mère…le  récit  de  cet  enfant  est  à  expression
mythomaniaque…manipulations  psychologiques subies  durant  la  première  enfance…Vincent
souhaite rester l’unique objet de satisfaction de sa mère… »
Curieuse façon de présenter les choses…

« …Il  tente  de  nous  séduire  par  des  histoires  rocambolesques…il  investit  au  bénéfice  de  sa
mère  une  fonction  de  justicier  à  l’encontre  du  père,  ce  grand  garçon  –  décidément !-  se
transforme en procureur de l’autorité paternelle…»
Ouaw ! On n’est à la limite du complexe d’Œudype non négocié…
Alors, je ne sais pas ce que vous pensez de cet étalage de psychologie plus que douteuse, mais
je pense pour ma part de cet « expert » que non seulement il fut certainement corrompu, mais
que de surcroît il s’agissait d’un grand malade, l’étant en toute logique au moins autant encore
aujourd’hui, faute de soins…
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En  revanche,  il  présentait  le  père  de  façon  très  avantageuse :  « François  TANYERES
reconnaît  avoir  toujours  mis  en  priorité  son  travail » –  comprenez ;  c’est  son  seul  défaut,
pauvre  homme !  –    «   Nous  observons  que  Monsieur  François  TANYERES  conserve  un  bon
discernement  quand  il  fait  le  récit  de  ses  relations  avec  Myriam  ROIG…Ce  père  met  en
lumière la place occupée par la grand-mère maternelle de Vincent : «  C’est elle qui décide et
qui dirige » ; notez que cet expert ne témoigne aucun doute quant aux propos de « ce père »…
Au  contraire,  il  lui  est  reconnaissant  de  l’aide  qu’il  lui  apporte  en  terme  de  lumière !  Je
poursuis :
« Il est titulaire d’un bac F1…diplômé de robotique…chef d’entreprise d’une société qu’il a
créée  lui-même…une  vie  professionnelle  dynamique…de  nombreux  déplacements  à
l’étranger… »  –  Oui ;  au  Maroc,  principalement…  Et  s’il  paraît  que  les  voyages  forment  la
jeunesse,  nous  savons  quel  type  de  formation  ce  genre  de  touriste  apporte  à  la  jeunesse
locale… – « …/…Durant l’entretien nous remarquons que Monsieur François TANYERES est
inquiet.  Malgré  la  gravité  des  accusations  que  son  fils  porte  contre  lui,  cette  personne
s’exprime  avec  beaucoup  de  discernement.  Il  analyse  le  contexte  familial  avec  une  certaine
finesse…cette  personne  nous  semble  authentique…il  n’exprime  pas  de  haine…il
s’interroge…il  semble  chercher  des  compromis  pour  ne  pas  mettre  de  l’huile  sur  le
feu…considère qu’il est épié ou victime de manipulation…Cette personne a été à l’écoute de
nos observations et attentif à nos remarques…les sentiments exprimés par ce père ne mettent
pas  en  évidence  de  trait  de  caractère  asocial  pouvant  porter  atteinte  à  l’intérêt  de  son  fils.
Monsieur François TANYERES exprime des valeurs éducatives respectables… ».

Combien avez vous touché de cet individu, monsieur AIGUEVIVES ?…

Notre « expert » repart de plus belle dans ses élucubrations diffamantes et malsaines :
« Depuis la séparation du couple un rapprochement s’est instauré entre la mère et la grand-mère  maternelle  de  Vincent .  Des  relations  fusionnelles  sont  nées  entre  ces  trois  personnes.
La  place  du  père  a  été  progressivement  barrée.  Depuis  huit  ans  ce  conflit  reste  très
passionnel car il est alimenté par la pathologie de la mère et de l’enfant…Ce conflit échappe
à  la  raison  de  Vincent  car  durant  sa  petite  enfance  il  a  été  dépendant  de  l’émotionnel
maternel  (syndrome  d’Aliénation  Parentale).  Nous  considérons  que  Vincent  TANYERES  est
en  danger…Nous  proposons  un  placement  de  ce  petit  garçon  en  maison  d’enfant  à
caractère  social…le  placement  en  famille  d’accueil  ne  nous  semble  pas  souhaitable  car  cet
enfant pourrait mettre en danger son placement…Nous proposons d’ouvrir très rapidement
un droit de visites et d’hébergement un week-end sur deux au domicile du père…la fixation
de la résidence principale de l’enfant au domicile du père ou au domicile de la mère pourra
intervenir qu’après l’apaisement du conflit actuel… ».

La menace était là on ne peut plus claire, et précise : Non seulement l’appareil judiciaire avait
décidé  que  le  géniteur  devait  être  hors  d’atteinte  de  toute  accusation,  mais  également  qu’il
devait récupérer sa proie. La mission de « l’expert » consistait donc à servir de caution à cette
sombre magouille…

C’est  juste  après  cet  épisode  ci  que  Myriam  ROIG  contacta  maître  Jean-Pierre  JOSEPH  du
barreau de GRENOBLE, avocat membre du bureau de Politique de Vie, en septembre 2006.
Ce dernier conseilla  à sa cliente de prendre attache avec d’autres  experts, sur la région. Elle
contacta  donc  le  psychologue-psychothérapeute  Bernard  PLANCHON,  à  GRENOBLE,  qui
effectua un bilan contradictoire.
Ce  bilan  commençait  par  l’analyse  du  Q.I.  de  Vincent ;  132 !  Puis  il  faisait  ressortir  les
mêmes  descriptions  de  viols,  mauvais  traitements :  L’enfant  précisait  aussi  avoir  été  drogué
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par son géniteur, et donnait des descriptions très précises sur la configuration particulière de
la maison de celui-ci, de ces caméras disposées dans toutes les pièces, de la cache secrète où il
disait  avoir  été  souvent  jeté :  Il  s’agissait  d’une  cave  secrète  où  étaient  cachées  des  armes
d’épaule, dont une qui semblait correspondre, d’après la description faite par l’enfant, à une
carabine à seringues hypodermiques… Il évoquait l’élevage de rats avec un étiquetage sur la
queue…  Il  parlait  des  fameuses  cassettes  dont  celle  qui  aurait  mis  en  scène  la  mise  à  mort
d’une fillette, exécutée froidement par un « ami » de son géniteur.
Le  praticien  concluait  avec  un  évident  bon  sens :  « –  Pourquoi  l’affaire  a  été  si  vite  classée
sans faire les démarches nécessaires pour déterminer ce qui appartient à la réalité objective
et ce qui serait de l’ordre du phantasme. Vu les nombreuses descriptions précises faites par
Vincent, il est essentiel d’aller constater sur place, dans la maison de son père, s’il affabule
ou  pas !  C’est  vraiment  indispensable !  Quoi  qu’il  advienne,  vu  la  situation,  le  forcer  à
rencontrer son père ne peut que le détériorer psychiquement… ».

Plus récemment, le docteur Guy SAUTAI, d’ARGELES, écrivit, pour avoir suivit l’enfant de
longues heures :
« Il  présente  un  Q.I.  à  132…Il  présente  un  imaginaire  faible  pour  son  âge ;  il  n’est  pas
affabulateur. Son état psychique autorise Vincent à être interrogé par la justice. »

C’était  donc  là  l’essentiel  du  dossier  que  me  remit  Jean-Pierre  JOSEPH,  avec  le  conseil  de
tenir l’enfant à distance des autorités, dans la mesure du possible, vu que celles-ci prévoyaient
manifestement  de  remettre  l’enfant  à  son  bourreau,  et  que  cette  pratique  révoltante  semblait
courante de la part de notre appareil judiciaire.

Chapitre trois : Soustraction de mineur…   …à une menace…

Après  un  court  séjour  chez  Aline,  et  quelques  encouragements  bien  nécessaires,  nous
reprîmes tous trois la route, direction MONTPELLIER.
Nous-nous rendîmes chez Corinne GOUGET.
A  ce  stade  de  l’histoire,  cette  femme  était  bien  placée  pour  comprendre  le  problème,  et
j’espérais créer une synergie de solidarité. Je présentai donc mes nouveaux protégés à Corinne
GOUGET,  lui  expliquant  la  menace  qu’ils  encourraient  respectivement,  et  l’orientation  que
nous avions décidé de prendre, Myriam ROIG et moi.
Elle accepta de nous accueillir quelques jours dans sa grande maison, dans l’optique que nous
élaborions  une  stratégie  commune  comme  je  le  proposais,  puisque  les  deux  femmes  avaient
mail à partir avec la même juridiction, pour la même « problématique ».
Hélas,  assez  rapidement  l’ambiance  se  dégrada  entre  les  deux  femmes,  l’une  reprochant  à
l’autre que je traita son dossier avant le sien.
Pour  corser  l’ambiance,  Myriam  ROIG  faisait  griller  des  morceaux  de  cadavres  d’animaux
d’élevage pour son fils, empuantissant copieusement la maison avec un total sans-gène, alors
que notre hôte ne mangeait plus que des végétaux crus, elle-même voulant imposer son mode
alimentaire à toute personne rentrant dans son périmètre…
Une certaine rivalité sembla naître entre les deux femmes : C’était le « chacun pour soi » qui
venait balayer mes espoirs d’entre-aide solidaire.
Entre Corinne GOUGET et moi, les relations devaient se tendre également. Je lui demandais
d’aider une autre mère de famille en détresse, ou au moins d’accepter que je fasse tout mon
possible pour qu’elle ne perde pas elle aussi son enfant.
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M’étant, rappelez-vous, porté volontaire pour aller quérir ses fillettes en Grande Bretagne, dès
que  Vincent  aurait  été  tiré  d’affaire  ou  en  passe  de  l’être,  j’avais  en  outre  provoqué  le
courroux de la mère, et interloqué quelque peu Myriam ROIG.
Le seul qui avait réagi humainement, c’était Vincent : Il s’était exclamé alors, enthousiaste :
« Je  viens  avec  toi chercher  les  filles  de  Corinne;  on  ne  se  méfiera  pas  d’un  enfant  comme
moi ! »
Mais ma proposition avait jeté un sérieux froid. Corinne GOUGET ne voulait pas prendre le
moindre  risque  pour  récupérer  ses  fillettes,  et  préférait  vendre  ses  livres  sur  les  aditifs
alimentaires, histoire de payer de « bons avocats », et le loyer hors de prix d’une trop grande
maison qu’elle occupait seule, et voulait garder pour l’hypothétique retour de ses fillettes.
Elle  préférait  vivre  dans  l’illusion,  et  se  complaire  dans  une  pseudo  mélancolie
mélodramatique,    en  contemplant  les  chambres  aménagées  pour  les  fillettes  et  vides  de  leur
présence, que d’entreprendre une démarche radicale et cohérente pour les récupérer.
L’urgence selon moi était là et nul par ailleurs ; sauver ses enfants sans perdre une seconde,
quitte à gérer la suite des opérations dans un deuxième temps.
Elle n’avait rien compris, ou ne voulait rien comprendre.
Il  eut  été  facile  dans  ce  cas,  et  à  l’occasion  d’une  action  rondement  menée,  de  prendre
l’opinion  publique  à  témoin  de  cette  situation  inouïe  de  violence  judiciaire,  ainsi  que  du
kidnapping dont les fillettes avaient initialement fait l’objet, preuves à l’appui.
Il  était  bien  question  ici  de  criminalité  organisée ;  organisée  par  une  juge  pour  enfant  en
exercice, et se croyant au dessus de tout, à commencer des lois.
Ceci  dit,  de  mon  point  de  vue,  avant  de  dire  que  sauver  son  gosse  est  impossible  parce  que
l’on finirait par être retrouvé et jeté en prison, ou parce que vivre clandestinement et l’élever
serait trop difficile, le seul moyen d’être fixé c’est de tenter le coup, de forcer le destin. J’ai
appris pour ma part que celui-ci savait sourire contre toute « logique » à celui qui écoutait son
humanité, plutôt que ces méprisables énergies que sont la lâcheté et l’égoïsme.
Et quelques soient les incertitudes  inhérentes à une réaction radicale pour sauver son enfant,
en chamboulant toute sa vie sociale sans ménagement – il faut ce qu’il faut ! -, il est certain
que chaque jour qu’un  enfant passe avec  celle ou celui qui l’aime, étant  tenu hors de portée
des viols et des coups, est un jour qui mérite que l’on prenne les risques les plus insensés qui
soient.
Cette logique politiquement correcte, ce comportement s’appuyant sur le « raisonnable » et le
« comme-tout-le  –mondisme »,    qui  veut  qu’il  soit  irrationnel  que  l’on  puisse  s’en  sortir,
tellement cela représenterait de risques et d’obstacles, et qu’il vaut donc mieux se soumettre
au  crime  et  lui  abandonner  son  enfant,  est  d’après  moi  le  summum  de  ce  que  le  pouvoir
satanique qui contrôle notre société peut obtenir de nous en terme de soumission à sa loi, en
terme de lâcheté, et de médiocrité.
Vous  connaissez  ma  position :  Il  en  va  de  même  pour  ceux  qui  laissent  leurs  parents,
prisonniers  de  la  mafia  des  tutelles,  crever  dans  les  mauvais  traitements  prodigués  dans  ces
camps de la mort que nos institutions entretiennent pour achever nos aînés et permettre qu’ils
soient dépouillés impunément.
On se persuade que l’on ne peut rien faire d’autre que de ruer dans les brancards en dénonçant
la  situation  sur  Internet  ou  ailleurs,  entre  appels  au  secours  d’une  opinion  publique
parfaitement  indifférente,  lâche  et  égoïste,  coups  de  gueule,  menaces  creuses,  et  jérémiades
pathétiques et ineptes, pour les plus faibles d’esprit.
Et pendant que l’on exprime son impuissance à travers le seul champ d’action autorisé, celui
de la vaine dénonciation ou du cirque judiciaire, on choisit d’abandonner un proche jour après
jour entre les griffes de monstres, au prétexte de ne pas mettre en péril une carrière, un confort
social et matériel durement acquis ou non, quelques illusoires sécurités…
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Nous  sommes  tellement  formatés  par  le  système  sociétal  criminel,  que  nous  ne  savons  pas
réagir  autrement  qu’en  suivant  la  «rationalité»  abjecte  pour  laquelle  il  nous  conditionne  à
notre insu.
La simple notion de passage à l’acte, quel qu’il soit, reste de l’ordre du fantasme réservé à une
expression virtuelle, ou de fiction.
Je  prétends  quant  à  moi  que  face  à  l’ignominie,  il  n’y  a  pourtant  que  l’action ;  et  l’action
radicale, s’il vous plait.
Pas nécessairement dans la violence, mais dans le radicalisme qui correspond à une situation
réelle ;  tout  n’est  qu’une  question  d’échelle  de  valeur,  de  relativité ;  encore  faut-il  avoir  pu
analyser la dite situation à sa juste mesure.
Encore faut-il également reconnaître que tout ce que l’on fait ou ne fait pas, tolère ou ne tolère
pas,  découle  de  choix  pris  en  fonction  de  sa  lâcheté  ou  de  son  courage,  de  son  Amour    –
universel – ou de son égoïsme.
Et celle ou celui qui saura envers et contre tous faire le seul choix qui fasse honneur à l’espèce
humaine,  risque  aujourd’hui  de  mettre  en  exergue  la  médiocrité  générale  et  politiquement
correcte adoptée par ses contemporains, et de bousculer la méprisante quiétude de l’individu
qui n’aspire à rien d’autre que de ne pas avoir de problème, et de faire comme tout le monde.
Ainsi,  quelqu’un  sera  jugé  extrémiste  ou  parano  en  premier  lieu  par  la  clameur  publique,  si
cette  personne  étant  la  seule  à  accepter  de  percevoir  le  degré  extrême  correspondant  à  une
situation donnée, choisit ensuite et pour le comble de s’exprimer ou d’agir en fonction de son
analyse, et du degré dramatique de la situation que révèle son analyse.
Hors du champ de vision qui permet l’analyse d’une situation extrême et dramatique, on n’est
pas  à  même  de  comprendre,  et  encore  moins  de  juger  la  réaction  de  la  personne  concernée,
qui elle a accepté d’assimiler les informations permettant une juste lecture de la dite situation,
avec ses tenants et aboutissants, et les contre-mesures adéquates.
C’est pour cette raison d’ailleurs que la plupart du temps, personne ne souhaite voir les choses
en face : Car il faudrait alors agir en fonction de ce que l’on voit, et non de ce qu’il est admis
et prescrit par une société pervertie ; il faudrait faire des choix, en son âme et conscience, et
les assumer, en s’affranchissant de ses peurs et de ses préjugés.

Après  avoir  passé  une  petite  semaine  chez  Corinne  GOUGET,  Myriam  ROIG  avait  pris  la
décision de se mettre au vert, avec son fils, comme je le lui conseillais vivement.
Il fut évidemment convenu que c’était moi qui devrait m’occuper de tout.
Je  devais  comprendre  par  la  suite  et  à  mon  grand  dam,  que  cela  signifiait  également  que  je
devais tout payer de ma poche, jusqu’aux courses pour tout le petit monde.
Trop bonne poire, et par crainte également je crois que la mère ne change d’avis, je pris mon
parti de payer tous les frais, intégralement, à commencer par les courses.
J’arriverai  d’ailleurs  très  vite  au  bout  de  mes  allocations  chômage,  et  ça  sera  Janett  qui,  me
rejoignant dans mon périple en cours de route, cassera sa tirelire pour que je puisse assumer
tous les frais à suivre.
Et  ce  sera  une  sacrée  spirale,  qui  nous  mettra  sur  la  paille,  et  que  nous  considérons
aujourd’hui avec une certaine philosophie comme le prix à payer pour voir la face cachée de
notre société, mais également de nos congénères.
Bref,  nous  n’en  sommes  pas  encore  là,  mais  au  moment  où  je  quittai  la  région  de
MONTPELLER  en  compagnie  de  Vincent  et  de  sa  mère  pour  aller  récupérer  Rose
MONTSERRA-ROIG,  la  grand-mère,  qui  s’était  réfugiée  provisoirement  chez  des  amis  de
leur connaissance, pour sa sécurité.
Je n’avais donc rien exagéré quant à l’ambiance qui régnait dans le secteur…
Rappelons  que  cette  dame  aussi  avait  subi  les  coups  de  François  Xavier  TANYERES,  et
subissait ses manœuvres d’intimidation et de harcèlement à son domicile.
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Cette grand-mère ayant contraint sa fille à se battre pour Vincent, finançant frais d’avocat et
de  détective  privé,  avait  donc  été    identifiée  par  le  sinistre  individu  comme  une  cible
prioritaire.
Rose MONTSERRA-ROIG avait été briefée par téléphone par sa fille, et nous la récupérâmes
sans  nous  attarder  dans  PERPIGNAN :  La  grand-mère,  bien  que  bousculée  par  ce  départ
inopiné à l’aventure, me fit part de sa reconnaissance de ne pas l’abandonner, me couvrant de
louanges ; vivant dans la peur,  elle était soulagée que je ne l’oublie pas,  malgré la difficulté
pour moi de gérer à ce stade la situation dans laquelle je m’étais plongée tête baissée.
Laisser  seule  et  sans  protection  cette  grand  mère,  dans  sa  maison,  dans  un  contexte  où
l’absence  du  petit  témoin  ne  risquait  que  de  générer  de  rageuses  bouffées  d’angoisse  à    des
individus  sans  aucuns  scrupules  ni  limites,  ne  m’apparaissait  en  effet  guerre  responsable  de
ma part.
J’étais bien loin de me douter à ce moment, que mes élans chevaleresques n’auraient au final
en guise de retour de la part de cette dame également, que des étalages de propos vipérins et
diffamants sur mon compte, devant un tribunal d’inquisition chargé de m’enfoncer.
Pour  l’heure,  si  je  devais  délocaliser  tout  ce  petit  monde,  deux  problèmes  se  posaient
immédiatement  à  moi ;  l’enfant  n’était  plus  scolarisé,  et  la  mère  devait  s’affranchir  de  sa
« dette »  envers  ce  qui  se  prétend  être  notre  justice,  à  travers  une  entrevue  avec  un  juge
d’application  des  peines  qui  devait  définir  avec  elle  les  modalités  d’exécution  de  ses  deux
mois de prison. Il fallait que je trouve un moyen, tant que possible, de ne pas en rajouter une
couche à la malheureuse, et l’idée me vint de lui faire établir un certificat médical.
Myriam ROIG n’aurait qu’à faire un peu de cinéma devant un médecin.
Elle  nous  emmena  alors  voir  le  docteur  SAUTAI,  d’ARGELES,  déjà  intervenu  dans  le
dossier :  Celui-ci  ne  se  dégonfla  pas,  et  sa  patiente  n’eut  du  reste  pas  besoin  d’en  rajouter,
explosant en sanglots incontrôlés dès qu’elle fut assise en face de lui.
Selon le médecin, l’état de santé de l’enfant comme de la maman, en raison de cette terrible
situation,  nécessitait  impérativement  un  repos  total  et  à  l’écart  de  toute  agression
psychologique, d’au moins plusieurs semaines ; le harcèlement de l’ex-mari au domicile de la
petite famille était d’actualité car impuni.
Le médecin fut d’une bonne fois totale, et ses certificats étaient indispensables à la protection
de  l’état  de  santé  psychique  des  personnes  concernées,  ainsi  livrées  à  elles-mêmes  et  aux
humeurs du « harceleur » par un appareil judiciaire curieusement défaillant.
Ce docteur avait d’ailleurs fait un signalement comme le prévoit la Loi, suite à la consultation
du  petit  Vincent,  et  aux  déclarations  qui  en  étaient  ressorties ;  je  l’ai  mentionné,  rappelez-vous, dans le rapport chronologique.
Tout  le  monde  ne  peut  pas,  dans  ce  dossier  sordide,  se  prétendre  hors  de  cause  d’une
procédure pour « omission de porter assistance à personne mineure en danger ».
Pourtant, quand on connaît le système, on sait que ça ne sont pas les toubibs corrompus ou les
pleutres qui risquent les pires ennuis, mais bien quelqu’un qui fait son job comme ce médecin
là…
La 406 break de Myriam était chargée à bloc, et ce fut avec mes trois protégés et les certificats
médicaux des deux principaux intéressés que je pris l’autoroute du sud direction PARIS.
Je  pensais  pouvoir  obtenir  de  COTTEN  qu’il  revienne  à  de  meilleurs  sentiments,  pour  me
procurer tout le soutien nécessaire de son association, afin d’aider ces personnes à recouvrer
un jour une vie normale, et à obtenir enfin justice.
Arrivé  sur  la  capitale,  faute  de  mieux,  je  pris  l’initiative  culottée  de  les  loger  au  siège  de
l’association de lutte contre les victimes de violences judiciaires, chez Christian COTTEN, le
temps  qu’ils  puissent  se  reposer  un  peu  pendant  que  je  m’occupais  de  libérer  avec  Janett
l’appartement qui nous était prêté à Neuilly.
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« Monsieur le président » fit la connaissance de tout ce petit monde une fois celui-ci réveillé,
n’appréciant  pas  ma  farce  à  sa  juste  valeur.  Il  me  fit  savoir  clairement  que  sa  campagne
présidentielle  ne  lui  laissait  pas  le  moindre  temps  à  consacrer  à  leur  affaire,  m’invitant
vivement à prendre la large avec ma clique.
COTTEN ne permettait pas que je m’entêta dans une démarche impossible qui ne risquait que
de nuire à ses ambitions politiques.
De mon côté, je n’avais pas vraiment prévu de devoir me dépêtrer seul et sans budget d’une
affaire  aussi  sensible,  et  j’exprimai  le  besoin  de  faire  un  point  sur  le  rôle  prétendu  de
l’association, et celui que j’étais censé y jouer.
Mais j’espérais, quitte à plutôt mettre de l’eau dans mon vin que la tête de « mon » président
dans la cuvette de ses WC, trouver un moyen de forcer tout en douceur celui-ci à assumer un
minimum ses responsabilités, et à se secouer un peu pour aider l’enfant. De mon point de vue,
si  j’étais  si  largué  pour  continuer  ma  mission,  le  fumeur  de  joins  était  responsable  de  la
situation dans laquelle je m’étais senti humainement obligé de me plonger corps et âme.
On  ne  détourne  pas  le  regard  quand  on  est  témoin  du  désespoir  d’un  gosse  de  dix  ans
condamné par un syndicat du crime à retourner se faire violer le restant de son enfance chez
un  probable  monstrueux  malade  mental,  lequel  l’aurait  en  outre  formellement  et  à  deux
reprises menacé de mort, au cas où il viendrait à le dénoncer.
J’étais  donc  en  charge  de  ce  dossier,  et  humainement  responsable  de  la  protection  et  de
l’avenir de ce courageux  petit gars qui me semblait largement mériter mon engagement sans
faille, quand bien même je gardais des réserves quant à l’accusation de viol.
Le  soir  venu,  Janett  et  moi  échangeâmes  tout  simplement  d’appartement avec  mes  protégés,
pour emménager provisoirement au siège de l’association.
Il  faut  que  vous  sachiez  que  durant  tout  le  temps  où  Vincent  resta  sous  ma  protection,  à
quelque étape que se fut, à aucun moment il ne fut tout seul en ma compagnie : Soit il était en
compagnie de sa mère, soit de sa grand-mère, soit des deux.
Ce fut dès les premiers jours passés en leur compagnie, dans l’appartement de Neuilly, que je
constatai  la  résurgence  du  fameux  conflit  entre  la  mère  et  sa  fille,  portant  sur  le  fait  que
Myriam ROIG n’aurait pas « cru », sa mère, qui elle avait subodoré depuis un certain temps le
probable calvaire de son petit fils.
Je  mis  à  profit  la  journée  suivante  pour  multiplier  les  contacts  depuis  mon  petit  bureau,  par
faxe,  lettres  et  coup  de  fils,    afin  de  trouver  une  assistance  auprès  de  hauts  fonctionnaires
intègres. COTTEN de son côté ne savait pas comment s’y prendre pour me forcer à éloigner
la petite famille de son environnement.
Dans  la  mesure  où  aucune  indiscrétion  n’avait  lieu,  l’appartement  de  Neuilly  restait  une
excellente  option  pour  planquer  la  petite  famille,  et  ne  nécessitant  aucun  débours
supplémentaire.
Quand bien même je devais me découvrir ou être découvert à un moment donné, cette adresse
était inconnue des autorités et de qui que se soit d’autre que de Christian COTTEN, et de la
personne qui m’en faisait profiter. Marianne, au demeurant, ne savait rien du fait que j’avais
pris  la  liberté  de  faire  profiter  la  petite  famille  de  la  jouissance  des  lieux  à  la  place  de  mon
couple.
Je veillais en outre à ce qu’aucune démarche intempestive risquant de révéler la position des
fugitifs  ne  soit  maladroitement  effectuée  par  ceux-ci  (  retrait  bancaire,  coup  de  fil,  usage  de
carte « vitale », etc…).
Je n’avais pas envisagé que la fuite risquerait de provenir du siège même de l’association…
Fin de la deuxième journée sur Paris, tout s’écroula comme un château de cartes : Janett me
mit  en  garde  sur  le  fait  quelle  avait  entendu  COTTEN  parler  à  plusieurs  reprises  depuis  son
téléphone  de  ma  démarche,  ainsi  que  des  personnes  que  je  prétendais  aider,  en  précisant
évidemment à ses interlocuteurs où je les logeais.
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Outre le fait que l’énergumène se targuait d’être sur écoute, sa façon de crier sur tous les toits
des  détails  si  sensibles  cassa  ce  qu’il  restait  de  ma  confiance  à  son  sujet,  et  les  joints  qu’il
s’envoyait  allègrement  ne  constituaient  pas  une  circonstance  atténuante,  mais  plutôt  une
source d’inquiétude de plus.
Les conditions de sécurité n’étaient plus réunies, loin de là.
Je ne cherchai pas à comprendre et ne relevai pas l’incident pour autant…
Je pris simplement la décision de déguerpir au plus vite avec mes protégés, sans savoir où je
pouvais trouver l’assistance logistique et humaine qui me faisait si cruellement défaut.
Je  décidai  de  partir  en  catastrophe  pour  la  Corse ;  j’y  avais  des  amis  dans  le  milieu
nationaliste, et étais convaincu qu’ils sauraient m’aider.
Seul hic, il fallait retraverser l’hexagone, et payer le ferry à tout ce petit monde.
Il fallait également que je loue un véhicule afin que l’on puisse se débarrasser au passage du
break de Myriam ROIG, lequel risquait de nous trahir dans le cas où elle et son fils ne fassent
pour le compte l’objet d’un avis de recherche officiel.
J’avais  en  outre  parfaitement  intégré  le  fait  que  ni  Myriam  ROIG  ni  sa  mère  ne  voudrait
entendre parler ne serait-ce que de participer aux frais, les deux bonnes femmes commençant
à parler de retourner chez elles si la question se posait à elles pour le projet que je venais leur
annoncer…  J’étais  atterré  par  leur  malhonnêteté  et  le  chantage  qui  m’était  fait,  lequel
s’appuyait sur ma propre crainte que l’enfant ne termine mal.
Je n’assumai alors mon rôle de bonne poire que pour l’enfant, quant à lui pas plus responsable
du comportement de sa mère et de sa grand mère que du reste.
Mais  pour  assurer  les  premiers  frais  d’une  lourde  liste  à  venir,  je  revins  à  la  charge  de
COTTEN, qui devenait plus responsable que jamais d’avoir à les assumer : j’usai alors d’un
subterfuge  indigne  d’un  ancien  gendarme,  utilisant  la  couardise  du  bonhomme  à  mon
avantage… N’est-ce pas par l’énergie de peur que l’on manipule l’humain ?
Je prétendis avoir appris de source policière personnelle que la famille était recherchée par la
mafia  de  criminels  pédophiles  et  sataniques  de  PERPIGNAN,  et  redouter  que  ses  tueurs  ne
nous retrouvent ici, à BOULOGNE-BILLANCOURT.
COTTEN tremblait de toute sa carcasse, à l’énoncer de mon mensonge, et je dus déployer des
efforts surhumains pour garder mon sérieux et arborer une attitude terrorisée.
Ma « terreur » le contamina, comme je l’avais prévu.
Le bonhomme tenta de s’enquérir de sa voix éteinte de ce que je comptais faire pour éloigner
la  menace  de  son  périmètre,  et  je  lui  répondis  tout  de  go  avant  même  qu’il  n’ait  réussi  à
formuler sa question, qu’il me fallait au bas mot huit cent euros pour raccompagner toute la
famille au delà d’une quelconque frontière, en train, par mesure de sécurité. Me maudissant en
silence,  COTTEN,  les  lèvres  pincées  et  le  visage  gris  vert,  farfouilla  fébrilement  dans  ses
poches pour extirper les billets de sa main tremblante. Il retrouva quelque volume vocal pour
exprimer son désir de ne plus jamais entendre parler de mes protégés. Pour parfaire mon chef
d’œuvre d’extorsion, je le mis devant le fait accompli que je débauchais Janett de son poste, le
temps  d’escorter  avec  moi  mes  indésirables  protégés,  ma  compagne  étant  accessoirement
formée par mes soins à ce genre d’opération, entre autres.
Ainsi, je pu confier le volant du break de Myriam ROIG à ma compagne pour entreprendre la
longue  traversée,  pendant  que  je  conduisais  le  fourgon  que  nous  avions  loué  à  l’entrée  de
Paris.
Une fois le sud atteint, je trouvai un parking d’aéroport par chance non équipé d’un système
de  parcmètre,  où  Myriam  consentit  à  laisser  sa  voiture  pour  une  période  que  j’estimais  être
d’une quinzaine de jours.
Ceci  fait,  l’équipée  regroupée  dans  le  fourgon  de  location  attrapa  le  premier  ferry  pour  la
Corse.
Comme je l’espérais, mes amis corses furent à la hauteur de mes espérances.
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Débarquant  à  l’improviste  avec  mes  protégés,  je  leur  racontai  une  vérité  un  peu  « allégée »,
dans le but de ne pas trop les compromettre.
Je  ne  parlai  alors  que  d’une  affaire  d’ex  conjoint  violent  que  je  devais  confondre,  sans
mentionner  le  rôle  contre-nature  des  autorités,  ni  le  fait  que  mes  protégés  feraient
probablement  l’objet  d’un  avis  de  recherche  officiel.  Tout  au  plus  je  précisai  qu’il  était
souhaitable  en  raison  de  l’indifférence  des  dites  autorités,  de  ne  pas  ébruiter  la  présence  de
mes protégés chez eux.
En  fait,  je  me  doutais  bien  que  la  « justice »  s’ingénierait  à  mettre  en  accusation  toute
personne  qui  aurait  cherché  à  aider  ce  gosse,  ou  qui  l’aurait  aidé…  Car,  si  elle  avait  failli
jusque là à ce point, elle avait ses raisons que la morale ne connaît pas, et n’en avait aucune de
s’arrêter en si bon chemin…
Je  tiens  à  préciser  que  si  je  parle  si  librement  aujourd’hui  de  mes  amis  corses,  c’est  que  les
« autorités »  ont  été  mises  au  courant  de  leur  coup  de  main,  sans  pour  autant  avoir  jugé
judicieux de les poursuivre en tant que complices de ma prétendue soustraction de mineur.
En effet, mes amis ont été balancés bien plus tard par Myriam ROIG en personne, qui suivant
les  consignes  des  gendarmes  de  RIVESALTES,  est  allée  jusqu’à  leur  téléphoner  pour  tenter
de leur faire croire que j’étais l’auteur de cette trahison…
Ceci dit, nous n’en sommes pas encore là, mais au moment magique où un appartement nous
fut prêté, en bord de mer.
Le  confort  total,  agrémenté  d’une  vue  splendide  dans  ce  début  d’hivers  corse
merveilleusement ensoleillé.
Malgré  la  saison,  le  temps  était  radieux,  et  j’eus  même  l’occasion  de  nager  un  peu  avec
Vincent dans la mer fraîche bordant l’appartement.
Janett  et  moi  restâmes  quelques  jours  avec  les  trois  protégés,  le  temps  de  définir  ce  qu’il
convenait que je fasse. Je me mis en devoir de reprendre l’interview de l’enfant, que j’avais
entreprise dès le début de mon intervention, chez Corinne GOUGET, avec mon caméscope.
Ce  témoignage  vidéo,  que  l’enfant  m’avait  autorisé  à  rendre  public  si  nécessaire,  est  donc
diffusé sur Internet, à travers les mots clé « témoignage de Vincent », malgré les tentatives de
censure dont il fit l’objet.
En voici la teneur :

Chapitre quatre : Le témoignage de Vincent.

Vincent m’explique ainsi les mauvais traitements qu’il subissait de la part de son géniteur, et
raconte ses curieux agissements.
Ainsi  donc,  l’individu  aurait  collectionné  des  cassettes-amateurs  mettant  en  scène  le  viol
d’enfants,  et  même  leur  mise  à  mort.  Chez  les  « initiés »,  cela  porte  même  un  nom ;  la
« snuff-movie »…  D’une  précision  redoutable,  le  garçon  expliquait  que  la  collection  était
numérotée de A à Y, avec une sous-numérotation de 1 à 3.
Vincent me raconta comment son père l’aurait forcé à visionner le passage de la cassette qu’il
pense être la numéro « G-2 ».
(Plus tard, il revint sur ce détail précisant qu’il s’agissait non pas de la cassette G-2,
mais G-3.
Ce détail a son importance ; questionnée sur ces collections de cassettes, un magistrat proche
de  COTTEN  m’ayant  discrètement  aidé  dans  ce  dossier,  m’avait  expliqué  la  logique  de  ces
numérotations,  qui  revenaient  dans  d’autres  affaires  du  même  type :  Ainsi  les  séries  1
correspondraient  à  des  scènes  de  viol ;  les  séries  2  à  des  viols  collectifs  et  tortures ;  et  les
séries 3 à des mises à mort filmées elles aussi en directe.)
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Cette  cassette  mettait  en  scène  une  fillette  de  son  âge,  nue,  et  abattue  par  un  homme  qu’il
disait  reconnaître  comme  un  ami  de  son  père,  le  « colombien »…  Il  l’appelait  ainsi  car  il
l’aurait également vu sur une photo, au dos de laquelle on pouvait lire « in colombia »…
Pour  expliquer  les  raisons  de  cette  séance  vidéo  forcée,  Vincent  me  ré  expliqua,  mais  cette
fois devant caméra, que son géniteur l’avait menacé du même sort, au cas où il parlerait…
De  quoi ?  Ma  question  l’embarrassait ;  il  resta  évasif,  et  refusa  de  rentrer  dans  les  détails
touchant aux viols. La seule fois où je précisai ma question sur ce point, il se bloqua, et éclata
en sanglots après que j’ai interrompu l’interview…
A  aucun  moment  de  cette  audition  sur  plusieurs  jours,  il  ne  voulut  parler  de  ça ;  ce  qui  me
confortait dans l’idée qu’il ne mentait pas, et ne cherchait aucunement à me manipuler…
Mais, pour revenir aux menaces de l’individu qu’il refusait de désigner par le vocable de père,
il raconta comment celui-ci aurait abattu son chien, sous ses yeux, dans le fond du jardin de sa
maison de PERPIGNAN, lui expliquant encore ce qui l’attendait, au cas où il parlerait de ses
sévices à quiconque…
Puis,  l’enfant  me  décrivit  les  activités  curieuses  de  l’homme ;  de  l’élevage  de  rats  dans  une
cave  cachée,  aux  trous  qu’il  s’amuserait  à  creuser  et  à  reboucher  de  temps  à  autres,  avec  ce
qu’il pensait être des sacs de ciment.
(La cave secrète dont il parlait est un détail que les pseudos enquêteurs mentionnent comme
étant l’évidence qu’il s’agissait d’une affabulation de l’enfant ; hors, il est des cas similaires
célèbres où une  cave secrète était bien utilisée pour séquestrer, violer torturer et assassiner
des victimes, parfois des enfants ; l’affaire DUTROUX, en Belgique, et l’affaire
Emile  LOUIS  /  Claude  DUNAND,  avec  la  cave  aux  tortures  du  pavillon  d’APPOIGNY  de
DUNAND.
Quant à l’élevage de rats qui me paraissait extravagant, j’interrogerai plus tard sur ce point
le magistrat qui m’appuyait, et qui me répondit que ça n’était  pas plus invraisemblable que
le reste, ayant pour sa part eu connaissance de cas où des détraqués se servaient de rats, dont
ils  faisaient  donc  l’élevage,  comme  de  godemichés  vivants,  qu’ils  s’enfonçaient  dans  l’anus
après leur avoir « chattertonné » le museau et les pattes, au cours de soirées très spéciales…
Quant  aux  trous  creusés  dans  cette  cave  et  aux  sacs  de  ciments,  il  est  à  craindre  qu’il  ait
s’agit  d’opérations pour faire disparaître des cadavres, et que les sac de ciment n’aient été
en fait des sacs de chaux.)
Vincent  parla  de  la  collection  d’armes  qui  était  cachée  dans  la  cave  secrète,  de  cette  poudre
blanche  conditionnée  dans  de  petits  sachets  que  son  géniteur  emportait  souvent  quand  il
sortait  le  soir… ;  des  caméras  omniprésentes ;  des  relations  de  son  bourreau  présumé,
notamment avec un policier, et des mesures de protection exceptionnelles qui lui auraient été
garanties par celui-ci…
Il me parla de cet enfant, qui jouait avec son père dans la piscine quand lui est enfermé, et qui
se faisait appeler Vincent…
(Ce point, comme nous l’avons vu, avait été confirmé par le détective BERTRON.)
Il  me  parla  des  séances  de  visionnage  de  cassettes,  organisée  dans  cette  cache  avec  des
« amis » ;  et  des  commentaires  salaces  de  ces  détraqués,  devant  les  scènes  dont  ils  se
délectaient…
Entre  deux  échanges  avec  Vincent,  je  fis  part  alors  à  Myriam  ROIG  des  révélations  que
m’avait  faites  son  fils ;  et  elle  en  fut  bouleversée,  en  larmes,  semblant  refuser  de  croire  de
telles horreurs… Elle le fut particulièrement quand je lui rapportai que son fils avait fait état
de trafic de cassettes amateur criminelles par son géniteur…
Ainsi elle n’aurait rien su des trafics de son mari ?…
Il  me  revint  à  l’esprit  cette  interrogation :  Au  cours  de  toutes  ces  années  d’union  avec
l’individu,  cette  femme  ne  se  serait  rendu  compte  de  rien ?  Ni  des  agressions  sexuelles  sur
l’enfant,  ni  les  curieuses  habitudes  déviantes  et  criminelles  de  son  mari ?  Et  comment  cet
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homme  là  serait-il  arrivé  à  compromettre  des  magistrats,  au  point  que  toute  la  corporation
fasse bloc derrière ceux-ci, sans s’assurer du silence de sa propre femme ?… Quelque chose
ne tournait pas rond, et ça ne venait pas du petit Vincent…
Je  compris  beaucoup  plus  tard,  trop  tard,  à  ma  sortie  de  prison,  que  j’aurais  du  écouter  ma
petite  voix  intérieure  qui  me  mettait  en  garde :  « Mets  des  gardes-fou,  l’affaire  est  plus
compliquée que tu ne le penses…  méfies-toi de la mère, son histoire est trouble : Elle en sait
plus qu’elle ne veut bien en dire… »
Mais  ma  méfiance  me  mettait  mal  à  l’aise…  Je  préférai  refouler  par  principe  mes  pensées
soupçonneuses à l’égard de cette femme… Bien qu’elle n’ait réagit que tardivement, et bien
que se fut sa propre mère qui dût lui forcer un peu la main, ne risquait-elle pas de partir d’un
jour à l’autre en prison pour avoir voulu protéger son fils ?
Je  balayai  d’un  revers  de  main  mes  idées  sombres  que  je  jugeais  déplacées,  et  voulais  me
concentrer  sur  un  objectif  précis :  Faire  une  enquête  poussée,  dans  l’environnement  du
géniteur ;  aux  mieux,  récupérer  des  preuves  indéniables  pour  le  confondre,  puisque  les
autorités refusaient de procéder aux vérifications indispensables, et enfin, prendre tout ce beau
monde en faute.
Reprenant l’interview un jour suivant, Vincent me révéla que son demi-frère Cyprien, âgé de
cinq  à  six  ans  à  l’époque  du  témoignage,  aurait  été  le  jouet  sexuel  de  sa  propre  mère,  la
compagne de son géniteur, Virginie FREZOUL…
J’attire  ici  votre  attention  à  toutes  et  à  tous  sur  le  fait  qu’un  autre  enfant  est  très
probablement  victime  de  sévices  sexuels  depuis  au  moins  les  premières  déclarations  de
Vincent, qui datent de 2005.
Puis,  j’appris  quelque  chose  de  nouveau,  que  se  remémora  alors  Vincent :  Il  aurait  assisté  à
une  conversation  entre  son  géniteur  et  la  dénommée  Virginie  FREZOUL ;  ceux-ci  auraient
discuté de la pertinence de ne pas vendre une des fameuses cassettes, car mettant en scène un
magistrat…
Ainsi,  j’eus  là  une  explication  à  ce  contrôle  que  l’individu  détenait  indéniablement  sur  les
membres  de  la  magistrature  locale…  Et  si  je  n’avais  pas  constaté  par  moi-même  ce  fait,  je
n’aurais  sans  doute  pas  cru  moi-même  des  propos  aussi  compromettants  de  la  part  de  cet
enfant.    Seulement  voilà ;  les  faits  étaient  là,  il  ne  me  manquait  que  l’explication  à  leur
survenue, et je détenais là une piste sérieuse qui expliquait tout le reste.

Chapitre cinq : L’action clandestine.

A  l’issu  de  l’interview  de  l’enfant,  j’en  vins  à  penser  que  la  seule  chose  que  je  pouvais
entreprendre pour sauver sa mise, et accessoirement celle de sa mère, c’était de procéder à une
perquisition sauvage au domicile du criminel présumé, puisque l’imposture judiciaire refusait
toute vérification, y compris celle-ci qui s’imposait de fait.
C’est ainsi que Vincent me fit des plans très précis de la maison de son géniteur, détaillant les
endroits où étaient cachés les cassettes, les armes, et les petits sachets de poudre blanche… Il
m’expliqua également comment accéder à la cave secrète où il avait si souvent été enfermé, et
où le criminel présumé effectuait des projections privées de ses épouvantables films, pour des
bandes de détraqués aux mêmes penchants que lui.
Mon projet insensé prenait forme. Je ne voyais pas d’autre solution, et faisais peu de cas du
caractère  en  apparence  délictueux  de  ma  démarche,  amoindrie  de  toute  façon  par  l’absence
d’élément moral. La question n’était pas du reste pour moi de savoir à quoi je m’exposerai vis
à vis de l’imposture judiciaire une fois mon coup fait, mais si j’avais une chance de sauver la
mise de l’enfant, et de renverser la situation.
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Une fois assimilés tous les renseignements pratiques dont j’avais besoin, je pris congé de mes
trois protégés, placés en si bonnes mains, dans des conditions que je n’aurais pas rêvées.
Le temps d’aller contacter de vieilles connaissances du milieu marseillais, afin de monter une
petite  équipe,  et  de  préparer  sur  PERPIGNAN  mon  « dossier  d’objectif »,  j’avais  estimé
pouvoir passer à l’action d’ici deux à trois semaines, engageant Myriam et sa mère à profiter
des conditions pour se refaire une santé, et se reposer.
Il avait été décidé par mes amis corses que si je ne parvenais pas à résoudre le problème, où
que je devais être neutralisé, mes protégés seraient ici chez eux, ad vitam aeternam.
Revenant seul et le cœur léger de Corse, je re-débarquai à PARIS, afin de ramener le fourgon
dont j’avais déjà reconduit la durée de location. Janett m’avait précédé de quelques jours, afin
de ne pas délaisser son poste au service de COTTEN trop longtemps.
Je fis croire à ce dernier au passage que j’avais abandonné la petite famille à elle-même, après
l’avoir larguée à l’autre bout de l’Europe.
Le courageux politicien en herbe était soulagé. Et en réalité, le premier axe de ma procédure
était réglé – à savoir la mise sous protection des victimes – et je prétendais aller jusqu’au bout.
Je devais maintenant organiser promptement l’essentiel de mon action ;organiser mon casse.
Tout d’abord, il fallait que je redescende sur PERPIGNAN, et que je trouve un point de chute
pour l’opération. Il me fallait également que je me dégote à nouveau une voiture, et que je me
fournisse un minimum de matériel d’appoint. Si le fruit de ma « manœuvre d’extorsion » avait
été  dilapidé,  ma  mensualité  d’allocations  chômage  ne  me  permettrait  pas  de  telles  largesses.
J’avais un seul recours ; Janett.
Elle comprit mon engagement pour la cause de l’enfant, ainsi que le fait que personne ne me
subventionnerait  pour  cette  tâche,  et  décida  de  m’aider  jusqu’au  bout  de  ses  moyens,  et  de
m’accompagner.
COTTEN  fut  à  nouveau  privé  de  sa  nouvelle  secrétaire,  se  doutant  que  nous  lui  cachions
quelque chose.
Janett  avait  posé  un  nouveau  congé  sans  solde,  ayant  donc  pris  la  décision  de  m’assister
physiquement  dans  ma  tâche,  et  d’être  en  mesure  de  faire  face  elle-même  aux  frais  qui  se
présenteraient au fur et à mesure.
Avant  de  redescendre,  je  profitai  de  mon  passage    éclair  dans  les  locaux  de   « Politique  de
Vie » pour m’assurer du flop de mes précédentes démarches : Aucun courrier n’était venu en
réponse à mes diverses saisines adressées au tout début de mon intervention…
Mes  craintes  quant  à  l’irradiation  de  ce  phénomène  de  corruption  jusque  dans  les  sphères
politiques s’étaient confirmées.
Jacques  CHIRAC,  encore  chef  de  l’Etat  à  ce  moment,  ne  daigna  pas  répondre  à  ma  saisine,
pas plus que son garde des sceaux.
(Ça  n’est  que  plus  tard  que  son  cabinet  aiguilla  Myriam  ROIG  vers  une  certaine  madame
VERSINI, pseudo responsable de la protection de l’enfance dépendant directement du cabinet
de  CHIRAC.  Cette  madame  VERSINI  refusa  de  prendre  le  dossier  en  compte,  faisant
répondre  par  son  secrétariat  à  Myriam  ROIG  qu’elle  n’avait  qu’à  appeler  « SOS  Enfance
Maltraitée ».)
Je  disposais  en  revanche  depuis  peu  d’une  pièce  essentielle ;  le  fameux  témoignage  de
Vincent, que j’avais recueilli en vidéo avec l’autorisation de sa mère, en plusieurs endroits et
étapes, et que l’enfant m’avait autorisé à diffuser si nécessaire.
Restant  en  contact  téléphonique  régulier  avec  l’avocat  Jean-Pierre  JOSEPH,  j’appris  par  ce
dernier que les « autorités » avaient été alertées de la « disparition » de Vincent : Le procureur
DRENO avait même fait forcer le domicile de la grand-mère, avec un bataillon de gendarmes,
suite  à  une  énième  plainte  du  violeur  d’enfant  présumé,  lui-même  averti  par  son  amie
directrice de l’école de Vincent de l’absence de ce dernier.
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Pourtant,  la  mère  avait  déposé  elle-même,  sous  mes  yeux,  le  certificat  médical  de  l’enfant
dans  la  boîte  à  lettres  de  son  école,  le  soir  où  nous  étions  venu  récupérer  madame
MONTSERRA ROIG…
L’avocat  me  conseilla  alors  vivement  de  faire  réapparaître  la  famille  dans  leur  région,  à  ma
grande  déception  étonnée ;  c’était  pourtant  bien  lui  qui  m’avait  confirmé  que  seule  une
délocalisation pouvait protéger l’enfant.
Je décidai de rester sur  ma position estimant, malgré les pressions, que le Droit et la morale
étaient  de  mon  côté :  Tant  qu’aucune  autorité  ne  s’engageait  à  entendre  l’enfant  et  à  mettre
des  mesures  en  place  pour  sa  protection,  je  refusais  de  prendre  le  risque  de  l’exposer
d’avantage, surtout après les effroyables révélations qu’il m’avait faites…
Ainsi, les « autorités » prétendaient s’affoler depuis la mise au vert de Vincent…
Ces  autorités  ne  s’étaient  pourtant  pas  affolées  devant  la  situation  dramatique  de  l’enfant
martyr,  et  ne  s’affolaient  donc  pas  en  réalité  pour  sa  sécurité ;  mais  plutôt  à  l’idée  qu’il
parvienne  à  être  entendu,  et  pris  au  sérieux  par  quelque  journaliste  intègre  ou  autorité  haut
placée et non compromise.
Dans ce  cas, les traîtres et imposteurs de PERPIGNAN avaient effectivement du soucis à se
faire.
Afin d’augmenter un peu la pression, et d’envoyer la bande organisée sur une fausse piste en
ménageant un effet de surprise quant à ce que je préparais à PERPIGNAN même, je décidai
de lui donner l’illusion que la famille était à l’étranger, et ne reviendrait plus.
Cela sous-entendait également que l’enfant risquait de parler en toute sécurité, si cela n’était
pas  déjà  fait ;  normalement,  cela  devait  générer  des  réactions  intempestives,  voire
maladroites, potentiellement exploitables…
Pour corser un peu le tout, je posai un panneau « à vendre » sur le portail de la maison ROIG,
et fis croire au voisinage que les occupants étaient à l’étranger définitivement…
C’est  à  cette  occasion  que  je  fis  la  connaissance  du  frère  de  Myriam  ROIG,  son  voisin
mitoyen.  Celui-ci  pourrait  confirmer  aux  gendarmes  l’intox  de  mon  cru à  sa  guise ;  mais  au
passage, il livra quelques indications qui recoupaient mes soupçons, à ma caméra cachée.
Je confiai ensuite un portable à Samantha, une jeune fille qui m’était dévouée depuis que  je
l’avais sortie d’un autre réseau criminel sur PARIS, et dont la famille était de PERPIGNAN.
C’était  son  numéro  de  portable  que  j’inscrivis  sur  la  pancarte.  La  jeune  fille  avait  comme
simple mission de répondre qu’elle n’en savait pas plus pour le moment sur les conditions de
cette vente, et que la maison n’était en fait pas encore visitable.
Au  passage,  elle  devait  lister  soigneusement  les  numéros  appelants,  et  relever  les
commentaires.
Au bout de quelques jours, j’avais une liste de numéros, dont certains appartenant d’ailleurs à
des gendarmes…
Quant  à  elle,  comme  prévu  elle  fut  plus  tard  quelque  peu  questionnée  par  les  gendarmes :
mais  n’ayant  rien  à  cacher  et  étant  remontée  contre  ce  système  qui  ne  lui  avait  pas  fait  de
cadeau, elle ne redoutait pas ce genre d’épreuve.
En  grattant  quelques  infos  supplémentaires  dans  l’environnement  policier  de  PERPIGNAN,
j’avais glané une piste plus que sérieuse : Un informateur aussi inespéré que précieux venait
bouleverser  la  donne ;  il  avait  besoin  de  juste  un  peu  de  temps,  le  temps  nécessaire  pour
assurer ses arrières…
Pour  l’heure,  le  moment  de  l’action  approchait,  comme  j’avais  bouclé  mon  « dossier
d’objectif » en vue de la perquisition sauvage prévue au domicile du criminel présumé.
Sur le point de passer à l’action, je contactai par téléphone Myriam ROIG afin de l’informer
que j’aurais un peu de retard, mais que l’opération était en cours.
Mais la femme que j’eus alors en ligne était à moitié hystérique et hurlait qu’elle n’en pouvait
plus d’attendre dans ce « trou à rat » – un appartement tout confort en bord de mer !
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Elle  m’informa  qu’ils  allaient  tous  trois  rentrer  par  le  prochain  bateau.  J’étais  catastrophé,
n’étant pas arrivé à lui faire entendre raison.
Je dus alors planter mon opération et organiser la réception de la famille au débarcadère de
MARSEILLE, après avoir dû louer en urgence – et aux frais de la princesse Janett – un mobil-home non loin de RIVESALTES.
Je  n’avais  qu’une  seule  crainte,  c’était  que  la  famille  ne  retourne  au  domicile  récemment
perquisitionné,  et  donc  surveillé  par  les  « autorités »,  Myriam  ROIG  m’apparaissant
totalement à côté de ses pompes.
Mon opération était du coup sérieusement compromise.

Chapitre six : « Contact » avec la maréchaussée

Janett et moi dûmes partager avec la petite famille le mobil-home, et je fus cantonné à gérer
les  humeurs  de  ces  dames,  au  lieu  de  faire  l’indispensable  travail  qui,  selon  moi,  aurait  pu
tirer définitivement d’affaire le petit Vincent…
Lui restait d’un calme olympien, et ne se plaignait jamais de quoi que se soit.
Je  remarquai  que  cet  enfant  faisait  preuve,  outre  d’un  courage  exemplaire,  d’un  caractère
facile à vivre malgré la situation.
C’était un brave petit gars.
Aussi, quand il fut question de récupérer les deux chiennes dont ne voulait plus la personne à
laquelle  Myriam  ROIG  les  avait  confiées  en  partant,  deux  chiennes  que  Vincent  avait  en
adoration, je me résolus à organiser  « l’expédition », à défaut de pouvoir passer à une action
plus constructif…
L’idée  que  les  animaux  soient  livrés  à  eux-mêmes  dans  le  jardin  de  la  maison  de
RIVESALTES était de nature à rendre malheureux mon petit protégé au delà du supportable,
et ne me réjouissait d’ailleurs aucunement, bien au contraire.
Par la force des choses, je dus mettre en attente mes projets de  « casse », décommander mes
deux connaissances du « milieu » marseillais, descendues spécialement  pour me prêter main
forte,  et  également  repousser  de  quelques  jours  un  rendez-vous  avec  mon  informateur  des
milieux policiers…
J’étais à cran. C’était le comble du comble… Je m’étais mis l’association du père COTTEN et
les  « autorités »  à dos, j’avais entamé sérieusement les économies de ma  bien aimée pour la
cause, j’étais sur le point de commettre un cambriolage en bonne et due forme, et c’était cette
femme qui me menaçait d’exposer son propre fils !
J’étais  passablement  perturbé  par  la  situation,  voir  dégoûté,  maudissant  la  bêtise  de  cette
femme,  et  la  bêtise  humaine  en  générale,  n’ayant  pas  à  ce  moment  de  l’histoire  compris  de
quoi il s’agissait en l’occurrence..
Je mourais d’envie de l’envoyer balader sans ménagement, ayant appris à mes dépends qu’il
ne fallait jamais aider quelqu’un contre son gré.
Mais là, il fallait que je fasse la part des choses ; c’était différent : C’était Vincent qui était en
cause, et il n’était pas responsable de la bêtise de sa mère…
Je ne m’autorisai donc pas à accepter ce prétexte si opportun pour prétendre devoir le laisser
tomber.
Après tout, je n’étais malgré tout pas si loin du but : Mon projet était prêt pour sa réalisation,
et mon enquête  avait avancé… J’avais un témoignage qui accablait le père de façon formelle
(que je ne peux ici hélas dévoiler sans en donner la source.)
Nous étions déjà à la veille des vacances de Noël.
Myriam ROIG accepta de me laisser quelques jours de sursis, avant de prétendre rentrer avec
Vincent, pour le remettre à la merci des criminels.
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Elle m’imposa en contre-partie une mission dont je me serais bien passé, que je lui concédai
uniquement  pour  avoir  un  peu  de  paix  en  retour,  et  obtenir  d’elle  qu’elle  daigne  attendre
encore un peu avant de commettre l’irréparable : Je devais me rendre à l’école du petit, pour
récupérer ses devoirs de vacances…
Je  me  sentis  obligé  d’accepter  cette  mission,  parfaitement  ridicule,  dangereuse  autant  que
déplacée en rapport de la menace qui pesait sur Vincent, pour calmer cette mère décidément
ingérable.  Pour  couronner  le  tout,  si  j’avais  informé  Myriam  ROIG  de  ma  récente
condamnation, et du risque qu’elle me faisait courir en m’exposant ainsi à une confrontation
avec les autorités, elle ne voulait rien savoir.
Je trouvais cela suspect…
Pour  moi,  le  risque  était  énorme ;  et  si  j’avais  été  arrêté  à  ce  moment,  ma  condamnation  à
subir une psychothérapie aurait été du pain béni pour les criminels imposteurs, et constitué un
rebondissement dramatique qui ne pouvait que desservir sérieusement l’enfant.
Mais je dus forcer la chance, une fois de plus.
Le rendez-vous ayant été pris avec la directrice de l’école – en si bon termes avec le géniteur
de  Vincent,  d’après  Myriam  ROIG  elle-même  -,  je  me  rendis  à  cet  établissement,  non  sans
avoir pris quelques précautions : Je m’étais équipé d’une caméra cachée, et transportais dans
un cartable son boîtier de réception « radio ».
Je m’assurai de l’aide de ma précieuse et courageuse compagne : Celle-ci avait pour mission
de  récupérer  le  cartable  en  cas  de  problème,  avec  le  film  de  ce  qui  aurait  été  pris  lors  dudit
problème.
Je sentais le coup  fourré, et espérais pouvoir retourner une situation désavantageuse avec  ce
genre  de  document,  m’attendant  à  tout  de  la  part  des  « autorités »  dont  je  pressentais  la
présence à cette école.
Janett  m’avait  déposé  devant  l’école,  avec  le  véhicule  qu’elle  avait  loué  à  son  nom  pour
m’aider, se garant en visuel de l’établissement.
Portant le cartable en cuir, je traversai nonchalamment la foule des élèves et des parents venus
récupérer leurs progénitures, cherchant l’intrus des yeux.
Quelques  pas  avant  d’atteindre  la  porte  d’entrée,  et  j’identifiai  immédiatement  l’homme  en
veste de cuire, chauve et moustachu qui faisait mine de jouer avec un téléphone portable.
Passant devant lui, j’hésitai encore : Il était temps de faire demi-tour… Si je l’avais flairé, lui
en revanche ne pouvait  pas me distinguer des parents d’élèves, et n’aurait en tout cas pas le
temps de réagir si je me fondais brusquement dans la foule pour disparaître.
Mais la complexité de la situation m’incita à prendre un risque élevé, dans l’espoir de générer
une  faute  majeure  dans  le  camp  adverse :  En  l’espace  des  deux  pas  qui  me  séparaient  de  la
poignée  de  porte  d’entrée,  j’avais  pris  ma  décision,  étant  prêt  pour  l’affrontement.  Le  tout
pour  le  tout,  et  « qui  ose  gagne ! »,  comme  le  dit  la  devise  de  mon  ancienne  unité
parachutiste…
M’approchant  du  comptoir  d’accueil  je  posai  prestement  mon  cartable  contre  celui-ci,  m’en
éloignant  immédiatement.  Si Janett  était  à  la  hauteur  comme  à  son  habitude,  elle  pourrait  le
récupérer,  et  continuer  à  recevoir  le  film  qui  s’enregistrait  déjà  par  liaison  radio,  depuis  ma
caméra cachée activée.
Je me présentai comme membre de l’association Politique de Vie à la personne de l’accueil,
qui appela immédiatement la directrice, son sourire commercial étant tombé d’un coup.
Celle-ci  ne  tarda  pas  à  arriver  à  ma  rencontre,  tendue  comme  un  arc…  Et  le  temps  de
l’échange de civilités d’usage je vis le chauve à moustaches se placer derrière elle, rejoins par
un gradé de gendarmerie en tenue.
Très  vite  ceux-ci  m’encadrèrent  en  m’apostrophant  en  des  termes  se  voulant  procéduriers,
faisant fuir la directrice collabo.
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J’avais  un  soucis  immédiat  à  régler :  Il  fallait  que  je  fasse  diversion,  afin  que  Janett  puisse
récupérer le matériel sans être remarquée ni inquiétée…
J’entendis  que  j’étais  placé  en  garde-à-vue,  et  le  gradé  en  tenue  posa  la  main  sur  moi,
prétendant  procéder  à  une  palpation  de  sécurité..  Prenant  de  court  les  deux  militaires,  je  me
rebellai aussitôt, hurlant à quel point j’estimais inadmissible cette interpellation, refusant que
l’on me fouilla.
Puis,  je  rusai :  Puisqu’ils  voulaient  m’emmener,  et  que  moi  je  voulais  m’éloigner  du
comptoir, je leur précédai le pas, en vociférant d’un air de défis que j’étais d’accord pour les
suivre  immédiatement,  prétendant  que  des  journalistes  attendaient  l’incident  dans  la  cour
d’entrée.
Seulement,  à  l’énoncé  du  mot  journaliste,  les  deux  hommes  se  braquèrent,  mais  au  lieu  de
m’empoigner pour me faire sortir, ils tentèrent de m’empoigner pour que je reste sur place, ce
qui ne fit pas mon affaire.
S’en  suivit  une  scène  cocasse,  où  je  traînai  les  deux  ripoux  agrippés  à  moi  désespérément,
jusqu’à la grille du couloir extérieur, à laquelle je me cramponnais pour continuer ma pénible
progression, barreau après barreau, en continuant à hurler que les journalistes les attendaient.
L’un  d’entre  eux  m’étranglait  proprement,  et  je  fus  tenté  de  traiter  mes  deux  bedonnants  de
façon expéditive.
Je m’en abstins, jouant le jeu mais manquant d’air, pour finir finalement plaqué au sol sous le
poids des deux ripoux haletants.
En principe, avec le raffut que j’avais fait, et la distance que j’avais mise entre l’accueil et les
gendarmes, Janett avait certainement pu agir.
Effectivement, c’est avec soulagement que je ne vis plus le cartable en rentrant dans l’accueil,
encadré des deux pieds nickelés hors d’halène.
On allait pouvoir commencer à s’amuser !
L’image  fut  coupée  assez  rapidement ;  suite  aux empoignades  la  caméra  était  hors  d’usage ;
par  contre,  j’avais  un  dictaphone  de  secours  qui  prit  l’essentiel  des  échanges  qui  s’en
suivirent, et c’est croustillant à souhait.
Pendant  les  quarante  minutes  suivantes,  j’incendiai  mes  interlocuteurs  quant  à  leur
comportement  contre-nature  dans  l’affaire  Vincent,  leur  faisant  la  morale  et  les  invectivant
vertement sur leur façon de procéder hors cadre légal.
Par deux fois, je les accusai de corruption.
Puis, des renforts arrivèrent ; amusé par l’inquiétude des gendarmes, je soufflai à leur oreille
que dans pas longtemps j’allais résister pour de bon !
Là, celui qui s’était présenté comme l’adjudant-chef GONZALES commandant la Brigade de
Recherches de RIVESALTES, l’homme à moustaches, repassa un coup de fil de son portable,
rouspétant que le PSIG – Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie – fut si
long à venir en renfort.
A  un  autre  moment,  « Moustaches »  appela  le  procureur  depuis  son  portable,  et  à  quelques
mètres de moi : Je tentai mon vas-tout, hurlant avec une autorité déconcertante que j’exigeais
de voir sur le champ ce procureur, suffisamment fort pour que celui-ci entende clairement.
« Moustaches »  s’éloigna  promptement  avec  son  portable,  et  revint  un  peu  plus  perturbé
encore.
Là,  l’ambiance  changea  soudainement,  se  radoucissant  à  l’initiative  de  « Moustaches »,  qui
m’invita à faire une libre déposition.
Le procureur avait donné des consignes surprenantes, et « Moustaches » m’informa du coup,
sur un ton se voulant détaché, que je n’étais plus en garde à vue.
Ce fut à un gendarme venant d’arriver dans la pièce, et manifestement perdu, que revint cette
mission de prendre mes propos, sur un vague carnet, que je ne reconnus pas comme étant le
carnet réglementaire.
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Là , je déballai tout ce que j’avais sur le cœur, de façon claire et directe.
A mon grand étonnement, les gendarmes me raccompagnèrent aimablement, à la nuit tombée,
hors de l’établissement scolaire qu’ils avaient transformé en PC de crise.
Ni le fait que j’avais reconnu cacher un enfant recherché, ni ma rébellion en règle ne justifiait
que l’on ne me fasse plus de soucis, alors qu’il m’avait été clairement signifié avoir été placé
en garde à vue au début de la rencontre !
Prévenant, un gendarme me proposa de me raccompagner quelque part, et je déclinai l’offre.
Je  n’allais  quand  même  pas  leur  indiquer  ma  route,  ni  me  faire  déposer  dans  une  direction
opposée rien que pour brouiller les pistes…
Mais une fois le dispositif levé, je me retrouvai seul dans une rue déserte et un environnement
inconnu, sans savoir quelle direction prendre.
Parano dans l’âme et ne  trouvant pas de logique  à ce retournement de situation, je redoutais
alors un mauvais coup tordu.
Je scrutai la route de tous côtés, m’attendant à voir débouler une voiture avec des occupants
mal  intentionnés,  et  j’entrepris  alors  un  footing  en  changeant  de  direction  à  chaque  coin  de
rue, pour me perdre ensuite dans la nature, au hasard… Si leur stratégie avait consisté à tenter
de me laisser les conduire à ma planque, mon jogging nocturne en rase campagne risquait de
les occuper sans grand succès…

Aujourd’hui  encore,  je  savoure  ce  formidable  vice  de  procédure :  Des  gendarmes  me
signifient ma mise en garde-à-vue, me retenant dans les locaux d’une école, puis me laissent
repartir  après  m’avoir  précisé  qu’en  fait  il  n’y  avait  pas  garde-à-vue !  Et  pour  le  comble,  je
leur  avais  ouvertement  refusé  de  leur  dire  où  était  l’enfant  que  je  protégeais,  et  que  eux
recherchaient activement, suite à une plainte du géniteur.
Incident enregistré sur cassette, et dûment archivé avec d’autres de même teneur.
Et pour couronner le tout, ce fut le procureur DRENO en personne qui donna ces consignes
extraordinaires, se faisant, avec les  gendarmes, le complice de ma prétendue soustraction de
mineur.
Plus  tard,  je  fus  effectivement  arrêté  et  jeté  en  prison  pour  « soustraction  de  mineur  sans
fraude ni violence », avec comme période de prévention évidemment celle de ce mémorable
épisode. A méditer, pour les juristes avertis, et les autres…
Mais comme si cela ne suffisait pas pour notre procureur, celui-ci allait formaliser sa qualité
de complice de mes frasques, à l’occasion d’un monumental abus de pouvoir…

Chapitre sept : Dans la gueule du loup…

Noël  arrivait :  Bien  que  s’agissant  à  mes  yeux  d’un  rituel  destiné  à  pousser  à  la
consommation,  il  fallait  organiser  quelque  chose  pour  Vincent,  et  je  m’en  fis  une  priorité.
Nous  allâmes  donc  faire  les  emplettes  d’usage  dans  un  super  marché  situé  à  la  frontière
espagnole, histoire de préparer le réveillon au mobil home, comme si de rien n’était. Une fois
de plus, le cadis bien rempli devait être pour la pomme Janett et moi-même … Qu’à cela ne
tienne ; Vincent ne devait manquer de rien, surtout pour la fête.
Vincent  reçut  de  notre  part  un  jeu  sur  le  thème  du  film  « Pirate  des  Caraïbes »,  la  grande
mode  du  moment  pour  les  enfants,  victimes  des  opérations  marketing  de  l’industrie
hollywoodienne au moins autant que les aînés…  Nous ne savions pas quoi faire pour rendre
ce moment agréable pour cet enfant, et lui faire oublier au moins à cette occasion la terrible et
si injuste situation qu’il vivait.
Je crois que, malgré tout, son petit réveillon fut assez bien réussi.
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Celui-ic  passé,  jugeant  que  la  situation  n’évoluait  pas  suffisamment  vite  à  son  avantage,
Myriam  ROIG  prêta  l’oreille  à  un  intervenant  douteux  en  l’occurrence, le  député  UMP  du
nom de MAC qu’elle avait contacté depuis une cabine téléphonique.
Ce  dernier  l’ayant  mise  en  confiance,  l’enjoignit  de  prendre  attache  avec  un  certain  Pierre
GIPULO,  avocat  et  bâtonnier  du  barreau  de  PERPIGNAN,  qui  prétendait  se  faire
l’entremetteur  providentiel  entre  Myriam  ROIG  et  le  procureur  DRENO,  et  organiser  ainsi
une entrevue en toute sécurité pour la femme, entrevue que le député MAC prétendait garantir
d’une issue heureuse..
Pour ma part, je flairais le piège… Le procureur DRENO, qui n’avait jamais voulu entendre
Vincent jusque là ni ordonner les mesures élémentaires pour assurer sa protection, prétendait
le rechercher depuis qu’il était sous ma protection, soit disant pour l’entendre…
J’étais devenu, du coup, l’obstacle à la « bonne administration de la justice »…
En  réalité,  nous  l’avions  bien  compris,  depuis  le  début  de  cette  affaire,  ce  magistrat
« instrumentalisait » ses fonctions et abusait de son autorité pour neutraliser l’enfant dans sa
qualité de témoin.
Le  jour  où  j’avais  un  nouveau  rendez-vous  avec  mon  informateur,  j’eus  droit  à  une  énième
crise de nerfs de la part de la mégère, qui menaçait de rentrer chez elle avec son fils comme si
de rien n’était, parce qu’elle ne supportait plus cette situation…
Myriam ROIG me mit en demeure cette fois ci, malgré mes mises en garde, de l’accompagner
chez  cet  auxiliaire  de  justice  GIPULO,  puis  chez  le  procureur  DRENO,  sans  aucune
précaution…
Elle me fit carrément un chantage, ayant pour objet la sécurité de son fils ; ou j’acceptais, ou
elle  appelait  immédiatement  un  taxi  et  rentrait  avec  Vincent  et  la  grand-mère,  au  domicile
sous surveillance des gendarmes.
Petit point : A ce stade de l’histoire, la situation était la suivante :
–  Vincent  avait  disparu  de  la  circulation,  mais  des  certificats  médicaux  couvraient  son
absence à l’école, ainsi qu’à la seule séance de « Point-Rencontre » avec son géniteur,
qui lui était imposée jusqu’ici…
–  Myriam  ROIG  avait  disparu  de  la  circulation,  devant  par  ailleurs  se  soumettre  à  un
entretien  le  30  novembre  2006  avec  le  juge  d’application  des  peines  pour  définir  les
modalités de l’exécution de sa peine de deux mois de prison ferme : Si elle ne s’y était
pas rendue, elle était couverte, elle aussi, par un certificat médical, qui fut accompagné
d’un  coup  de  fil  explicatif  du  médecin  audit  magistrat,  lequel  fut  d’ailleurs  à  mon
grand  étonnement  affable  et  compréhensif.  En  fait,  cette  formalité  pouvait-être
différée pour raisons médicale sans aucun soucis.
–  Rose MONTSERR-ROIG avait elle aussi disparu de la circulation, ce qui était son
droit le plus stricte
–  Cette  « mise  au  vert »  familiale  était  donc  complètement  légale,  malgré  le  procès
d’intention de la « justice » qui prétendit le contraire avec un déploiement de moyens
impressionnants. Mais elle était surtout, donc, indispensable aux vues des violences et
pressions  impunies  exercées  sur  ladite  famille  par  François  Xavier  TANYERES  et
l’appareil judiciaire local, mais également par le risque de voir Vincent kidnappé par
ledit appareil judiciaire, pour être remis à son bourreau présumé.
–  Le procureur, malgré les certificats médicaux de Vincent et de la mère qui attestaient
qu’il n’y avait aucune disparition, si ce n’était une mise au vert pour raison de santé,
avait fait forcer la maison de Rose MONTSERRAT-ROIG par les gendarmes …
–  Pourtant,  ce  même  procureur  ordonna  plus  tard  aux  gendarmes  de  la  BR  de
RIVESALTES  m’ayant  placé  en  vrai  fausse  garde  à  vue  de  ne  pas  m’inquiéter  outre
mesure, alors que j’avais reconnu cacher l’enfant en question
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–  Un  bras  de  fer  était  engagé,  entre  l’appareil  judiciaire  manifestement  aux  ordres  de
François Xavier TANYERES,  – qui prétendait justifier les recherches de l’enfant pour
en  fait  le  neutraliser  –  et  la  petite  famille  sous  ma  protection,  dont  l’inaccessibilité
soudaine associée à mon enquête faisait monter la tension…
–  L’intervention d’une rumeur d’une prétendue ordonnance de placement de Vincent qui
aurait été dernièrement pondue…
–  …Ma  décision,  en  vertu  de  cette  rumeur  de  décision  de  placement,  de  ne  pas  céder
mais  de  risquer  la  prison,  plutôt  que  d’abandonner  Vincent :  Vu  de  ma  fenêtre,  cette
« chose jugée » n’était qu’un acte de plus « d’instrumentalisation » de la justice à des
fins criminelles…
–  L’absence  de  toute  trace  de  cette  ordonnance  de  placement  à  ce  moment  là ;  il  ne
s’agissait donc que d’un bluff destiné à me pousser à capituler.

A  contre-cœur,  posant  un  lapin  de  trop  à  mon  informateur,  je  me  résignai  donc  à  conduire
Myriam  ROIG  chez  ce  Pierre  GIPULO,  bâtonnier  du  barreau  de  PERPIGNAN.  L’auxiliaire
de justice, supérieur, puant d’une prétendue autorité, fit alors pression devant moi à Myriam
ROIG afin que celle-ci le suive devant le procureur, séance tenante.
Il lui jeta avec dédain qu’à ce stade, si elle ne s’exécutait pas, « les chiens seraient lâchés ».
Le vendu d’auxiliaire de justice expliqua devant moi à Myriam ROIG qu’elle devait en outre
se  présenter  devant  le  sieur  DRENO  avec  l’enfant,  au  prétexte  que  l’individu,  d’une  part,
entendait subitement écouter l’enfant, et que d’autre part, une ordonnance de placement aurait
concrétisé  la  prétendue  obligation    que  la  mère  aurait  eu  de  remettre  son  fils  à  l’ « autorité
judiciaire ».
Je  fis  alors  remarquer  à  cet  auxiliaire  de  justice  qu’une  ordonnance,  ça  se  notifie  selon  un
cadre légal précis, et qu’en dehors de celui-ci elle est considérée inexistante. Mon intervention
courrouça mon interlocuteur au plus haut point, et celui-ci, non sans avoir tenté de me chasser
de son bureau, fit mine de ne pas entendre mes remarques…
Car  en  réalité,    Myriam  ROIG  n’avait  aucune  obligation  légale  de  remettre  l’enfant  à  ce
procureur,  ni  à  quelque  prétendue  autorité  que  se  fut,  puisque  aucune  ordonnance  de
placement ne lui avait été préalablement signifiée dans les formes.
Il ne s’agissait que d’un vulgaire bluff, une manœuvre d’intimidation destinée à lui retirer son
fils afin d’éviter que celui-ci ne soit pris au sérieux  et assisté par une quelconque autorité non
compromise : Il devait bien y en avoir malgré tout, et à force de chercher j’aurais fini par en
trouver. Du moins le pensais-je encore à ce moment là…
Car,  même  en  prenant  le  problème  au  premier  degré,  c’est  à  dire  sans  respecter  l’ordre  de
chronologie  de  survenance  des  évènements,  on  ne  pouvait  strictement  rien  reprocher  à
Myriam ROIG :
L’absence de Vincent était couverte par des certificats médicaux ; en ce qui la concernait elle,
elle attendait un nouveau rendez-vous avec le Juge d’Application des Peines, s’étant entendu
avec ce dernier.
Et  ça  n’était  pas  le  spectaculaire  déploiement  de  force  mis  en  œuvre  par  un  magistrat
corrompu, pour soit-disant retrouver Vincent, qui rendait l’absence de celui-ci irrégulière aux
yeux  de  la  loi.  Tout  n’était  que  mise  en  scène,  abus  d’autorité  et  de  pouvoir,  dans  le  but
d’intimider, de terroriser des victimes de violences judiciaires, pour au final les neutraliser.
Mais  la  manœuvre  fonctionnait  plutôt  bien,  comme  pour  la  plupart  du  temps  sur  des  gens
simples.
Le  piège  que  je  redoutais  se  refermait,  et  la  femme  fut  déstabilisée  par  le  cirque  du  traître
d’avocat, qui, prétendant l’aider, la prenait de très haut, à l’autorité.
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Comme  s’il  avait  été  investi  d’autres  fonctions  que  celles  de  simple  auxiliaire  de  justice,
l’individu  menaça  ouvertement  Myriam  ROIG  devant  moi,  en  vue  de  la  contraindre  à  le
suivre chez le procureur, et à lui amener son fils.
Je tentai alors d’obtenir qu’elle se ressaisisse et de lui faire comprendre qu’il ne s’agissait que
d’un piège, et qu’elle risquait d’être incarcérée de façon la plus irrégulière possible,  à titre de
représailles pures et simples.
Je  lui  expliquai  qu’elle  ne  devait  pas  tenter  de  négociation  avec  le  procureur  sans  avoir  au
préalable négocié les conditions d’exécution de sa peine avec le JAP.
Myriam  ROIG  ne  m’écoutait  plus  du  tout,  et  prétendait  vouloir  « crever  l’abcès »  pour
employer ses propres termes.
Heureusement,  j’avais  pu  obtenir  que  Vincent  attende  dans  la  voiture  de  location,  avec  sa
grand-mère ; s’il avait été présent, s’en aurait été fait de lui.
Une  fois  déstabilisée  par  le  vendu  d’auxiliaire  de  justice,  Myriam  ROIG  décida  donc  de
l’accompagner séance tenante chez le prétendu magistrat.
Quant  à  moi,  une  fois  de  plus  je  risquai  le  tout  pour  le  tout,  me  résignant  à  l’accompagner
chez  le  procureur  DRENO :    Dans  l’éventualité  de  ce  mauvais  retournement  de  situation,
j’avais emporté mon caméscope, ainsi que le témoignage vidéo inédit de l’enfant, et comptais
m’en  servir  pour  déstabiliser  l’imposteur,  et  essayer  d’éviter  le  pire  à  Vincent,  et
accessoirement à Myriam ROIG.
Evidemment,  j’avais  peu  d’espoir ;  je  savais  maintenant  de  façon  formelle  que  le  procureur
DRENO  couvrait  François  Xavier  TANYERES,  le  protégeant  des  foudres  légitimes  de
l’institution qui l’employait.
J’espérais juste mettre un peu de pression de mon côté aussi, en brandissant la coquille vide
de l’association Politique de Vie. Mais ce fut le bide total : Nous arrivâmes devant le bureau
de  ce  DRENO,  et  celui-ci  intima  l’ordre  à  Myriam  ROIG  d’y  entrer…  J’intervins  alors
poliment,  déclinant  mon  identité  au  personnage  imbu  de  la  fonction  dont  il  abusait  sans
vergogne,  précisant  tenir  à  sa  disposition  en  exclusivité  le  témoignage  vidéo  de  Vincent,
visible  immédiatement.  Je  lui  présentai  mon  caméscope,  qui  enregistrait  en  fait  la  scène  en
cours avec une cassette vierge… L’individu me répondit dans l’entrebâillement de sa porte et
sans  même  daigner  me  regarder  qu’il  ne  me  connaissait  pas,  et  ne  voulait  pas  me  connaître,
m’ordonnant de quitter les lieux.
Myriam ROIG disparut derrière la porte qui se referma derrière elle.
Je restai malgré tout devant la porte vitrée du couloir, dans la salle des pas perdus, guettant la
sortie de Myriam ROIG. Quelques minutes plus tard, quatre policiers en tenue rentrèrent dans
le  bureau  pour  en  ressortir  rapidement,  encadrant  la  femme  en  l’entraînant  vers  le  fond  du
couloir. Je ne demandai pas mon reste, et sortis prestement du palais de l’injustice, interloqué
malgré tout de n’avoir pas été quant à moi plus inquiété que ça.
Le  prétendu  magistrat  savait  pourtant  bien  qui  j’étais,  c’est  à  dire  en  l’occurrence
« l’illuminé » qui prétendait garder sous sa protection l’enfant tant recherché…
Voulant être sûr de ce qui se déroulait, je pris malgré tout le risque d’attendre aux abords des
lieux  l’avocat  félon :  Celui-ci  finît  par  sortir,  feignant  de  ne  pas  m’entendre  l’interpeller,
hâtant le pas pour traverser la place.
Je  le  rattrapai  lui  demandant  des  explications  sur  ce  qu’il  se  passait,  et  l’individu  me
répondit pressant l’allure :
« Elle  s’est  entêté  à  refuser  de  remettre  son  fils  au  Procureur ;  elle  n’a  eu  que  ce  qu’elle
méritait… ».
Nul  doute  que  ce  bâtonnier  avait  bien  défendu  la  cause  de  cette  femme  devant  le  prétendu
magistrat…
Myriam  ROIG  fut  effectivement  incarcérée  sur  le  champ,  et  il  ne  me  restait  plus  qu’à
annoncer la nouvelle à sa mère, et au petit Vincent.
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Mais  permettez-moi  un  zoom  sur  cet  épisode :  Je  souhaiterais  vous  démontrer  en  quoi  cette
incarcération  ne  constituait  qu’une  mesure  terroriste,  doublée  d’un  abus  de  pouvoir
caractérisé :
Pourquoi le procureur DRENO  avait-il jeté Myriam ROIG en prison ?
Etait-ce  pour  lui  faire  purger  la  peine  de  deux  mois  de  prison  ferme  à  laquelle  elle  avait  été
condamnée ?
En ce cas, en vertu de quel article de loi le procureur DRENO avait-il interdit à cette femme
de négocier avec le JAP les conditions de l’exécution de sa peine, se substituant d’autorité au
dit  juge  d’application  des  peines  pour  décider  arbitrairement  que  la  femme  devait  purger  sa
peine en prison, sans aucun aménagement ?
Il n’y a aucun cadre légal à une telle énormité, évidemment.
Il ne s’agissait là que d’une gravissime violation des Doits de l’Homme…   …de cette femme,
perpétrée par le procureur DRENO.
En effet, ça n’était pas au motif que cette femme devait subir une peine de prison ferme suite
à  un  jugement  entériné,  que  l’individu  l’avait  fait  incarcérer.  Cela  ne  relevait  nullement  du
ressort de ce prétendu procureur, en l’occurrence.
D’ailleurs,  le  réel  motif  pour  lequel  cette  femme  venait  d’être  jetée  en  prison  sans  pouvoir
prétendre à bénéficier de ses droits les plus élémentaires, le traître d’avocat GIPULO ne me
l’avait-il pas clairement explicité, en quittant le tribunal ce soir là ? On « se la repasse », s’il
vous plait :
« Elle  s’est  entêtée  à  ne  pas  vouloir  présenter  son  fils  au  procureur ;  elle  n’a  eu  que  ce
qu’elle méritait ».
La  femme  avait  donc  été  jetée  en  prison  au  motif  qu’elle  s’était  refusée  à  livrer  son  fils  au
prétendu représentant de la justice.
Cette  énormité  fut  d’ailleurs  inscrite  noir  sur  blanc  sur  un  document  émanant  de  la  cour
d’appel  de  MONTPELLIER  en  chambre  d’instruction,  pièce  faisant  suite  à  ma  propre
incarcération qui devait survenir plus tard :
« L’ordonnance  de  placement  provisoire  de  l’enfant  était  notifiée  en  personne  par  le
Procureur de la République le 27 décembre 2006 à madame ROIG en présence du Bâtonnier
GIPULO…
– ce qui est donc absolument  faux, puisque ladite notification lui fut présentée le 15 janvier
2007, en prison –
…cette dernière refusant de lui indiquer où se trouvait son fils Vincent, le Procureur de la
République mettait à exécution la peine de 2 mois d’emprisonnement prononcée le 18 mai
2006 par le Tribunal Correctionnel de PERPIGNAN pour non représentation d’enfant à une
personne ayant le droit de le réclamer. »
On ne peut plus clair.
Cette femme avait donc été incarcérée pour n’avoir pas obtempéré.
Bien ; mais obtempéré en vertu de quelle obligation légale ?
Avait-elle perdu la garde de son enfant ?
Non ; si l’avocat félon lui avait affirmé qu’entre temps le placement de Vincent avait été jugé,
cette  décision  ne  lui  fut  signifiée  dans  les  formes  qu’au  bout  d’une  quinzaine  de  jours
d’emprisonnement ; jusque là, le jugement ne pouvait être considéré comme applicable.
Mais allons jusqu’au bout de l’énormité de cet épisode : Quand bien même aurait-elle été en
tort, au point que son comportement nécessita son incarcération immédiate, il aurait dû s’agir
alors  d’une  mesure  d’incarcération  provisoire,  en  préventive  donc,  et  non  de  l’application
d’une peine déjà jugée de prison ferme.
Hors,  il  est  bien  fait  état,  non  pas  d’une  mesure  préventive  dans  le  cadre  d’une  nouvelle
prétendue  infraction,  mais  bien  de  « l’exécution  de  la  peine  de  2  mois  d’emprisonnement
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prononcée  le  18  mai  2006  par  le  Tribunal  Correctionnel  de  PERPIGNAN  pour  non
représentation d’enfant à une personne ayant le droit de le réclamer »
En  résumé ;  ou  l’incarcération  était  motivée  par  une  décision  de  justice,  en  quel  cas  seul  le
JAP  pouvait  statuer  sur  l’application  de  la  peine ;  ou  l’incarcération  était  motivée  par  la
constitution  d’une  nouvelle  infraction,  et  dans  ce  cas  il  ne  pouvait  s’agir  que  d’une
incarcération en « préventive ».
Je  crois  avoir  fait  le  tour  de  la  question :  Il  ne  s’agit  que  de  terrorisme  judiciaire,  puisque
l’ensemble de cet appareil judiciaire valide un tel scandale, dans la  globalité de cette  affaire
Vincent.

Chapitre huit : Lueur d’espoir ; un magistrat s’en mêle…

Début janvier 2007 :
Myriam  ROIG  incarcérée,  je  retrouvai  Vincent  et  sa  grand  mère  pour  les  raccompagner  au
mobil-home.
L’enfant  était  bouleversé,  et  la  grand  mère  commençait  à  perdre  sérieusement  la  boule.  Je
voulus  la  convaincre  de  quitter  à  nouveau  la  région  avec  l’enfant,  au  plus  vite,  en  ma
compagnie. Mon opération était tombée à l’eau, et je redoutais maintenant que Myriam ROIG
ne parle, qu’elle ne révèle où nous étions cachés, ainsi que le plan que j’avais échafaudé.
Mais  Rose  MONTSERRA-ROIG  ne  voulait  plus  rien  savoir.  Elle  n’était  plus  en  mesure  de
prendre  une  décision  cohérente,  et  hurlait  dès  que  je  tentais  de  lui  faire  comprendre  qu’il
fallait bouger, et mettre Vincent à l’abris. La seule décision qu’elle imposait à l’enfant était de
rester prostrés dans le mobil-home, durant les quelques jours qui restaient payés d’avance par
Janett.
Evidemment, il était hors de question que la grand mère engagea le moindre frais, ne serait-ce
que pour reconduire la location du mobil home.
A  l’issue,  elle  prétendait  tout  simplement  rentrer  chez  elle  avec  l’enfant ;  peu  importait  ce
qu’il allait advenir alors de celui-ci, pourvu que tout ça ne se termine enfin.
Je plaignais l’enfant d’être si peu épaulé et protégé.
Dépité  et  désemparé,  je  fis  un  énième  allé-retour  PERPIGNAN-PARIS,  pour  raccompagner
Janett  à  son  bureau.  Elle  était  hors  d’elle,  ne  voulant  plus  entendre  parler  de  ces  deux
femmes ; elle avait claqué un  argent fou pour ne s’attirer que des ennuis, et voir au bout du
compte l’enfant à la merci d’une grand mère hystérique.
Il était temps pour Janett de reprendre son activité au bureau de COTTEN, et de ne pas mettre
plus en péril sa place.
Pour  ma  part,  je  ne  savais  plus  du  tout  où  j’en  étais,  ayant  aussi  atteint  un  niveau
d’épuisement physique et moral particulièrement handicapant, jusque dans mes réflexions.
Arrivés  à  PARIS,  il  était  temps  de  rendre  la  voiture  de  location.  Nous  avions  négligé  de
prévenir  la  société  de  location  de  la  rallonge  de  temps  occasionnée  par  nos  tribulations…
Janett se fit prélever sur sa carte bancaire  la totalité de la location sans desserrer les dents. La
honte et la culpabilité m’envahissaient, et je ne pouvais ni rien dire ni rien faire pour changer
quoi que se soit à une situation aussi triste que désespérante.
Puis, je dus retourner au siège de l’association et mettre COTTEN au courant de la situation.
Celui-ci,  hors  de  lui,  réunît  en  urgence  quelques  membres  de  son  bureau,  afin  de  définir  un
moyen de m’écarter de l’affaire définitivement, et de régler le problème avec les imposteurs
de PERPIGNAN afin d’amoindrir les répercussions qu’il redoutait.
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A  l’occasion  de  cette  réunion,  j’espérais  trouver  un  certain  soutien  de  la  part  des  personnes
qui  y  étaient  présentes,  mais  fus  une  fois  de  plus  déçu.  J’étais  simplement  perçu  comme
l’irresponsable  de  service  qu’il  fallait  neutraliser  dans  la  spirale  des  catastrophes  qu’il
engendrait…
L’assemblée employa tous les tons pour me ramener à la raison. L’idée d’abandonner Vincent
pour ne pas avoir moi aussi plus d’ennuis vint me tarauder.
La  peur  s’était  imposée  à  son  esprit,  et  je  n’avais  autour  de  moi  que  des  gens  terrorisés  et
hostiles, à commencer par COTTEN.
Au  final,  l’épuisement,  la  peur,  le  doute  eurent  raison  de  mon  jugement :  Ils  avaient  tous
raison !  Je  devais  me  rendre  à  l’évidence  que  j’étais  allé  trop  loin,  et  qu’il  fallait  que  je  ne
m’en mêle plus !…
Surtout, je compris qu’il fallait que je dorme, avant de reconsidérer la question…
Ce que je pris la liberté de faire en priorité, m’octroyant un tour de compteur pour retrouver
mes  forces  et  mes  esprits.  J’avais  sur  ces  entre-faits  zappé  plusieurs  nuits  de  sommeil,  et  le
manque de sommeil constitue un redoutable facteur d’annihilation de la  volonté, comme me
l’avaient enseigné certains stages du passé.
Après  un  sommeil  réparateur,  et  une  fois  passé  le  moment  de  flottement  dont  j’éprouve
encore  aujourd’hui  une  honte  profonde,  je  trouvai  la  force  de  réagir  à  cette  peur  puante  qui
était venu prendre le dessus sur mon jugement.
Non ;  je  ne  laisserai  pas  tomber  l’enfant,  et  j’étais  le  seul  à  savoir  quels  devaient  être  mes
choix !  COTTEN  et  sa  clique  n’avaient  aucune  leçon  à  me  donner,  et  certainement  pas  des
leçons d’inhumanité ! Quant à savoir si ils risquaient les uns et les autres des ennuis avec le
crime  organisé  travesti  en  institution  judiciaire,  il  aurait  fallu  qu’ils  y  pensent,  avant  de
prétendre voler au secours des victimes de violences judiciaires !
Il fallait donc que je retourne coûte que coûte tenter de convaincre la grand mère de me suivre
où  que  se  soit,  avant  qu’elle  ne  craque  et  retourne  comme  si  de  rien  n’était  chez  elle,  avec
Vincent.
Si  la  peur  égoïste  transmise  par  mon  entourage  venait  d’être  domptée,  celle  que  Vincent
puisse retomber dans les griffes du réseau se fit beaucoup plus virulente ; le temps pressait !
J’entrepris alors durant les deux premiers jours de la nouvelle année 2007 de trouver de l’aide
afin de pouvoir redescendre récupérer l’enfant et sa grand mère, et les planquer quelque part.
Il  me  fallait  avant  tout  trouver  une  voiture  pour  faire  une  énième  double  traversée  de  la
France.  Je  fis  le  tour  des  rares  personnes  que  je  connaissais  en  région  parisienne,
essentiellement dans la mouvance de  « Politique de Vie ». Je dus me tourner à nouveau vers
le  seul  être  humain  qui  eut  un  cœur  et  qui  pouvait  estimer  qu’on  ne  devait  pas  abandonner
Vincent sans tout tenter. Janett loua à nouveau une voiture à mon attention, pour deux jours.
Ce premier écueil réglé, il fallait que je trouve quelqu’un qui veuille bien héberger l’enfant et
sa grand-mère, malgré les risques…
Je me rappelai alors d’Aline, l’activiste de GRENOBLE, qui avait été si catégorique dans son
analyse  de  la  situation,  quant  au  fait  qu’il  fallait  tout  entreprendre  pour  aider  l’enfant.
Comment n’avais-je pas pensé à elle plus tôt ?! Un coup de fil passé pour raconter brièvement
la  situation  actuelle,  et  la  femme  m’assura  que  je  pouvais  compter  sur  des  amis  à  elle  en
région parisienne.
C’était inespéré !
Il  ne  m’en  fallut  pas  plus  pour  regagner  le  mobil-home,  avec  l’angoisse  que  Vincent  et  sa
grand-mère  n’y  soient  plus.  J’arrivai  au  milieu  de  la  nuit ;  il  y  avait  de  la  lumière,  et  après
avoir  tambouriné  désespérément  sous  les  aboiements  de  Sissi  et  Jéna,  la  vieille  dame,
effrayée,  finît  par  m’ouvrir.  Elle  ne  dormait  pas,  et  Vincent  qui  était  allongé  à  côté  d’elle,
enroulé dans des couvertures face au modeste radiateur électrique, sortît de son sommeil pour
m’accueillir.  Il  espérait  que  sois  porteur  de  meilleurs  nouvelles  concernant  sa  mère,  et  une
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éventuelle  libération.  Pauvre  petit… Je  dus lui  retirer  toute illusion sur le sujet, venant droit
au but : Rose MONTSERRA ROIG avait-elle recouvré un tant soi peu de sang-froid, et avait-elle pu réfléchir sereinement à la situation et à ses responsabilité de grand mère ?
La moitié de la nuit se perdit dans mes tentatives de lui faire entendre raison. Elle redoutait de
partir  à  l’aventure,  et  restait  sur  sa  position,  faisant  la  démonstration  d’un  entêtement  puéril
qui semblait vouloir me pousser à la folie furieuse. Sentant le désespoir m’envahir à nouveau,
partagé entre l’envie de partir sans me retourner et celle d’empoigner Vincent avec son sac à
dos  en  plantant  là  la  grand  mère  irresponsable,  je  me  tournai  alors  vers  l’enfant,  lui  parlant
comme si la vieille dame n’était pas là ; le tout pour le tout.

–  Vincent ; tu as dix ans, tu dois prendre ta décision comme un adulte ; tu es le seul à
courir le risque auquel tu es exposé,  et tu dois être le seul à décider de ce qu’il faut
faire ; je suis à tes ordres, et je t’écoute !

La  grand  mère  retrouva  toute  sa  vigueur  son  débit  et  son  volume  sonore  pour  expliquer  à
Vincent à grands coups de roulements de « r », qu’il ne fallait pas m’écouter, et tenter de me
chasser proprement du mobil home.
Ça  tournait  mal…  Je  ne  savais  plus  comment  rattraper  la  situation,  d’autant  que  Vincent
restait prostré, les sourcils froncés, ne sachant pas quoi dire ou faire.
S’en suivit une prise de bec salée entre la vieille dame et moi, à laquelle Vincent mit un terme
en criant sur un ton autoritaire, pour la première fois de toute l’histoire.
Le silence gagna la pièce glacée ; un ange passa, comme on dit…
Vincent fixait toujours le radiateur, les sourcils froncés…
La grand mère rompit le charme, me tendant alors une perche providentielle :

–  De  toutes  façon  où  est-ce  qu’on  va  aller,  Hé ?!  Moi  je  rrefuse  d’embarrquer  ce
pauvrre gosse  sans savoirr où aller ! Il enm peut plus, le pauvrre petit !

En  fait,  si  elle  parlait  pour  elle,  je  me  saisissais  de  la  perche  au  vol,  avec  un  ton  se  voulant
assuré et enjoué :

–  Mais tout est prévu, justement, comme je me tue à vous l’expliquer ! Toute l‘équipe de
l’association  est  derrière  vous !  Une  maison  avec  des  gens  extraordinaires  vous
attend ! Faites-moi donc un peu confiance ! Pourquoi croyez vous donc que je veuille
que vous veniez avec moi ?!

Il faut croire, comme aurait dit COTTEN, que l’ange avait fait son travail : la grand mère céda
comme par miracle, et prépara Vincent pour la départ, en grommelant comme un disque rayé
que j’avais intérêt à ne pas raconter d’histoires…
Mon bluff avait fonctionné, et si je n’avais plus qu’à gérer l’affaire, au moins je reprenais la
main et éloignait Vincent de la source de la menace.
Mais pour le comble, j’héritai des deux adorables chiennes, un peu envahissantes malgré elles
dans cette configuration incongrue.
Si nous avions certes pu nous accommoder de partager le mobil-home, à cinq, avec les deux
chiennes,  en  plein  hivers,  les  animaux  risquaient  maintenant  d’accroître  la  difficulté  de  ma
mission, à savoir trouver une planque pour mon petit protégé, sa grand mère et ses chiennes…
Nous  prîmes  donc  la  route  en  milieu  de  nuit,  Vincent,  sa  grand  mère,  les  deux  chiennes  et
moi.
Mais j’avais un autre soucis qui venait me prendre de court ; j’avais sous-estimé les capacités
du  réservoir,  et  n’avais  pas  un  sous  vaillant  pour  le  remplir  comme  celui-ci  arrivait  sur
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« réserve ».  L’allusion  faite  timidement  sur  le  sujet  à  l’attention  de  la  grand  mère  ne  généra
qu’un  éclat  de  voix  discordant  me  mettant  sévèrement  en  garde ;  la  vieille  dame  avait
résolument décidé de ne pas engager la moindre dépense dans le cadre de  mon projet, depuis
le début, et campait plus que jamais sur ses positions malgré l’enjeu…
Il  était  impossible  de  rallier  PARIS,  faute  de  carburant.  Je  décidai  alors  de  tracer  sur
GRENOBLE, estimant que le véhicule pouvait atteindre cette destination en dernier recours.
C’était  le  seul  endroit  où  je  pouvais  trouver  de  l’aide,  et  j’avais  pensé  à  Aline…  Elle  ne
pourrait  pas  me  refuser  de  m’avancer  de  quoi  faire  le  plein,  et  ma  prochaine  mensualité  des
ASSEDICS me permettait de lui demander ce service en toute sérénité, même si la majorité
en était déjà due à Janett.
Mieux valait donc faire un détour sensible, mais assurer le coup pour ne pas tomber en rade
en plein centre de la France.
Il  était  grand  temps  que  je  redescende  sur  Terre :  Heureusement,  j’avais  demandé  à  mes
compagnons de cavale d’attendre dans la voiture avant que je ne les invite à monter avec moi
chez la « résistante ». Je fus ainsi seul à essuyer l’accueil déroutant qui me fut fait : Aline ne
pouvait pas me prêter d’argent… Elle ne voulait pas que je fasse rentrer Vincent et sa grand
mère, et ne me retenait d’ailleurs pas… Quant à ses amis sur PARIS qui auraient pu accueillir
le petit et sa grand mère, j’avais mal compris, bien  entendu… Je flairais une interférence à la
COTTEN  dans  ce  spectaculaire  revirement,  ainsi  qu’une  odeur  qui  me  devenait  familière ;
celle de la peur.
Je  n’insistai  pas.  Descendant  vers  la  voiture  où  attendaient  Vincent  et  la  grand  mère,  je
rassemblai alors mes forces pour arborer un large sourire aussi désarmant qu’encourageant.
La  vieille  dame  n’eut  pas  le  temps  de  s’enquérir  de  mon  retour  si  rapide,  alors  que  je  leur
avait  parlé  d’un  bon  café  et  d’un  bon  chocolat  chaud.  Démarrant  aussitôt  face  au  volant,
j’expliquai que nous devions faire vite, parce que les gens avec la maison nous attendaient à
Paris, et qu’il fallait juste que j’aille voir un autre résistant en passant.
Je  pensais  à  Alain  LISERETTI,  alias  « BECCARIA » ;  un  activiste  avec  lequel  j’avais
sympathisé  lors  du  procès  de  l’Ordre  du  Temple  Solaire,  également  camarade  de  cette  triste
Aline. Je savais heureusement comment le contacter dans GRENOBLE, et il ne se posa pas la
moindre  question  en  me  donnant  un  billet  de  50  euros,  refusant  tout  net  que  je  cherche  à  le
rembourser.
Permettez-moi de rompre un instant mon récit. J’ai depuis quelques jours, lors de la relecture
de ma prose, appris qu’Alain s’était suicidé. Les écrasantes pressions qu’il subissait à travers
les effets de la mafia maçonnico-judiciaire de GRENOBLE, en l’occurrence, qu’il dénonçait
sans état d’âme, avaient paraît-il eu raison de lui.
Sans commentaire. Mes pensées les plus sincères aux proches qui le portaient à si juste titre
dans leur cœur…

C’est en roulant pratiquement au pas, avec les warnings, que la voiture de location entra dans
PARIS en fin de journée, l’aiguille de la jauge ayant disparu je ne sais où… La voiture était
décidément bien gourmande, et le suspens était à son comble.
Mais l’ange rencontré la nuit dans le mobil-home nous poussa jusqu’au bureau de « Politique
de Vie », où une certaine Janett pu remédier une fois de plus au problème…
Mais  si  j’avais  entre  temps  dû  rendre  l’appartement  qui  m’était  prêté  à  Neuilly-sur-Seine,
squattant  alors  avec  Janett  une  chambre  au  siège  de  « Politique  de  Vie »,  c’était  donc  sans
savoir  où  ni  comment  les  loger  que  je  débarquai  à  PARIS,  avec  Vincent,  sa  grand  mère…
…et les deux sympathiques mais envahissants quadrupèdes…
J’ai appris à travers d’autres aventures qu’il faut savoir forcer le destin au delà des limites du
raisonnable, et que cette notion de raisonnable, ou de rationnel n’est pas compatible avec des
priorités  d’ordre  moral  et  honorable.  Je  vous  ai  déjà  expliqué  mon  point  de  vue  sur  la
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question. Si j’avais dû suivre ce qu’il était « raisonnable » de faire, en un tel contexte pourri,
j’aurais écouté Christian COTTEN depuis le début.
De même qu’à une certaine époque, les personnes de raison qui constituaient la grande norme,
se soumettaient au Gouvernement de VICHY, quand des « inconscients » tels que mon grand
père Pierre MAILLAUD étaient condamnés par contumace au peloton d’exécution, pour avoir
rallié De GAULE dès le lendemain de son appel.
Mais j’étais à nouveau épuisé, « sur réserve », moi aussi…
Ayant stationné  à un coin de  rue jouxtant celle du siège de l’association,   le petit, sa  grand-mère et leurs chiens attendant sagement dans la voiture que j’avais donc pu ravitailler en sans
plomb, je pris d’assaut une cabine téléphonique, armé de mon répertoire.
J’avais été jusqu’au bout de mon mensonge avec Vincent et sa grand-mère, ayant eu jusqu’ici
le  comportement  rassurant  de  celui  qui  maîtrise  la  situation,  en  rajoutant  même  un  peu
beaucoup.
En réalité, le désespoir me gagnait subrepticement, « boosté » par la fatigue provoquée par cet
énième allé-retour PARIS-PERPIGNAN.
La peur, elle aussi avait repris des forces, et la hantise d’être finalement intercepté puis jeté en
prison, ou dans un asile de fou, me travaillait les tripes, brouillant mon jugement.
Je  m’appliquai  alors  la  « méthode  Coué »,  me  rappelant  que  le  Droit  ainsi  que  la  morale
étaient  incontestablement  de  mon  côté,  quoi  qu’il  puisse  m’être  reproché  par  la  suite,  quoi
qu’il puisse m’arriver.
Il  m’était  nécessaire  de  me  remémorer  aussi  souvent  que  nécessaire  les  éléments  les  plus
concrets  de  cette  affaire  nauséabonde,  les  cas  concrets  que  j’avais  en  référence  sur  ce  genre
d’affaire, et le risque indéniable et formel qu’encourrait le malheureux enfant.
Non ;  je  n’avais  pas  imaginé  toutes  ces  pièces  du  dossier  qui  incriminaient  l’appareil
judiciaire et le géniteur de Vincent ; non, je n’avais pas rêvé, en constatant par moi-même le
comportement ahurissant des gendarmes de RIVESALTES, pas plus qu’en constatant que le
procureur ne voulait absolument pas savoir ce que Vincent avait à déclarer.
Lui, ce petit bonhomme, comptait sur moi plus que sur quiconque, en ce moment là.
Sa  mère  en  prison,  il  était  sous  la  garde  d’une  vieille  dame  au  bout  du  rouleau,  et  qui  ne
souhaitait plus qu’une chose à l’instar de sa fille ; que tout s’arrêta, quelque fut l’issu.
Quelque  fut  ce  qu’il  put  advenir  de  Vincent.  La  partie  adverse  était  trop  monstrueusement
puissante.
Je dus me rendre à l’évidence ; si la peur me tenaillait de plus en plus formellement, que dire
concernant ce courageux enfant ?
Pourtant, il ne l’avait exprimé clairement, dans la plus parfaite sobriété, juste que pour que les
choses  soient  claires  entre  lui  et  moi :  Il  savait  ce  qu’il  risquait,  et  comptait  sur  moi  à  titre
d’ultime espoir. Il espérait qu’un adulte tiendrait parole, au moins une fois, vis à vis de lui.
Il  n’était  plus  seulement  question  de  droit,  ni  même  de  morale…  Cet  enfant  avait  besoin
d’aide, et je lui avais donné ma parole de l’aider contre vents et marées, quels qu’en seraient
les risques, jusqu’à la prison…
Au bout de je ne sais plus combien de coup de fils dont chaque réponse entamait un peu plus
mon moral, je tentai le numéro de Martine BOUILLON.
Il  s’agissait  d’un  substitut  de  procureur,  membre  du  bureau  de  l’association  de  COTTEN,
avec qui j’avais sympathisé.
C’était elle qui m’avait rencardé notamment sur le fonctionnement des réseaux pédophiles, et
au sujet de leur emprise sur le milieu judiciaire et même au plus haut niveau de la politique,
me  laissant  entendre  que  concernant  l’affaire  du  gosse,  elle  souhaitait  rester  en  dehors  du
coup, en raison de ses fonctions.
Ce fut donc sans réel espoir que je composai son numéro personnel, et lui expliquai en deux
mots la situation ; peut-être aurait-elle au moins un tuyau, un conseil…
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Contre toute attente, le ciel se dégagea d’un seul coup, inondant d’un soleil radieux, même si
la  nuit  était  tombée  depuis  plusieurs  heures  déjà…  Martine  BOUILLON  me  proposa  de  lui
amener Vincent et sa grand mère ! Elle proposa de les loger, chez elle, à la condition express
que je les récupère la veille de la sortie de prison de Myriam ROIG, prévue au bout d’un mois
et demi avec les remises de peine. Selon le magistrat, à partir de ce moment nous ne pourrions
plus prétendre ignorer l’existence d’un quelconque jugement retirant la garde de l’enfant à sa
mère,  même  si  pour  moi  il  n’aurait  pas  eu  plus  de  valeur  que  le  reste.  Par  contre,  elle  me
confirma  que  jusqu’à  ce  que  le  prétendu  jugement  n’ait  été  notifié  dans  les  formes  à  la
personne intéressée, il n’avait pas plus de poids qu’une  vulgaire rumeur.
C’était  inespéré ;  un  substitut  de  procureur  en  exercice  qui  validait  ainsi  formellement  ma
prise  de  position  jusqu’ici  décrétée  irresponsable  par  tout  le  monde,  volant  au  secours    de
Vincent et confirmant tant la légitimité de mon action, que le contexte pourri de l’affaire !…
Ainsi,  les  jours  suivants,  Christian  COTTEN  se  sentant  péteux  devant  le  soutien  plus
qu’engagé de son amie Martine BOUILLON pour la cause de l’enfant, revint à de meilleurs
sentiments.
Il  s’engagea  à  prendre  le  relais  concernant  la  planque  pour  l’enfant  et  sa  grand-mère,  ainsi
qu’à mettre le paquet en terme de saisine des autorités les plus haut placées.
L’enfant  en  sécurité,  et  l’ambiance  tournant  à  mon  avantage,  je  retournai  travailler  à
l’association, confiant quant à la promesse de COTTEN.
La situation avait tellement dégénéré que je préférai laisser tomber mes plans de perquisition
sauvage.
Nul doute que le criminel pédophile et ses protecteurs furent dorénavant sur leurs gardes.

Chapitre neuf : Tragique retournement de situation…

Les jours suivants, je passai souvent en compagnie de COTTEN rendre visite à Vincent et à
sa grand-mère, et  c’était  l’occasion de longues soirées passées à discuter avec l’hôte de mes
protégés, tant du cas de l’enfant, que du climat général qui régnait dans notre sinistre société.
Mais les jours passant trop rapidement, si je sentais un noyau dur autour du petit, je ne voyais
pas  d’issue  pour  autant,  et  ne  voyais  toujours  rien  venir  en  terme  de  logistique  et  d’action
concrète pour la suite des opérations.
COTTEN  ne  semblait  pas  très  actif.  De  mon  côté,  j’avais  trouvé  un  reporter  indépendant,
volontaire  pour  suivre  l’affaire  de  prêt ;  Bruno  SCHACHT,  qui  prétendait  avoir  été  reporter
de guerre.
Rapidement, je le présentai à COTTEN, afin de définir une stratégie commune.
Il fut ainsi décidé que Bruno SCHACHT descende à PERPIGNAN aux frais de l’association,
afin de couvrir la sortie de prison de Myriam ROIG, et éventuellement de lui faire passer un
message quant aux conditions d’hébergement et d’assistance dont bénéficiait son fils.
Il m’apparaissait incontournable de rassurer cette mère en premier lieu.
Mais  concernant  la  suite  des  opérations,  COTTEN  éluda  les  questions  gênantes  en  s’en
remettant à ses anges, lesquels selon lui devaient trouver la solution le moment venu.
Ayant essuyé cette pathétique réponse quelques fois de trop, je pressentais m’être à nouveau
fait avoir quelque part.
Ça  ne  fut  que  le  soir  où  il  était  prévu  que  nous  récupérions  mes  protégés  chez  Martine
BOUILLON,  que  COTTEN  me  déclara,  comme  si  de  rien  n’était,  qu’il  n’avait  aucune
solution pour la suite, et qu’il comptait simplement obtenir de son amie Martine BOUILLON
qu’elle accepta de prolonger de quelques jours son hospitalité compromettante.
La  discussion  prit  mauvaise  tournure,  et  je  n’appréciai  pas  la  plaisanterie,  ayant  donné  ma
parole au magistrat de respecter les délais qu’elle avait fixés.
101
Pour moi, un deale ça se respecte, surtout quand on a la chance de bénéficier d’un tel soutient,
d’un  tel  engagement  personnel  de  la  part  de  quelqu’un  de  la  trempe  de  cette  admirable
femme…
Mais  pour  COTTEN,  je  compliquais  les  choses  et  faisais  un  cinéma  pour  rien,  sa
« camarade » ne pouvant pas lui refuser ça.
Nous-nous rendîmes chez le substitut de procureur le soir même, pour traiter l’affaire, et
comme je le craignais, Martine BOUILLON réagît fort mal à la légèreté de COTTEN.
Notre  visite  était  attendue,  pour  que  je  récupère  comme  prévu  l’enfant  et  sa  grand-mère  ce
soir là. Eux avaient préparé leurs affaires, ne sachant à quelle sauce ils allaient être mangés,
pour reprendre les termes de madame MONTSERRA ROIG, dans un état de nerf ingérable.
L’enfant,  contaminé  par  les  incessantes  jérémiades  de  sa  grand-mère,  était  particulièrement
tendu, bien que toujours aussi discret
Martine  BOUILLON  éclata  à  l’énoncé  de  la  suggestion  de  COTTEN,  et  nous  fûmes  tous
raccompagnés sur le pas de la porte de la propriété, ce qui perturba un peu plus mes protégés.
Si  je  m’étais  fait  mener  en  bateau  par  ce  triste  fumeur  de  joints  aux  allures  de  gourou  de
roman photo, je n’avais quant à moi tout simplement pas été à la hauteur, et cette défaillance
allait coûter cher à toute l’équipée.
Après  s’être  roulé  un  énième  joint  au  volant  de  sa  « Xantia »  –  et  nous  en  avoir  imposé  les
volutes  dans  l’habitacle,  sans  avoir  décollé  de  devant  la  résidence  de  son  amie  –  COTTEN
s’exclama,  aux  anges  et  content  de  lui,  qu’il  avait  enfin  la  solution,  leur  ayant  justement
demandé – aux anges – d’intervenir pour l’éclairer.
Il décida de prendre la direction de l’appartement de sa propre compagne, Isabelle DARDAR,
une  infirmière  qu’il  avait  rencontré  à  peine  trois  mois  auparavant,  lors  du  procès  de  Jean-Michel JACQUEMIN contre son tueur homophobe : La jeune infirmière habitait un modeste
duplex en région parisienne.
Une  fois  sur  place,  mes  protégés  et  moi  restâmes  dans  le  salon  à  nous  regarder  en  chien  de
faïence, le temps d’une tractation serrée qui eut lieu dans la cuisine du petit appartement.
Mais le gourou d’opérette savait tout de même mettre son entourage devant le fait accompli,
et il fut dit que Vincent et sa grand-mère pourraient rester passer la nuit sur place, et peut-être
la prochaine si vraiment cela était indispensable.
Sur  ces  termes,  COTTEN  et  moi  reprîmes  la  direction  de  son  siège  social  de  Boulogne
Billancourt où il me logeait toujours.
L’envie de lui coller mon poing sur la figure me taraudait de plus en plus formellement, mais
je serrais les dents ; j’étais à la merci du fumeur de pétards, n’ayant aucune option meilleure
que celle de l’appartement de sa copine.
En fait, c’était Vincent qui était à sa merci à partir de là, et je devais jouer serré pour que la
situation n’empira pas pour lui.
Sa grand mère était déjà à moitié folle en raison de la tournure désastreuse de la situation, et
ne  s’exprimait  plus  qu’en  sanglots  confus  pour  réciter  à  qui  voulait  bien  l’entendre  qu’elle
n’en pouvait plus, qu’elle avait peur qu’on s’en prenne à son argent, et qu’elle voulait rentrer
chez elle, avec ou sans Vincent.
Et,  rappelons-le,  la  sortie  de  prison  de  Myriam  ROIG  était  prévue  pour  le  lendemain  ;  la
situation me semblait tourner au vinaigre.
Le  lendemain  matin,  COTTEN  et  moi  étions  sur  le  pied  de  guerre :  Il  devait  m’assurer  à
nouveau qu’il ne lâcherait jamais Vincent, m’expliquant que ses anges lui avaient dit que tout
allait se passer pour le mieux.
Janett était présente, ayant repris son poste de secrétaire pour le business privé de COTTEN.
Nous  attendions  un  coup  de  fil  du  reporter,  baignant  dans  un  nuage  d’une  insupportable
fumée, quand le GSM de COTTEN sonna sur la table basse de son salon.
102
Bruno SCHACHT se fit le porteur d’une bien mauvaise nouvelle ; la femme était bien sortie
de  prison  aux  alentours des  dix  heures,  mais  à  peine  avait-elle  fait  trois pas  à  l’air  libre  que
des gendarmes l’avaient interceptée.
Ceux-ci avaient en outre interdit au reporter, en vertu de je ne sais trop quelle loi sur la libre
information, de prendre des photos, menaçant de lui confisquer son appareil.
Bruno SCHACHT avoua s’être écrasé.
Heureusement qu’il avait été reporter de guerre !
Les minutes qui suivirent dans l’appartement étaient insoutenables de tension, et de fumée de
je ne sais trop quoi.
COTTEN transpirait la peur par tous les pores de sa peau, ayant pris le teint de son uniforme
de gourou.
Un  ange  passait,  tournant  en  rond  inlassablement.  Des  bataillons  d’anges  passaient,  sans
doute attirés par la fumée.
Pour  autant,  quand  le  téléphone  sonna  à  nouveau,  ça  ne  fut  pas  l’un  d’entre  eux  qui  se
manifesta.  Non ;  ce  fut  la  voix  de  Myriam  ROIG  qui  fit  vibrer  désagréablement  l’appareil :
Hurlant  à  en  faire  claquer  le  haut  parleur,  elle  suppliait  dans  un  long  sanglot  de  ramener
l’enfant aux gendarmes de RIVESALTES, expliquant qu’elle n’en pouvait plus, et qu’elle ne
voulait pas retourner en prison.
Son numéro terminé, le silence retomba avec un bruit mou ; COTTEN avait viré au gris vert,
d’après ce que je pouvais percevoir de mon sofa, en évacuant tant bien que mal la fumée qui
m’asphyxiait.
Je  n’eus  pas  le  temps  de  commenter ce  que  j’apparentai  à  une  monumentale  trahison ;  cette
femme  venait  de  donner  son  propre  fils,  cédant  à  la  pression  un  peu  facile  de  gendarmes
corrompus.
Tout le monde a ses limites, paraît-il ; l’Histoire en est truffée d’exemples, bien que quelques
exceptions  nous  imposent  le  respect  quant  à  l’absence  de  limites  de  héros  tel  que  Jean
MOULIN.. Mais j’étais tout de même abasourdi de constater que cette mère préféra livrer son
fils aux criminels que de subir elle même la répression terroriste, et d’assumer sa fonction de
mère protectrice jusqu’au bout.
Elle avait pourtant tenu durant le mois et demi de son incarcération, refusant obstinément de
donner la moindre indication quant aux personnes qui, selon elle, s’occupaient de planquer sa
mère et le petit Vincent.
Et,  en  ce  jour  fatidique,  nous  ne  pouvions  plus ignorer  cette  ordonnance  de  placement,  dont
Myriam ROIG venait de confirmer à COTTEN avoir eu notification en prison.
Cette  ordonnance  de  placement,  parfaitement  inique  et  odieuse,  constituait  pourtant  une
décision de justice irrecevable, parce que violant comme le reste le principe de loi du respect
de la chronologie de survenance des évènements.
Mais dans cet univers putride doré d’une couche d’illusion, les formes étaient préservées, et
les  décisions  de  justices  prises  par  des  criminels  dans  des  buts  criminels  devaient  avoir  le
dessus en toutes situations, au principe du respect de « la chose jugée ».
Je n’avais pas à mon niveau les compétences juridiques pour préparer un quelconque recours,
et  je  savais  que  de  toutes  façons  il  aurait  été  simplement  ignoré,  comme  la  plainte  avec
constitution de partie civile que j’avais fait faire à Myriam ROIG.
Quand on arrive par miracle à répondre aux imposteurs par des procédures pointues sur leur
échiquier truqué, ceux-ci bottent simplement en touche avec une autorité et une mauvaise fois
désarmantes, et aucun avocat ne fait le poids face à la machine à broyer qu’est, dans les faits,
la prétendue institution judiciaire.
Donc,  au  stade  où  nous  étions,  la  théorie  –  ou  plus  précisément  une  fausse  lecture  des  faits
sans tenir compte des tenants et des aboutissants de l’affaire – devait nous soumettre à la dite
décision de justice.
103
Nous  n’avions  entrepris  aucune  manœuvre  pour  allumer  entre  temps  les  projecteurs  sur  les
odieuses  forfaitures  commises  par  l’appareil  judiciaire  de  PERPIGNAN,  contrairement  à  ce
que  COTTEN  avait  juré  de  faire ;  et  de  ce  fait  nous  avions  perdu  le  terrain  gagné  et  même
reculé.
Car dans cette guerre, comme dans toutes les guerres, si un camp cesse d’avancer, l’autre en
profite pour reconquérir du terrain et encercler l’adversaire.
Le téléphone sonna à nouveau me tirant de mes noires réflexions, et le haut parleur nasilla de
la  voix  d’une  femme  se  voulant  autoritaire.  L’adjudant  HAMONT  expliquait  la  chose
suivante,  à  un  COTTEN  décomposé  qui  semblait  disparaître  sous  la  table  basse  autour  de
laquelle  nous  étions  postés :En  substance,  cela  disait  que  si  nous  ramenions  l’enfant  à  la
Brigade  de  Recherches  de  Gendarmerie  de  RIVESALTES  sous  quarante  huit  heures,  nous
avions la garantie qu’aucun d’entre nous ne serait inquiété. De surcroît, il était prétendu que
l’enfant  était  recherché  dans  le  cadre  d’une  procédure  d’écoute  d’enfant  victime  d’agression
sexuelle  –  la  procédure  « Mélanie »  –  sous-entendant  au  passage  dans  une  mauvaise  fois  à
vomir que nous aurions fait entrave à celle-ci.
Ou l’art de renverser les situations… Nous faisions des pieds et des mains pour que l’enfant
soit  enfin  entendu,  et  il  était  prétendu  que  si  les  gendarmes  le  recherchaient  si  activement,
s’était bien sûr pour l’entendre, et que notre comportement irresponsable les en empêchait.
Le  haut-parleur  étant  activé  en  mode  « ambiance »,  Janett  et  moi  entendîmes  comme
COTTEN  très  distinctement  la  « gendarmette »  assurer  que  Vincent  serait  ainsi  auditionné,
dès qu’il serait entre leurs mains.
Pour achever de convaincre COTTEN, l’aimable femme brandît la menace de sérieux ennuis,
dans le cas où COTTEN n’obtempérerait pas dans les délais imposés, qui correspondaient en
fait à ceux de la garde à vue que Myriam ROIG entamait.
Il ne s’agissait que de la fameuse pression des quarante huit heures. Les gendarmes pouvaient
détenir  en  garde  à  vue  leur  proie  pour  24  heures,  et  celle-ci  serait,  à  n’en  pas  douter,
renouvelée d’office par la prétendue autorité qui en avait le pouvoir ; le procureur DRENO.
Au  delà  de  ces  quarante  huit  heures,  ils  étaient  obligés  de  relâcher  Myriam  ROIG,  et  ne
pouvaient plus appliquer leur torture psychologique pour remonter à nous.
Il aurait juste suffit que Myriam ROIG tienne bon, et pour commencer qu’elle comprenne la
manigance.  C’était  trop  lui  demander.  En  fait,  pour  la  troisième  fois,  je  devais  subir  la
défaillance  de  Myriam  ROIG.  La  première  fois,  elle  avait  fichu  tous  mes  efforts  en  l’air  en
rappliquant au beau milieu de l’action que j’entreprenais pour sa cause, me coupant net dans
mon  élan.  La  deuxième,  elle  achevait  de  tout  compromettre  en  se  jetant  dans  la  gueule  du
loup,  tout  en  ayant  conscience  que  je  risquais  également  d’en  pâtir  sérieusement  si  ça  se
passait mal pour elle… Et, ce détail me gêna particulièrement : Que l’on veuille se saborder,
quitte à mettre tout le monde dans la poisse, c’est une chose ; mais le faire en sachant que l’on
entraîne  très  probablement  la  personne  qui  se  met  en  quatre  pour  vous  aider,  ça  me
dépassait…
Et  je  me  posais  depuis  la  question  suivante :  Que  pouvait  redouter  cette  femme  à  ce  point,
pour  y  préférer  la  prison ?  N’était-elle  pas  en  fait  elle-même  déjà  compromise  dans  cette
affaire ? Son ex-mari ne l’avait-il pas déjà « piégée » ?
Son  soit-disant  combat  pour  son  fils,  mené  si  maladroitement ;  ne  s’agissait-il  pas  en  réalité
d’une manœuvre pour sauver les apparences, au moins vis à vis de sa mère, quitte à aller en
prison pour se mortifier ? Car, la personne qui avait poussé vraiment dans le sens de l’action à
l’origine de cette affaire, c’était bien Rose MONTSERRA ROIG, la grand-mère ! C’était bien
elle qui s’était doutée du pire concernant le petit Vincent, avant sa propre mère ! C’était bien
elle,  encore,  qui  crût  l’enfant,  quand  la  propre  mère  de  celui-ci  s’y  refusait  !  Et  c’était  bien
elle qui avait fait parler l’enfant à sa maman, à l’occasion d’un dîner ! Et encore elle qui avait
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assumé  toutes  les  dépenses  pour  aider  cet  enfant,  jusqu’aux  frais  de  détectives  privés  et  aux
frais d’avocats !
Myriam  ROIG  voulait  récupérer  son  fils,  c’était  certain ;  mais  dans  une  démarche  purement
égoïste, se souciant peu de son devenir psychologique, car peu importait pour elle en fait que
l’enfant  obtienne  justice,  cela  lui  semblait  secondaire.  Et  l’ampleur  de  l’affaire  semblait  la
déranger sérieusement.
Alors, qu’est-ce que cette femme était prête à accepter, pour peu qu’elle récupérât simplement
son fils ?
C’est  en  mettant  en  place  dans  son  contexte  cette  troisième  défaillance  de  Myriam  ROIG,
défaillance que je n’arrivais pas à pardonner, que je me confirmai mes impressions sur cette
personne : je ne pense pas aujourd’hui qu’elle souhaitât que la vérité n’éclata réellement, et la
soupçonne même d’avoir saboté volontairement mes efforts.
Car de mon point de vue, si ça avait été mon propre fils, et que je dus aller en prison le restant
de mes jours pour le protéger, je n’aurais pas hésité. Jamais je n’aurais permis aux autorités de
pouvoir retrouver sa trace, et jamais je ne leur aurais offert un moyen de pression contre ceux
qui aidaient mon fils.
Et  c’était  pourtant  bien  cette  femme  qui  exigeait  que  l’on  livre  son  fils  aux  « autorités »,
quand son seul silence les aurait mis elles, en échec…
Mais  COTTEN,  lui,  savait  de  quoi  je  parlais concernant  la  pression  des  quarante  huit
heures… Il fut d’accord avec moi dans un premier temps pour prétendre ne pas savoir où était
Vincent,  et  me  désigner  comme  l’électron  libre  et  incontrôlé  qui  avait  pris  ses  propres
initiatives.
Mon dos était large, et de toutes façons, c’était proche de la vérité et j’aurais voulu qu’il en fut
ainsi dans la pratique…
La  journée  se  passa  entre  la  gendarmerie  de  RIVESALTES  et  COTTEN,  par  téléphone
interposé. Ce dernier leur racontait qu’il tentait de me contacter, histoire de gagner du temps,
mais chaque nouveau coup de fil de la femme « engalonnée » lui faisait perdre son sang froid.
La pression faisait son chemin, comme l’eau qui coule creuse son lit dans la boue.
A  la  fin  de  la  journée,  passée  pour  ma  part  à  tenter  de  contre  balancer  cette  pression,
COTTEN craqua, décidant de se plier au chantage de l’ennemi.
Je  tentai  alors  désespérément  de  le  convaincre  que  quitte  à  livrer  Vincent,  il  ne  fallait  en
aucun  cas  procéder  selon  les  exigences  des  ripoux  de  RIVESALTES,  actionnés  par  le
procureur  DRENO.  Il  fallait  au  moins  que  nous  organisions  la  remise  de  l’enfant  à  des
autorités parisiennes, en prenant la presse à témoin, avec un gros cinéma.
Et le cinéma, en principe, c’était son truc.
C’était tellement évident que je ne comprenais pas pourquoi il refusait d’en parler. En fait, il
était ravagé par la peur, et avait sans doute exterminé ce qu’il lui restait en terme de capacité
de réflexion, à grand coup de pétards bien garnis…
Il  rappela  la  gendarmerie  de  RIVESALTES,  s’engageant  à  leur  livrer  l’enfant  le  lendemain
matin, avant 10 heures, trahissant sa promesse, Vincent et moi-même.
Je fus mis devant le fait accompli, incapable d’intervenir : Vincent m’était inaccessible, dans
l’appartement d’Isabelle, la concubine de COTTEN.
Quand bien même aurais-je pu l’y récupérer, il  y  avait sa grand mère au bout du rouleau, et
une situation encore plus critique qu’il y avait un mois et demi en arrière.
J’avais  employé  le  temps  du  compte-à-rebours  à  mauvais  escient,  tentant  de  tirer  quelque
chose  de  COTTEN,  alors  que  j’aurais  sans  doute  dû  tenter  de  retrouver  l’adresse  de  sa
concubine  dans  le  sud  de  PARIS,  et  convaincre  Vincent  de  me  suivre  en  catastrophe,  cette
fois sans sa grand mère.
Au moment où COTTEN craquait, il était trop tard pour agir ; j’avais fait le mauvais choix,
une fois de plus. Le gourou au cœur de lion eut le culot de m’ordonner de prendre moi-même
105
sa  voiture  pour  ramener  Vincent  et  sa  grand-mère  à  la  Brigade  de  Recherches  de
RIVESALTES !  Ma  colère  me  fit  perdre  ma  faculté  d’analyse,  car  au  lieu  de  sauter  sur
l’occasion,  je  manquai  de  sauter  à  la  gorge  du  collabo  en  blanc,  et  envoyai  paître  le  triste
individu.  Quand  je  fis  machine  arrière,  quelques  minutes  plus  tard,  acceptant  son  odieuse
mission, il flaira le coup fourré, à juste titre, et se ravisa. Il dut comprendre qu’il était un peu
coincé  sur  ce  coup  là,  et  qu’il  devait  assumer  sa  trahison  jusqu’au  bout,  contraint  d’amener
lui-même Vincent et sa grand mère aux gendarmes.
COTTEN était aussi terrorisé que courroucé par la farce, et plus rien de fumable ne semblait
pouvoir le soigner.
Pendant  qu’il  s’affairait  fébrilement  pour  le  départ  depuis  le  siège  de  l’association,  je
préparais mon sac à dos de mon côté : J’avais pris la décision de venir également, déterminé à
exploiter jusqu’à la dernière minute toute opportunité pour sauver Vincent. En tous les cas, il
était de mon devoir d’accompagner Vincent, quoi qu’il puisse m’en coûter.
COTTEN  devait  se  douter  que  ma  présence  à  bord  pouvait  être  à  double  tranchant,  mais  il
était tellement terrorisé qu’il préféra accepter ma compagnie, sans doute dans l’espoir que ma
présence ne lui procure un effet paratonnerre face aux foudres des autorités criminelles.
Je retirai alors à la poste le montant de ma mensualité des ASSEDICS qui venait de tomber, au
cas  où…  Quant  à  mon  sac  à  dos,  je  l’avais  préparé  pour  deux  éventualités ;  une  cavale
désespérée avec un enfant de 10 ans, ou un séjour à durée indéterminée dans une prison ou un
asile de fous quelconque.
Ça n’est que la deuxième explication que je donnai à COTTEN devant son interrogation à la
vue de mon sac à dos. Il y répondit dans une exclamation mal assurée que j’étais parano, que
tout allait bien se passer, puisque, comme j’avais pu l’entendre moi-même, il avait la parole
des gendarmes. Ou il était très stupide, ou il pensait sérieusement se mettre à l’abris de toutes
représailles par son comportement de collabo.
Je  fis  mes  adieux  à  Janett,  simplement,  dont  je  pouvais  palper  l’angoisse.  L’atmosphère  de
plomb  en  disait  assez,  et  elle  semblait  flairer  ce  qui  devait  se  produire  plus  tard,  pourtant
persuadée qu’un représentant de la loi, « même en France », ça ne pouvait que tenir promesse
et n’avoir qu’une parole…
Une fois COTTEN et moi arrivés à l’appartement de sa concubine, nous apprîmes à l’enfant
et  à  sa  grand  mère  la  situation.  Vincent  fut  atterré ;  la  détresse  que  je  pouvais  lire  dans  ses
yeux était bouleversante, bien qu’il resta d’une dignité hors du commun.
Il réalisait que sa mère l’avait lâché ; pire, trahi, tout bonnement. Il me dit à plusieurs reprises,
à voix basse, sur le canapé du salon ; « Stan ; j’ai peur ; je ne veux pas retourner là bas, ça va
mal se passer, je le sais. »
Sa  grand  mère  n’en  pensait  pas  moins,  mais  préférait  que  tout  se  finisse  enfin,  quelque  soit
l’issue pour Vincent, vous l’aurez compris…
Je ne pouvais plus compter sur elle pour assurer la garde de l’enfant, et encore moins pour le
soutenir moralement.
J’avais  compris  depuis  le  début  qu’en  aucun  cas  je  ne  devais  rester  seul  avec  Vincent :  Le
parano que j’étais, subodorait que l’on puisse finir par l’accuser d’avoir été lui-même l’auteur
de quelque agression sexuelle sur l’enfant, à l’occasion de la « cavale ».
Une  cavale  que  les  « autorités »  ne  manqueraient  pas  de  monter  en  épingle  et  de  présenter
comme  étant  l’acte  insensé  d’un  fou  isolé,  sans  doute  lui-même  pédophile  pour  agir  de  la
sorte avec un enfant.
Dans le salon d’Isabelle, la concubine de COTTEN, je méditais à la situation, pendant que la
grand mère achevait de préparer leurs affaires dans ses insupportables jérémiades.
Vincent restait assis à côté de moi, prostré, anéanti.
Si  j’avais  décidé  de  participer  à  l’expédition  de  la  honte,  ça  n’était  pas  simplement  dans
l’optique de me constituer prisonnier avec l’enfant : J’avais dans l’idée de faire un sal coup à
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ce  traître  de  COTTEN ;  l’assommer  sur  une  aire  d’autoroute,  quitte  à  le  ligoter  et  le
bâillonner,  et  le  garder  au  chaud  dans  le  coffre  de  sa  « Xantia ».  Peut-être  devais-je
simplement lui fausser compagnie, avec mes protégés. Mais que faire de Rose MONTSERRA
ROIG ?
La  pauvre  vieille  dame  était  réellement  hors  service,  semblant  par  moment  perdre  sa  tête…
Peut-être  devais-je  les  abandonner  tout  deux  sur  un  parking  d’autoroute,  et  prendre  la  fuite
avec Vincent, au volant de la  « Xantia » ? J’étais sûr d’une chose ; nous n’irions pas loin, et
cela  se  retournerait  contre  l’enfant.  Car  si  je  devais  être  neutralisé  avec  l’étiquette  d’un  fou
isolé,  nul  doute  que  mon  action  servirait  d’écran  de  fumée  pour  dissimuler  toutes  les
malversations et violences judiciaires de ce dossier.
Mon jusqu’au-boutisme serait exploité par l’ennemi largement à son avantage, et personne ne
se soucierait du fait que Vincent puisse être à nouveau entre les griffes d’un géniteur détraqué
le battant comme plâtre et le violant impunément.
Personne  ne  viendrait  inquiéter  son  bourreau  présumé,  si  celui-ci  mettait  ses  menaces  à
exécution, et que l’enfant se noyait dans la piscine, ou se brisait la nuque dans les escaliers…
Mais  si  c’était  COTTEN  qui  avait  raison,  et  moi  qui  était  parano ?  L’éventualité  que  je  me
sois en fait monter la tête, à cause de la fatigue si propre à altérer le jugement, me perturba un
peu plus l’esprit. Quelque part, il fallait en avoir le cœur net, mais surtout avoir un recours en
cas de problème, afin de protéger Vincent…
Cela faisait maintenant plusieurs heures que j’avais pris le volant, et que nous avions quitté la
région parisienne en direction de PERPIGNAN.
Mon cerveau me semblait être en ébullition, et il m’apparaissait de plus en plus évident que si
je tentais quelque chose pour me retrouver dans une cavale sans issue seul avec Vincent, ça ne
lui rendrait vraiment pas service.
Pour autant, qu’il soit remis entre les griffes de son géniteur non plus.
COTTEN  me  tirait  de  mes  idées  sombres,  se  voulant  rassurant ;  tout  allait  bien  se  passer,
répétait-il, sans doute habité par l’indicible angoisse que je ne m’en prenne subitement à lui.
Mais je calmai mes impulsions, continuant de réfléchir, et ne voulais plus lâcher le volant.
A  tout  moment,  je  pouvais  changer  de  direction,  et  mettre  un  coup  de  pression  ou  d’autre
chose à COTTEN pour qu’il s’écrase.
Il me fallait juste une idée de génie.
Au cours d’une halte, sous prétexte d’offrir un chocolat chaud à Vincent et de boire un café, je
m’accoudai à une petite table haute en sa compagnie, dans une station service.
COTTEN  partageait  une  autre  table  pour  consommation  sur  le  pouce  avec  madame
MONTSERRA ROIG, suffisamment à distance pour que je puisse échanger quelques mots en
particulier avec Vincent.
Il  m’importait  de  savoir,  le  cas  échéant,  dans  quel  état  d’esprit  il  se  trouvait…  J’eus  la
confirmation attendue ; il était prêt à me suivre sans sa grand-mère, dans une fuite aveugle.
Ma  question  lui  rendit  même  le  sourire !  Ce  pauvre  enfant  n’avait  décidément  que  moi
comme dernier  espoir, étant persuadé  comme je l’étais que les  gendarmes ne tiendraient pas
leur promesse, et le trahiraient à nouveau.
Avant que COTTEN n’ait la puce à l’oreille, je glissai à l’oreille de Vincent la consigne de se
tenir prêt au cas où, jusqu’au dernier moment, et m’éloignai de la table en vidant mon gobelet.
Nous  reprîmes  la  route,  nous  rapprochant  inexorablement  de  ce  qui  allait  être  une  salle
journée pour nous tous. Nous achevions de traverser la France.
J’étais  hanté  par  ma  promesse  faite  à  Vincent,  et  les  faux  espoirs  que  je  lui  avais  donné
jusqu’ici.
Je lui avais dit que jamais sa mère ne le trahirait, parce que je voulais le croire et qu’elle avait
tout de même tenu bon durant son incarcération.
Je lui avais promis d’aller jusqu’au bout pour lui ; jusqu’à la prison s’il le fallait.
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Tout en ressassant mes pensées, toujours cramponné au volant, j’étais habité par l’étouffante
prémonition de courir vers mon exonération vis à vis de cette parole donnée à cet enfant. Mais
le but du jeu n’était pas de tenir parole pour tenir parole, mais d’aider, et de sauver cet enfant.
Et,  si  je  me  dirigeais  si  sûrement  vers  une  nouvelle  prison,  j’enrageais  de  ne  pas  trouver
d’issue.
Finalement,  après  avoir  gambergé  au  volant  pratiquement  toute  la  nuit,  je  proposai  à
COTTEN  la  chose  suivante,  sans  lui  laisser  le  choix  dans  la  pratique :  Ne  pas  « livrer »  cet
enfant aux gendarmes, mais le ramener avec sa grand-mère, au domicile de celle-ci. Ce devait
être aux gendarmes de se déplacer, et au petit de leur tenir tête, sur son terrain.
J’avais peut-être encore une chance de sauver ce gosse, mais il fallait rameuter un maximum
de monde, de voisins, d’amis, de membres de la famille, pour faire front aux gendarmes, avec
des journalistes, si possible.

Chapitre dix : Neutralisation de forcenés…

Arrivés  au  petit  matin  au  domicile  de  l’enfant  et  de  sa  grand-mère,  je  chargeai  celle-ci  de
téléphoner à tout le monde qu’elle pouvait rallier en urgence à la cause de Vincent ; membres
de la famille, amis, voisins…
Christian COTTEN et moi nous chargeâmes de contacter des journalistes ; Bruno SCHACHT
qui n’était pas remonté depuis qu’il avait été le témoin de la sortie de prison de Myriam ROIG
deux jours plutôt, était déjà sur place, mais c’était insuffisant. Il fallait du monde ! Du bruit,
du scandale !
Dans  des  cas  comme  celui-là,  où  des  acteurs  de  l’appareil  judiciaire  vendus,  agissent  contre
tous les principes sacrés de la Justice et des Droits de l’Homme pour opprimer des victimes, il
ne  faut  pas  leur  laisser  l’avantage  de  leur  terrain ;  et  leur  terrain,  c’est  l’ombre ;  c’est
l’obscurité, l’absence de témoins, le manque d’oxygène qui étouffe les cris de leurs victimes !
Mais quand ils ont de la résistance en face d’eux, des lumières qui les mettent au grand jour
dans  leurs  turpitudes,  ils  battent  en  retraite  comme  des  vampires  brûlés  par  la  lumière  du
jour… Et tout est alors possible.
Deux personnes. C’est tout ce que j’eus comme soutien pour le petit…
Inutile de préciser qu’aucun journaliste ne fut intéressé par l’affaire.
A dix heures environ, alors que Christian COTTEN s’en était allé comme sur un nuage – de
hash, bien sûr – faire risette aux gendarmes dans leur brigade, quatre gendarmes sonnèrent à
la porte.
C’était le moment de vérité : Vincent était terrorisé, se calant dans son fauteuil en murmurant
« j’ai  peur »…  J’étais  quant  à  moi  assis  sur  un  tabouret,  tout  contre  lui,  cherchant  à  lui
communiquer le peu de force qui me restait …
La grand-mère était toute tremblante, et sa détresse embuait ses yeux.
Le  pseudo  reporter  de  guerre  prenait  ses  clichés,  voulant  nous  mettre  « en  scène »  alors  que
nous cherchions force et concentration…
Les  deux  personnes  rameutées  étaient  de  la  famille  de  Rose  MONTSERRA  ROIG,  et  ne
comprenaient  pas  trop  la  situation,  pris  de  court  en  ce  début  de  journée  pas  comme  les
autres…
Les  gendarmes  entrèrent  alors  en  terrain  conquis,  arrogants  et  irrespectueux ;  ils  avaient
affaire à des délinquants, voyons !…
Ils tentèrent durant une heure de convaincre l’enfant de les suivre, tout de même embarrassés
par  la  présence  de  témoins,  et  d’un  vague  photographe  reporter :  Ils  étaient  manifestement
déstabilisés,  et  j’enrageais  intérieurement  en  pensant  à  leurs  têtes  si  j’avais  eu  le  monde
souhaité, simplement pour leur faire face…  Le plus gradé de la bande, un chef, téléphona de
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son portable pour rendre compte de la difficulté imprévue qu’il rencontrait : Le gosse refusait
catégoriquement de les suivre, et sa grand-mère tenait le bras de fer avec son petit-fils.
Après une courte discussion avec son supérieur, le gendarme passa son appareil à l’enfant ;
« – C’est pour toi ! »
A  l’autre  bout  de  la  ligne,  l’adjudant  HAMON  tenta  sa  chance,  et  se  fit  envoyer  sur  les
roses…  Exaspérée,  elle  le  prit  alors  à  l’autorité,  exploitant  ses  solides  compétences  en
psychologie,  et j’étais suffisamment près de Vincent pour entendre la voix qui s’exprimait à
travers le portable, nasiller d’un ton austère :
« – Tu ne dois pas te mêler des affaires d’adultes !  »…
Parce que pour cette pseudo représentante de la  Loi, un enfant qui voulait témoigner de son
viol,  n’était  qu’un  gamin  qui  se  mêlait  indûment  d’affaires  d’adultes ?!…  C’est  ça,  la
procédure « Mélanie », à RIVESALTES…
C’est ça aussi, la parole d’un gendarme, à RIVESALTES…
Le gendarme récupéra son portable, et, au bout de quelques instants le repassa à Vincent :
« –  C’est  le  juge  d’instruction,  qui  veut  te  parler !  J’ai  jamais  vu  ça !  Un  juge  d’instruction
qui parle au téléphone comme ça avec un gamin ! Eh ben ; tu as du privilège ! »
Pour sûr ! Un demi- dieu qui condescend à s’adresser du Mont Olympe*,  par téléphone, à un
simple mortel! Et comble du comble, à un vulgaire gamin !!… ( * « Fils de Juge », pièce de
Charles ROCHE, au Théâtre de la Main d’Or)
Seulement  voilà ;  Vincent  ne  se  laissa  pas impressionner,  et  la  discussion  devint  rapidement
houleuse.  Quand  il  rendit  le  portable  à  son  propriétaire,  il  me  souffla,  passablement
bouleversé :
« – Il(s) ne me croi(en)t pas… J’ai peur ; je ne veux pas y aller !… »
Le MDL Chef reprit sa manœuvre d’intimidation, prenant pour cible la grand-mère : Il avait
vu  le  point  faible  du  dispositif,  car  celle-ci  finît  par  casser  l’énergie  qui  faisait  front  aux
gendarmes.
Sans que je puisse quoi que se soit pour la stopper, elle déclara que l’enfant allait les suivre, et
se  mit  en  demeure  de  l’aider  à  se  changer  afin  qu’il  ait  des  vêtements  propres  pour  repartir
avec eux.
L’énergie de résistance de Vincent était brisée ; il était une nouvelle fois trahi.
Je voulus gagner la chambre où il se changeait pour l’encourager à s’enfuire par une fenêtre et
se  réfugier  le  temps  qu’il  fallait  chez  un  quelconque  voisin ;  nous  avions  parlé  de  cette
éventualité, juste avant l’arrivée des gendarmes.
Mais  dès  que  je  me  levai  de  mon  tabouret,  un  gendarme  adjoint  se  voulant  zélé  se  précipita
dans la chambre en question ; revenant soulagé, le jeune auxiliaire se mit en poste devant la
porte de sa chambre entre-ouverte.
Pendant  le  temps  où  l’enfant  se  changeait,  je  tentai  de  récupérer  un  peu  du  terrain  que  nous
avait fait perdre la grand-mère, prenant vertement à partie le chef de détachement sur son rôle
méprisable, à lui ainsi qu’à la totalité des gendarmes présents sur place.
Certains d’entre eux étaient déstabilisés, évitant mon regard, et voulant se donner l’assurance
distante d’un représentant de la loi qui exécute l’ordre reçu, persuadé que ne pas le remette en
question est une preuve de loyauté.
Loyauté, certes, mais pas envers le peuple opprimé ; mais bien envers des criminels.
Entre  temps,  cinq  autres  gendarmes  arrivèrent  en  renfort,  et  l’enfant  avait  regagné  son
fauteuil,  reprenant  son  attitude  résistante,  se  cramponnant  aux  accoudoirs,  malgré
l’insupportable  bourrage  de  crâne  de  sa  grand-mère,  qui  mettait  toute  son  énergie  pour  le
convaincre maintenant de suivre les gendarmes.
Pour le coup, elle avait vraiment repris du poil de la bête…
Le chef, au comble de l’exaspération, se mit à hurler :
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« – Ça suffit maintenant ! C’est pas un gosse de dix ans qui va se moquer de la justice !Aller !
Tu va venir ! »
J’eus le malheur de lancer :
« -Vous n’allez tout de même pas employer la force ?! »
« – Je vais me gêner ! Et d’abord, vous : Il est midi et dix minutes, je vous informe que vous
êtes placé en garde à vue pour complicité de soustraction de mineur »…
Accompagné du gendarme adjoint, il me menotta ; je fis le choix de ne pas résister, et c’était
là  une  question  qui  me  taraudait  depuis  le  début,  ayant  deviné  la  suite.  Là,  ça  n’était  pas  la
peur qui me freinait, ma rage l’ayant totalement étouffée ; mais la raison… Refaire l’intérieur
de  la  maison  ROIG  n’était  là  encore  pas  une  option  qui  aurait  laissé  beaucoup  de  marge  à
Vincent, et c’était la garantie là encore d’aggraver sa situation, et la mienne, en vain.
Je ne crânais plus du tout.
Je regrettai très vite mon choix pacifique, quand, une fois menotté, j’assistai, impuissant, à la
scène  suivante,  laquelle  me  donna  l’impression  d’avoir  été  renvoyé  soixante  et  quelques
années en arrière… :
Le MDL Chef se rua sur le petit avec cinq autres gendarmes : Six gendarmes au total ! Là, on
ne rigolait plus ; c’est qu’il avait dix ans, le bougre ! Il pouvait mordre !
L’enfant  se  cramponnait  de  toutes  ses  forces  à  son  fauteuil,  auquel  il  fut  finalement  arraché
avec violence : Il se débattit, traversant tout le salon chaque membre entravé par un ou deux
gendarmes  héroïques…  La  grand-mère  tenta  de  s’interposer,  au  moins  pour  qu’on  la  laisse
prendre elle-même son petit-fils : Elle cria :
« – Ne lui faites pas de mal ! Laissez-moi m’en occuper ! On va vous suivre ! »
Attention ! C’est qu’elle avait 74 ans, la bougresse ! Elle pouvait mordre, elle aussi !
Le chef, n’écoutant que son courage lui fit alors face, seul, ce coup ci, sans doute grisé par le
danger, et réussît pratiquement à la faire tomber d’une violente poussée virile…
Je vous rassure ; aucun gendarme n’a été blessé au cours de l’intervention, et les forcenés ont
tous été maîtrisés…
Bruno  SCHARCHT,  le  pseudo  reporter  de  guerre,  s’était  vu  quant  à  lui    une  fois  encore
mettre  dehors  juste  avant  cette  interpellation  d’individus  dangereux.  Certainement  pour  sa
propre sécurité…
Il  avait  passé  la  matinée  à  prendre  des  clichés  sans  intérêt,  et  avait  raté  le  seul  moment
intéressant. De toutes façons, pour ce qu’il en aurait fait…
Il  guettait  malgré  tout  dans  le  jardin,  appareil  photo  au  poing :  Les  gendarmes  déposèrent
alors  Vincent,  et  autorisèrent  finalement  Rose  ROIG  à  le  prendre  par  la  main  pour
l’accompagner vers la sortie : les apparences étaient sauvées, le paparazzi pouvait mitrailler…
Rose  MONTSERRA  ROIG,  avant  d’être  embarquée,  demanda  qu’on  lui  laisse  fermer  sa
maison, puisque les gendarmes mettaient tout le monde dehors. Le MDL Chef lui répondit sur
un ton peu affable :
« – On n’ en a rien à foutre, de votre maison ! ».
Ne  voulant  pas  m’abaisser  à  demander  quoi  que  ce  soit  à  ce  mufle,  j’abandonnai  dans  cette
maison mon téléphone portable, mon sac contenant des effets personnels, que j’avais préparé
en  prévision  de  mon  incarcération,  ainsi  que  ma  veste  dans  laquelle  se  trouvait  mon  porte-feuille  avec  permis  de  conduire,  divers  cartes  et  la  somme  restante  d’environ  750  euros  en
espèces. (J’avais pris soin de donner un billet de cent à l’enfant, en cachette, dans l’optique où
il serait obligé de fuguer.)
Je ne devais récupérer mon sac à dos que 23 jours plus tard. Concernant mon argent liquide, il
dut  s’évaporer,  –  sous  l’effet  de  la  chaleur  ambiante…-  tout  comme  le  porte-feuille  qui
l’abritait  ainsi  que  mon  téléphone  portable…  Quant  à  savoir  à  qui  je  devais  cette  ultime
délicatesse, difficile à dire, puisque les gendarmes avaient interdit à la grand mère qu’elle ne
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ferma sa maison, qui avait dû donc rester sous leur « responsabilité » jusqu’à ce que Myriam
ROIG ne puisse enfin la réintégrer.
La  dernière  fois  que  je  vis  Vincent,  ce  fut  en  entrant  dans  la  brigade  de  gendarmerie  de
RIVESALTES avec mes poignets menottés dans le dos.
Il était midi passé, et il y avait beaucoup de mouvement dans l’enceinte militaire.
Voulant  dire  « au  revoir »  à  Vincent,  je  mis  un  genoux  à  terre ;  il  se  jeta  à  mon  coup  en
pleurant.
Mon cœur se comprima  faisant remonter des larmes que je pensais impossibles, mais que je
su contenir.
Je lui dis simplement :
« – Courage, je ne t’abandonnerai pas ! »
Un gendarme attrapa l’enfant prestement, comme si j’avais été pestiféré…  …ou pédophile.
Me  relevant,  mon  regard  croisa  celui  d’un  militaire  qui  me  fixait,  ahuri ;  nous  avions  été
ensemble en école de sous-officier de gendarmerie.
Comme  si  j’étais  ici  pour  une  visite  de  courtoisie,  nous  échangeâmes  des  platitudes.  Malgré
l’incongruité  de  la  situation,  et  les  camps  opposés  dans  lesquels  chacun  de  nous  se  trouvait,
c’était un plaisir partagé que de revoir un camarade de promotion. La réalité du contexte nous
rattrapa assez vite, et je fus entraîné vers un bureau pour passer aux choses sérieuses.
Là, les larmes que j’avais su contenir remontèrent, sans que je ne chercha à les contrôler.
La pression que j’avais accumulée fit céder le rempart de mon amour propre, et une immense
culpabilité  m’envahissait.  Je  pleurais  comme  un  gosse,  chose  qui  ne  m’étais  pas  arrivée
depuis une  cuite, dix ans en arrière, qui  avait fait ressurgir le souvenir de Tom, le chien qui
avait  été  mon  compagnon  d’enfance,  et  de  sa  disparition.  Là,  Dieu  seul  savait  pourquoi,
j’avais une image que j’avais fabriquée d’après les déclarations de Vincent, qui remontait sans
crier gare : C’était celle de cette fillette, abattue par un ami du géniteur de Vincent…  J’avais
en tête l’image reconstituée de la scène, d’une enfant meurtrie au plus profond d’elle-même,
nue et recroquevillée dans un coin, terrorisée par sa mise à mort qui arrivait sans ménagement.
La  terreur  de  cette  enfant,  cette  scène  reconstituée  que  j’avais  refoulée  au  plus  profond  de
mon  esprit,  se  mélangeaient  avec  l’angoisse  et  le  traumatisme  que  devait  porter  Vincent,
d’avoir  été  forcé  de  voir  la  vidéo  snuff-movie.  Cette  indicible  angoisse,  il  me  semblait  la
ressentir maintenant comme si j’avais été à sa place.
Lui, il devait en avoir les images réelles qui tournaient dans sa tête, et faire le rapprochement
de  celles-ci  avec  ce  qu’il  avait  dû  supporter…  Subirait-il  encore  les  mêmes  abominations ?
Finirait-il lui aussi comme cette malheureuse fillette, pour avoir tenté de parler ?
Toutes  ces  horreurs  me  paraissaient  irréelles  à  en  perdre  la  raison.  Je  m’entendis  lâcher  ces
mots dans un dernier sanglot mal contrôlé :
« J’aurais tellement voulu croire qu’il mentait…Vous ne pouvez pas comprendre ! »
Le gendarme chargé de prendre mon audition parut un peu perturbé par ma crise de nerfs mal
contenue, ne sachant sans doute pas grand chose de toute cette affaire. Il n’avait pas fait partie
du détachement de la honte.
Comme  il  se  voulait  condescendant,  je  l’attaquai  quant  à  la  violence  judiciaire  dont  ses
collègues  s’étaient  rendus  coupables  envers  Vincent,  tentant  de  recouvrir  tant  bien  que  mal
mon sang froid. Je réalisai que ses imposteurs de collègues eux aussi m’avaient vu craquer, et
m’en  voulais  de  leur  avoir  offert  le  plaisir  d’assister  à  cette  faiblesse  qui  m’avait  pris  en
traître.
J’étais certain, en outre, qu’ils étaient loin de comprendre ce qui avait provoqué ça.
J’étais  trop  sensible,  ou  trop  émotif  à  mon  goût.  Outre  cette  atteinte  à  l’image  virile  que
j’aurais  voulu  présenter  en  toutes  circonstances,  mon  manque  de  sang-froid  si  peu  opportun
m’exaspérait,  et  j’avais  conscience  qu’il  était  urgent  que  je  m’endurcisse  si  je  voulais
réellement  avoir  le  courage  de  voir  en  face  les  abominations  de  notre  société  pour  être  en
111
mesure  de  les  combattre.  Car  ce  que  je  serai  amené  à  voir  plus  tard  dépasse  les  limites  du
soutenable, de l’imaginaire, pour le cerveau « équilibré » d’une personne non avertie…
Pour  l’heure,  si  j’avais  flanché,  en  ces  lieux  et  à  cet  instant,  dans  cette  proportion  mesurée,
sommes  toutes,  c’était  du  reste  sans  grandes  conséquences,  à  condition  que  je  me
ressaisisse…
Rien n’était pour autant perdu ; il fallait continuer de combattre, dans une autre configuration,
certes, mais je ne devais pas lâcher un pouce de terrain.
Vincent  comptait  toujours  sur  moi ;  et  puisque  ces  braves  gens  me  tenaient,  maintenant,  on
allait pouvoir régler ça les yeux dans les yeux.
Le gendarme me laissa le temps de me ressaisir, sans manifester la moindre ironie.
Il avait l’air humain, et se comportait très correctement en tout cas.
Après s’être assuré que j’étais en condition de répondre à ses questions, il attaqua dans le vif
du sujet :

–  Je vais vous demander de me donner les détails concernant les endroits où vous avez
séjourné avec l’enfant, et les personnes qui vous ont aidé.

Ayant  recouvré  mes  moyens,  après  quelques  profondes  respirations,  je  me  braquai  alors
immédiatement, répondant tout de go :

–  C’est hors de question.
–  Vous refusez de collaborer ?
–  Non,  ça  n’est  pas  ce  que  j’ai  dit ;  je  coopérerai  autant  que  nécessaire  dès  que  vous
aurez compris pourquoi j’ai agi ainsi, et où se trouve l’intérêt supérieur de l’enfant .

Après  un  moment  d’hésitation,  l’OPJ  décida  de  lâcher  un  peu  de  lest  pour  ne  pas  rompre  le
dialogue, certain de pouvoir maîtriser l’audition, manifestement orientée.
Il tenta alors une approche indirecte, comme je m’y attendais :

–  Pouvez-vous vous expliquer sur  vos agissements ?

Je jubilai maintenant à l’énoncé de la dite question, en me frottant les mains.
Le  gendarme  prétendait  vouloir  comprendre  ce  qui  motivait  mes  agissements ?  Il  allait  être
servi, et au delà de ses espérances  !
Ma réponse dura plusieurs pages.
Je lui expliquai donc ce que vous savez tous maintenant – si vous avez eu la patience de me
lire jusqu’ici – en commençant par la menace pesant sur Vincent, et le comportement contre
nature des autorités.
Je  lui  rapportai  à  titre  indicatif  les  cas  similaires  que  j’avais  tenté  de  traiter  également,  pour
lesquels  les  mères  de  familles  portant  plainte  pour  viols  sur  leur  enfant  par  un  ex-conjoint
étaient  systématiquement  écrasées  par  l’appareil  judiciaire,  en  particulier  dépendant  de
MONTPELLIER.
Je  lui  donnai  des  noms  de  femmes  et  d’enfants  victimes  de  ces  faits,  lui  demandant  de
vérifier.
Je lui expliquai pourquoi je m’opposais à un placement de cet enfant à l’ASE, en lui citant de
récents  cas  concrets  où  des  enfants  placés  à  l’ASE  avaient  été  rapidement  remis  à  leurs
géniteurs, quand ces derniers étaient poursuivis pour le viol de leurs enfants.
Personne  dans  ma  situation,  ou  dans  celle  de  l’enfant,  ne  pouvait  avoir  confiance  envers  les
« autorités » ; il fallait que ce soit clair, et imprimé noir sur blanc, avec les arguments les plus
accablants.
112
Rien ne justifiait d’ailleurs que l’enfant soit  arraché à sa mère et placé à la DASS : Il n’avait
rien fait d’autre que de refuser de suivre son bourreau présumé, et insisté pour être entendu et
aidé à l’occasion de sa grave accusation.
Il  ne  s’agissait  donc  là  que  d’une  mesure  punitive,  terroriste.  Au  fur  et  à  mesure  de  mes
explications,  le  gendarme  auquel  j’expliquais  cela  semblait  déstabilisé.  J’en  vins  alors  à  lui
expliquer  le  contexte  plus  général  dans  lequel  mon  intervention  s’inscrivait :  Car  pour
comprendre  une  affaire  quelle  qu’elle  soit,  il  faut  en  maîtriser  le  contexte,  les  tenants  et  les
aboutissants… C’est d’ailleurs en principe le rôle d’un enquêteur.
Je lui parlai donc de l’affaire ALEGRE, et du rapport fait par le gendarme ROUSSEL – MDL
Chef à l’époque -, avant que cet enquêteur ne soit brisé par le système.  Je lui expliquai que ce
rapport  mis  en  forme  par  le  procureur  BREARD,  avait  été  transmis  par  ce  dernier  au  Garde
des  Sceaux…    …lequel  le  gardait  si  bien  qu’il  était  depuis  au  plus  grand  secret.  Et  pour
cause ; ce rapport impliquait nominativement de façon précise et fort accablante, des notables
tels  que  Dominique  BAUDIS,  ainsi  qu’un  certain  procureur  adjoint  du  nom  de  Marc
BOURRAGUET.  Celui-ci,  comme  j’y  ai  fait  allusion  dans  un  chapitre  précédent,  avait  été
promu  depuis  peu  sur  PARIS,  après  que  les  éléments  l’accusant  dans  le  cadre  de  viols  et
tortures  sur  des  prostituées  aient  été  jugés  irrecevables  en  raison  de  sa  « qualité »  de
magistrat !  Pourtant,  ces  personnes  au  dessus  des  lois  auraient  participé  activement  à  des
rituels  de  viol  collectif  et  de  mise  à  mort  de  diverses  victimes,  dont  des  enfants !…  Les
éléments que j’avais pu avoir de la part d’une personne proche de l’enquête, recoupés par les
enfants  du  magistrat  ROCHE,  étaient  terriblement  accablants  tant  pour  les  différents
impétrants  mis  en  cause,  que  par  l’ensemble  de  ceux  qui  s’étaient  attachés  à  caviarder  toute
l’affaire,  instrumentalisant  leurs  fonctions.  Le  réseau  impliqué  dans  l’affaire  ALEGRE,  et
ainsi mis hors de toute atteinte, irradiait les régions de TOULOUSE et de MONTPELLIER,
jusqu’en région parisienne, et devait sans aucun doute concerner PERPIGNAN. De mon point
de  vue,  qu’il  s’agisse  de  l’affaire  ALEGRE  ou  de  l’affaire  du  petit  Vincent,  ou  de  tout  type
d’affaire  de  ce  genre  sur  le  territoire  national,  il  devait  y  avoir  des  connexions,  pour  ne
concerner en fait qu’un seul et même réseau au multiples ramifications. Aujourd’hui où j’écris
ces lignes, ayant fait d’autres enquêtes poussées, je suis convaincu de ce que j’avance.
Mais  déjà  à  ce  moment  là,  mon  raisonnement  était  le  suivant :  Je  soupçonnais  fortement
l’emprise  générale  du  crime  organisé  à  tendance  pédophile  et  satanique  sur  l’ensemble  de
l’appareil  judiciaire,  et  prétendais  que  l’affaire  Vincent  n’en  était  qu’une  manifestation  de
plus.
Je prétendais qu’il y avait donc un lien entre des affaires telles que celle que je défendais, et
des affaires caviardées si grossièrement, telles que cette affaire ALEGRE, ou encore l’affaire
KAMAL,  ou  l’affaire  d’OUTREAU ;  autant  d’affaires  qui  n’étaient  –  et  ne  sont  toujours !  –
en fait que de monumentales machinations médiatico-judiciaires.
Revenant  sur  l’affaire  ALEGRE,  je  prétendais  que  si  elle  fut  étouffée  avec  de  tels
déploiements de force et de terreur, c’était parce qu’au delà de l’implication profonde et grave
de  quelques  policiers  et  magistrats  véreux  et  de  quelques  politiciens  dépravés  et  criminels,
elle constituait la preuve de l’implication formelle et profonde des institutions auxquelles ces
criminels impunis appartenaient.
Il ne s’agissait que d’un vaste réseau criminel engluant les rouages de notre société.
Plusieurs gendarmes attirés dans le bureau par la curiosité, buvaient mes paroles, incrédules et
mal à l’aise…
Je clôturai moi-même cette audition à peu près dans ces termes :

« –  Je  vous  demande  donc  de  bien  vouloir  user  de  votre  qualité  d’Officier  de  Police
Judiciaire pour que soit versé ce rapport « BREARD » à mon dossier, afin que vous ayez les
éléments indispensables tant à la manifestation de la vérité que ceux qui expliquent dans quel
113
contexte  s’inscrit  mon  action.  Je  répondrai  à  toutes  vos  questions  quand  vous  aurez  permis
par là que l’on puisse finir de répondre à la première question que vous m’avez posée… ».

Cependant,  le  gendarme  chargé  de  prendre  mon  audition  n’avait  pas  pour  consigne  de
chercher  à  comprendre  quoi  que  ce  soit à  l’affaire :  Il  n’y  avait  rien  à  comprendre,  et
certainement pas la vérité, trop lourde de conséquences pour toute la chaîne de ses donneurs
d’ordre, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.
Non ;  ce  gendarme  n’était  là  que  dans  le  cadre  d’un  simulacre,  et  sa  mission  était  de  me
soutirer les informations quant aux personnes qui m’auraient assisté dans ma démarche.
Le  gendarme,  conscient  de  son  rôle  méprisable,  estima  nécessaire  de  s’excuser  de  devoir
poser  à  nouveau  la  question  cruciale ;    à  savoir  si  j’acceptais  de  livrer  les  indications
concernant mon parcours avec Vincent, et les personnes qui nous avaient aidés.
Je ne pus que lui répéter ma phrase de clôture.
En début d’après-midi, ce fut au tour de miss HAMON, adjudant de son état, si portée sur la
parole donnée, de tenter sa chance afin de rectifier le tir.
Elle attaqua directement, voulant – décidément – la jouer à l’autorité. L’audition ne dura pas
plus longtemps que ce dialogue de sourds échangé plusieurs fois :

–  Acceptez-vous de répondre à mes questions ?
–  Il convient de me permettre de finir de répondre à la première…

Notre gendarmette, toujours aussi psychologue, tenta alors de me culpabiliser :

–  Vous-vous  rendez  compte  que  si  vous  refusez  de  répondre  à  mes  questions  et  de  me
dire  où  vous  êtes  allé  avec  Vincent,  et  qui  vous  a  aidé,  on  ne  peut  pas  l’entendre
comme cela était prévu ?

Elle  m’avait  mal  regardé,  manifestement,  et  n’avait  pas  encore  compris  que  malgré  ma
position  peu  enviable,  je  maîtrisais  la  situation  et  que  l’audition  ne  comporterait  que  des
déclarations fort embarrassantes pour les imposteurs. Non, je n’étais pas et ne serai jamais un
cadeau.
Je lui signifiai donc qu’il était l’heure de ma sieste, ce qui était juste, du reste….
Elle retranscrivit ma provocation, dépitée, avec l’air que se donne celui qui croit vous mettre
dans l’embarras en relevant de façon procédurale une phrase malheureuse.
Je retournai au cachot pour l’après midi, en profitant pour récupérer un peu.
Le  soir,  on  me  présenta  une  infâme  barquette  irradiée  au  four  à  micro-ondes,  à  base  de
poisson… Etant végétarien, et l’ayant précisé, je n’y touchai évidemment pas.
Le  lendemain  matin,  je  commandai  quelques  croissants  sur  les  pièces  de  monnaie  qui
m’avaient  été  confisquées  pour  la  garde-à-vue,  afin  d’accompagner  le  café  qui  m’était
consenti.
J’en  abusai  quelque  peu  –  totalement  inconscient  de  la  toxicité  réelle  de  ce  produit  à  cette
époque – avec l’enthousiasme déconcertant d’un gendarme qui va commencer sa journée dans
le cadre d’une passionnante enquête.
Je fus ramené dans le bureau de la militaire  « ripoux », qui se fit discrète, me signifiant que
c’était  le  commandant  de  brigade  « him  self »,  ce  bon  vieil  adjudant-chef  GONZALES,  si
procédurier, qui allait s’occuper de mon cas. Sans doute devais-je m’en trouver terrorisé…
Mon vieil ami « Moustache », l’air quelque peu tendu, arriva à mon troisième café pris dans
le  bureau.  Il  savait  qu’il  n’avait  pas  affaire  à  un  cas  courrant,  et  se  demandait  sans  doute
comment il allait pouvoir tirer les vers du nez à la tête de pioche qui sirotait son café comme
si de rien n’était.
114
Ayant un peu tourné en rond pour observer son adversaire, il attaqua de flan, se voulant bon
enfant : mon air enjoué l’avait mis en confiance…

–  Alors, Maillaud, on peut se tutoyer, hein ?! Tu es un ancien de la boutique, pas vrai ?
–  Si vous voulez…

Je  lui  déclarai  que  j’étais  prêt  à  parler,  réclamant  un  énième  café.  Ma  commande  fut  lancée
par le ripoux en chef se voulant serviable, qui me laissa quelques instants seul dans le bureau
de son adjointe. La fenêtre était ouverte, je pensai à la liberté, déterminé malgré tout à croiser
le fer dans les griffes de l’imposture judiciaire, jusqu’au bout. L’air frais s’engouffra un peu
plus dans la pièce, comme pour me donner du courage, et le montant de la fenêtre heurta un
vase qui se brisa à mes pieds. Je savais ce que cela signifiait ; rien ne reste en l’état où que je
passe, et quelque chose se briserait dans la quiétude criminelle de cette enceinte maudite, tôt
ou tard.
La gendarmette accourut au bruit de la catastrophe, et considéra les restes de son vase avec un
dépit soupçonneux. J’en fus même un peu gêné, et, voulant assurer que je n’y étais pour rien,
l’aidai  même  à  ramasser  les  morceaux.  « Moustache »  revint  sur  ces  entre-faits  avec  ma
commande,  impatient  de  me  voir  tenir  mes  engagements  matinaux…  Il  se  frotta  les  mains,
délia ses doigts comme un pianiste avant son concerto, et se mit à pianoter joyeusement tout
en me demandant :

–  Etes vous prêt à répondre à mes questions ?

Tricheur que je suis, je lui répondis que oui…
Le ripoux allait rentrer dans le détail, et je ne lui en laissai pas le temps, me lançant dans une
tirade qui se voulait n’être qu’un préambule, et qu’il crut bon de consentir à prendre, histoire
de ne pas me braquer en si bon chemin.
Je lui décrivis en détail, les violences avec lesquelles le petit Vincent et sa grand-mère avaient
été embarqués par ses gendarmes, sans omettre de déclarer avoir entendu ce que sa collègue
HAMONT avait dit à Vincent par téléphone, juste avant cette « neutralisation de forcenés »…
Le  militaire,  pris  de  court  par  mon  coup  fourré  et  ayant  retranscrit  ma  longue  périphrase
assassine, s’exaspéra alors et reposa sa question préférée, en tapant plus fébrilement.
Et je lui répondis que je souhaitais avant tout, que l’on finisse de répondre à la première qui
me fut posée…
Au  bord  de  l’apoplexie,  le  bonhomme  insista,  durcissant  le  ton,  répétant  sa  question  et
l’inscrivant en tapant nerveusement sur sa machine.
Me  moquant  de  lui  ouvertement,  je  lui  demandai  alors  si  il  notait  systématiquement  tout,
même les phrases répétées plusieurs fois de suite.
Il répondit par l’affirmative, et débuta sa clôture, grommelant entre les dents ce qu’il écrivait :

–  La personne entendue refuse de répondre à nos questions, il est – telle heure – et nous
procédons donc à la clôture de…

Je le coupai :

–  Non ;  j’ai  pas  fini !  Et  puisque  vous  notez  tout,  je  veux  que  vous  notiez  ceci ;  je
prétends que vous me faites des pressions !

Interloqué, pris au dépourvu, le gendarme s’exécuta, répétant à voix basse mon accusation en
la notant ; et j’enchaînai calmement :
115

–  Vous  notez  toujours ?  Vous  êtes  sûr ?  Parce  que  je  vous  soupçonne  de  corruption  et
d’association de malfaiteurs ! Alors notez ça, s’il vous plait !

Notre pauvre traître de militaire nota, toujours en répétant à voix basse, une voix mourante, du
coup.  Après  avoir  ainsi  « clôturé »,  « Moustaches »  sortit  sans  un  mot,  livide  comme  un
pastis.
Je  l’entendis  chuchoter  dans  le  couloir  avec  sa  collègue,  manifestement  bouleversé  par  mon
attaque surprise.
Ayant retrouvé des couleurs, il revint, chargé de colère mal contenue et m’assena sèchement :

–  Puisque  vous  aimez  les  siestes,  vous  allez  y  repartir !  Et  vous  serez  déféré  devant  le
juge d’instruction à midi.

Je fus ramené en cellule, et fouillé du coup de façon très appuyée, et presque brutale…
Quelle  déception !  Moi  qui  pensais  avoir  un  nouveau  copain,  qui  voulait  même  qu’on  se
tutoie…

Chapitre onze : Retour à la case « prison »…

Rose ROIG, Christian COTTEN et moi fûmes transférés vers midi dans les geôles du Palais
de l’Injustice de PERPIGNAN, en fourgon carcéral, et privés de repas pour la forme.
Cela me donna l’idée de commencer une grève de la faim.
J’étais seul dans ma cellule, laquelle était mitoyenne avec celle que partageaient COTTEN et
la vieille dame.
COTTEN  et  moi  échangeâmes  quelques  considérations  sans  grand  intérêt.  Il  était  persuadé
que  tout  se  passerait  pour  le  mieux,  semblant  content  de  lui  et  de  sa  prestation  devant  les
gendarmes.  Le  connaissant  un  peu  mieux,  j’imaginais  qu’il  avait  dû  me  charger,  ce  qui  me
laissait froid. Comme pour venir donner corps à mes pensées, le triste gourou de roman photo
s’écria comme pris d’une illumination :

–  Stan ! Je sais ce que je vais faire ! Je vais parler de Martine ! Ils seront dans le caca !

Pourtant, il avait dû  être privé de pétard !?…Je m’insurgeai alors, tentant de le  ramener  à la
raison, mais il continua dans son délire sans sembler m’entendre…
Cette  crapule  sans  nom  voulait  balancer  Martine  BOUILLON ;  c’était  sa  « stratégie  de
défense », clamait-il haut et fort, d’un ton triomphal…
Après trois heures à nous morfondre en cellule, nous fûmes informés que le juge d’instruction
daignait  enfin  nous  accorder  la  grâce  d’une  audience  en  huis  clos :  Son  déjeuner  devait  être
terminé,  mais  manifestement  la  digestion  devait  être  lourde,  car  nous  attendîmes  encore  un
certain temps…
Un  auxiliaire  de  justice  vint  faire  un  petit  tour  devant  la  grille  de  la  cellule  voisine  de  la
mienne, histoire de nous divertir un peu. Il s’adressa à la dame, sans conviction :

–  Je suis votre avocat commis d’office…

Après  son  départ,  je  me  rapprochai  des  barreaux  et  demandai  à  Rose  ROIG  si  elle  avait
demandé un avocat commis d’office ; évidemment elle me répondit que non.
116
Je  lui  expliquai  qu’elle  ne  devait  surtout  pas  lui  accorder  sa  confiance,  et  qu’elle  n’avait
absolument  pas  besoin  d’avocat  pour  défendre  sa  cause.  COTTEN  était  de  mon  avis,  et  la
dame m’écouta.
Quand le pitre en robe noire refit surface devant mes co-détenus, il se fit vertement rembarrer.
Mes  deux  voisins  furent  convoqués  devant  sa  Seigneurie  le  juge  d’instruction,  l’un  après
l’autre. Je ne les revis plus.
En  fin  d’après  midi,  l’avocat  commis  d’office  et  rembarré  d’office  eut  l’outrecuidance  de
tenter sa chance avec moi ; il n’eut pas le temps de finir sa phrase pour que mon refus cinglant
ne le renvoya jouer ailleurs. Ça n’était pas sa journée.
Enfin, je fus déféré devant Sa Majesté de magistrat, un certain Vincent ANIERES aux allures
d’éphèbe…
Méprisant  les  usages,  je  lui  demandai  comment  il  fut  possible  qu’un  avocat  vienne  me
démarcher  en  cellule,  n’ayant  jamais  formulé  de  demande  d’avocat  commis  d’office,  et  le
démarchage par les auxiliaires de justice étant rigoureusement interdit.
Son Altesse me foudroya du regard – du moins il dû l’imaginer.
Il ne me répondit pas…   …il s’indigna ! Il était outré que j’ai osé répudier cet avocat, alors
qu’il me l’avait lui-même envoyé !
Tentant de ne pas en faire trop, je me confondis en excuses.

–  Oh ! Si j’avais su ! C’est trop bête alors !…

Nul  doute  que  cet  avocat  avait  été  choisi  avec  soin  par  ce  magistrat,  dans  son  cercle  de
relations  les  plus  serviables…      …et  que  ledit  avocat  avait  des  consignes  spéciales  pour  la
défense de mes intérêts…
Il  faut  reconnaître  que  ce  pauvre  juge  d’instruction  avait  de  quoi  être  dépité :  Les  règles
procédurales  prévoyant  qu’il  ne  puisse  pas  me  questionner  sans  avocat,  il  ne  pouvait  que
relever ma déposition spontanée à l’occasion de cette première entrevue.
J’avais eu le temps de réfléchir à la situation, tournant en rond comme un lion en cage.
J’étais  convaincu  que  j’allais  droit  en  prison,  et  déterminé  à  garder  la  même  attitude  si  peu
coopérative.
Après  tout,  je  n’avais  affaire  qu’à  une  bande  d’imposteurs,  quelles  que  fussent  les  fonctions
dont ils se prévalaient ; des imposteurs qui étaient ligués pour la perte d’un enfant de dix ans,
victime  des  pires  sévices  qui  soient.  Ma  garde-à-vue  me  l’avait  confirmé.  Vincent  ne  devait
pas être écouté, au contraire. Les gendarmes, comme je l’avais pressentis, avaient menti, et la
machination pour étouffer l’affaire ne prenait pas le chemin de s’arrêter là…
Tout  ce  que  l’on  voulait  de  moi,  c’était  que  je  balance  mes  « complices »,  et  un  éventuel
réseau de résistance qui n’existait hélas que dans leur imaginaire.
Ce prétendu juge d’instruction n’aurait pas le loisir de me questionner.
Ma  décision  était  prise  à  ce  moment  là,  de  renier  ce  jeu  truqué,  à  tout  jamais,  et  quoi  qu’il
puisse m’en coûter.
Sa  Grandeur  me  manifesta  immédiatement  sa  plus  parfaite  hostilité,  violant  d’entrée  de  jeu
l’article 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et de la Charte des Libertés
Fondamentales, en m’interdisant par son parti-pris, le droit à un procès équitable et impartial.
Il me signifia qu’il n’avait pas de temps à perdre avec moi, ne m’accorant pour la forme que
quelques  minutes  et  de  très  mauvaise  grâce,  avant  de  demander  ma  mise  en  détention
préventive…
Tout se passait maintenant tel que je l’imaginais :
Je pris donc acte du fait qu’il s’opposait bien à la manifestation de la vérité, m’interdisant de
développer  tel  que  cela  est  nécessaire  les  arguments  à  ma  décharge,  faisant  également  à
nouveau une violation de mes droits à la défense. Ça commençait bien…
117
Sa  Sainteté  consentit  à  prendre  en  manuscrit,  sur  un  brouillon,  ce  qu’aurait  dû  être  ma
déposition… Mais, étais-je bête ! Je n’étais pas là pour être entendu ; la vérité concernant le
réseau de criminels pédophiles de la région, nul doute qu’il ne la connaisse beaucoup plus en
détails que moi. Non ; je n’étais confronté à cet individu haineux et mauvais joueur, juste que
pour sauvegarder les apparences, histoire que l’on puisse prétendre que mon incarcération  -déjà décidée – fut conforme aux règles prescrites par la Loi.
La petite heure passée dans le bureau du magistrat efféminé fut un vrai cirque.
Je faisais face à Sa Divinité, cerné de gendarmes présent pour assurer sa sécurité.
Mes  déclarations  faisaient  l’objet  de  railleries  entre  le  Dandy  Précieux  et  la  « gendarmette »
HAMON, dès que je disais quelque chose de dérangeant.
Le Maréchal Des Logis (MDL) Chef qui fut à la tête de l’équipée héroïque qui avait violenté
le  petit  Vincent,  était  présent  également,  faisant  servilement  échos  aux  exclamations
méprisantes de sa supérieure.
Je voulus malgré tout continuer ma déposition spontanée ; mais le ton de suffisance ironique
du magistrat fit place à l’exaspération de l’Etre Supérieur, auquel je faisais perdre un temps si
précieux. Il suffit ! Donc…
Je décochai alors une flèche empoisonnée :

–  La  tournure  que  prend  les  choses  ne  m’étonne  guerre,  vu  que  votre  patron,  le
procureur  général  AUMERAS,  est  lui-même  un  protecteur  des  réseaux  de  criminels
pédophiles…

Une clameur indignée emplit la pièce, et je sentais que ça s’agitait derrière moi.
Arborant une série de mimiques grotesques se voulant sans doute impressionnantes, la lèvre
tremblante,  le  petit  fonctionnaire  se  jeta  sur  ses  notes  pour  y  rajouter  cette  « infâme
calomnie ».
Si un jour je devais passer à la barre, on allait s’amuser : Tout étant dit dans la procédure, il
était impossible de m’accuser d’un quelconque outrage envers le magistrat que j’accusais.
Enfin, en théorie, parce que dans la pratique, les règles procédurales sont le dernier soucis de
ce  ramassis  d’imposteurs  à  robes  sombres,  le  premier  restant  le  jeu  des  illusions.  Mais  qu’à
cela ne tienne, j’avais envie de semer la pagaille dans le jeu truqué, et de prendre ouvertement
ses imposteurs criminels pour ce qu’ils étaient.
Sa Magnificence tenta, sans doute vis à vis des gendarmes présents – je ne parle évidemment
pas  pour  la  gendarmette  qui  à  mon  avis  fréquente  le  même  club  que  lui  –  de  prendre  la
défense de son supérieur, le Procureur Général (PG) de la cour d’appel de MONTPELLIER.

–  Sachez  que  monsieur  AUMERAS  et  moi  sommes  le  dernier  rempart  contre  la
pédophilie !

…dégoisa Son Excellence avec emphase, mais d’une voix mal assurée…
Le dernier rempart de protection des réseaux pédophiles, eus-je envie de rétorquer.
Je  préférai  cependant  ne  pas  me  mettre  tout  de  suite  un  outrage  sur  le  dos,  puisque  Sa
Préciosité s’était citée avec son patron bien aimé. Je me contentai d’un :

–  Comment  se  fait-il  alors  que  vous  refusiez  de  vous  intéresser  au  réseau  de
PERPIGNAN, dont est victime l’enfant que je prétends aider ?

Là, il n’y avait manifestement pas de réponse prête, à cette question pourtant si prévisible de
la part d’un énergumène comme moi.
118
Le  magistrat  botta  en  touche  avec  une  réplique  dans  le  genre  « vous  n’avez  pas  de  leçon  à
nous donner », puis il se mit en demeure de relire sa prose au greffier.
Seulement  voilà ;  celle-ci,  lue  avec  un  ton  sec  et  méprisant,  n’avait  plus  grand  chose  à  voir
avec  mes  déclarations.  J’osai  alors  interrompre  Sa  Seigneurie,  créant  la  surprise  et
l’indignation  générale…  Le  temps  semblait  être  allé  se  cacher,  devant  le  courroux  de  l’Etre
Supérieur ! Je demandai à ce qu’Il veuille bien rectifier une phrase trop déformée à mon goût,
mais  il  s’offusqua,  aussitôt  accompagné  des  chœurs  indignés  de  la  « gendarmette »,  de  son
adjoint, et même du greffier qui s’insurgea :

–  Si-si !Vous avez dit ça !

De quoi je me mêle, le scribe ! La réplique ne raisonna que dans ma boîte crânienne…
L’Etre Divin trancha, comme il se devait :

–  Ne jouons pas sur les mots ; ce ne sont pas les détails qui comptent…

Bien sur que non ; sauf quand ceux-ci sont soit-disant à charge…
S’en suivit une courte polémique à propos d’une périphrase par laquelle j’avais amorcé ce que
je  pensais  à  ce  moment    n’être  qu’un  préambule,  et  non  le  corps  principal  de  ma
« déposition »,  laquelle  était  dénaturée  de  façon  outrancière…  Le  ton  monta ;  j’osais  tenir
tête !
L’Etre de Lumière, superbe, choisît de ne pas relever l’incident. Après tout, pourquoi donner
tant d’importance aux élucubrations d’un mortel de mon espèce…
Il continua sa dictée inepte, en prenant à témoin sa « cour » à chaque fois qu’il pensait se faire
l’auteur d’un trait d’esprit…
Finalement,  il  me  tendit  trois  feuilles :  La  première  contenait  les  mises  en  formes
procédurales  habituelles ;  état  civil,  etc…  La  deuxième…    …le  corps  entier  et  déformé  de
mes « déclarations »… Et la troisième, la formule de clôture.
Je  signai  donc  la  première,  la  troisième,  ayant  simplement  passé  la  deuxième  sans  me
formaliser d’avantage …
L’ambiance  devint  un  peu  plus  oppressante,  d’un  coup.  Mais  l’Etre  Suprême  encaissa  mon
affront,  sans  s’abaisser  à  le  relever.  En  fait,  j’eus  l’impression  un  court  instant  qu’il  allait
éclater en sanglots, ayant cru percevoir un nouveau tressautement de sa lèvre inférieure.
Digne  jusqu’au  bout,  il  s’empara  d’une  autre  déposition,  celle  de  Christian  COTTEN
annonçant  qu’il  allait  en  faire  lecture,  arborant  l’air  terrible  et  triomphant  de  celui  qui
assènerait le coup fatal à l’ennemi.
Moi, si je voyais venir le petit fonctionnaire avec ses grands sabots – à talons aiguille… -, je
me demandais si c’était pour autant très régulier, me rappelant que ce genre de méthode était
couramment  utilisé  par  les  gendarmes  peu  délicats,  histoire  d’inciter  les  uns  à  balancer  les
autres, et vice et versa…
A travers cette lecture, j’eus confirmation de la veulerie du président de « Politique de Vie »,
qui se déchargeait effectivement totalement sur moi, assurant s’être laissé embarquer dans une
histoire dont il n’avait pas eu la moindre maîtrise.
Et dire que ce genre d’individu crâne en public et sur Internet, prétendant donner des leçons à
l’humanité toute entière…
Bref ;  Sa  Splendeur  resta  en  arrêt,  feuille  en  main,  à  l’issue  de  sa  lecture  attendant  une
réaction qui ne venait pas… Ce fut un bide total.
Je  répondis  sur  un  ton  détaché  que  ce  qu’avait  déclaré  COTTEN  était  parfaitement  exact.
J’assumais  pleinement  la  responsabilité  de  mes  actes,  affranchissant  le  collabo  de  toute
responsabilité dans cette mésaventure. Il ne méritait pas l’attention dont il faisait l’objet.
119
Décidément,  j’étais  fort  peu  divertissant  pour  Son  Altesse  Sérénissime,  et  Elle  décida  de
couper court à la distraction, non sans m’accabler quant à la « gravité » de mes agissements,
confirmant au passage le peu de cas qu’Elle faisait du principe de présomption d’innocence.
On n’était plus à ça près…
Le  petit  magistrat  vendu  pro-pédophile  eut,  pour  finir,  une  exclamation  équivoque  et
déplacée, que je livre à la sagacité du lecteur :

–  Sortez de la vie de Vincent !

Ce fut au tour du juge des libertés et des détentions, de manifester sa plus parfaite partialité à
mon égard.
Car pour jeter un innocent en prison, il faut y mettre les formes.
Eric  COMMEIGNES  –  aussi  exagérément  maniéré  que  son  collègue  –    me  toisa  depuis  son
fauteuil d’un air supérieur, cela va de soit, et vaguement narquois.
Son rictus semblait exprimer une sorte de gêne mêlée d’une vague compassion, comme celle
que l’on accorderait à un simple d’esprit destiné à l’échafaud.
J’avais  été  amené  dans  son  bureau  après  une  nouvelle  attente  dans  les  couloirs  du  Palais  de
l’Injustice, encadré par les ripoux de RIVESALTES.
A la gauche de l’imposteur, se tenait debout une femme, inexpressive, le regard vide et plissé
derrière  ses  lunettes,  l’air  absente ;  un  vice  procureur  ou  procureur  adjoint.  Je  n’ai  pas
souvenir de son nom, n’ayant pas eu le divertissement de lire ses édifiantes réquisitions, que
j’ai par contre écouté avec attention…
Avant son intervention, le cirque avait tout de même duré une bonne demi-heure au moins. Le
dénommé Eric COMMEIGNES n’avait écouté aucun de mes arguments,  se gaussant tout au
plus des plus sérieux. Il tenait entre ses mains, pour argumenter son verdict…   …la fameuse
feuille que j’avais refusé de signer. Et un autre vice de procédure ! Un !
Bref ;  l’enfant  ne  courait  aucun  danger,  n’avait  jamais  été  violé  ni  violenté,  et  n’était
aucunement  témoin  capital  dans  une  affaire  criminelle,  n’étant  en  fait  qu’un  petit
mythomane…
Pour finir, la femme figée – je ne dirais pas droite comme la Justice – fit la lecture ennuyeuse
de son pathétique réquisitoire d’un ton monocorde et soporifique.
Sa tirade ayant été déjà rédigée bien au propre avant qu’elle n’ait écouté ce que j’avais à dire,
je  m’interrogeais  quant  à  cette  curieuse  procédure,  où  de  prétendues  autorités  prennent  la
décision de jeter un homme en prison, posant leur argumentation par écrit, avant d’entendre la
version du présumé coupable, autrement dit ses éléments à décharge…
Il  ne  s’agissait  que  d’un  déballage  d’inepties  mensongères  et  hors  sujet  tournant  en  boucle
autour  du  thème  de  la  prétendue  gravité  de  mes  actes,  de  leur  caractère  hautement
« infractionnel ».
Manifestement, il fallait meubler, et suivre un rituel coutumier avec ses tournures se voulant
procédurales, histoire d’impressionner la proie dudit rituel et de donner  corps à un semblant
de mesure judiciaire. Tout est dans les apparences, le fond, le vrai, étant à éviter.
Même  la  voix  dénuée  de  vie  m’impressionnait ;  la  femme  figée  était-elle  bien  vivante,
possédée  par  quelques  esprits  malins,  sous  hypnose,  ou  simplement  sous  le  contrôle  de
HAARP  ?  (  base  secrète  américaine  située  en  ALASKA  et  qui  utilise  des  technologies  ultra
sophistiquées  à  base  principalement  de  rayonnements  électromagnétiques  pour  le  contrôle
mental des masses, à grande distance. )
Pour finir, la femme figée déclara, sans varier son intonation d’outre-tombe, qu’en raison de
la gravité de l’infraction, du risque de sa persistance et de son aggravation, il convenait d’en
emprisonner l’auteur.
120
La  gravité  de  l’infraction ;  protéger  un  enfant  des  gravissimes  violences  qu’il  subit,  de  leur
persistance et aggravation, constitue une infraction particulièrement grave, il faut le savoir.
Quant  au  risque  de  persistance  et  d’aggravation  de  ma  grave  forfaiture,  j’aurais  bien  voulu
que la femme figée m’expliqua comment elle pouvait baser son argumentation là-dessus pour
demander mon incarcération d’office.
En  effet,  je  n’étais  tombé  entre  leurs  tentacules  que  parce  que  j’avais  fait  le  choix
d’accompagner  l’enfant  que  le  collabo  de  COTTEN  livrait  aux  criminels  imposteurs,  me
constituant ainsi moi-même prisonnier, pour aller jusqu’au bout de mon engagement, et avoir
le cœur net. De fait, par son intervention aussi vile que honteuse, COTTEN avait su mettre fin
à  ma  « gravissime  infraction ».  Comment  donc,  de  surcroît,  pouvait-on  prétendre  qu’il  y  eut
un  quelconque  risque  d’aggravation  et  de  persistance  de  par  son  auteur,  d’une  prétendue
infraction à laquelle il avait été mis fin pour l’occasion ?
Vous  l’avez  compris :  Pour  prétendre  me  placer  en  préventive,  il  fallait  placer  quelque  part
cette tournure toute prête à l’emploi, avec ses trois notions clé ; l’infraction, particulièrement
grave ;  le  risque  de  persistance  de  ladite  infraction ;  le  risque  d’aggravation  de  ladite
infraction.
Le fait que mon action n’ait nullement constituée ladite infraction, bien au contraire, n’avait
aucune  importance  puisqu’il  ne  s’agissait  que  d’un  simulacre  de  plus,  que  d’une  énième
malversation criminelle travestie en mesure judiciaire, à inscrire au compte de ses auteurs, co-auteurs, complices actifs et passifs.
Deux  gendarmes  du  Peloton  de  Surveillance  et  d’Intervention  de  Gendarmerie  (PSIG)  me
conduisirent à la prison de PERPIGNAN, en soirée.
Dans leur véhicule de service, ils discutaient ouvertement de mon cas, m’interpellant quelques
fois, ayant été témoins des scènes qui s’étaient déroulées au tribunal.
Celui  qui  conduisait  semblait  perturbé,  et  en  désaccord  profond  avec  celui  qui  venait  de  me
réprimander avec cordialité quant à ma façon de tenir tête aux magistrats.
Du  point  de  vue  de  ce  dernier,  brave  gars  formaté  au  plus  profond  de  son  être,  toute  mon
erreur était là ; seuls importaient les formes, le respect des usages et des codes.
Le fond, c’était secondaire, quand bien même s’agissait-il de l’atteinte flagrante aux Droits de
l’Homme  sur  toute  la  largeur,  à  commencer  par  ceux  d’un  enfant  probablement  victime  de
viols aggravés et menacé de mort.
Notre  système  sociétal  est  mu  dans  sa  globalité  par  un  jeu  d’apparences  et  d’illusions,
lesquelles,  distillées  par  les  criminels  qui  semblent  en  avoir  un  certain  contrôle,  assurent  à
ceux-ci la meilleure des protections ; et ce gendarme en était la victime inconsciente.
Quant à son collègue, à qui tout cela semblait plus que suspect, il prit ma défense répondant
que  j’avais  probablement  raison  d’avoir  agit  tel  que  je  l’avais  fait,  et  que  j’étais  un
précurseur…
Il  répéta  plusieurs  fois  cette  expression,  sans  la  développer  pour  autant ;  peut-être  voulait-il
dire  que  j’ouvrais  une  brèche  par  mon  comportement  hors  norme,  une  issue,  dans  une
direction que d’autres devraient suivre.
Une  direction  rigoureusement  interdite  par  le  pouvoir  répressif  d’un  système  sociétal
perverti ;  une  voie  qui  permettrait  de  restaurer  son  intégrité  face  à  cette  obligation  de  subir
une compromission profonde, au nom du bon fonctionnement de ce système sociétal, au profit
de  ceux  qui  dans  ses  coulisses,  en  assurent  la  régie,  couvrant  entre  eux  leurs  infâmes
forfaitures…
En fait d’ordre, il ne s’agit qu’un d’un ordre criminel, adroitement mis en forme pour donner
l’image  trompeuse  que  tout  un  chacun  en  a :  Un  ordre  criminel,  odieux,  qui  sait  détourner
l’idéal des volontaires se destinant à servir les forces de…   …l’Ordre…
Un ordre criminel qui saura modeler à son image celles et ceux qui n’auront pas la force de
caractère de réagir à temps, pour en pulvériser l’intégrité jusqu’à en avoir raison de leur âme.
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Le décorum perfide est planté depuis fort longtemps, pour cette étape essentielle du formatage
du sujet, de sa transformation insidieuse du stade d’humain – et même de petit d’humain – au
stade de consommateur profondément égoïste, veule et déconnecté de lui-même…
« Il  faut  bien  vivre !  Il  faut  bien  nourrir  sa  famille !  Et  de  toute  façon,  tout  seul  on  ne  peut
rien faire ! On ne peut pas compromettre sa carrière !… »
Non bien sûr ! Il vaut mieux faire comme tout le monde…   …puisque « tout le monde » fait
comme tout le monde… …et accepter de se compromettre soi-même… On est suffisamment
abruti  au  travail  d’une  part,  et  par  tous  ces  divertissements  ineptes  et  obscènes  d’autre  part,
pour ne pas risquer de s’arrêter  à des considérations d’ordre existentiel ou moral…
Le  gendarme  du  PSIG  de  RIVESALTES ,  par  ses  quelques  mots,  m’avait  donné  matière  à
réfléchir,  m’ayant  lui-même  formalisé  cette  notion  « d’issue  de  secours »  que  j’enfonçais  à
mes  dépends.  J’allais  du  reste  avoir  le  temps  d’y  réfléchir,  et  de  comprendre  qu’au  delà  du
respect  inconditionnel  d’un  devoir  d’homme  vis  à  vis  d’un  enfant  menacé,  ma  démarche
insensée,  parce  que  constituant  une  menace  en  soi  pour  l’Ordre  criminel,  s’avérait  donner
effectivement les premiers coups de pioche rageurs dans la paroi sacro-sainte d’un miroir sans
teint à l’épais blindage.
J’étais,  grâce  à  cet  enfant,  allé  jusqu’au  fond  de  moi-même,  et  au  bout  d’une  problématique
fondamentale :  Les  institutions  judiciaires  et  politiques  ne  constituaient  qu’une  sinistre
imposture criminelle, et j’avais eu raison de douter tant de la parole de l’adjudant HAMONT,
que d’une quelconque administration de justice qui aurait pu rattraper le coup.
Ce  gendarme  là  semblait  avoir  intuitivement  compris ;  il  avait  même  compris  avant  moi
quelque  chose  d’essentiel,  m’ayant  fait  toucher  du  doigt  le  sens  profond  qu’avait  ma
démarche, malgré la situation peu avantageuse dans laquelle elle m’avait flanqué.
J’avais perçu dans le ton de sa voix, au delà d’une certaine forme d’admiration, l’expression
d’un espoir interdit.
Non ; nous n’en resterions certainement pas là, lui, et ses dizaines de milliers de collègues et
assimilés, pris au piège insidieux d’une chaîne de commandement engluée à son amont par la
compromission et la corruption.
Ni  ce  brave  gendarme,  ni  son  collègue,  ni  tous  les  autres  ni  même  les  pires  d’entre  eux  ne
devaient me faire renier l’idéal pour lequel je m’étais un jour joint à leurs rangs, un idéal que
la grande majorité d’entre eux avait nourri en son temps, à mon instar.
Un idéal de justice, de liberté et de paix.
Je  ne  devais  pas  me  tromper  de  cible,  et  ne  m’en  prendre  qu’aux  symptômes  du  Mal,  à  ses
premières victimes inconscientes de leur instrumentalisation criminelle.
Au  contraire !  Il  fallait  que  j’apprécie  le  trou  de  lumière  que  j’avais  pu  faire,  si  insignifiant
soit-il, pour le désigner plus formellement à mes anciens collègues, à tous ses gens en arme,
policiers, gendarmes et autres militaires,  destinés à leur insu à n’être que le bras armé d’une
imposture politico-judiciaire, soumise aux forces occultes qui en tirent les ficelles.
Mais tout d’abord, il fallait que je m’en sorte, vivant, accessoirement…
Car  les  donneurs  d’ordres,  ceux  qui  instrumentalisaient  en  l’occurrence  si  grossièrement
l’institution  judiciaire,  étaient  bien  les  pires  monstres  qui  furent,  dénués  du  moindre  état
d’âme.  Si  ils  couvraient  ou  participaient  à  des  exécutions  d’enfants,  après  que  ceux-ci  aient
été violés et torturés, il n’hésiteraient pas à faire exécuter un enquiquineur de mon espèce.
Si  ils  avaient  une  telle  emprise  sur  l’appareil  judiciaire,  nul  doute  qu’ils  maîtrisaient  sa
branche carcérale, et que mon suicide par pendaison rentrait dans le domaine du tout-venant
pour eux. Ces questions me remuaient déjà les tripes, meublant l’attente précédant l’ouverture
des portes de la prison pour le véhicule des gendarmes. La peur refaisait ses ravages dans mon
esprit trop faible, que je parvenais malgré tout à calmer :
Allais-je  en  sortir  vivant ?  Tout  dépendait,  selon  moi,  une  fois  de  plus,  de  ce  jeu  des
apparences.  Je  n’était  pas  incarcéré  seul  et  dans  la  pénombre  totale.  Si  Rose  MONTSERRA
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ROIG  avait  tout  de  même  été  relâchée  à  l’issue  de  sa  garde-à-vue,  COTTEN,  en
« remerciement » à sa « collaboration », m’avait précédé, d’après les gendarmes. Je savourais
cyniquement ce détail…
Mais COTTEN n’était pas isolé comme je pouvais l’être ; il avait sa clique de supporters trop
crédules – voire manipulés -, mêlés d’escrocs de même acabit que lui. Je pouvais donc espérer
que rien dans le genre  « suicide » ne soit tenté durant l’incarcération, puisque cela risquerait
d’attirer  plus  encore  l’attention  sur  une  affaire  pour  laquelle  les  criminels  imposteurs  ne
voulaient pas de publicité.
Cela dit, il faudrait que je surveille mes arrières, au propre comme au figuré, car l’occasion de
me  donner  une  bonne  leçon  suffisamment  dure  et  humiliante,  qui  entamerait  mon  mental,
pouvait être favorisée par le milieu dans lequel j’allais plonger.
Je pensais à ce qu’avait du endurer ce pauvre gosse…
C’était  du  reste  la  peur  principale  que  j’avais  eu  à  chaque  précédente  incarcération,  et  à
chaque  fois,  pour  me  gonfler  afin  de  faire  face  à  toute  épreuve,  je  m’étais  totalement
conditionné pour me battre jusqu’à la mort, et à tuer de sang froid au premier contact avec un
quelconque agresseur. J’avais toujours entretenu quelques rudiments en matière de techniques
de combat à mains nues, et avais quelques fois été obligé d’en mettre les moins offensives en
pratique.
Cette  évocation  de  mon  passé  alimenta  le  flot  des  pensées  parasites,  une  autre  angoisse  me
rattrapa  au  vol ;  je  ne  voyais  pas  comment  les  criminels  imposteurs  pourraient  ne  pas
s’apercevoir que je venais d’être condamné à subir des soins psychiatriques, pour avoir été un
homme-groupe-de-combat…
Si  la  gendarme  HAMONT  avait  fait  allusion  au  fait  que  d’après  les  vérifications  d’usage
effectuée  concernant  mon  casier  judiciaire    rien  n’apparaissait,  c’était  parce  que  ma
condamnation  n’y  avait  pas  encore  été  enregistrée ;  mais  il  était  plus  que  probable  que  l’on
me passe un peu plus sérieusement au crible, maintenant que l’on me tenait.
Là,  le  risque  pour  moi  était  de  me  retrouver  purement  et  simplement  en  asile  psychiatrique,
avec  à  la  clé  la  chimiothérapie  qu’il  convient  d’appliquer  à  un  fou  furieux  qui  enlève  des
enfants pour se distraire un peu.
C’était également la pire des chose qui pouvait se produire pour Vincent, et du pain béni pour
les  imposteurs  criminels  et  ceux  qu’ils  couvraient,  qui  pourraient  ainsi  s’écrier  en  cœur  que
Vincent ne pouvait effectivement qu’être un petit mythomane, preuve étant qu’il n’aurait pu
être pris au sérieux que par un autre détraqué dans mon genre.
Je  m’en  voulais  de  m’être  jeté  ainsi  dans  la  gueule  du  loup  et  d’avoir  été  si  docile  quand
j’aurais dû tout tenter pour rompre le contact et prendre la fuite pour ma propre sécurité.
Quelques  réflexions  peu  réjouissantes  plus  tard,  les  portes  du  pénitencier  s’ouvraient  à  mon
attention, et je fus confié aux bons soins de son personnel de bord.
Mon circuit d’entrée effectué, j’intégrais une cellule occupée par un jeune gitan.
Il n’avait pas inventé l’eau chaude, mais était de bonne compagnie, et avait une conversation
riche en détails croustillants concernant le procureur DRENO : Ce dernier aurait été en affaire
avec  la  communauté  gitane  de  PERPIGNAN,  pour  tout  genre  de  basses  combines.  Il  aurait
entre  autre  permis  à  un  patron  d’un  entreprise  de  sécurité  située  près  de  la  gare  de
PERPIGNAN de partir au MAROC, après que celui-ci ait détourné deux millions d’euros…
Deux jours plus tard un autre gitan plus âgé réintégra la cellule, et je dus lui rendre le lit que
j’avais squatté pour son week-end de quartier libre, pour dormir sur un matelas posé à même
le  sol.  Les  conversations  furent  de  plus  en  plus  instructives ;  les  gitans  me  racontèrent  que
tout le monde savait dans leur communauté que DRENO était un homosexuel qui s’assumait,
et  semblèrent  choqués  qu’il  puisse  d’ailleurs  avoir,  selon  moi,  de  probables  penchants
pédophiles… (Perturbé par mon incarcération, je me mis à mon tour à divaguer !…)
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C’est  nocif,  la  prison,  vous  n’avez  pas  idée…  On  y  croise  un  tas  de  gens  mal  éduqués  qui
disent  des  tas  de  vilaines  choses,  certainement  par  pure  rancœur,  sur  des  notables  si  propres
sur  eux…  C’est  comme  cette  histoire  de  trafic  de  voitures  par  la  brigade  de  recherches  de
RIVESALTES… Où les détenus vont-ils chercher pareilles insanités ?!
Moi,  tout  ça  ne  m’étonnait  pas  plus  que  ça,  et  profitant  de  quelques  promenades,  je  glanais
discrètement des éléments sur l’imposteur en fonction, et ses joyeux comparses.
Certains geôliers étaient même plus loquasses que les pensionnaires eux-mêmes.
Apparemment,  mes  impressions  quant  aux  mœurs  particulières  des  magistrats  auxquels
j’avais eu affaire se recoupaient ; il y avaient de chaudes soirées dans les parages…
Une  ambiance  similaire  à  celle  de  l’affaire  ALEGRE  semblait  régner  du  côté  de
PERPIGNAN ; après tout, TOULOUSE n’en est qu’à une encablure.
J’avais poursuivi ma grève de la faim, entamée involontairement durant ma garde-à-vue.
Je  fus  transféré  dans  une  cellule  à  deux  places,  trois  jours  plus  tard,  occupée  par  deux
prisonniers : Un jeune gars et un retraité, qui ne voulaient pas parler de ce qui les avait amené
là… Je préférais ne pas chercher à savoir, craignant le pire – pire à mes yeux – me bornant à
trouver  leur  compagnie  conviviale  et  à  supporter  les  jeux  de  mots  de  l’ancien,  et  les
discussions stériles qui prenaient le relais de  l’omniprésente boîte à images.
L’ancien imposait sa série débile tous les matins à dix heures ; « Plus belle la vie ».
Souvent,  le  plus  jeune  s’abrutissait  devant  des  dessins  animés  ou  des  clips  affligeants ;  pas
évident  de  réfléchir,  même  en  prison.  C’est  interdit  dans  tous  les  recoins  de  notre  système
sociétal, et la télévision est même d’une certaine façon imposée aux détenus, sachez-le.
En  effet,  je  fus  convoqué  dans  le  cadre  des  activités  internes :  La  femme,  une  commerciale
pour  je  ne  sais  trop  quoi  qui  me  reçut  dans  son  bureau,  me  fit  savoir  que  je  ne  pouvais
prétendre  à  aucune  activité  que  se  soit,  si  je  ne  prenais  pas  l’abonnement  payant  pour  la
télévision. Comme il  y en avait une dans la cellule surchargée que j’occupais maintenant, la
mégère voulait me faire  payer l’abonnement dit  obligatoire !  L’entretien  fut bref,  et je n’eus
donc pas accès à d’autres activités que les promenades quotidiennes d’une heure à une heure
et  demi  entre  les  murs  d’enceinte.  Je  les  mettais  à  profit  pour  effectuer  des  marches  actives
afin de gérer mon « jeûne » de façon à ne pas devenir une loque sans défense trop rapidement.
Cependant, ce qu’il avait pu advenir de Vincent me hantait l’esprit…
Les  jours  passaient ;  je  restais  en  permanence  sur  mes  gardes,  redoutant  un  coup  tordu  qui
pouvait venir de n’importe où, de n’importe qui.
Ma  grève  de  la  faim  commença  à  m’affaiblir  au  bout  d’une  dizaine  de  jours,  mais  je  ne
relâchai pas ma discipline : Une partie de la matinée était remplie par des exercices physiques
simples ;  pompes,  flexions,  etc,  que  j’accomplissais  rituellement  sous  l’œil  de  plus  en  plus
inquiet de mes codétenus.
L’heure du repas  était toujours un sale moment pour moi ; les repas rythmaient le cours des
journées, découpant celles-ci en tranches qui semblaient ainsi passer plus vite.
Mais quelle frustration que de ne pouvoir manger, et refuser un plateau sur lequel je me serais
jeté sans état d’âme malgré la piètre qualité de ce qui y était présenté !
Il  fallait  ensuite  supporter  le  moment  du  repas  de  mes  codétenus,  lesquels,  navrés,  étaient
conscients de mon calvaire. Mais j’essayais de ne pas les mettre mal à l’aise pour autant.
C’était mon choix. Il fallait tenir bon et je ne trichais qu’en m’octroyant  un bol de café noir
sucré  au matin, histoire de pouvoir tenir mes séances d’entraînement.
J’avais  été  convoqué  par  la  direction  de  la  prison  concernant  ma  grève  de  la  faim,  et  était
surveillé  de  près  par  des  geôliers  qui  espéraient  me  prendre  en  flagrant-délit  de
« mangeâge »…  Ma  prise  de  position  gênait  l’imposture  judiciaire.  J’échappai  de  justesse  à
l’hospitalisation, quand à l’issue des deux premières semaines il fut constaté par le personnel
médical  les  effets  de  mon  « jeûne » ;  les  médecins  insistèrent  pour  que  j’accepte  d’être  mis
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sous perfusion, ce qui était hors de question. Je fus d’ailleurs soulagé de constater que l’on ne
semblait pas pouvoir m’y contraindre.
Je  devais  croiser  COTTEN  quelques  fois,  malgré  l’interdiction  qui  nous  était  faite  de  nous
rencontrer. En effet, à l’occasion de visites médicales ou de convocations de routine par des
cadres du personnel pénitencier, nous étions enfermés ensemble dans un même sas d’attente,
le temps d’échanger quelques considérations plus ou moins constructives.
Il  avait  quant  à  lui  arrêté  au  bout  d’une  semaine  la  grève  de  la  faim  qu’il  avait  cru  bon  de
commencer dans mon sillage. Petit mental…
Mais  il  semblait  inspiré  pour  rentrer  en  guerre  sérieusement  contre  l’imposture  judiciaire  et
sociétale,  jurant  sur  ses  grands  dieux  qu’il  ne  laisserait  pas  tomber  Vincent,  et  m’assurant
qu’il fut réellement persuadé que les ripoux de RIVESALTES auraient tenu leurs promesses.
Après tout, peut-être était-il sincère, et que ce détour par la case prison lui avait mis du plomb
dans la tête… Il arrivait à se procurer sa dose de drogue douce à l’occasion, d’après ce dont il
se vantait, et m’avait effectivement l’air d’être toujours perché quand je le croisais. C’est lui
du reste, qui me tint informé quant au sort de l’enfant : Comme je le pensais, Vincent ne fut
bien  sûr  ni  entendu  comme  promis,  ni  traité  comme  il  aurait  dû  l’être.  Les  « autorités »
n’avaient  pas  tenu  leur  promesse  sur  ce  point  non  plus. Cependant,  les  imposteurs  n’avaient
pas  osé  aller  jusqu’où  ils  l’auraient  souhaité,  s’étant  limités  à  placer  l’enfant  à  la  DASS,
n’ayant donc pas jugé judicieux de le livrer à son géniteur. Nous avions semé suffisamment le
trouble dans leur criminelle quiétude pour qu’ils se sentent obligés de réviser leurs plans vis à
vis  du  sort  de  Vincent,  et  cette  nouvelle  me  gonfla  d’espoir,  me  procurant  une  nouvelle
énergie combative.
Je fis appel, entre temps, de cette ordonnance de placement en détention préventive.
Le  27  février  2006,  je  fus  « extrait »  pour  être  déféré  devant  la  Cour  d’Appel  de
MONTPELLIER, dans ce cadre.
J’y  retrouvai  Christian  COTTEN,  et  mon  ami  et  avocat  Patrick  BRUNO  du  barreau  de
PARIS,  ancien  gendarme  –  l’exception  qui  confirme  la  règle  avec  Jean-Pierre  JOSEPH,
quand je parle avec mépris de leur corporation.  (Dans la mesure où, malgré mes efforts, vous
douteriez  encore  du  fait  que  « faire  mumuse »  sur  l’échiquier  truqué  de  l’appareil  dit
judiciaire ne sert que l’imposture politique et judiciaire, desservant ainsi notre intérêt collectif
en profondeur, je vous recommande ces auxiliaires de justice…)
Christian COTTEN fut entendu par cette cour en premier, avec ses avocats – et lui, il n’était
pas gâté, ayant été pêcher ceux qui avaient trahi son ami Jean-Michel JACQUEMIN !…
( Affaire sur fond de catastrophe de TCHERNOBYL vue dans la première partie de ce livre.)
COTTEN devait savoir ce qu’il faisait, car les baveux qu’il avait désignés en connaissance de
cause  pour  sa  défense  surent  plus  tard  comment  orienter  les  débats  contre  moi,  lors  de  mon
procès du 5 mars 2009.  Nous n’en sommes pas  encore là, mais au moment où j’étais déféré
devant la Cour d’Appel de MONTPELLIER.
C’était  maintenant  mon  tour  de  passer  devant  les  imposteurs  en  robes  sombres.  Je  ne
nourrissais  aucune  illusion.  Ce  fut  donc  avec  une  totale  sérénité  que  je  rentrai  en  salle
d’audience,  audience  à  huis  clos,  évidemment.  Le  magistrat  qui  présidait  l’audience  n’était
pas  à  l’aise,  et  j’eus  beaucoup  de  mal  à  trouver  son  regard :  Il  ne  semblait  pas  lui-même
convaincu  le  moins  du  monde  de  ce  qu’il  disait,  quand  il  se  référait  au  « bouclier
d’OUTREAU»*,    pour  m’expliquer,  sans  aucune  animosité  à  mon  égard,  que  je  m’étais
certainement fourvoyé.
*  Sordide  affaire  où  dans  la  réalité  des  enfants  furent  violés,  faits  attestés  formellement,  et
aucun agresseur ne fut inquiété pour autant, ne s’agissant que d’une odieuse manipulation de
plus,  destinée  à  épargner  un  réseau  criminel  local  de  notables.  La  désignation  d’un  jeune
juge  inexpérimenté  et  l’instrumentalisation  d’une  personne  prévenue  furent  le  fond  d’une
stratégie destinée à semer la confusion, et à clôturer l’affaire en sagouin, pour assurer pour
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le comble que dorénavant, il ne fallait donc plus tenir compte des déclarations faites par des
enfants  dans  ce  genre  d’affaire.  Cette  affirmation  contraire  à  tout  principe  de  justice  et  de
protection de mineur fait loi depuis, telle une véritable jurisprudence.
Sa conscience devait manifestement le travailler…
Le procureur qui était assis à ma gauche n’était  pas plus à l’aise, mais remonté et agressif  à
souhait,  jusqu’à  en  être  congestionné.  Malheureusement,  je  n’eus  pas  l’honneur  insigne  de
faire la connaissance de monsieur le Procureur Général AUMERAS – ami engagé du fameux
criminel  pédophile  du  nom  de  RENARD,  le  tristement  célèbre  magistrat  des  affaires  de
NICE…
Ça n’était qu’un sous-fifre, que j’avais comme adversaire, du nom de BEDON. Mais il avait
de  bons  arguments,  le  BEDON !  Il  serrait  entre  ses  mains  tremblantes…      …la  fameuse
« deuxième  page fantôme »  de  mon  audition  si  scrupuleusement  prise  par  l’éphèbe  juge
d’instruction   ANIERES.
Bien  sûr,  il  eut  l’air  très  bête,  le  BEDON,  quand  je  lui  fis  remarquer  que  cette  page  si
compromettante pour moi – il fallait croire – ne portait pas ma signature, et n’était donc pas de
moi. (On joue sur un échiquier truqué ou non ?)
Je  vous  passe  les  détails  de  ce  grand  guignol  joué  ce  jour  là  à  la  cour  d’appel  de
MONTPELLIER,  lequel  n’avait  pas  grand  intérêt,  hormis  le  fait  qu’une  trentaine  de
personnes  était  venue  manifester  en  notre  faveur,  à  COTTEN  et  à  moi  semblait-il,  dans
l’enceinte même du tribunal. J’avais même pu entrapercevoir les activistes derrière une porte
vitrée.
Cela  avait  fait  son  effet,  indéniablement,  les  imposteurs  en  robes  couleurs  mortuaires  ne
supportant pas la publicité pour leurs odieuses manigances.
Je ne connaissais personne ; le soutient en question devait donc provenir de l’environnement
de COTTEN, qui avait donc les moyens de perturber quelque peu l’ordre criminel dans le cas
où il aurait été maintenu en détention pour des motifs dont l’irrecevabilité était si criarde.
Difficile alors, de libérer l’un, sans libérer l’autre.
Tout  n’était  pas  perdu,  mais  peut-être  que  mon  obligation  à  subir  des  soins  psychiatriques
avait été découverte. Je serrais les fesses, mais aucune allusion n’y fut faite.
La Cour d’Appel devait rendre sa décision deux jours plus tard.
Soit. Je retournai dans le fourgon à clapiers, direction la prison. Direction le matelas qui me
tenait lieu de lit, au milieu d’une petite chambre prévue pour deux détenus, et dont j’étais le
troisième occupant.
Je ne nourrissais pas beaucoup d’espoir d’en sortir, et m’étais fait une raison.
J’avais fait jusqu’au bout, ce que ma conscience m’avait dicté, et avais su dompter mes plus
basses  énergies  de  peur,  pour  préférer  me  constituer  prisonnier  lors  de  la  livraison  de  mon
protégé.
N’ayant pas été en mesure d’empêcher cela, mieux valait que j’assume ma défaillance, que je
tienne  mon  insensée  promesse    faite  à  Vincent,  jusqu’à  la  prison,  donc.  Au  moins,  je  me
jurais, tant que je restais physiquement en mesure de le faire, de croiser le fer avec les traîtres
imposteurs, de les affronter avec l’énergie du vrai. Ma grève de la faim ne portait du reste pas
sur ma propre détention, en termes de revendications. Comme je l’avais inscrit noir sur blanc,
à la demande des responsables du personnel pénitentiaire, j’exigeais que Vincent soit remis à
sa mère, et qu’il fasse l’objet des promesses tenues par l’adjudant de gendarmerie HAMONT.
Celles-ci  incluaient  de  toutes  façons  le  fait  que  nous  n’aurions  pas  dû  être  inquiétés,  ni
COTTEN ni moi, mais je n’en demandais pas tant. Quelque part, j’étais libéré d’un doute qui
m’aurait  suivi  jusqu’à  ce  que  je  commette  peut-être  quelque  chose  d’irréparable  en  tentant
d’aider l’enfant.
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Christian  COTTEN  enfermé  dans  la  cage  mitoyenne  de  la  mienne  dans  le  fourgon  qui  nous
ramenait  de  la  Cour  d’Appel  de  MONTPELLIER  à  la  prison  de  PERPIGNAN,  semblait
déborder d’optimisme, promettant qu’il ne lâcherait jamais Vincent.
Les gendarmes chargés du transfèrement nous laissèrent converser, nous ayant juste informés
pour la forme que c’était interdit, pour s’inviter ensuite dans notre discussion.
Ils  semblaient  totalement  ralliés  à  notre  cause,  comme  le  trahissaient  certains  gestes  ou
commentaires  très  humains.  Leur  soutien  moral  me  redonnait  espoir,  un espoir  qui  m’habite
toujours au moment où j’écris ces lignes : Il suffirait de quelques éléments avisés, courageux
et  intègres  pour  constituer  le  grain  de  sable  qui  pourrait  encore  faire  dérailler  ce  train
infernal…
Mon espoir revenait surtout depuis que mon avocat m’avait confirmé le fait que Vincent avait
bien été placé à la DASS : J’étais soulagé du fait que les imposteurs ne se soient plus sentis en
position  de  le  remettre  directement  entre  les  griffes  du  probable  malade  mental  qu’ils
protégeaient.  Pour  moi,  le  résultat  de  mes  frasques  et  des  quelques  remous  qu’ils  avaient
générés, était plutôt positif, puisque l’enfant avait provisoirement évité le pire.
Mais mon soucis était la probabilité que l’enfant ne soit livré à son bourreau, comme cela était
prévu avant mon intervention, dès que la pression retomberait. Cette condition nécessitait bien
entendu que je me soumette au terrorisme judiciaire, ce qui était hors de question. Mais pour
COTTEN,  malgré  ses  belles  promesses  faites  avec  tant  d’emphase  devant  les  gendarmes,
c’était autre chose…
Ma  putative  libération  en  conditionnelle,  qui  fut  l’objet  du  cirque  du  jour,  était  évidemment
assujettie  formellement  à  cette  condition,  et  comme  il  en  était  de  même  vis  à  vis  du  gourou
collabo, je ne me faisais pas trop d’illusions quant à sa crise d’intégrité.
Du reste, si par miracle je devais être provisoirement libéré, j’aurais interdiction de rentrer en
contact avec COTTEN, et devrais vider les lieux de l’association. De ce fait, je n’aurais donc
pas  les  moyens,  au  travers  de  ma  gracieuse  « coopération »  au  sein  de  son  association  qui
prenait donc fin, de rappeler à son président sa parole donnée et de surveiller de près les suites
de celles-ci.

Chapitre douze : Le bal des cloportes

Les  deux  jours  passèrent,  et  contre  toute  attente  un  maton  vint  ouvrir  la  porte  de  la  cellule,
cette après midi du 1er mars 2006, avec un large sourire :

–  Prépares tes affaires, MAILLAUD ; tu sorts !

A ma sortie, Bruno SCHACHT, l’intrépide paparazzi, m’attendait armé de son appareil.
Il mitrailla ce qu’il restait de moi, avec une douzaine de kilos en moins, sans pour autant me
terrasser…
Un peu déboussolé, j’avais espéré que quelqu’un m’attendrait pour me prendre en charge.
Le  paparazzi  n’avait  pas  dans  l’intention  de  m’aider  à  regagner  le  centre-ville,  souhaitant
immortaliser également la sortie de mon « complice », qui devait aussi être libéré.
Nul  doute  que  ce  revirement  de  situation  était  d’ailleurs  dû  à  COTTEN,  et  à  son  entourage
associatif et assimilé. Le fait qu’il ait été candidat aux présidentielles pouvait être de nature à
générer un peu de lâchage de lest ; à moins qu’il n’ait eu quelques appuis politiques dans un
camp  opposé  à  celui  de  la  demi-portion  d’imposteur  caractériel  qui  allait prendre  le  pouvoir
dans les semaines qui suivaient, ce que je soupçonne fortement aujourd’hui.
Mais quoi qu’il en fut, ce jour là j’étais libre, et ne m’étais pas senti obligé de me pendre avec
mon drap en attendant cette providentielle décision de « justice ».
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Enfin, libre, c’était vite dit… J’avais signé lors de mon circuit de sortie, la notification de ma
mise sous contrôle judiciaire, laquelle m’imposait de pointer dans un commissariat de police
tous les quinze jours.
Il m’était également précisé que j’avais interdiction de rentrer en contact avec les personnes
mises  en  examen  avec  moi,  mes  prétendus  complices  de  soustraction  de  mineur,  et  ledit
mineur.
Ce point m’ayant été précisé par avance, je ne pouvais pas garder ma domiciliation à l’adresse
de  « Politique  de  Vie »  dans  le  cadre  du  contrôle  judiciaire,  quand  bien  même  j’aurais
souhaité conserver cette attache, et que COTTEN l’ait consenti de son côté.
Heureusement,  Michel  LANGINIEUX,  l’activiste  contre  les  mensonges  et  trahisons  sur
l’amiante, si négligé par COTTEN, m’avait domicilié chez lui, afin que je ne sois pas SDF, ce
qui  aurait  pu  sérieusement  compromettre  une  décision  en  faveur  de  ma  libération  en
conditionnelle.
Mais le brave homme vivant en fait dans un réduit de 20 mètres carrés, il ne s’agissait pour
moi  que  d’une  adresse  fictive,  qui  m’obligeait  à  pointer  au  commissariat  de  police  du  17ème
arrondissement de PARIS.
En tout cas, j’étais dehors, grâce à lui, et ma principale préoccupation était donc de regagner
la région parisienne, où j’espérais retrouver Janett, récupérer mes  affaires  chez COTTEN, et
pouvoir aviser de la suite.
Mais  les  premiers  effets  qu’il  fallait  que  je  récupère  devaient  m’attendre,  en  théorie,  chez
Rose MONTSERRA ROIG : J’y  avais laissé au moment de mon arrestation  mon sac à dos et
mon porte-feuilles qui contenait les quelques sept cent cinquante euros que j’avais récupérés
sur mon compte trois semaines plus tôt, vidant celui-ci, déduction faite du billet de cent euros
que j’avais confié à Vincent, au cas où…
Je demandai à SCHACHT de prendre contact avec les ROIG, de son portable. Je fus quelque
peu blessé d’apprendre que Myriam ROIG me maudissait, me désignant comme responsable
de  tous  ses  malheurs.  Avisé  du  fait  que  la  femme  dont  je  voulais  malgré  tout  défendre  les
droits à travers ma grève de la faim, me crachait au visage, je décidai de me ré alimenter sans
état d’âme à la première occasion, histoire déjà, de ne pas tomber dans les pommes.
Mais  il  fut  convenu  par  l’intermédiaire  de  SCHACHT  que  j’attende  devant  la  gare  de
PERPIGNAN, où la femme consentait de mauvaise grâce à venir déposer mes effets dans la
soirée.
Je  dus  rejoindre  la  gare  à  pied,  réunissant  quelques  forces  insoupçonnées,  m’étant  mis
d’accord avec le paparazzi pour qu’il me rejoigne devant la gare de PERPIGNAN.
Arrivé en centre-ville, je me précipitai dans une boulangerie, claquant le peu de monnaie qui
me  restait  et  qui  me  fut  restituée  à  ma  sortie,  dans  la  première  saleté  sucrée  que  je  croisai,
rompant aussi brutalement que maladroitement mon « jeûne ».
Plus tard, je pus effectivement récupérer mon sac, jeté rageusement à même le sol devant la
gare par une mégère qui m’insultait copieusement au passage. Quant à mon portefeuille et ce
qu’il contenait, ainsi que mon téléphone portable, elle prétendit ne pas les avoir trouvés…
Comment  cette  femme  pouvait-elle  me  traiter  ainsi,  en  ennemi,  après  tout  ce  que  j’avais
enduré pour tenter  de protéger son gosse ?
Mon moral en prit tout de même un coup, et je voulais comprendre.
Myriam ROIG devait assurer plus tard à qui voulait bien l’entendre que si elle avait été jetée
en prison, et que la garde de son fils lui avait été retirée, c’était entièrement ma faute.
Pourtant, je fus intervenu bien après qu’elle ait été condamnée à effectuer deux mois de prison
ferme, au moment où elle devait prendre attache auprès d’un juge d’application des peines.
Et il était prévu qu’au motif de cette condamnation son enfant lui soit retiré, pour être remis à
son  bourreau  présumé.  Cette  épée  de  Damoclès  placée  au  dessus  de  la  tête  de  Vincent
128
menaçait  de  se  décrocher  depuis  lors,  à  tout  instant,  et  c’était  bien  cela  qui  avait  motivé
l’appel au secours de cette femme, puis mon intervention si engagée, et dans l’urgence.
En  fait,  si  Myriam  ROIG  me  crachait  au  visage  aujourd’hui,  c’était  sans  doute  parce  que  la
protection de son propre enfant n’était pas une priorité que nous partagions réellement, et que
justement mon engagement si « extrême » mettait en exergue ses propres lacunes vis à vis de
son fils, des lacunes si méprisables à mes yeux.
Il fallait aussi prendre ostensiblement parti contre moi, et s’attirer ainsi les bonnes grâces des
criminels imposteurs.
Il est évident également que si elle accablait maintenant celui qui n’avait pas hésité à encourir,
à  sa  place,  un  risque  qu’elle  refusait  de  prendre  pour  son  propre  enfant,  c’était  aussi  pour
masquer sa triste défaillance
Je dus obtenir de l’aide de la part de COTTEN afin de payer le billet de train pour remonter
sur PARIS, aide qu’il consentit à m’apporter, confiant à Bruno SCHACHT de quoi régler la
dépense. Moi qui espérais tant retrouver Janett, j’avais appris en prison, par mon avocat, que
celle-ci s’était repliée dans sa famille, en Allemagne. Mais si certaines mauvaises langues de
l’entourage  de  COTTEN  avaient  sous-entendu  que  ma  compagne  m’avait  laissé  tomber,
j’appris  par  celle-ci  dès  que  je  l’eus  au  téléphone,  que  ce  fut  l’entourage  de  COTTEN  qui
avait été impératif à son égard, quant à la nécessité de quitter les lieux aux premiers jours de
notre  incarcération.  Pour  autant,  aucune  aide  de  quelque  nature  que  se  soit  ne  lui  avait  été
proposée.  Les  principales  personnes  à  avoir  user  de  leurs  poids  à  l’occasion  d’une  réunion
organisée  au  bureau  de  l’association  avaient  été  les  avocats  de  COTTEN,  le  fameux
LUMBROSO et sa collaboratrice. Voulait-on lui éviter des ennuis, ou m’isoler ?…
Janett, virée sans aucun ménagement de la chambre que nous occupions, n’eut d’autre choix
que de rentrer en Allemagne, la mort dans l’âme, et le compte à sec…
Dès que je fus arrivé sur la capitale, ce fut le collègue de travail de SCHACHT qui proposa de
m’héberger chez lui, le temps que je me ré alimente et que je retrouve quelques forces.
Ces trois ou quatre jours passés chez Pierre NOLAUD me perturbèrent un peu plus quant à la
nature de l’aide reçue : En effet, bien que celle-ci fut providentielle et inespérée, je dus subir
de  la  part  de  mon  bienfaiteur  ce  qui  ressemblait  étrangement  à  une  tentative  pour  me
convaincre que le procureur DRENO était un homme bien sous tous rapports, et que celui-ci
n’avait fait que son devoir en jetant Myriam ROIG en prison. Prenant quelque peu le relais de
Bruno  SCHACHT  pour  enquêter  sur  l’affaire,  Pierre  NOLAUD  avait  pu  déjeuner  avec  le
sinistre imposteur, et disait avoir été enchanté de l’entrevue…   ..et par l’individu !…
Le charme ne transpira pas sur moi, en tout cas, et ce fut alourdi de ses troubles interrogations
supplémentaires que je quittai mon hôte providentiel, ne voulant pas abuser de son hospitalité,
retournant à la rue avec  mon sac à dos, et les cent cinquante euros qu’il m’avait prêtés dans
son infinie magnanimité. Sans cette modeste somme, j’aurais dormi dans la rue, sans manger,
comme  tant  d’autres  de  mes  congénères,  mais  juste  le  temps  que  je  puisse  récupérer  le
montant de ce nouveau mois d’allocation chômage. L’opération me prit deux jours pleins, de
dures  tractations  engagées  avec  la  poste,  n’ayant  plus  de  papiers  d’identité  mise  à  part  une
vague photocopie de mon permis de conduire.
Je fus soulagé de pouvoir rembourser aussitôt Pierre NOLAUD, m’empressant de prendre des
distances avec cet homme qui m’avait pourtant si gentiment dépanné.
Je précise que je n’ai toujours pas répondu à mes interrogations sur la façon de voir les choses
de ce journaliste : A-t-il été dupé, comme tant de gens le sont par les apparences ? Fait-il lui
aussi parti des sympathisants de la cause de criminalité pédophile ? Ou cède-t-il comme tant
d’autres à la peur, tout simplement ?…
Dans  le  premier,  cas,  les  informations  sensibles  que  ce  journaliste  si  candide  prétendit  avoir
malgré  tout  recueillies  plus  tard,  concernant  le  géniteur  de  l’enfant  et  le  réseau  de  criminels
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pédophiles de PERPIGNAN auquel le monstre présumé appartiendrait, devraient remonter  à
la surface, ne serait-ce que pour que nous soyons fixés aujourd’hui…
Enfin, Janett me rejoignit en région parisienne, et nous y louèrent provisoirement un meublé
avec  ce  qu’il  nous  restait. J’avais  besoin  de  rester  un  peu  dans  le  secteur  afin  d’organiser  la
suite des évènements, à ma façon.
Sur ces entre-faits, un sérieux différent devait éclater entre Bruno SCHACHT et moi : Celui-ci, retourné sur PARIS, refusait obstinément de me restituer un document précieux que je lui
avais confié afin qu’il en fasse copie, et qu’il garde le tout en sécurité ; il s’agissait du fameux
témoignage de Vincent recueilli en vidéo par mes soins…
Si  j’entendais  de  mon  côté  le  rendre  public  par  le  biais  d’Internet  dès  que  possible,  afin
d’éviter le pire à Vincent, il était dit qu’il fallait m’en empêcher. Le paparazzi connaissait mes
intentions à ce sujet, et avait entre-temps manifestement pris des ordres afin de décréter que je
ne devais plus récupérer mon document. Dans cette optique, il prétextait soutenir la mère de
Vincent dans la revendication d’un quelconque droit à l’image de son fils, dont elle avait du
reste perdu la tutelle légale…
Et SCHACHT d’assurer que cette femme était dans son bon droit, bien que le seul en réalité à
pouvoir  prétendre  à  un  quelconque  droit  à  l’image  ne  pouvait  être  que  celui  qui  avait  pris
celles  dont  il  était  question,  indépendamment  de  ce  qu’il  voulut  en  faire,  et  de  ce  que  la  loi
l’autorisait à en faire ou pas. En l’occurrence, si la loi ne m’autorisait qu’à remettre la vidéo à
la justice de notre pays, celle-ci, en la personne de son procureur dénommé DRENO, l’avait
tout bonnement refusée.  Quant à savoir pourquoi la mère de Vincent s’opposait avec tant de
virulence – m’ayant fait parvenir des menaces par le biais de SCHACHT – à ce que je publie
le  témoignage  de  Vincent,  j’ai  bien  peur  que  les  arguments  évoqués  ne  constituent  qu’un
fallacieux prétexte en vue d’étouffer l’affaire.
En  effet,  comment  expliquer  que  cette  femme  fut  à  ce  point  hostile  à  cette  stratégie,  qui
n’engageait  plus  que  ma  propre  responsabilité  face  à  l’imposture  judiciaire,  stratégie  qui
consistait à faire le plus de bruit possible autour de cette affaire, et à la rendre publique ?
Ce fut pourtant cette notion de bruit, de scandale, et uniquement celle-ci, qui gêna à ce point
les magistrats au point que ceux-ci ne se contentent que de placer l’enfant à la DASS, au lieu
de le livrer à son géniteur comme ils l’avaient initialement prévu !
A qui donc le témoignage de Vincent portait-il du tort ?
A  l’enfant ?…    …qui  m’avait  autorisé  à  le  rendre  publique  si  nécessaire,  et  qui  risquait  de
retourner entre les griffes de son bourreau présumé grâce à l’omerta ?…
…Ou  à  l’individu  mis  en  cause  ;  et  aux  gendarmes  et  magistrats  qui  le  couvraient,  ainsi
éventuellement  qu’à  d’autres  personnes  qui  auraient  été  impliquées  ou  compromises par  ses
soins ?
De  mon  côté,  j’avais  tourné  cette  question  dans  tous  les  sens.  J’avais  imaginé  les
désagréments  que  pouvaient  générer  la  publication  de  ce  témoignage  à  l’encontre  de  son
courageux  auteur,  en  les  mettant  en  balance  avec  les  risques  encourus  par  ce  dernier  d’être
livré à celui qui l’avait frappé comme plâtre, l’avait probablement violé, et l’aurait menacé de
mort au cas ou il parlerait.
Le  choix  avait  été  vite  fait,  et  je  n’arrivais  pas  à  comprendre  la  position  de  ceux  qui
s’opposaient si vertement à ma décision, laquelle, j’insiste, n’engageait que moi.
La notion de « protection de la vie privée de l’enfant », arguée par sa mère et relayée tant par
l’entourage  de  COTTEN  que  par  les  pseudos  journalistes  SCHACHT  et  NOLAUD,
constituait  une  des  aberrations  favorites  de  l’imposture  judiciaire  en  pareils  cas,  destinée  à
favoriser l’omerta.
A  écouter  tout  ce  beau  monde,  il  valait  mieux  soit-disant  protéger  la  vie  privée  d’un  enfant
victime de viol et de terrorisme judiciaire, que de le soustraire à ses probables tortures  ainsi
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qu’à  son  violeur  présumé.  Ne  parlons  pas  de  confondre  ce  dernier  et  les  imposteurs  qui  le
protégeaient…
L’intrépide Bruno SCHACHT s’était retranché  derrière la porte blindée  de son appartement,
quand je lui rendis visite pour obtenir de lui plus d’explications.
N’étant moi-même pas plus courageux que ça, je préférai battre en retraite quand il hurla qu’il
avait appelé la police : Se faire arrêter pour de prétendues  « menaces de voies de fait »,  « en
flag » de surcroît, quand on est sous contrôle judiciaire, n’est pas le meilleur moyen de rester
libre…
Mais j’avais eu le fin mot de tout ça : Outre Myriam ROIG, c’était COTTEN qui influençait à
ce  point  les  journalistes,  ayant  convenu  avec  eux  de  prendre  en  compte  leurs  frais  pour
continuer je ne sais quelle enquête sur l’affaire, qui ne vit bien sûr jamais le jour.
J’estimais malgré tout inutile de vouloir régler des comptes avec les traîtres : J’avais en fait un
double  de  ma  vidéo  interdite,  et  l’ayant  récupéré,  j’obtins  d’un  membre  de  l’association  de
COTTEN  qu’il  me  donna  un  coup  de  main  pour  créer  mon  propre  site.  Smaïn  BEDROUNI
fut  efficace,  étant  celui  qui  avait  créé  le  site  de  « Politique  de  Vie ».  A  ce  moment,  Smaïn
m’assura  être  en  désaccord  avec  COTTEN,  et  hébergea  mon  site  sur  le  serveur  qui  lui
appartenait,  conservant  le  mot  de  passe  afin  de  pouvoir  gérer  tout  problème  technique
potentiel.
J’avais commencé par réaliser avec son aide technique une vidéo dans laquelle je dénonçais
l’imposture institutionnelle, et prétendais appeler les citoyens à organiser avec moi un contre-pouvoir au président qui allait être élu. Dans le « Rappel des Partisans », je dénonçais le cas
de l’enfant, sans trop en dire, espérant attirer l’attention sur l’affaire de façon détournée sans
pour  autant  déclencher  immédiatement  le  courroux  des  imposteurs,  et  en  utilisant  la  période
des présidentielles.
Si j’étais déterminé à ne pas lâcher le morceau quant au sort de l’enfant, tout mon être révolté
m’appelait  à  organiser  de  façon  plus  profonde  une  résistance  au  terrorisme  d’Etat,  et  à  son
imposture  institutionnelle.  Aider  cet  enfant  était  prioritaire,  et  juste  dans  le  sillage  de  cette
priorité,  symptôme  parmi  tant  d’autres  du  mal  qui  rongeait  notre  système  sociétal
insidieusement, s’imposait à moi la nécessité de s’attaquer à la maladie elle-même, en amont
de tout symptôme, et à ceux et ce qui la provoquaient.
Au  moment  où  je  boucle  enfin  ce  livre,  malgré  de  sérieuses  difficultés  matérielles  et
logistiques, je suis corps et âme lancé dans ce combat à la vie à la mort ; je mets toute mon
énergie, sans doute parfois avec quelque maladresse, à essayer d’informer les gens autour de
moi,  lors  de  mes  pérégrinations  clandestines,  mais  surtout  à  donner  une  forme  viable  à  une
réelle stratégie révolutionnaire, avant qu’il ne soit trop tard…
Après avoir lancé mon premier message sur le net, m’étant assuré que l’enfant restait jusqu’à
nouvel ordre placé à la DASS, et sous la tutelle du Conseil Général des Pyrénées Orientales, il
fallait que je passe aux choses sérieuses..
J’avais entre temps pointé deux fois au commissariat du 17ème  arrondissement redoutant d’y
être  retenu :  Je  ne  perdais  pas  de  vue  qu’à  tout  moment  ma  condamnation  d’ « homme-groupe-de-combat » pouvait opportunément resurgir.

Chapitre treize : La Corse pour la vie clandestine

Printemps 2007. Il était temps de remédier à des questions matérielles ; ma compagne et moi
retournâmes en Corse pour préparer la saison estivale et reprendre notre activité de coaching
sportif.  Mon  premier  reflex  fut  bien  sûr  d’aller  voir  mes  amis  nationalistes,  afin  de  les
informer  de  la  tournure  qu’avait  pris  l’affaire,  en  espérant  qu’ils  n’aient  pas  été  inquiétés.
Ceux-ci  me  firent  un  accueil  plutôt  froid,  et  pour  cause :  Ils  m’expliquèrent  avoir  reçu  des
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coups  de  fil  de  la  part  de  Myriam  ROIG,  celle-ci  prétendant  que  je  les  avais  balancés  aux
gendarmes de RIVESALTES ! La traîtresse avait insisté pour assurer qu’il fallait se méfier de
moi, et surenchérit en prétendant que j’avais tenté de l’escroquer pour vendre la maison de sa
mère et m’approprier le résultat de la vente… Je dois préciser que mes amis avait commencé
par donner leur numéros de portable à la femme, au premier jour de leur rencontre, au cas où
elle aurait eu besoin de quoi que se soit…
Je fus bien évidemment surpris et mal à l’aise. Je ne m’attendais pas à un tel coup tordu, et le
fait que je sois retourné voir mes amis le cœur léger indiquait malgré tout que je n’avais rien à
me  reprocher.  Il  aurait  fallu  en  effet  être  totalement  stupide  et  inconscient  pour  aller  au
contact  de  gens  de  ce  milieu,  après  avoir  commis  une  telle  trahison.  C’était  un  coup  à  se
retrouver dans un caniveau avec une balle dans la nuque…
Sans doute était-ce le but de la manœuvre, dont l’origine m’était d’ailleurs claire : les ripoux
de RIVESALTES devaient être derrière la manœuvre. Il ne faisait aucun doute que la garce de
service  avait  dû  balancer  mes  amis,  après  avoir  balancé  COTTEN  mais  également  Janett,  et
les gendarmes ripoux avaient suggéré ce coup tordu afin de me créer de sérieux ennuis, et de
casser un putatif réseau de résistance. Ne s’agissant pas de « justice » dans cette affaire, vous
l’aurez  compris,  le  coup  tordu  était  effectivement  plus  dans  les  aspirations  des  imposteurs.
Ceux-ci avaient préféré  ne pas  élargir la liste des  « mis en examen », sans doute pour  éviter
plus de remous et de bruit, ayant heureusement jugé inopportun de mettre Janett en examen,
comme  ils  l’avaient  décidé  concernant  Martine  BOUILLON.  Janett  étant  allemande
domiciliée officiellement dans son pays d’origine à cette époque, et mes amis corses étant des
indépendantistes réputés, il était effectivement délicat de procéder  à leur  mise en cause sans
risquer de générer quelque turbulences que les imposteurs avaient intérêt à éviter.
D’une pierre deux coups : Cette élégante manœuvre évitant donc des procédures indésirables
permettait de m’isoler totalement, si ce n’était de m’attirer de sérieux ennuis.
Heureusement,  ma  bonne  fois  apparut  plus  évidente  que  la  diffamation  intentée  contre  moi.
Malgré  tout,  mes  rapports  devaient  progressivement  se  détériorer  avec  mes  amis,  qui  ne
pouvaient  écarter  un  doute  résiduel,  bien  que  celui-ci  fut  plutôt  à  mon  bénéfice.  De  toutes
façons,  ils  n’avaient  aucune  envie  d’essuyer  des  embrouilles  de  ce  genre  dans  de  telles
problématiques.  Je  ne  pouvais  pas  leur  en  tenir  grief,  et  ne  peux  que  considérer  rester  leur
obligé, redevable de l’aide qu’ils ont su m’apporter avec tant de générosité.

La Corse ; terre de résistance ?…

De  nombreuses  personnes  critiquent  les  nationalistes  corses,  de  façon  générale,  et  sans
réellement savoir de quoi il s’agit. De mon point de vue, pour ceux que j’ai eu l’honneur de
côtoyer,  je  ne  peux  que  tirer  chapeau  bas,  comme  on  dit,  indépendamment  de  la  façon  dont
ceux-ci prétendent protéger l’île de beauté.
Sur  ce  sujet  glissant  là,  il  est  certain  que  ces  mouvances  sont  détournées  de  leur  idéal  de
liberté  pour  leur  terre  et  leur  peuple,  par  d’habiles  manipulations  de  compromission  et
d’absorption de la part de notre imposture politique. Le premier à avoir semé la pagaille dans
ces milieux fut Charles PASQUA, qui à son époque vint avec des mallettes pleines de billets à
l’attention  de  certaines  mouvances  nationalistes,  créant  ainsi  une  scission  et  une  guerre
fratricide qui écuma les  rangs de ces combattants pour la liberté.  Une  grande majorité de ce
qui  en  resta  devint  simplement  corrompue,  regroupée  dans  des  mouvements  politiquement
corrects,  jouant  sur  l’échiquier  truqué  de  l’imposture  politique  française.  N’ayant  pas
appréhendé  le  contexte  d’imposture  sociétale  que  je  dénonce  ici,  les  mouvances
indépendantistes et autonomistes corses ne remontent pas en amont de leur problème, pas plus
qu’aucun mouvement activiste défendant quelque cause que se soit…
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Pour la Corse, la menace ne vient pas à proprement parler de la France et de son Peuple, de
même  qu’aucune  menace  ne  vient  des  peuples  vis  à  vis  des  autres,  mais  de  ceux  qui  les
manipulent. Celui-ci, le Peuple continental, a en fait le même « ennemi » que le Peuple Corse.
La même imposture politique les trahit l’un comme l’autre pour les mettre à la merci du crime
organisé  international.  De  ce  fait,  rendre  la  Corse  soit-disant  indépendante  ou  autonome
reviendrait en fait à l’exposer à une  autre forme  de colonisation, toujours par des prédateurs
de  la  haute  finance,  qui  auraient  vite  fait  d’acheter  toute  l’île  pour  en  faire  une  « Ibiza »
puissance dix, avec sa drogue et sa débauche légendaire.
La cocaïne se répand déjà d’ailleurs sur l’Ile de Beauté, avec l’invasion des mafia des pays de
l’Est,  principalement.  Celles-ci  ont  les  coudées  franches,  grâce  au  laxisme  calculé  des
« autorités »  françaises.  Ainsi,  avec  cette  gangrène  implacable,  si  de  grosses  enveloppes
circulent  discrètement  mais  généreusement  à  destination  de  nos  « autorités »  corrompues
détachées  sur  place,  le  principal  effet  recherché  consiste  à  détourner  l’attention  sur  cette
nouvelle  invasion,  qui  corrompt  également  la  mafia  locale  et  certains  milieux  nationalistes.
Pour  ceux  qui  gardent  la  tête  haute,  ils  sont  victimes  d’une  telle  confusion  qu’ils  ne  savent
plus  si  ils  doivent  attendre  de  l’Etat  français  que  celui-ci  ne  lutte  contre  l’invasion  mafieuse
des  pays  de  l’Est,  ou  garder  la  même  attitude  vis  à  vis  des  envahisseurs  continentaux
d’origine, et donc de l’Etat français et de ses représentants. Et Nicolas SARKÖZY de NAGI-BOCSA,  grand  traître  du  Peuple  Corse  également,  a  pris  le  relais  sur  le  mafieux  notoire
Charles  PASQUA  pour  finir  de  faire  exterminer  ce  qu’il  reste  de  vrais  nationalistes  et  de
« voyous »  d’Honneur,  en  Corse :  Après  avoir  trahi  son  ami  Yvan  COLONNA,  pour  le
désigner  ostensiblement  comme  tueur  du  préfet  ERIGNAC,  violant  ses  droits  à  un  procès
équitable d’entrée de jeu, et en parfaite connaissance de la réelle identité du vrai tueur – mis
au vert depuis comme attaché à la sécurité d’Elf en Angola – ; après avoir trahi la mafia de la
« Brise de Mer », ayant sollicité son soutient pour les élections, pour ensuite avoir favorisé le
groupe  BARRIERE  dans  le  domaine  si  sensible  des  casinos  de  jeu ;  le  petit  traître  en  chef
organisa  l’extermination  des  derniers  résistants  corses,  avec  tous  les  moyens  humains  et
logistiques dont il disposait, maintenant qu’il avait su tromper tout le monde et ainsi se faire
élire président de notre imposture de démocratie. Ces dernières années, nous assistons à une
véritable  hécatombe  en  Corse,  imputée  bien  sûr  à  de  vulgaires  règlements  de  compte…  Il
s’agit en fait d’opérations d’exécution, d’ « opérations homo », menées soient par des services
spécialisés de l’Etat, soient par des prestataires de services recrutés dans les milieux de petites
frappes  sans  foi  ni  honneur,  enthousiasmées  par  la  perspective  de  pouvoir  impunément
exterminer une concurrence trop solide et emprunte de valeurs. Les derniers vrais « voyous »
de  la  vieille  époque,  ceux  qui  aussi  gardaient  un  œil  sur  leur  Terre,  sont  exterminés  sans
appel.
En réalité, rien ne va plus en Corse. Il n’y a plus de camp suffisamment puissant et soudé pour
faire face aux deux fronts mafieux – celui de notre imposture politique et celui des mafias de
l’Est.
Aujourd’hui,  le  littoral  est  destiné  à  être  dé-sanctuarisé,  au  profit  de  constructions  de
complexes hôteliers de luxe, et même de terrains de golf pour mafieux en cols blanc…
L’argent sal et la corruption avancent inexorablement avec le béton et le gazon des terrains de
golf, et les corses pris à la gorge par une conjoncture sévère, préfèrent vendre leurs terres sans
être  regardant  quant  à  la  nature  des  acheteurs.  « Il  faut  bien  vivre ! ».  On  en  est  tous  là,
semble-t-il… On est tous compromis à notre niveau…
En Corse comme ailleurs, nous sommes colonisés et corrompus par les  « élites » de la haute
finance,  et  nous  leur  ouvrons  grand  les  bras,  trop  contents  de  pouvoir  vendre  notre  Terre
sacrée  à  l’ennemi.  Mes  ancêtres  RUTILY,  Bandits  d’Honneur  corses,  doivent  se  retourner
dans leurs tombes, et ne doivent pas être les seuls…
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Beaucoup  de  prétendus  nationalistes  ont  également  versé  dans  le  racket.  De  plus  en  plus  de
jeunes  voyous  de  peu  de  foi  se  prétendent  nationalistes,  se  cachant  derrière  cette  étiquette
facile et dans leurs tenues camouflées si en vogue, pour se livrer, dans un folklore pathétique
et galvaudé, à des exactions de petites frappes de bas étage, au prétexte fallacieux de protéger
l’île de l’invasion continentale. Celle-ci aujourd’hui ne connaît en fait pas d’obstacle majeure,
il  faut  le  savoir.  Et  les  « élites »  de  notre  pays  avec  de  nombreux  petits  bourgeois  parvenus
peuvent,  parfois  moyennant  quelques  enveloppes,  il  est  vrai,  construire  leurs  résidences
secondaires  jusque  sur  des  plages.  Le  racket  ne  protège  donc  pas  la  Corse ;  il  pervertit  les
corses,  et  permet  à  ceux  qui  ont  le  plus  d’argent  de  venir  prendre  possession  des  terres
sacrées. Prétendre ainsi protéger la Corse n’est qu’un mensonge, qu’une trahison.
Les vrais  alternatives résident bien ailleurs ;  également comme pour le peuple continental  et
les autres peuples d’Europe et d’ailleurs, asservis par le syndicat du crime international.
Une  prise  de  recul  nous  permet  de  comprendre  que  notre  salut  réside  dans  notre  capacité  à
réaliser que nous sommes dominés et asservis, les uns et les autres, par le biais d’une stratégie
de mise sous dépendances des colonisateurs criminels internationaux.
La  Corse  regorge  de  ressources  pour  s’extraire  de  cette  dépendance ;  l’eau  fait  partie  de  ses
principaux atouts. Pourtant, celle-ci est appropriée progressivement par la mafia VEOLIA.
La  terre  est  fertile  et  permet  de  nombreux  type  de  cultures  biologique  et  respectueuse  de
l’environnement :  La  Corse  devrait  être  un  « laboratoire  alternatif »  de  culture  diversifiée  à
l’ancienne, et un exemple pour le Peuple continental et le reste du monde. Les énergies libres
ne doivent pas être en reste ; entre l’eau et le soleil, tout est possible.
Le  moteur  à  eau  existe  et  fonctionne  à  100%  avec  de  l’eau,  pulvérisant  toute  possibilité  de
mise sous dépendance des lobbies du pétrole et du nucléaire : Car si l’on peut rouler à l’eau,
on  peut  également  produire  l’énergie  de  son  foyer  à  travers  un  groupe  électrogène
fonctionnant  à  l’eau,  associé  à  des  éoliennes  et  du  photovoltaïque.  Mais  du  vrai
photovoltaïque ;  car  là  encore,  mes  recherches  m’ont  permis  de  comprendre  que  les  lobbies
du  nucléaire,  par  l’intermédiaire  de  notre  imposture  politique  et  de  l’EDF,  ont  su  mettre  la
main  sur  l’énergie  solaire  pour  commencer  par  en  réduire  considérablement  la  réelle
efficacité.
Je  précise  entre  parenthèses  que  tous  les  stages  organisés  par  l’Etat  sur  le  sujet  des  énergies
libres  et  alternatives  ne  sont  que  des  impostures,  de  vastes  programme  d’intox  destinés  à
formater  ceux  qui  les  suivent  dans  la  certitude  que  tout  ce  qui  touche  à  ce  domaine  est
laborieux et d’une très relative efficacité.
Bref.  La  Corse  peut  et  doit  résister  au  terrorisme  d’Etat  appliqué  par  les  banquiers
internationaux  et  leur  clique  de  lobbies.  Il  suffit  que  les  corses  prennent  conscience  de
l’origine du problème, réalise l’imposture sociétale dans sa globalité et mettent en œuvre une
révolution aussi pacifique que radicale. La Corse se prête encore à l’heure actuelle beaucoup
plus  facilement  malgré  tout  à  cette  démarche  de  révolution  constructive,  car  le  terrorisme
d’Etat crâne moins que sur le continent . Là, on peut encore tenir tête à nos bons gendarmes
instrumentalisés – désolé les gars, mais un jour il faudra que vous compreniez que vous n’êtes
pas  dans  le  bon  camp,  et  que  jusqu’ici  vous  tenir  tête  est  le  moindre  mal  et  la  moindre  des
choses…- Le tout est de le faire pour quelque chose de positif et d’utile à la cause commune.
Nul  besoin  de  mitrailler  les  brigades  ou  de  faire  sauter  les  préfectures  pour  imposer  la
diffusion des énergies libres et d’un mode de vie bon pour tous, et pour l’environnement. Nul
besoin  de  se  livrer  à  du  racket  ou  à  quelque  violence  que  se  soit  pour  refuser  de  payer  des
impôts, et pour boycotter de tout ce qui représente l’imposture institutionnelle et sociétale, à
commencer  par  les  grandes  surfaces.  La  Corse  est  prise  en  otage  par  les  compagnies  de
transport  maritime :  Encore  un  gros  point  de  mise  sous  dépendance !  Alors  pourquoi  ne  pas
équiper  des  flottes  de  petits  bateaux  à  moteurs,  fonctionnant  avec  le  moteur  à  eau ?  Qui
pourrait  résister  à  une  telle  concurrence,  laquelle  devrait  s’organiser  par  des  multitudes
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d’initiatives  individuelles ?  L’alternative  réside  dans  l’autarcie  de  chacun,  et  de  petites
communautés organisées dans cet esprit.
C’est  là  le  message  que  je  veux  également  faire  passer  à  mes  amis  corses,  au  passage,
transmettant en fin de mon ouvrage les indications pour se procurer les plans du moteur à eau,
et même les kits tout prêt, pour une somme dérisoire.

Le retour à la Nature et l’amour de la Mer…

Ceci dit, et pour reprendre le cours de mon histoire, Janett et moi avions repris notre activité
de  coaching  sportif  commencée  l’été  précédent.  La  Mer  nous  autorisa  à  venir  vers  elle  pour
« gagner notre vie » – comme on dit dans notre curieuse civilisation – et communiquer sur ce
qu’elle ne demande qu’à offrir d’insoupçonné.
Je suis bien conscient que les détails que je vais révéler ici sont de nature à me faire un jour
repérer  sur  quelques  plages,  mais  je  veux  vous  offrir  quant  à  moi  cet  interlude,  et  vous
plonger dans les énergies positives de ce retour à la Nature et à la Mer, dont nous vivons entre
autres quand cela nous est possible, pour le plus grand bien de nos « adeptes ». – Non, je n’ai
pas monté une secte !…-
Il convient que je fasse un petit flash back, en fin de printemps 2006, lorsque j’étais venu en
Corse avec ma compagne pour me mettre au vert et entreprendre avec elle un nouveau départ.
Rappelez-vous que mon soucis en 2006, était d’avoir perdu ma cassation à l’occasion de mon
accusation « d’homme-groupe-de-combat », et que de ce fait, outre ma condamnation à subir
une psychothérapie, l’inique interdiction d’exercer ma profession n’était plus suspendue par le
dernier recours engagé, devenant définitive.
Puisqu’il était hors de question – malgré le risque me voir un jour conduire de force dans un
centre  psychiatrique  –  que  je  m’expatrie  pour  pouvoir  travailler  dans  mon  domaine  de
prédilection, j’avais donc opté pour le coaching sportif en guise de reconversion. Ce choix fut
déterminé en raison de notre goût à tous deux pour le sport, également de l’accessibilité à ce
créneau par manque de réglementation – pas pour longtemps, ne nous faisons pas d’illusion –
mais  surtout  de  mes  réelles  capacités  en  la  matière.  J’avais  comme  avantage  d’être  toujours
assez  entraîné,  et  de  posséder  un  monitorat  fédéral  de  boxe  américaine.  J’avais  d’ailleurs
ouvert et tenu deux clubs dans ma vie, le premier au 1er RPIMa de  BAYONNE, qui existait
toujours  aux  dernières  nouvelles,  et  le  deuxième  associé  à  mon  activité  dans  la  protection
privée,  sur  l’île  de  la  Réunion.  Là,  mon  club  fédéral  me  permettait  de  faire  profiter  des
entraînements  à  « mes  hommes »,  dans  un  cadre  formel  et  suivi.  J’avais  une  certaine
expérience dans le domaine de l’enseignement sportif, que j’avais enrichi de quelques études
personnelles sur le corps humain, et même la nutrition.
Mais  à  ce  moment  de  mon  histoire,  je  n’étais  plus  très  attiré  par  l’enseignement  de  ce  sport
violent,  ni  même  par  sa  pratique,  bien  qu’en  ayant  tiré  de  grands  avantages  à  différents
moments  de  ma  vie.  Chaque  chose  en  son  temps,  et  heureusement  nous  sommes  en
perpétuelle évolution. Mais je voulais revenir au sport, d’une façon encore moins astreignante
– sans la notion de salle et de fédération – et plus axée vers le retour à la Nature.
Jusqu’ici je m’entraînais encore essentiellement en salle, plus axé sur le « cardio training »
que  sur  l’inutile  gonflette,  mais,  tout  comme  Janett,  me  lassais  de  devoir  encore  dépendre
d’une  salle  pour  rester  en  forme.  Je  n’avais  pas  su  regarder  suffisamment  en  direction  de  la
Nature.
La dernière fois que nous avions été tenté de prendre un abonnement pour un mois, transitant
par  l’Allemagne,  nous  nous  étions  aperçu  que  la  salle  en  question  était  cernée  d’antennes
relais, et que c’était le cas pour une majorité d’entre elles. Quelle curiosité que de prétendre
offrir du bien être aux gens en les enfermant dans une salle exposée à toute forme de pollution
électromagnétique, pour respirer les toxines des autres.
135
Aujourd’hui,  quand  bien  même  nos  maigres  moyens  financiers  totalement  incertains  nous
l’auraient permis,  nous ne mettons plus les pieds dans une salle de « fitness ». Nous avons su
adapter  notre  mode  de  vie  à  ma  situation,  continuant  à  éliminer  les  besoins,  les  sources  de
dépenses inutiles et de dépendance vis à vis de l’imposture sociétal : Que nous soyons en bord
de  mer,  en  montagne,  dans  les  forêts  ou  le  maquis,  nous  savons  trouver  dans  la  Nature  qui
nous  accueille  une  majeure  partie  de  notre  temps  les  façons  de  nous  maintenir  plus  qu’en
forme, avec en outre une rusticité qui vaut tous les entraînements spartiates, quelques puissent
être les conditions météorologiques ou climatiques. Ceci sans parler des énergies bénéfiques
insoupçonnées dont nous pouvons nous ressourcer, au lieu de nous asphyxier, de nous polluer
l’organisme et de nous dévitaliser dans des zones urbaines.
Ce  jour  là,  j’étais  assis  sur  le  sable  d’une  plage  d’OLMETO,  dans  la  région  du  Valinco,  un
radieux  matin  de  juin  2005.  Je  regardais  la  mer  onduler  doucement,  respirant  à  pleins
poumons ses légers embruns iodés, et cherchais dans ses reflets les réponses à me questions.
Janett  était  retournée  en  Allemagne  pour  quelques  jours,  histoire  de  régler  des  problèmes
d’ordre personnel et familial. Elle avait renoncé à sa carrière dans la banque, mais était pour
autant très angoissée quant à un avenir lui apparaissant du coup incertain. Je devais lui donner
confiance  en  la  Vie,  et  répondre  au  problème  basique  de  notre  « gagne-pain ».  (Encore  une
tournure surprenante de langage courrant de société, dans la pure lignée du formatage d’esprit
des écritures dites religieuses pour esclaves, le pain – fut-il bio et même de farine d’épeautre –
n’étant loin de là pas ce qui symbolise le mieux une saine alimentation ou même des besoins
essentiels  en  matière  de  nutrition,  malgré  ce  genre  d’incitation  subliminale  à  le  considérer
comme tel…).
Si je parlais d’indépendance et de liberté, j’étais malgré tout encore dépendant des allocations
chômages,  ce  qui  d’une  part  m’exaspérait  souverainement,  mais  surtout  me  faisait
comprendre  à  quel  point  il  semblait  difficile  de  se  libérer  de  cette  emprise  que  le  système
sociétal  peut  avoir  sur  nous.  Bref ;  il  fallait  que  je  rebondisse,  avec  Janett,  et  que  je  créé  un
moyen de gagner de l’argent sans avoir de compte à rendre à quiconque. Je sais ; j’aurais tout
de même en théorie des comptes à rendre à l’Etat, dans une certaine mesure…- notion que j’ai
totalement éradiquée entre temps, cela va de soi…
La Mer m’appela alors, m’invitant à tenter des évolutions inspirées des coups de pied de base
de la boxe américaine – ou du Karaté, puisqu’ils sont quasi identiques. Je compris rapidement
qu’il fallait des appuis pour tenir l’équilibre dans les remous de l’eau, et pouvoir affronter la
résistance de l’eau de Mer.
J’interrompis alors ma baignade pour me rendre à PROPRIANO, afin d’acheter une paire de
bâtons de Nordic Walking, et retournai dans l’eau de mer fraîche, pour tester l’efficacité des
agrès en alu pour ce à quoi je les destinais. Ce fut un fiasco. Les bâtons étaient trop souples,
trop courts et trop légers, et la mer un peu trop houleuse à cet endroit. Un peu découragé, je
me  remis  à  réfléchir  sur  le  sable,  pensant  à  Janett…  Je  sentais  intuitivement  que  la  réponse
était  pourtant  bien  dans  l’eau  de  Mer,  et  me  sentais  irrésistiblement  poussé  vers  elle  pour
persévérer dans ma démarche. J’ai toujours aimé la Mer, profondément, avec respect.
Me  faisant  une  raison  de  la  somme  d’argent  que  j’avais  claquée  pour  rien  –  ne  pouvant
décemment  pas  rapporter  les  bâtons  de  marche  une  fois  éprouvés  dans  l’eau  de  Mer  -,  je
retournai  alors  en  ville,  mais  là  dans  un  magasin  de  bricolage,  histoire  d’acheter  deux
manches de balais de cantonnier de 1m50. Je me rendis à une plage moins exposée à la houle,
bien qu’un peu moins déserte, et me mis à nouveau à l’eau. Et, en dépit des quelque regards
interloqués provenant de la plage, je me positionnai face à la légère houle, de l’eau jusqu’à la
taille,  un  bâton  dans  chaque  main  solidement  ancré  dans  le  fond  sableux  en  soutien  de  la
jambe d’appui, pour commencer une série de coup de pieds développés dans l’eau avec l’autre
jambe.  Les  coups  de  pieds  de  face,  de  côté,  et  quelques  autres  techniques,  agrémentés  de
différents mouvements travaillant la musculature du bassin et des jambes, me demandaient un
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effort particulier, plus je cherchais à y mettre de l’énergie pour me mesurer à la résistance de
l’eau.
Une heure plus tard, après quelques étirements et un petit break de « bronzing » bien mérité,
mais  mis  à  profit  pour  réfléchir  à  mon  sujet  du  jour,  j’améliorai  ma  nouvelle  discipline  en
replongeant dans l’eau fraîche avec un seul bâton, cette fois. Là, toujours de l’eau jusqu’à la
taille,  –  et  toujours  sous  des  regards  de  plus  en  plus  curieux  –  m’ancrant  solidement  dans  le
sable avec mes deux jambes, tenant mon bâton à ses extrémité et de façon symétrique, je m’en
servis  comme  d’une  pagaie  double,  plongeant  énergiquement  chaque  extrémité  du  bâton
jusqu’aux  avant-bras  pour  effectuer  des  mouvements  de  rame.  Je  fus  surpris  là  encore  de
l’effort  qu’il  fallait  fournir,  malgré  le  fait  qu’il  ne  s’agissait  que  d’un  bâton.  Une  dizaine  de
minutes  à  un  rythme  soutenu  avait  réveillé  l’ensemble  de  la  musculature  de  mon  buste,
m’ayant  même  quelque  peu  essoufflé,  malgré  une  honorable  condition  physique.  En  fait,  il
suffisait que j’accélère le rythme des exercices sur quelques petites minutes, en « fractionné »,
pour me rapprocher de mes limites, et plus vite que je ne l’avais imaginé.
Le lendemain, après avoir mûri la question et élaboré un programme complet d’une heure, je
retournai avec mes deux bâtons pour le mettre en pratique. Ce fut un succès total.
J’avais créé une discipline à part entière, qui ressemblait à de l’aquagym classique, mais dont
l’originalité et même l’intérêt particulier résidaient dans le fait qu’elle se réservait à l’eau de
Mer,  exclusivement.  Nous  n’aurions  que  l’embarras  du  choix  pour  trouver  des  sites
paradisiaques  afin  de  proposer  notre  discipline  à  des  touristes,  ou  des  gens  de  la  région
soucieux de se remettre  en forme. Restait à savoir maintenant si cela plairait, et si je n’étais
pas trop optimiste. De mon point de vue, j’estimais qu’il y avait un créneau à développer dans
le coaching sportif, et plus particulièrement dans l’optique d’un retour à la Nature, aux vues
des sites paradisiaques que nous pouvions trouver.
Je  me  rappelais  de  ce  que  m’avait  apporté  l’eau  de  Mer,  durant  les  deux  mois  et  demi  où
j’étais resté en cavale à Madagascar, en 2004. Pour la petite histoire, quand j’étais parti faire
mon  opération  de  kidnapping,  j’avais  abandonné  prématurément  une  canne  qui  m’était
indispensable  depuis  quelque  mois  pour  marcher,  ayant  eut  un  sévère  accident  de  moto.  Ma
cheville gauche avait eut ses principaux ligaments arrachés, et il avait fallut que l’on me pose
des  broches.  Peu  de  temps  après  que  l’on  m’ait  retiré  celles-ci,  j’avais  donc  interrompu  ma
rééducation fonctionnelle pour ma mission, pensant n’en avoir que pour trois ou quatre jours ;
et  six  mois  d’emprisonnement  plus  tard,  j’étais  toujours  sérieusement  handicapé.  C’est  en
passant mes journées à marcher dans l’eau, le long des plages malgaches, à l’abris des villes
et  des  contrôles  de  police,  que  ma  cheville  se  rééduqua  totalement,  contre  toute  attente.  En
outre,  ayant  été  très  affaibli  par  une  sérieuse  infection  pulmonaire  qui  avait  manqué  de  me
laisser sur le carreau en prison, je n’étais plus que l’ombre de moi même après mon évasion.
Je  peux  dire  que  ma  cavale,  dans  les  conditions  de  « survie »  saines  et  rustiques  qu’elle
m’imposa, à commencer par une alimentation  exclusivement basée sur des fruits et légumes
frais,  quelques  céréales  et  du  poisson  à  volonté  pour  trois  fois  rien,  me  remit  en  forme  plus
vite  que  toutes  les  thérapies  vendues  dans  notre  société.  Je  pus  même  reprendre  des
entraînements plus sérieux, en courrant dans les collines ou le long des plages, et en nageant
avec les tortues – évitant tout de même les requins… La Mer m’avait remis à neuf, sans doute
même plus à neuf que je ne l’avais jamais été durant toute ma vie, bien qu’ayant toujours été
plus ou moins entraîné.
Je savais donc les bienfaits que la Mer réservait à ceux qui voulaient bien se pencher sur elle
avec respect. Il ne s’agissait donc pas de faire du coaching sportif dans des salles surchauffées
ou en piscine, dans une  eau  « désénergétisée », dévitalisée et chlorée.  Non. Quitte à coacher
mes semblables pour qu’ils se remettent en forme, autant que ça soit avec l’aide de la Nature,
et de ses énergies si insoupçonnées et méprisées. C’était en outre un moyen comme un autre
d’amener  les  gens  à  prendre  conscience  du  dramatique  manque  de  respect  dont  notre
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civilisation se rendait coupable vis à vis de la Nature, alors que celle-ci savait nous apporter
tant…
Toute la communication que je mis en place avec Janett, dès son retour, portait sur ce thème.
Ma compagne, quelque peu sceptique, fut la première que je formai malgré tout à ma nouvelle
discipline,  jusqu’à  ce  qu’elle  soit  en  mesure  de  m’assister,  et  même  de  gérer  elle-même  des
clients.  Elle  s’était  mise  au  sport  à  fond  avec  moi  dès  notre  rencontre,  et  nous  avions
commencé notre relation en multipliant les découvertes de sports divers et dits « extrêmes »,
non sans pratiquer régulièrement divers entraînements physiques.
Une  première  cliente,  Paulette,  démarchée  dans  sa  boutique  et  emballée  par  la  discipline,
après  avoir  constaté  par  elle-même  très  rapidement  les  effets  bénéfiques  de  mon  traitement,
nous  mit  en  contact  avec  un  directeur  de  camping  de  la  région.  Celui-ci  fut  également
intéressé  pour  tester  notre  concept  avec  sa  clientèle  estivale,  manquant  d’animations.    Tout
s’enchaîna  très,  vite,  et  nous  eûmes  un  vif  succès  ce  premier  été,  qui  devait  faire  boule  de
neige les été suivants…
Pour commencer l’activité à ce moment, j’avais monté une micro entreprise, trichant bien sûr
sans vergogne pour ne rien avoir à payer en terme d’impôts à un Etat criminel. Mais vis à vis
de nos premiers clients, j’étais parfaitement en règle, fournissant des factures aux patrons de
camping, et encaissant des espèces non déclarées avec nos clients individuels. En effet, j’avais
opté  pour  deux  axes  distincts  de  recherche  de  clientèle ;  des  personnes  intéressées  pour  des
séances  personnalisées,  réglées  sur  place  et  en  espèces,  et  des  centres  de  vacances  qui
acceptaient de prendre en compte la facturation des prestations ainsi offertes à leur clientèle.
Pour ceux-ci, les factures et déclarations restaient malheureusement incontournables…
Mon seul réel soucis restait de ne pas me faire localiser par l’imposture judiciaire, à cause de
ma  micro  entreprise ;  pour  ce  genre  de  problème  là,  je  faisais  appel  à  ce  que  beaucoup
nomment la « chance ».

Mais  aujourd’hui  où  je  clos  enfin  ce  livre,  rajoutant  en  passant  ces  quelques  lignes  ci  à  la
relecture,  je  dois  vous  dire  que  nous  avons  estimé  devoir  mettre  tout  notre  temps  et  toute
notre énergie dans notre combat, sans nous détourner de celui-ci : C’est donc le premier été
que  nous  passons  loin  de  tout  centre  de  vacances  ou  de  toute  plage…  Alors  bien  sûr  le
problème  de  notre  survivance  revient  en  force,  bien  que  nous  ayons  su  réduire
considérablement nos besoins, mais c’est une autre histoire…
Je vous dirais simplement que nous faisons confiance à la Vie que nous prétendons servir de
notre mieux, et que de toutes façons les choses se passent toujours au mieux…

Chapitre 14 : L’irréversible décision…

De retour sur la terre de mes ancêtres Bandits d’Honneur après ma sortie de prison, il fallait
maintenant  que  je  prenne  une  décision  sérieuse,  avant  de  recevoir  une  convocation  émanant
du prétendu juge d’instruction ANIERE, que j’avais pris soin de balader un peu avec quelques
courriers. Il fallait que j’assume les foudres « judiciaires » que j’allais provoquer maintenant,
en publiant le « Témoignage de Vincent ».
Là, je commençai à brouiller les pistes ; je venais de décider en mon âme et conscience de ne
plus  me  soumettre  au  prétendu  contrôle  judiciaire,  et  la  Corse  me  semblait  le  terrain  idéal
pour se genre de « folie ».
Faut-il  vous  expliquer  les  raisons  de  cette  décision ?  Je  devais  me  tenir  hors  de  portée  des
imposteurs, afin d’être en mesure de mener mon offensive de  communication pour défendre
l’enfant. En outre, je redoutais cette condamnation à subir une psychothérapie qui ne risquait,
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en  toute  logique,  que  de  s’abattre  sur  moi  avec  virulence,  puisqu’au  lieu  de  m’être  fait  tout
petit depuis celle-ci, je m’étais encore fait remarquer…
Mais surtout, je dirais presque ; il fallait que je prenne une position radicale face à l’imposture
que je prétends dénoncer ; il fallait que je joigne l’acte à la parole, afin de pouvoir permettre à
mon message de raisonner. Car ce que je souhaite transmettre en terme de message, c’est que
tout un chacun comprenne à quel point il est urgent de retirer sa voix au cirque tragique qu’est
notre  système  sociétal,  de  ne  plus  accepter  ni  de  jouer  sur  son  jeu  truqué  et  pervers,  ni  de
participer de quelque façon que se soit au financement d’un Etat criminel.
Nous  sommes  toutes  et  tous  pris  au  piège ;  nous  sommes  profondément  compromis,  parfois
gravement,  parce  qu’estimant  à  tort  qu’en  dehors  du  cadre  de  cette  tragique  imposture
sociétale  il n’existe aucune alternative ni de s’en sortir, ni de prétendre pouvoir changer quoi
que se soit. J’ai rencontré trop de gens, des gendarmes ou des magistrats, parfois, qui tentaient
de m’expliquer que ça n’était pas en quittant leurs fonctions qu’ils risquaient de changer quoi
que  se  soit,  et  qu’il  valait  donc  mieux  accepter  de  participer  à  l’imposture  criminelle  en
connaissance de cause, mais être en mesure parfois d’aider une victime, par exemple.
C’est avec ce raisonnement que l’on sacrifie son intégrité, en se persuadant qu’en dehors de la
matrice on n’est rien et impuissant, et que de toutes façons on ne peut pas survivre.
Comment  pouvez  vous  savoir,  si  vous  n’essayez  pas ?  La  seule  chose  que  l’on  peut  savoir
avec certitude, si on a le courage de considérer la réalité en face, c’est que tant que l’on reste
soumis  à  cette  obligation  de  participer  au  grand  théâtre  maléfique,  tant  que  l’on  paie  des
impôts  au  prétexte  d’être  un  citoyen  modèle  ou  de  ne  pas  avoir  d’ennuis,  sans  au  moins
résister activement dans l’ombre, on est et reste un collabo, qu’on le veuille ou non.
La  configuration que je prétends quant à moi vous avoir dévoilée est sans équivoque : Nous
sommes en guerre, et il n’y a que deux camps ; celui du syndicat du  crime international qui a
juré d’asservir l’humanité et toute forme de vie sur Terre, avec ses cohortes interminables de
complices, et celui de la Résistance. Il n’y a pas de camp neutre, désolé. Il n’y a au milieu des
deux blocs qu’un large camp de concentration, qui maintient en esclavage des populations de
mort-vivants,  en  en  régulant  leur  coefficient  démographie-durée  de  vie/rentabilité-productivité, comme pour les animaux dits d’élevage…
Du  moment  que  l’on  a  compris  cela,  on  ne  peut  plus  prétendre  à  ce  confort  tragique  que
confère l’insouciante ignorance. On est mis en demeure de choisir son camp, entre celui de la
lâcheté, de l’égoïsme et de la médiocrité, ou celui du courage, de l’intégrité et de l’honneur, et
de prendre conscience que chaque acte ou non acte, chaque décision ou refus de prendre une
décision,  constitue  un  choix,  qu’on  le  veuille  ou  non ;  un  choix  intime  et  sacré,  propre  à
chacun,  et  dont  rien  ni  personne  ne  peut  nous  affranchir  de  la  responsabilité  que  nous  en
avons.
Je fis donc, pour commencer, mon propre  choix. En apprenant ce choix, tout le monde dans
l’entourage  de  COTTEN,  à  quelques  rares  exceptions  prêtes,  cria  au  fou.  Les  uns  se
rassurèrent avec les autres de s’entendre condamner ma prise de position… Ce tout le monde
me destinait à être neutralisé rapidement, et jeté en prison ou en asile de fou, au plus vite. Ce
« tout  le  monde »  le  souhaite  sans  doute  encore  aujourd’hui,  afin  que  je  ne  devienne  pas  la
preuve vivante de son erreur, et de sa  malhonnêteté intellectuelle, de son manque d’intégrité
et de courage…
Oh,  je  ne  jette  pas  la  pierre  plus  à  ces  gens  là  plus  qu’à  d’autres,  pas  plus  qu’à  moi-même
pour n’avoir pas réagi plus tôt de façon juste et radicale.
Mais ce « tout le monde » s’est trompé : Et si j’étais finalement arrêté ou neutralisé demain de
quelque  façon  –  ce  que  je  ne  crois  pas  et  à  quoi  je  me  refuse !  –  mon  livre  aura  été  fini.  Le
principal  message  qu’il  contient  aura  été  mis  en  forme,  et  il  aura  été  édité  d’une  façon  ou
d’une  autre,  ou  par  un  éditeur  qui  aura  en  premier  lieu  reçu  mon  message,  ou  par  quelque
moyen alternatif moins efficace, certes, en terme  de portée. Peut-être ma  mission devait-elle
139
s’arrêter là, bien que je persiste à penser intuitivement qu’elle ira bien au delà. L’histoire nous
le dira.
Donc, par ma décision, je validais le fait qu’un mandat d’arrêt allait suivre très vite, jusqu’à
ce que je sois pris ou neutralisé, et ne devais plus m’en émouvoir outre mesure…
En franchissant la limite du « rationnel », grâce à Vincent, en franchissant les frontières de la
matrice  et  en  me  libérant  progressivement  de  ses  programmes,  je  devenais  libre  comme
jamais encore je ne l’avais été, comme je n’avais jamais imaginé que cela fut possible.
La  peur  devait  s’estomper  finalement  avec  le  temps,  et  je  devais  constater  qu’au  fur  et  à
mesure  que  je  m’enfonçais  avec  ma  compagne  dans  l’épais  et  angoissant  brouillard  de
l’inconnu,  les  choses  se  déroulaient  au  mieux,  invitant  des  « synchronicités »  surprenantes
dans notre vie.
Car si c’était ce que l’on redoutait au début, il n’était rapidement plus question de survie, mais
bien de vie, après une forme de renaissance.
Entre temps je mettais en ligne sur http://www.lepeededamocles.lvo.info  le témoignage de Vincent,
provoquant  d’ailleurs  assez  rapidement  le  problème  technique  évoqué  dans  le  chapitre  où  je
parle  de  la  création  de  ce  premier  site :  Celui-ci  disparut  corps  et  bien.  Heureusement,  je
trouvai de l’aide pour la création de son remplaçant.
Du  moment  que  le  témoignage  de  Vincent  tournait  sur  http://www.lepeededamocles.info  ,  ledit
remplaçant, et sur des plate-formes telles que  « Dailymotion »  et  « You-Tube » malgré leurs
vaines tentatives de censure, et que la vidéo était relayée par de nombreux internautes révoltés
par  le  sort  de  l’enfant,  je  pouvais  passer  à  l’étape  suivante,  qui  était  de  redonner  vie  à  une
idéologie de Résistance,  mais là, face à l’imposture politique.  Il  était temps de s’attaquer au
problème à son amont.
Il  n’était  plus  question  de  résistance  face  à  des  symptômes,  mais  de  cibler  cette  imposture
politique en tant qu’interface entre le syndicat du crime international et le peuple manipulé.
Au  delà  de  la  notion  de  Résistance,  qui  ne  doit  pas  être  une  fin  en  soi,  se  dessinait  plus
précisément  l’impérieuse  nécessité  d’une  révolution ;  mais  d’une  vrai  révolution,  non  d’un
coup monté comme celui de 1789, et sans tomber dans le piège des clichés de cinéma qui ne
peuvent  que  pousser  le  Peuple  à  faire  le  jeu  de  l’ennemi,  c’est  à  dire  provoquer  une  guerre
civile.  L’idée  prit  sa  place  dans  mon  cerveau,  sans  trouver  de  réponses  aux  écueils  qui
l’accompagnaient, et je la laissai donc décanter.
Après  avoir  saisi  par  courrier  le  nouveau  dirigeant  du  pays  sur  le  sort  de  Vincent  et  sur  ma
situation ubuesque – mon mandat d’arrêt m’ayant été confirmé – je constatai évidemment sa
position d’imposteur en chef, à travers son refus de répondre ou de donner suite à ma saisine.
Je fis profiter de ce constat à qui voulait bien, en retranscrivant ma dite saisine sous forme de
vidéo, mise en ligne sur mon site.
Nicolas  SARKÖZY  de  NAGI-BOCSA  se  devait  d’intervenir  dans  ce  dossier,  pour  faire
rétablir une saine et indépendante administration de la justice au sein de l’institution dont il se
prétend le garant, non seulement en tant que Chef de l’Etat, mais également de Président de ce
curieux  appendice  qu’est  le  Conseil  Supérieur  de  la  Magistrature :  Et  le  fait  qu’il  fut  trop
occupé  par  ses  dites  fonctions  n’est  aucunement  recevable  pour  justifier  son  total
désintéressement  quant  au  sort  d’un  enfant  du  Peuple  Souverain,  victime  de  terrorisme
judiciaire.
L’individu sait trouver le temps de s’agiter pour des questions ineptes quand il pense pouvoir
en tirer un bénéfice pour son image de marque, comme tout traître à la Nation de son acabit,
et  sans  doute  avec  plus  de  frénésie  que  tous  ses  prédécesseurs  réunis  de  ces  cinq  dernières
décennies au moins.
Chemin  faisant,  je  tâchais  de  m’informer  sur  ce  que  devenait  Vincent,  et  la  suite  donnée  au
simulacre de procédure.
140
J’avais toujours gardé  contact avec  certains proches de COTTEN, me servant d’eux pour en
savoir plus, comme j’étais conscient que ceux-ci gardaient le contact avec moi pour informer
COTTEN tant que possible sur mes agissements.
Il  était  devenu  clair  que  nous  étions  dans  deux  camps  opposés,  sa  promesse  d’aider  l’enfant
s’étant bien sûr envolée aussitôt formulée. Le but de l’opération consistait pour le gourou raté
d’organiser  sa  défense,  conjointement  à  son  « amie »  magistrat  qu’il  avait  balancée.  Dans
cette optique, il devait être décrété que nous avions tous trois fait ce que la loi prescrivait, à
l’exception de moi qui était allé beaucoup trop loin en raison de mon tempérament excessif,
mais  que  l’enfant,  quant  à  lui,  mentait,  ce  que  les  braves  gendarmes  et  magistrats  savaient
déjà  formellement.  Vincent,  qui  entre  temps  avait  été  placé  dans  une  famille  d’accueil
nécessairement  triée  sur  le  volet,  continuait  de  subir  des  pressions  afin  qu’il  renonce  à  son
intolérable témoignage.
Vincent,  sans  doute  au  courant  que  celui-ci  circulait  dorénavant  sur  le  net,  ne  se  laissait  pas
briser  et  maintenait  ses  déclarations.  J’appris  par  des  sources  proches  de  COTTEN  qu’une
perquisition  avait  été  finalement  programmée  au  domicile  de  François  Xavier  TANYERES,
histoire de donner un peu de consistance à la parodie d’instruction en cours. Mais le prétendu
juge d’instruction avait informé les deux parties lors d’une confrontation ! J’ignorais jusque là
que les perquisitions faisaient l’objet d’une mise  en garde de la personne  intéressée, histoire
qu’elle puisse faire un peu de rangement… C’est sans doute l’origine du mot « prévenu » en
langage judiciaire, pour désigner la personne faisant l’objet d’une enquête…
Ce  fut  donc  plusieurs  mois  après  avoir  alerté  le  criminel  présumé  de  ce  projet  que  la
perquisition  eut  lieu.  Je  ne  surprendrais  personne  en  rapportant  le  fait  qu’elle  fut
infructueuse…  J’appris  qu’en  fait  de  « rangement »  François  Xavier  TANYERES  avait
procédé  à  des  travaux  dans  sa  maison,  ayant  notamment  carrelé  le  mur  des  WC  qui  servait
d’accès  à  sa  cave  secrète…  La  petite  histoire  veut  que  ça  soit  sa  compagne,  la  criminelle
pédophile présumée Virginie FREZOUL, qui aurait lâché le morceau lors d’une audition avec
notre  bon  juge  d’instruction,  sans  que  celui-ci,  évidemment,  ne  relève  ni  ne  traite  cette
information…

Chapitre quinze : Nouvelle orientation

Plus tard, je quittai la Corse pour rejoindre Janett, rentrée en Allemagne pour les fêtes de fin
d’année 2007. Là, le peu de considération que je reçus de la part des parents hostiles à tout ce
qui pouvait perturber leur tranquille quotidien ne m’engageait ni à m’éterniser, ni à retourner
dans leur région.
Mais  il  faut  dire  à  la  décharge  des  parents  de  Janett,  que  je  leur  avais  subtilisée  leur  fille
quelques  temps,  et  que  celle-ci  leur  était  revenue  passablement  changée  :  A  mon  contact,
Janett,  métamorphosée  par  le  sport,  avait  viré  vers  l’activisme  et  était  également  devenue
végétarienne,  par  conviction  de  la  cause  animale  mais  également  humaine.  Elle  avait  donc
radicalement  changée,  et  était  engagée  dans  une  phase  de  « déformatage »  qui  inquiétait  ses
parents,  au  point  que  ceux-ci  ne  s’imaginent  qu’elle  fut  dans  une  secte.  Rien  que  pour  cette
raison,  il  fallait  que  je  me  résolve  à  les  affronter.  D’ailleurs,  les  appareils  de  l’imposture
d’Etat qui prétendent lutter contre les sectes – sans se soucier ni de l’Eglise Catholique, ni des
Témoins de Jéhovah ou de la Scienthologie, ou encore des sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie…-  pour en réalité réduire la menace des minorités spirituelles et intellectuelles,
mettent  en  garde  contre  ce  genre  de  métamorphose :  Est  probablement  victime  d’une  secte
celle  ou  celui  qui  subitement  devient  végétarien ;  se  tourne  vers  la  Nature et  la  spiritualité ;
s’intéresse  aux  thérapies  douces  et  alternatives ;  s’intéresse  aux  énergies  non  polluantes  et
libres ;    se  détourne  des  certitudes  véhiculées  dans  la  société  pour  les  remettre  en  question ;
141
bref, pense et agit différemment que ne le fait « tout le monde », remettant en cause la matrice
qui nous est imposée, avec ses différents programmes…
Pour couronner le tout, Janett avait abandonné son poste de cadre dans la Wolks Bank  où elle
travaillait depuis six ans, pour vivre une aventure décousue de « sens social » et « vide de tout
avenir » avec un marginal qui, elle dut l’avouer à sa famille, venait tout juste de passer par la
case  prison pour  la  troisième  fois  de  sa  vie  !…    Janett  avait  dû  expliquer  les  raisons  de  son
retour en catastrophe quand elle avait été chassée des locaux de « Politique de Vie », et avait
lors  de  précédentes  visites  dans  sa  famille  parlé  de  moi  et  de  mes  trépidantes  mésaventures
dans l’Océan Indien,  sans remporter le succès escompté…
Autant  vous  dire  que  je  n’étais  pas  perçu  par  l’entourage  familiale  de  ma  bien  aimée  à…
…ma juste valeur. (Pardon, mais ça fait du bien de temps en temps…)
Mais le retour aux anciennes énergies de son univers d’avant semblait agir sur Janett comme
un mécanisme qui effaçait le « déformatage » pourtant si bien engagé. Je dus admettre à cette
occasion  que  le  fossé  entre  son  monde  et  le  mode  de  vie  que  j’avais  à  lui  proposer  était
incommensurable, et que tout cela s’était peut-être passé trop vite et trop soudainement pour
elle, au risque de provoquer une « rechute » irréversible. Je n’étais pas sûr d’ailleurs de n’être
pas engagé, de par les circonstances, dans une démarche trop radicale pour elle. Janett n’avait
heureusement  pas  été  impliquée  autant  que  moi  dans  l’affaire  Vincent,  malgré  son  aide
magistrale,  et  méritait  sans  doute  mieux  que  de  partager  la  clandestinité  de  ma  vie,  et  de
supporter  mes  aspirations  révolutionnaires…  Elle  pouvait  s’épanouir  dans  la  Vérité,  à  son
rythme, sans pour  autant subir une situation qui  devait à mon sens n’engager que moi. Pour
que notre couple ait une réelle raison d’être, et que Janett en tire un réel bénéfice, il ne fallait
pas  qu’il  y  ait  cette  notion,  cette  impression  de  subir  ladite  situation,  plutôt  que  de  l’avoir
décidée pleinement.
Du reste, si elle avait été fortement perturbée par l’histoire de Vincent, et le comportement des
autorités  de  mon  pays,  elle  voulait  croire  qu’en  Allemagne  il  n’en  était  pas  de  même.  Elle
n’avait pas cette perception sombre du monde que j’avais déjà intuitivement à cette époque.
Moi-même  à  ce  moment  là  n’avais  d’ailleurs  pas  approfondi  totalement  la  question,  et
appréhendé  avec  précision  le  contexte  tel  que  je  vous  l’ai  déjà  présenté.  Il  me  manquait
encore des éléments que je vais vous faire partager sans tarder.
Janett  et  moi  envisageâmes  alors  après  mûre  et  sereine  réflexion,  à  cette  occasion,  de  nous
séparer bons amis.
Mais  je  sentais  qu’elle  n’était  pas  totalement  convaincue  pour  autant,  et  outre  la  tristesse  de
l’éventualité de devoir nous séparer qui l’habitait, Janett semblait rester sur sa faim, en terme
d’expérience de vie, de recherche de vérité et de dépassement de soi-même.
Le  « déformatage »  n’avait  pas  totalement  fondu  dans  la  douce  chaleur  du  foyer  de  cette
modeste bourgeoisie germanique, et nous ne devions pas en rester là, étant sans le savoir sur
le point de plonger un peu plus dans la révélation de l’horreur absolue.

142
Partie III

L’affaire des CD ROMS de ZANDVOORT

Chapitre premier : L’entrée en matière : du rapport de l’ONU à la fondation Princesse de
CROŸ…

Au moment où nous étions presque décidés à aller chacun de notre côté, ma détermination
de  ne  pas  lâcher  Vincent  et  d’assumer  mes  responsabilités  à  mon  niveau  personnel
d’implication  étant  intacte,  j’informai  Janett  à  tout  hasard  d’une  nouvelle  piste  que  j’avais
trouvée  par  le  biais  de  mes  recherches  sur  Internet :  Il  s’agissait  d’un  rapport  officiel  d’un
certain Juan Miguel PETIT, rapporteur spécial de l’ONU, réalisé en 2002 suite à une enquête
demandée par des mamans victimes de terrorisme judiciaire sur le sol français, dans le cadre
d’une sinistre affaire de criminalité pédophile en réseau, étouffée comme il se doit.
S’agissant d’un rapport  officiel qui risque de faire réfléchir plus d’un sceptique, il mérite ici
une retranscription de ses passages les plus éloquents ; je cite donc :

« Le Rapporteur spécial a été informé de l’existence d’un CD-ROM contenant 8000 images
pornographiques et appelé CD-ROM « Zandvoort », du nom de la ville néerlandaise dans
laquelle il a été découvert.
Un certain nombre de parents français auraient vu des images de leurs enfants.
Les autorités françaises ont examiné le CD-ROM et l’ont transmis aux autorités des autres
pays qui à leur avis étaient concernés, mais ont conclu que ces images dataient des années
70.
Toutefois, certains parents contestent cette conclusion, faisant valoir que certaines photos
contenaient des signes qui montraient clairement qu’elles avaient été prises récemment.
Le CD-ROM n’a pas été officiellement présenté à Interpol pour un examen par des experts et
pour une comparaison avec des images connues conservées dans une base de données, ce qui
aurait vraisemblablement permis d’établir la date de prise de ces photos.
Le Rapporteur spécial ne considère pas que les sévices sexuels contre des enfants constituent
un phénomène plus courant en France que dans d’autres pays européens.
On constate toutefois que de nombreuses personnes ayant une responsabilité dans la
protection des droits de l’enfant, en particulier dans le système judiciaire, continuent de nier
l’existence et l’ampleur du phénomène.
Les personnes qui soupçonnent et signalent des cas de sévices à enfant peuvent se voir
accuser de mentir ou de manipuler les enfants concernés et risquent des poursuites ou des
sanctions administratives pour diffamation si leurs allégations n’aboutissent pas à des
poursuites suivies de condamnation de l’auteur présumé des sévices.
En particulier, les professionnels de la santé encourent des risques dans ce domaine et rien
n’indique que les médecins bénéficient de l’aide et du soutien du Conseil de l’ordre des
médecins français.
Dans un nombre croissant de cas, un parent séparé, habituellement la mère, choisit d’amener
l’enfant ou les enfants à l’étranger plutôt que de se conformer aux décisions d’un tribunal
accordant des droits de visite ou attribuant la garde à l’auteur présumé des sévices, ce qui, à
son tour, pourrait exposer l’enfant à de nouveaux sévices sexuels.
Il est même arrivé que des juges et des avocats au courant des faiblesses du système
judiciaire conseillent, officieusement, à certains parents d’agir de la sorte.
Ces parents se trouvent donc sous la menace de poursuites criminelles pour leurs actes aussi
bien en France que dans le pays où ils se rendent. »
143
« Il est certes possible que de fausses allégations de sévices sexuels contre des enfants aient
été faites dans le cadre de procédures visant à attribuer la garde de l’enfant.
Toutefois, le Rapporteur spécial, après avoir examiné les preuves concernant les affaires
portées à son attention, a pu conclure que ces allégations étaient sérieuses et fondées
et  que  la  suite  qui  leur  avait  été  donnée  ne  correspondait  pas  à  l’intérêt  supérieur  de
l’enfant. »

La  similitude  avec  l’affaire  du  petit  Vincent  était  criante,  et  le  climat  de  terreur  était
clairement incriminé.
D’autres  recherches  sur  le  sujet  que  j’avais  accroché  –  l’affaire  du  CD  ROM  de
ZANDVOORT – m’apprenaient que ça n’était pas un CD ROM mais 21 CD ROM qui avaient
en  réalité  été  découverts,  lesquels  réunissaient  environ  100  000  épouvantables  photos
d’enfants violés et torturés, ainsi que des films.
Détail qui n’en est pas un, ayant curieusement échappé au rapporteur de l’ONU.
Près  de  100  000  enfants  distincts  étaient  en  scène,  de  toutes  nationalités  confondues,  avec
quelques dizaines pour la France.
Des activistes belges à l’origine de l’affaire prétendaient se battre eux aussi contre l’imposture
judiciaire, en l’occurrence de leur pays, et sur fond de criminalité pédophile.
Je  relevai  les  coordonnées  d’une  fondation  Princesse  de  CROY  sise  à  BRUXELLES,  en
rapport  avec  la  découverte  du  fameux  CD  ROM,  pour  ce  que  j’en  comprenais.  Celle-ci
prétendait  effectuer  des  analyses  comparatives  bio  métriques  entre  des  enfants  disparus,
enlevés ou victimes de crimes pédophiles partout dans le monde, avec ceux qui apparaissaient
sur les épouvantables documents qui avaient été récupérés à ZANDVOORT par les activistes
belges.
Janett  n’appréciait  pas  plus  que  moi  cette  séparation  décidée  au  nom  de  la  raison.  D’autant
qu’elle  restait  sur  sa  faim,  elle  qui  voulait  malgré  ses  certitudes  comprendre  ce  qu’il  y  avait
derrière ce qu’elle percevait du monde, et avait tout quitté en Allemagne pour cette quête.
Revenir avec tant d’interrogations après une telle expérience, sans aller plus loin, constituait à
ses yeux un gâchis doublé d’un non sens ; elle voulait se donner une chance d’avoir le cœur
net, et par la même occasion, nous donner une chance à nous, comme on dit.
C’est  elle  qui  en  prit  la  décision,  par  un  matin  timidement  ensoleillé  d’hivers  teuton  2008 :
Elle m’accompagnerait en Belgique rencontrer les activistes en question. Le but de l’opération
serait    que  je  tente  d’obtenir  que  soit  effectuée  une  analyse  bio  métrique  comparative  de
Vincent, afin de vérifier  s’il n’apparaissait pas lui aussi parmi les enfants victimes. En effet,
son  géniteur  se  serait  vanté  devant  une  éducatrice  d’avoir  « mis  en  vente  Vincent  sur
Internet », et cette piste, faute de mieux, n’était pas plus incohérente qu’une autre.
Mais cette équipée allait générer de nouveaux frais mal venus pour ma compagne, moi-même
n’ayant à nouveau plus un rond. En effet, Janett était toujours délestée de ses économies, suite
à  l’affaire  Vincent,  et  concernant  ce  que  nous  avions  gagné  en  été  avec  notre  activité  de
coaching  sportif,  il  ne  restait  plus  grand  chose.  Une  bonne  partie  avait  été  dilapidée  dans  la
location  d’un  logement  dans  la  région  du  foyer  familial  de  Janett  jusqu’à  l’entrée  du
printemps 2008, la prise d’une certaine distance avec ses parents s’étant révélée de bon ton.
De  mon  côté,  j’avais  dû  renoncer  à  percevoir  la  fin  de  mes  allocations  chômage,  ayant
renoncé par soucis de sécurité et avec joie à tout ce qui me rattachait à la matrice et permettait
de  me  localiser  ou  de  me  tracer.  Si  je  tirais  une  certaine  satisfaction  du  fait  de  me  sentir  de
moins  en  moins  prisonnier  de  la  matrice  par  ses  subterfuges  d’ordre  social,  je  m’étais
cantonné  à  la  rédaction  de  mes  premières  autobiographies,  ainsi  qu’à  celle  d’une  gentille
petite pièce de théâtre sur un thème impossible, espérant trouver quelque éditeur et renflouer
quelque  peu  nos  caisses  trouées,  mais  sans  le  moindre  succès  jusque  là.  La  communication
autour de l’affaire Vincent restait, malgré ces exaspérants soucis financiers, ma préoccupation
144
principale,  et  l’idée  de  faire  un  reportage  vidéo  artisanal  sur  le  sujet  dégoté  m’apparut  une
option viable, dans l’optique d’attirer l’attention sur la problématique générale, et de raviver
la lumière sur le cas précis de l’enfant.
Peut-être  alors  pouvions-nous  faire  d’une  pierre  plusieurs  coups,  à  l’instar  des  criminels
internationaux,  et  rentabiliser  ainsi  une  nouvelle  aventure  tout  en  avançant  pour  le  cas  de
Vincent.
Le peu d’argent qui restait encore à ce moment là servit donc à financer ce déplacement, en
avril 2008.
Rendus à BRUXELLES pour quelques jours, nous prîmes une modeste chambre d’hôte dans
le centre-ville.
Par  prudence,  je  me  rendis  seul  au  domicile  de  la  princesse  de  CROŸ,  présidente  de  la
fondation qui portait son nom, au 10 rue Faider. Non pas qu’à ce moment là que je me méfiai
de cette personne, mais parce que j’imaginais, aux vues des persécutions dont elle prétendait
faire Les frais dans ses articles de son site « Droit Fondamental », qu’elle devait faire l’objet
de quelque surveillance. Car la Belgique est un curieux pays, qui fait office de poste avancé
du  gouvernement  américain,  ou  soyons  précis  du  gouvernement  mondial,  en  plein  cœur  de
l’Europe. Là, sans faire de parano, il ne faut pas se leurrer, rien ne doit échapper à « l’œil », et
certainement  pas  un  repère  d’activisme  anti-criminalité  pédophile  croisant  le  fer  avec
l’imposture politique et judiciaire locale…
Dans le doute, je préférais naturellement ne pas exposer mon intrépide compagne sans avoir
au moins  tâter le terrain.
Je n’avais pas téléphoné pour prendre rendez-vous, et ne savais pas quel accueil allait m’être
réservé.  Je  ne  téléphone  jamais,  du  reste.  Je  suis  informé  concernant  les  dernières  avancées
technologiques qui permettent de récupérer l’emprunte vocale d’une personne recherchée, de
la numériser afin d’en rentrer les données dans un ordinateur relié à tout réseau téléphonique.
Ainsi,  si  la  personne  concernée,  objet  d’une  surveillance  particulière,  se  croit  à  l’abri  en
téléphonant  d’une  cabine,  ou  en  masquant  sa  voix,  elle  réveille  l’ordinateur  dont  le
programme permet d’identifier la voix – même transformée à l’aide d’un appareil électronique
–  de  localiser  en  temps  réel  l’endroit  de  l’appel,  et  de  dévoiler  dans  le  même  temps  le
correspondant.
Je ne sais pas si je puis faire l’objet d’une telle mesure, en raison de mon mandat d’arrêt, de
mon  combat  contre  la  criminalité  pédophile  institutionnelle,  ou  de  mes  aspirations
révolutionnaires, ou des trois.  Je ne sais déjà pas si toute personne faisant l’objet d’un mandat
d’arrêt ne fait pas d’office l’objet de telles mesures, et le flic moyen ne le sait sas doute pas lui
non plus. Mais je me doute bien que, dans la dictature travestie en démocratie dans laquelle
nous sommes pris au piège, si de tels moyens sont mis au point, c’est pour être utilisés, et non
pas  contre  les  vrais  criminels,  puisque  ceux-ci  sont  aux  commandes,  mais  contre  des
énergumènes  de  mon  espèce  en  priorité.  Et  il  ne  faut  pas  partir  du  principe  que  le  crime
organisé va lésiner sur les dépenses que cela peut occasionner, puisque  c’est le contribuable
qui paie, et que tout ce qui peut endetter la nation est bien venu.
Donc,  Janett  non  plus  ne  téléphone  jamais,  du  moins  quand  elle  est  avec  moi.  Car  tout  bon
gendarme de base – comme les « mauvais » d’ailleurs – sait que pour trouver l’homme, il faut
le cas échéant chercher la femme ; et celle-ci a été repérée et fichée lors de notre mésaventure
de l’affaire Vincent…
Tout ce paragraphe donc pour vous expliquer pourquoi un tel manque de savoir vivre de ma
part,  pour  prétendre  venir  forcer  la  porte  d’une  princesse,  fut-elle  activiste,  sans  avoir  pris
rendez-vous.
Je fus surpris en arrivant devant le numéro que je cherchais, après avoir pour la forme repéré
un  minimum  les  alentours,  de  trouver  une  façade  ornée  de  curieux  symboles  qui  me
145
semblaient franc-maçons… Ne me formalisant pas plus que ça – mais un peu quand même –
j’usai de l’interphone pour ce premier contact avec notre princesse activiste.
Tombant sur son Altesse en personne, quelque peu offusquée, à juste titre, que je ne me sois
donc  pas  annoncé  à  l’avance,  il  me  fut  délicat  d’expliquer  en  quelques  mots  par  interphone
interposé ce qui me poussait à venir ainsi la déranger, et m’interdisait d’user d’un téléphone
comme  tout  humain  civilisé.  A  la  suggestion  qui  me  fut  faite  sur  un  ton  sec  de  revenir  une
autre  fois,  et  à  la  condition  que  je  me  sois  soumis  entre  temps  à  cette  règle  de  bienséance
élémentaire,  je  lâchai,  de  peur  de  revenir  bredouille,  le  fait  que  j’étais  recherché  par  les
autorités de mon pays, quémandant une entrevue exceptionnelle.
Je me mordis les lèvres aussitôt, réalisant la maladresse si peu engageante de mon approche.
L’interphone  s’était  tu,  mais  des  pas  se  firent  entendre  se  rapprochant  de  la  porte :  Son
Altesse Sérénissime entre-bailla la porte d’entrée du bâtiment, arborant un air méfiant. On le
serait à moins, et j’étais du reste surpris qu’elle se risqua à m’ouvrir, entre les tracas qu’elle
disait essuyer, et mon incongrue présentation envoyée depuis le trottoir.

Chapitre deux : La stratégie du paratonnerre.

Son Altesse était de grande taille, un peu courbée et plutôt massive, les yeux marrons séparés
par un trop grand nez, le menton fuyant. Ses cheveux noirs et mi-longs semblaient crasseux,
cachant  l’extrémité  des  branches  d’une  paire  de  lunettes  à  montures  carrées  et  plutôt
grossières. La femme découvrit de vilaines dents jaunâtres dans un rictus méfiant, fronçant les
sourcils,  pour  réclamer  plus  d’éléments  quant  à  mon  inconvenante  démarche.  Son  halène
trahissait  son  addiction  à  la  cigarette,  confirmée  par  le  grondement  sourd  de  quelques
probables glaires qui venaient fort disgracieusement perturber sa respiration. Je fus surpris de
son  apparence  négligée,  pour  ne  pas  dire  sale,  éprouvant  une  indicible  répulsion  pour  le
personnage.  Ça  ne  correspondait  pas  à  ce  que  mes  lectures  d’ados  m’avaient  laissé
m’imaginer  en  terme  de  princesse  menacée,  en  croisade  pour  des  enfants  martyres…  Janett,
qui devait tourner en rond dans notre réduit comme une lionne en cage, pouvait reprendre son
souffle. (Je plaisante !)
Pourtant,  je  me  courbai  presque  à  m’en  faire  claquer  une  pièce,  me  confondant  en  excuses
avec  l’air  le  plus  ingénu  possible  pour  mon  inopinée  visite  .  Elle  dû  être  sensible  à  mon
charme  –  indéniable  malgré  mes  grandes  oreilles,  elles  vous  le  dirons  toutes…-  car  son
hostilité s’effaça comme par enchantement, et la porte s’entrouvrit largement.
Je  suivis  Son  Altesse  Sérénissime  dans  le  sillage  de  ses  âcres  effluves  de  transpiration
macérée  –  ayant  un  sens  olfactif  peut-être  trop  développé  –  à  travers  les  dédales  de  sa
demeure, effaré par la saleté ambiante. Arrivée au premier étage, elle sembla devoir s’excuser
du désordre régnant, expliquant qu’elle n’avait plus de quoi à se payer une « bonne ». Et oui,
on est princesse ou on ne l’est pas, et je compris que je devais compatir avec émotion devant
une  situation  si  dramatique,  laquelle  n’était  dû  à  ce  que  je  devais  croire,  qu’à  son  combat
contre les forces du mal, l’occupant « H 24 ». Je bredouillai un « je comprends » mal assuré et
parfaitement hypocrite, hésitant à m’apitoyer outre mesure, ayant peur d’en faire un peu trop.
Je suis très intuitif, ou instinctif, comme vous le voulez. Un genre de sensibilité qui, à l’instar
de mon sens olfactif notamment, croît avec l’âge d’ailleurs, – comme on dit, ça ne s’arrange
pas en vieillissant !…- sens auquel  je me fie de plus en plus…   …d’instinct, justement…
Là, je ne ressentais rien de bon, au point que je fus immédiatement sur mes gardes, malgré le
très bon accueil qui me fut fait, ceci dit sans la moindre ironie. C’est même fort injuste de ma
part de décrire cette « entrée en matière » ainsi. Vous-vous en doutez, je dois avoir des raisons
un peu moins subjectives et un peu plus concrètes pour être d’une ingratitude aussi acide dans
la présentation que je vous livre de cet « altier » personnage. Car en principe, je ne me fie pas
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tant que ça aux apparences, loin s’en faut, étant plutôt d’ailleurs indifférent, voir méprisant, à
l’égard  de  cette  pathétique  propension  de  l’être  humain  à  baigner  dans  le  paraître  et
l’apparence  au  point  d’en  faire  sa  raison  d’être.  Mais,  faisons  la  part  des  choses,  je  ne  parle
pas  ici  de  beauté  surfaite  ou  naturelle,  ni  même  intérieure  ou  extérieure,  car  une  personne
disgracieuse – question d’appréciation, d’ailleurs – peut rayonner beaucoup plus que toutes les
pétasses  sur-maquillées  réunies.  Non,  je  parle  de  tout  autre  chose  ici,  ayant  appris  que  la
tendance  à  se  négliger  à  un  tel  point  n’était  à  priori  pas  un  bon  signe,  et  que  beaucoup  de
personnes plongées dans de sombres énergies, en particulier celles pratiquant la magie noire,
étaient  remarquables  par  leur  saleté.  Mais  ça  n’est  pas  indispensable  comme  condition  pour
pratiquer la sorcellerie…
Un interminable couloir étroit aux murs très hauts, ornés de bibelots et de peintures diverses
nous  mena  dans  ce  qui  semblait  être  le  centre  névralgique  de  la  fondation ;  une  grand  pièce
occupée  par  deux  tables  de  travail  accolées  l’une  à  l’autre,  sur  lesquels  deux  ordinateurs  se
faisaient face, à côté de quelques faxe-photocopieurs et autres appareils du genre, cernés par
dossiers et paperasses. Un vilain canapé contre un mur, recouvert de quelque tissus fourré aux
poils de chats, était occupé par des coussins crasseux et des dossiers épars. Des cendriers bien
garnis  poussaient  un  peu  partout.  Le  désordre  était  épanouis  et  omniprésent,    et  de  toute
évidence ça devait effectivement travailler dur.
Mon  regard  fut  naturellement  attiré  par  la  grande  affiche  qui  prenait  pratiquement  tout  un
mur,  sur  laquelle  posait  la  princesse,  bras  dessus  bras  dessous  avec  deux  hommes  d’une
cinquantaine  d’année :  Photo  que  j’avais  déjà  vue  sur  le  site  de  Droit  Fondamental,  et  qui
présentait  l’un  d’entre  eux  comme  étant  l’enquêteur  de  l’association  à  l’origine  de  la
découverte  des  CD  ROMS…  Tous  trois  portaient  un  tee-shirt  noir  à  l’effigie  de  la  dynastie
des CROŸ, et on pouvait lire l’inscription  « Les  armes de l’enfance maltraitée », mettant en
valeur les armoiries des de CROŸ .
De  la  façon  dont  les  choses  étaient  présentée  sur  ledit  site,  j’avais  tout  d’abord  compris  que
l’enquêteur  en  question,  le  dénommé  Marcel  VERVLOESEM  était  un  second  couteau  qui
avait dû agir sur les consignes de la fondation ou de l’association qui l’employait, confusion
adroitement  ménagée  qui  n’avait  rien  d’innocente,  puisque  l’homme  en  question,  certes
enquêteur chevronné, était le fondateur de sa propre association à l’origine de tout.
Pensant  encore  à  ce  moment  que  l’enquêteur  n’était  qu’un  sous-fifre  du  dispositif,  j’avais
malgré tout estimé indispensable de le rencontrer ultérieurement pour parfaire mon reportage.
Jacqueline de CROŸ se mit face à ce qui devait être son poste, me prévenant avec courtoisie
qu’elle avait peu de temps à me consacrer, et je fus malgré tout invité à prendre place sur un
petit fauteuil de bureau débarrassé à la hâte, mais recouvert de poils de chats.
J’expliquai  alors  précisément  les  raisons  de  ma  venue,  mettant  en  avant  mon  « admiration »
sans  borne  pour  « son »  combat,  pour  proposer  tout  de  go  à  la  femme  de  procéder  à  son
interview.
Entre  la  gravité  de  l’histoire  des  CD  ROMS  de  ZANDVOORT  traitée  sur  le  site  de  Droit
Fondamental  et  cette  curieuse  impression  que  me  faisait  son  auteur,  quelque  chose  sentait
mauvais  –  au  sens  figuré  également,  c’est  ce  que  je  veux  dire  ici…  –  et  je  pressentais  qu’il
fallait que j’aille au fond des choses, bien qu’ayant peu d’espoir, en vérité, que cette personne
ne  me  soit  d’une  quelconque  aide  pour  Vincent.  En  fait,  j’avais  hâte  de  rencontrer  le
dénommé Marcel VERVLOESEM, pour lequel aucune indication ne permettait qu’on puisse
le  trouver  à  partir  du  site  de  la  Fondation  de  CROŸ.  J’avais  compris  que  pour  obtenir  ses
coordonnées, il me faudrait jouer serré.
Flattée  par  mes  courbettes  et  ma  proposition,  Jacqueline  de  CROŸ  consentit  à  ce  que  je
revienne procéder à son interview à son domicile dans l’après midi.
Le deuxième homme de l’affiche, Jan BOEYKENS, fit son apparition,  au bout de quelques
minutes.  J’étais  quelque  peu  rassuré,  car  j’avais  entendu  les  signes  de  vie  d’une  tierce
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présence  dans  la  maison,  m’inquiétant  de  ne  voir  personne  d’autre.  Grand  et  mince,  barbu,
cheveux  gris  et  tee-shirt  détendu  de  couleur  noire,  il  n’avait  pas  l’air  plus  soigné  que  la
femme.  Inquisiteur,  me  mitraillant  avec  des  questions  comme  pour  s’assurer  que  je  sois  ce
que  je  prétendais  être,  ce  qui  était  la  moindre  des  choses,  il  parlait  avec  un  accent  fort  qui
trahissait  son  origine  flamande,  dans  un  français  pas  toujours  compréhensible,  et  je  compris
rapidement qu’il était accessoirement le concubin de son Altesse. Je m’amusais de l’entendre
la  vouvoyer,  me  demandant  si  c’était  dû  à  son  mauvais  français,  ou  à  quelques  usages
imposés  par  sa  compagne  en  vertu  de  son  étiage…  Le  tutoiement  qu’il  adopta  de  façon
naturelle pour converser avec moi répondit en douce à mon impertinente interrogation.
Ayant pris congé, je revins comme convenu dans l’après midi, accompagné de ma précieuse
partenaire, et nous entamâmes notre reportage à l’aide de notre modeste caméscope.
Au fur et à mesure des échanges qui s’étalèrent sur quatre jours complets, non seulement nous
appréhendions l’ampleur et la monstruosité de l’affaire, mais en plus nous mettions à jour ce
que je désigne par le vocable de  « paratonnerre », s’agissant de la princesse de CROŸ de sa
fondation  et  de  son  site  principal  « Droit  Fondamental ».  Je  précise  « principal »,  car  la
femme  nous  avait  incidemment  expliqué  qu’elle  occupait  l’espace  Internet  à  travers  une
trentaine  de  sites,  suivant  une  stratégie  élaborée  en  vue  de  nuire  à  toute  autre  tentative  de
communiquer sur le sujet interdit, prétendant ainsi protéger la vérité.
Elle  faisait  le  même  barrage  pour  « protéger »  l’enquêteur  Marcel  VERVLOESEM  de  toute
visite indésirable… …indésirable de son point de vue à elle, bien entendu.
Le paratonnerre était très efficace…
La  « stratégie  du  paratonnerre »,  donc,  est  simple,  pratiquement  imparable,  et
systématiquement  employée  dans  des  affaires  de  criminalité  pédophile,  ou  toute  affaire
risquant de venir troubler l’ordre du crime organisé.
Elle  consiste  en  la  mise  en  place  d’une  astucieuse  imposture  dans  le  but  d’interférer  dans
toutes  démarches  de  défense,  qu’il  s’agisse  d’action  en  justice,  de  communication  ou  autre,
intentée ou risquant d’être entreprise par des victimes ou des famille de victimes.
Les actions en questions doivent alors être canalisées et orientées, tout comme l’attention du
public et les débats, dans une direction ne menaçant pas en profondeur les intérêts du crime
organisé.
Le terrain de prédilection sur lequel le crime organisé veut cantonner les victimes et familles
de  victime,  c’est  évidemment  son  imposture  judiciaire  répandue  à  travers  nos  sociétés
perverties.
Ainsi,  le  « paratonnerre »  se  présente  le  plus  souvent  sous  la  forme  d’auxiliaires  de  justice,
mais également d’associations, la combinaison des deux restant le plus efficace pour le crime
organisé.
Concernant ces associations ou autres organisations civiques, il y a d’une part celles qui sont
montées de toutes pièces par le crime organisé – comme la célèbre « Child Focus », prétendue
association  de  lutte  contre  la  criminalité  pédophile    parrainée  par  le  roi  belge  him  self  –  et
d’autre  part  celles  dont  l’origine  est  sincère  mais  qui  sont  rapidement  infiltrées  par  de
véritables agents du crime organisé.
Le but des opérations consiste alors à exceller en matière d’illusion, afin de duper toutes les
victimes  et  familles  de  victimes  ainsi  que  le  grand  public,  et  d’attirer  dans  sa  toile  le  plus
possible  de  victimes  en  quête  de  l’aide  qui  leur  est  interdite  par  l’imposture  judiciaire  et
politique.
Et en matière d’illusionnisme, les imposteurs n’ont que le choix des procédés, maîtrisant les
règles  du  terrain  de  jeu  truqué,  et  n’ayant  pas  plus  d’  états  d’âme  ou  de  sens  moral  que  les
criminels qu’ils servent et protègent.
C’est  ainsi  qu’il  est  courrant  de  voir  des  impostures  d’association  se  commettre  dans  des
cérémonies  et  des  galas  de  bienfaisance  où  champagne  –  de  ROTHSCHILD !…-    gâteaux  et
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petits fours régalent généreusement des assemblées entières de notables bien propres sur eux,
un peu comme dans les manifestations prétendues contre la misère et la faim dans le monde.
Les subventions coulant à flot, pour ces associations là, de telles pompeuses festivités sont de
rigueur dans l’obscénité et le cynisme les plus épais.
Il faut savoir qu’il y a différents échelons d’impostures :
Concernant  le  grand  public  et  les  regroupements  de  victimes  et  assimilées,  si  faciles  à
manipuler, de si grossières méthodes restent efficaces.
Mais  pour  des  cas  plus  pointus,  concernant  quelques  rares  personnes  plus  avisées  que  la
moyenne,  des  attrape-nigauds  beaucoup  plus  sournois  sont  mis  en  place,  se  donnant  l’air  de
manquer de moyens et même de crouler sous les persécutions.
Là,  l’imposture  placée  un  cran  au  dessus  dans  la  pyramide  du  crime  organisé  n’hésite  pas  à
s’en  prendre  publiquement  à  des  individus  de  même  acabit  et  aux  mêmes  aspirations
criminelles  qu’elle,  mais  qui  gravitent  dans  l’échelon  inférieur :  Ce  histoire  simplement  de
faire illusion…
A titre d’exemple, Jacqueline de CROŸ – puisque je l’accuse de faire partie de cette famille
afin  de  protéger  la  maison  royale  belge  des  éclaboussures  et  répercussions  de  ses  crimes  –
devait  prendre  un  malin  plaisir  à  me  désigner  l’association  « Innocence  en  Danger »,  sa
présidente  et  un  journaliste  français  attaché  à  celle-ci,  comme  étant  justement  des  leurres
intervenant exactement dans le cadre que je viens de décrire.
Beaucoup se font prendre au piège des paratonnerres, considérant que si le pseudo bienfaiteur
ou  activiste  balance  certaines  vérités  interdites  et  divers  individus  malfaisants,  c’est  « la
preuve » que celui-ci est de toute confiance.
C’est manquer de recul, et omettre de considérer que la plus part du temps il s’agit de vérités
déjà en  circulation par d’autres  canaux, ou de personnes déjà incriminées publiquement, des
individus secondaires dans la pyramide du crime organisée, et faisant donc office de fusibles
potentiels.
Car ce qu’il est important de retenir concernant cette pyramide de crime organisé – pardon si
je  me  répète  –  c’est  que  suivant  ses  principes  pervers,  tout  échelon  inférieur  ou  individu  y
gravitant,  a  vocation  en  cas  de  nécessité,  à  être  sacrifié  pour  tout  intérêt,  même  futile,  en
faveur des échelons supérieurs.
Concernant  les  auxiliaires  de  justice,  dans  le  contexte  qu’est  le  notre  aujourd’hui,  leur
profession  relève  par  essence  de  l’imposture  la  plus  parfaite,  à  l’instar  de  la  magistrature  en
générale.
Car pour ne pas risquer de se faire radier du barreau, aucun avocat ne s’aventure à affronter en
profondeur les dérives criminelles d’une institution à laquelle il est par ailleurs soumis, mais
se limitant en fait à ne traiter que des symptômes.
Tout  avocat  n’est  qu’une  pièce  de  l’échiquier  truqué  et  le  sait,  –  une  pièce  « maîtresse »…-
sans quoi il ne serait plus avocat.
Car un bon avocat, dans notre réel contexte d’imposture judiciaire et sociétale, est un avocat
« mort » ;  c’est  à  dire  tombé  en  disgrâce  vis  à  vis  de  l’institution  et  n’y  survivant  pas
longtemps, faute de clients ; ou un avocat radié du barreau ou en passe de l’être, ou encore un
avocat qui abandonne sa toque courageusement.
Bien sur, il en est de même pour tout magistrat, mais comme je ne traite ici que de la stratégie
des paratonnerres, c’est ici le servile auxiliaire de justice qui est « à l’honneur », car outre le
fait donc que je viens de soulever, quant à la profonde malhonnêteté d’une telle profession en
l’état  actuel  de  notre  institution  judiciaire  et  de  notre  société,  il  faut  redouter  la  propension
qu’ont volontiers les avocats pour servir de paratonnerre à votre défense.
Car nombreux sont rôdés à ce genre de manœuvre, où une obscure négociation avec la partie
adverse,  avec  un  procureur    ou  un  président  tribunal,  intervient  dans  votre  dos  pour  définir
l’issue que doit prendre votre dossier.
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Le  client,  crédule,  ne  voit  pas  la  plus  part  du  temps  qu’il  est  dupé,  et  victime  des  illusions
d’une  véritable  pièce  de  théâtre  dans  laquelle  son  auxiliaire  de  justice  déborde  d’effets
mélodramatiques pour lui faire croire qu’il défend âprement sa cause. Vous avez eu un aperçu
de ce genre de manège lors des premiers chapitres de ce livre.
C’est donc à la base du fonctionnement de la prétendue institution judiciaire que la stratégie
du paratonnerre est la plus répandue.
Pour en revenir à la princesse Jacqueline de CROŸ et à sa fondation, des signes fort suspects
m’avaient alerté dès les premiers jours, venant recouper mes désagréables impressions :
Pour  commencer,  en  « dérushant »  ses  discours,  nous  eûmes  confirmation  de  la  bouche  de
cette  femme  qu’elle  n’avait  en  rien  participé  à  la  découverte  des  fameux  CD  ROM  dits  de
ZANDVOORT qui avait eu lieu plusieurs années avant son entrée en scène. Pourtant, comme
je l’ai évoqué plus haut, elle n’hésitait pas à se présenter ouvertement comme l’interlocuteur
privilégié et incontournable dans cette affaire, ayant effectivement pris le contrôle total de la
communication autour de celle-ci.
Aujourd’hui  encore,  sur  son  site  « Droit  Fondamental »  et  dans  ses  interventions  bidons  et
ineptes  au  parlement  européen  dont  elle  se  gargarise  tant,  elle  parle  de  Marcel
VERVLOESEM comme du  « porte-parole du groupe de Morkhoven », se présentant quant à
elle comme en étant la présidente, bien entendu…
Jacqueline  de  CROŸ  narrait  d’ailleurs  toute  l’histoire  depuis  ses  débuts  avec  tant  de
précisions  et  d’aplomb,  qu’on  ne  devinait  pas  forcément  qu’elle  l’avait  apprise  par  cœur
simplement en écoutant le principal intéressé, qu’elle reléguait au second plan.
Le récit fort intéressant qu’elle s’appropriait d’autorité lui conférait au contraire tout son seul
crédit.
Ledit  récit  permettait  de  comprendre,  pour  peu  que  l’on  insista  un  peu  pour  avoir  plus  de
détails  sur  l’origine  de  l’affaire,  que  si  c’était  en  fait  le  dénommé  Marcel  VERVLOESEM,
qui, menant une enquête pour retrouver des enfants disparus sans aucun donneur d’ordres au
dessus de lui, découvrit en 1998 les épouvantables documents.
Notre monarque était apparue comme par hasard, trois ans plus tard, au plus fort du scandale
généré par l’affaire et le bras de fer engagé par l’activiste avec les autorités de son pays pour
que celle-ci ne soit traitée.
La  femme  avait  su  jouer  son  rôle  au  point  de  s’imposer  dans  le  dispositif  associatif  de
l’activiste incrédule, pour au final se faire nommer vice présidente de l’association Werkgroep
Morkhoven – groupe de travail de Morkhoven – l’association d’origine créée par l’enquêteur,
et  de  domicilier  celle-ci  dans  la  grande  demeure  qu’elle  possédait  en  plein  centre  de
BRUXELLES.  Une  demeure,  cela  dit  en  passant,    qu’elle  tenait  effectivement  du  milieu
franc-maçon,  selon  ses  propres  aveux  quelque  peux  confus  et  embarrassés,  quand  je
l’interrogeai sur le sujet.
Dorénavant, toutes les archives sensibles étaient conservées chez elle.
En terme de récit confus, c’est quand je lui demandai ingénument comment elle était rentrée
dans  la  danse  et  pour  quelle  raison,  que  la  confusion  venait  renforcer  ma  suspicion :  Il  était
question  d’une  demi  douzaine  d’enfants  noirs  de  famille  noble,  victimes  d’un  réseau  de
criminels  pédophiles  et  sataniques,  qu’elle  prétendait  avoir  tenté  de  secourir,  quand,  à  cette
époque là, elle était d’après ses dires dans le corps enseignant… Impossible de déterminer le
vrai du faux dans cette trouble histoire, ou de savoir ce qu’il était advenu de ces enfants, ni de
vérifier  quoi  que  se  soit.  Je  préférais  d’ailleurs  ne  pas  insister,  car  cela  aurait  réveillé  ses
soupçons quant à ceux que je nourrissais secrètement et de façon intuitive à son sujet…
Mais  il  m’apparaissait  qu’il  s’agissait  là  d’un  prétexte  fumeux  ayant  servi  à  rentrer  dans  le
cercle  de  Marcel  VERVLOESEM,  à  un  moment  où  celui-ci  ruait  publiquement  dans  les
brancards de façon fort embarrassante pour la royauté belge, principalement.
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Car, selon ce qui ressortait des propos de Jacqueline de CROŸ, l’activiste flamand  avait été
persécuté par les autorités de son pays, au point de risquer de retourner en prison, pour avoir
tenté  d’obtenir  que  celles-ci  ne  rende  justice  et  ne  traite  la  terrible  affaire,  dont  elles  ne
voulaient  bien  entendu  pas  entendre  parler.  Et  l’homme  avait  su  intéresser  la  presse
audiovisuelle internationale et même belge, faisant un raffut de tous les diables et osant mettre
publiquement  les  instances  officielles  face  à  leurs  responsabilités  et  le  nez  dans  leurs
exactions.  Autant  vous  dire  que  l’ancien  détective  était  devenu  l’ennemi  privé  numéro  un,
l’homme  à  faire  taire  par  tous  moyens,  nuisant  gravement  de  par  sa  détermination  et  son
courage,  tant  à  l’image  des  institutions  judiciaire  et  politique  locale  qu’à  celle  du  roi  en
personne.
Il  fut  rapidement  clair  à  mes  yeux  que  la  mission  de  cette  princesse  consistait  à  protéger
essentiellement  la  royauté  belge  de  toute  communication  trop  compromettante  pour  celle-ci.
D’ailleurs, elle se targuait même de jouir de quelque contact avec la royauté belge, de par son
rang.  Et  quand  je  demandais  comment  il  était  possible  que  le  roi  belge  fut  si  impliqué  dans
l’étouffement criminel de l’affaire des CD ROM, et les mesures terroristes entreprises contre
l’activiste  flamand,  Jacqueline  de  CROŸ  faisait  preuve  d’une  mauvaise  fois  flagrante  en
tentant  de  l’excuser,  exactement  comme  elle  le  faisait  concernant  les  divers  chefs  d’Etat
également activement impliqués dans la prise de mesures criminelles. Selon elle, ces notables
étaient trop importants pour avoir jamais eu à s’occuper personnellement de l’affaire, et il ne
pouvait  s’agir  vraisemblablement  que  des  errements  malheureux  de  quelques  sous-fifres
irresponsables, qui eux-seuls avaient dû prendre connaissance des effroyables documents que
Marcel  VERVLOESEM  avait  pourtant  nominativement  adressés  aux  dirigeants  concernés,  à
travers ses différentes saisines.
Quand  je  me  risquais  à  attaquer  la  magistrature  belge,  notre  princesse  rétorquait  que  les
magistrats  concernés  étaient  hors  de  cause  mais  dépassés,  car  subissant  des  pressions
mafieuses  et  des  menaces  contre  lesquelles  leur  hiérarchie  trop  occupée  ou  désorganisée  ne
pouvait rien.
Selon elle, il fallait même s’organiser de façon citoyenne pour protéger les pauvres magistrats
des  menaces  qu’ils  subissaient,  proférées  par  de  petites  frappes  mafieuses  de  seconde  zone.
Elle  ressortait  le  vieux  schéma  de  la  mafia  combattue  par  des  autorités  malmenées,  schéma
mis en place par les dites autorités dans le cadre de la stratégie générale du syndicat du crime
international pour leurrer le public et détourner toute son attention sur les dites petites mafias
de bas étage.
Là, elle se trahissait ouvertement, car il était clair qu’elle ne pouvait pas être dupe à ce point.
Je  remarquais  également  que  dans  nos  discussions,  lorsque  je  mettais  en  cause  la  franc-maçonnerie  comme  étant  impliquée  dans  la  criminalité  pédophile,  elle  détournait  le  sujet  en
affirmant  que  c’était  l’église  de  Scientologie  qui  était  responsable  de  tout  et  qu’il  fallait
combattre.
Je  ne  pouvais  prononcer  le  mot  franc-maçonnerie  sans  qu’elle  ne  réponde  du  tac  au  tac
Scientologie…
Au  delà  de  ses  élucubrations,  toute  sa  dimension  de  paratonnerre   se  concrétise
dangereusement  au  contact  des  victimes  et  familles  de  victime  trop  crédules,  qui  viennent
chercher  aide  et  conseils  auprès  de  son  altesse :  Car  comme  celle-ci  défend  la  thèse  putride
que la criminalité pédophile n’est que le fait que de petites mafias de deuxième ordre – mais
paradoxalement  assez  puissantes  pour  pouvoir  exercer  en  toute  impunité  des  pressions  et
menaces  sur  de  « pauvres  magistrats  livrés  à  eux-mêmes  par  des  institutions  dépassées » !  –
les conseils dispensés avec autorité par la monarque suivent cette thèse collabo.
En effet, elle enjoint toute femme plongée dans la situation rencontrée par Myriam ROIG, par
exemple,  de  surtout  rester  à  disposition  des  autorités  judiciaires  et  de  ne  pas  se  mettre  en
« infraction » en fuyant à l’étranger. Et, de son point de vue, concernant les mamans qui ont
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perdu la garde d’un enfant livré à un réseau pédophile par l’institution judiciaire, la meilleure
option  consisterait  à  monter  un  blog  pour  dénoncer  l’injustice !  Mademoiselle  de  CROŸ
insiste d’ailleurs pour que toute victime de cette nature prenne contact avec elle pour trouver
de l’aide afin de créer son propre blog, et éventuellement de constituer de beaux dossiers bien
ficelés et de belles lettres bien tournées.
Autrement dit, ne prenez aucun risque inconsidéré pour sauver votre enfant, mais restez plutôt
faire  « jou-  jou »  sur  l’échiquier  truqué  de  l’imposture  politico-judiciaire,  et  sur  « le  net »  si
vous voulez plus, en abandonnant l’enfant à son sort tragique.
Et si vous n’écoutez pas les bons conseils de miss de CROŸ, Interpol viendra vous chercher
même à l’autre bout du  monde, et vous livrer  aux autorités criminelles concernées par votre
cas.  Et  Interpol  aura  raison,  puisque  vous  vous  serez  mis  en  « infraction »  au  lieu  de  faire
confiance à l’imposture politico-judiciaire, et d’écouter son Altesse !…
Interpol  qui,  entre  parenthèses,  apparaît  effectivement  plutôt  discrètement  mais  de  façon
systématique  pour  ce  genre  d’infâme  besogne,  bien  plus  que  pour  traquer  les  réseaux  de
criminels pédophiles…  Avec par contre ce qu’il faut en terme de propagande pour dévier le
problème  de  la  criminalité  pédophile  en  réseau,  et  promouvoir  ses  actions,  du  coup,
spectaculaires pour ne pas dire  « spectacularisées » sur des prédateurs isolés, ou des réseaux
de pédophiles…   …sur Internet…
Rien d’anormal en vérité, si l’on creuse un peu la question de savoir ce qu’est Interpol :
Mes  recherches  personnelles  m’ont,  sur  ces  entre-faits,  apprises  qu’Interpol,  à  l’instar  des
autre  entités  supranationales  et  en  particulier  de  celle  dont  celle-ci  dépend,  à  savoir  l’ONU,
est  la  création  du  syndicat  du  crime  international,  par  le  biais  de  banquiers  privés
internationaux  du  calibre  des  ROCKEFFELLER.  Et  l’historique  caché  d’Interpol  révèle  que
ce redoutable service collaborait fort activement avec la Gestapo, et que par la suite quelques
anciens officiers nazis se succédèrent à sa tête jusque dans le milieu des années soixante dix.
Les bonnes relations que se vantait d’avoir la princesse de CROŸ avec cette entité, à l’instar
de celles qu’elle se targuait d’entretenir avec New Scotland Yard  – véritable nid terroriste en
plein  cœur  de  la  configuration  mondiale  criminelle  –  trouvaient  toute  leur  logique  dans  mon
esprit tordu.
Jouant  le  jeu,  j’écoutais  donc  avec  mon  air  le  plus  niais  possible,  renchérissant  même
hypocritement sur le bien fondé de l’idée que les mamans victimes viennent apprendre auprès
de Son Altesse comment faire un blog, pendant que Janett capturait patiemment ces échanges
vaseux avec notre caméscope.
Pour  argumenter  ses  précieux  conseils,  son  Altesse  m’expliqua  le  cas  de  mamans,  dans
l’affaire  des  CD  ROM  de  ZANDVOORT,  qui  avaient  fui  en  Suisse  le  terrorisme  d’Etat
français,  avec  l’aide  du  CIDE,  Comité  International  pour  les  Droits  de  l’Enfant  basée  à
Genève,  pour être livrées ensuite à Interpole soit-disant par ladite organisation.
Le CIDE et son président, un certain sénateur du nom de Georges GLATZ en prenaient pour
leur grade, dénoncés par Jacqueline de CROŸ comme étant, justement un paratonnerre ; nous
retrouvons  là  encore  une  fois  la  bonne  vieille  technique  qui  consiste  à  balancer  d’autres
crapules pour se poser en activiste de confiance.
Mais concernant le CIDE et son président, les choses semblent bien moins simples que telles
que décrites par la femme :
Quelques temps auparavant, je m’étais rendu à GENEVE pour rencontrer cet ancien sénateur,
Georges  GLATZ,  afin  de  trouver  de  l’aide  pour  Vincent.  Cet  épisode  remonte  à  la  période
immédiatement postérieure à ma sortie de prison.
J’avais eu connaissance de l’existence du CIDE et de son fondateur à travers un reportage de
FR3  datant  de  1999,  « Viol  et  sacrifices  d’enfants »,  présenté  par  Lise  LUCET  d’après  une
enquête de Pascale JUSTICE. Ce reportage connu des internautes est épouvantable, et met en
exergue sans détour l’implication criminelle de nos bonnes autorités pour protéger les réseaux
152
de pédophilie et de crimes sur enfants, sur fond de satanisme. Evidemment, la suite prévue ne
fut  jamais  diffusée,  et  ce  reportage  n’est  pas  accessible  par  le  biais  des  archives  de  FR3,  la
censure  étant  appliquée  jusque  sur  Internet  où  une  véritable  chasse  aux  sorcières  fut  menée
par l’Etat pour tenter d’enrayer sa diffusion anarchique, mais en vain. Car c’est bien sûr par ce
biais que j’avais pu tomber sur ledit reportage lors de mes recherches sur le sujet général qui
m’occupait.
Tout  ceci  pour  vous  dire  que  c’est  là,  au  cours  du  débat  clôturant  le  fameux  reportage,  que
j’avais été impressionné par le dénommé Georges GLATZ : Celui-ci ne mâchait pas ses mots
pour tenir tête à un autre invité, un haut responsable de la police du nom de LE GENNECK
qui  était  lui  chargé  de  contredire  l’existence  de  réseaux  de  criminalité  pédophile  en  France,
s’acquittant de sa mission avec un zèle particulier doublé d’une mauvaise fois à vomir.
C’est  également  sur  ce  plateau  de  télé,  et  à  cette  même  occasion,  que  l’on  peut  applaudir  le
cran de Martine BOUILLON – ce vice procureur qui bien plus tard et dans mon affaire, devait
accepter d’abriter Vincent sous son propre toit durant un mois et demi.
Ici,  Martine  BOUILLON  dénonçait  ouvertement  l’existence  non  seulement  de  réseaux
pédophiles fort bien protégés, mais également de charniers d’enfants, en France, et en région
parisienne  pour  être  précis.  Le  vice  procureur  devait  être  attaqué  par  ses  pairs  dès  le
lendemain de l’émission pour « atteinte à la délicatesse », voyant du coup sa carrière prendre
du plomb dans l’aile. Si vous n’avez pas vu ce reportage, je vous invite à rentrer les mots clés
de son titre dans les moteurs de recherche d’Internet afin de pallier cette carence.
Bref :  Il  me  fut  particulièrement  difficile  de  retrouver  la  trace  de  Georges  GLATZ,  celui-ci
n’ayant plus d’attache avec le CIDE. Je parvins tout de même à passer de suspects barrages et
à obtenir son numéro de téléphone personnel, et le contactant ainsi, à obtenir de lui un rendez-vous  à  la  gare  de  GENEVE.  Là,  pas  le  choix,  j’avais  dû  téléphoner,  les  risques  étant  très
réduits à  ce moment  car  étant en territoire neutre  – je plaisante, je ne suis pas dupe de  cette
neutralité  qui  ne  protège  que  les  criminels…  –  mais  n’ayant  pas  encore  à  ce  moment  un
mandat d’arrêt sur le dos.
Ayant  donné  ma  description  précise  à  notre  homme,  qui  avait  consenti  mollement  à  venir  à
ma rencontre en ayant assuré être dorénavant hors du coup, quelle ne fut pas me surprise de
voir une femme venir s’asseoir à la table où je patientais fébrilement, s’enquérant de savoir si
j’étais  bien  Stan  MAILLAUD.  Elle  me  fit  immédiatement  désagréable  impression.  Au
prétexte fumeux de protéger Georges GLATZ de je ne sais quoi, elle me cribla de questions
diverses,  ayant  commencé  par  réclamer  mon  passeport.  La  femme  n’avait  pas  un  profil
particulier, étant plutôt quelconque. En revanche, son regard était inquisiteur, et je percevais
des ondes qui me mettaient mal à l’aise.
Ayant vérifié les raisons de ma démarche, elle m’assura que Georges GLATZ ne pourrait rien
pour  Vincent,  affirmant  que  l’homme  s’était  retiré  du  combat  pour  raisons  personnelles.  Là
dessus,  celui-ci  nous  rejoignit  enfin,  au  bout  des  quelques  minutes  de  ce  face  à  face  pesant.
Tous mes sens étaient en alerte, et je tâchais de me montrer le plus décontracté possible, bien
que  balayant  discrètement  du  regard  de  façon  professionnelle  tout  ce  qui  bougeait  autour  de
nous après avoir repéré les meilleurs options pour un repli d’urgence le cas échéant. Georges
GLATZ  était  de  taille  moyenne,  un  peu  voûté,  semblant  écrasé  par  une  trop  forte  pression
mêlée de lassitude pesant sur ses maigres épaules.  A mon grand dame, l’homme avait perdu
de sa superbe, et cette fougue qui m’avait incité à faire tant de chemin avait fait place à une
attitude résignée de renoncement. En outre, il me donnait l’impression de n’être pas libre de
ses mouvements, ni même de ses paroles à ce moment précis.
Derrière ses lunettes, son regard clair et anxieux semblait vouloir me dire quelque chose, et je
ne  ressentais  pas  de  mauvaises  énergies  provenant  de  l’homme,  outre  le  fait  qu’il  semblait
habité  par  la  peur.  Peut-être  me  suis-je  trompé  sur  ce  point  précis.  Je  n’en  sais  rien,  vous
livrant ici mes impressions.
153
Confirmant d’une voix éteinte ce que venait de m’annoncer la curieuse femme aux allures de
fonctionnaire de police, il accepta par pure politesse le dossier concernant Vincent que j’avais
apporté.  Au  moment  de  prendre  congé,  une  phrase  qui  en  disait  long  filtra  doucement  entre
ses dents :
«-  Comprenez-moi ; j’ai des enfants, il faut que je les protège… »
Il  avait  tout  dit.  Si  je  doute  sérieusement  que,  comme  le  prétend  miss  de  CROŸ,  des
magistrats pédophiles ou corrompus jusqu’à l’os  aient pu faire l’objet de  menaces de la part
de quelques petites frappes, j’aurais tendance pour ma part à considérer que c’est la cas de cet
homme  là.  La  menace  que  l’on  puisse  s’en  prendre  à  ses  enfants  est  la  pire  qui  soit,  restant
dans  la  pratique  absolument  ingérable,  surtout  si  ladite  menace  ne  provient  pas  de  pseudos
petites  frappes,  mais  bien  de  la  monstrueuse  machine  de  guerre  qui  sévit  au  cœur  de  notre
société  à  travers  les  impostures  institutionnelles  terroristes.  Et  je  pourrais  comprendre  que
l’homme  ait  préféré  échanger  les  têtes  de  quelques  malheureuses  victimes  en  fuite  contre
celles de ses propres enfants.
Alors, je ne sais malgré tout pas si cet homme a réellement personnellement livré des mamans
avec leurs enfants en fuite sur son territoire, ni s’il s’est lui-même rendu coupable de viol sur
mineur…  Car  c’est  ce  qui  me  fut  affirmé  plus  tard  par  une  maman  de  victime  du  réseau  de
ZANDVOORT  à  l’occasion  de  mon  reportage ;  une  personne  qui,  précision  utile,  se  trouve
totalement  sous  influence  de  Jacqueline  de  CROŸ,  et  s’est  résignée  à  accepter  de  subir  le
terrorisme d’Etat après avoir fait de la prison et avoir été internée, pendant que son enfant lui,
subit le pire année après année…
Je  pense  que  concernant  le  CIDE  et  Georges  GLATZ,  le  cas  de  figure  en  terme  de
paratonnerre  est  plutôt  celui  de  l’organisation  sincère  qui  a  été  retournée,  non  pas  par
l’infiltration  sournoise,  bien  que  cette  option  ait  certainement  été  tentée,  mais  de  toute
évidence  par  la  terreur  pure  et  simple,  procédé  si  aisé  à  appliquer  en  cas  de  besoin,  par  la
machine  de  guerre  dont    je  viens  d’évoquer  l’existence.  Mais  cette  hypothèse  n’engage  que
moi, et n’est qu’une théorie que j’aurais aimé pouvoir vérifier.
Au  bout  de  quatre  jours  passés  à  interviewer  Son  Altesse,  et  ayant  tout  de  même  dégrossi
l’affaire,  j’avais  su  manœuvrer  suffisamment  diplomatiquement  pour  qu’elle  daigna  nous
autoriser à rencontrer l’homme à l’origine de la découverte des CD ROM. C’est ainsi qu’à la
condition expresse que Son Altesse Sérénissime et son larbin nous accompagne, nous pûmes
rencontrer chez lui, en Flandre, le fameux Marcel VERVLOESEM.
Celui-ci nous fit le meilleur accueil possible, nous invitant à casser une croûte sur la terrasse
de  son  modeste  pavillon.  C’était  un  bonhomme  tout  en  jovialité,  assez  rond,  et  le  verbe  très
haut, cassant une phrase sur deux avec un tonitruant éclat de rire. L’homme ne se prenait pas
le moins du monde au sérieux, et nous imposait même une leçon de dignité et de cran par son
comportement  si  détaché  vis  à  vis  de  l’affaire,  mais  également  de  l’épée  de  Damoclès  qui
pesait au dessus de sa tête sympathique. Il parlait de lui à la troisième personne, et évitait de
s’attarder sur ce qui pouvait le toucher personnellement. A titre d’exemple, ça n’est que quand
je  l’interrogeait  avec  insistance,  voulant  avoir  confirmation  de  sa  bouche  quant  à  ce  que
m’avait dit miss de CROŸ concernant son critique état de santé, qu’il avouait ne plus avoir de
prostate, être  rongé par  deux cancers et une leucémie, et être diabétique,  mais pour rebondir
immédiatement  sur  un  autre  sujet.  Je  n’aurais  jamais  pu  m’en  douter ;  en  effet,  outre  le  fait
qu’il n’était vraiment pas du genre à s’apitoyer sur lui-même, il semblait en pleine forme, et
même  déborder  de  joie  de  vivre  et  d’optimisme.  Pourtant,  c’était  à  nouveau  la  prison  qui  le
menaçait de façon sérieuse, malgré un état de santé plus que critique, et cette fois pour trois
ou  quatre  ans,  attendant  la  réponse  du  pourvoi  en  cassation  qu’il  avait  engagé  contre  le
criminel jugement dont il faisait les frais. Le rouleau compresseur du terrorisme d’Etat ne lui
avait fait aucun cadeau,  et il avait été  condamné  pour  « viol sur mineur » et  « possession de
matériel  de  matériel  pédopornographique »,  suite  aux  diverses  machinations  du  milieu
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pédocriminelo-judiciaire.  C’était  du  moins  ce  que  nous  avait  raconté  miss  de  CROŸ,  et  que
l’homme allait nous confirmer dans l’après midi, preuves des dites machinations à l’appui.
L’entretien  fut  convivial,  bien  que  recueillir  librement  les  déclarations  du  sympathique
flamand  fut  une  toute  autre  affaire,  sa  chaperonne  s’imposant  d’autorité  dans  l’interview,
cherchant à éviter que certaines questions ne soient évoquées, ou intervenant pour empêcher
l’activiste de glisser sur des considérations politiquement incorrectes.
Faisant tout pour se faire remarquer et imposer sa présence sur le film que tournait Janett, elle
poussait  des  exclamation  fausses  à  l’écoute  de  certains  détails  narrés  par  Marcel
VERVLOESEM, comme si elle découvrait l’histoire, mettant son grain de sel à tout bout de
champ.
Jouant  le  jeu,  pour  ensuite  raccompagner  gentiment  Jacqueline  de  CROŸ  et  son  concubin
chez eux et prendre congé, nous retournâmes après un faux départ interviewer notre homme,
en toute tranquillité.
Jacqueline de CROŸ fut folle de rage quand, plus tard, elle apprit que nous avions osé outre-
passer son « autorité » pour retourner voir l’enquêteur.
Bien  sur,  il  n’y  eut  jamais  d’analyse  biométrique  comparative  faite  entre  Vincent  et  les
victimes apparaissant sur les CD ROMS de ZANDVOORT.

Chapitre trois : Marcel VERVLOESEM, au cœur des réseaux de l’horreur

Nous  louâmes  un  bungalow  dans  un  charmant  camping  d’un  village  voisin  de  celui  de
MORKHOVEN, où nous restâmes trois semaines, lesquelles furent remplies par des journées
entières  passées  avec  notre  nouvel  ami.  Les  rares  fois  où  il  avait  moins  de  temps  à  nous
consacrer  nous  permettaient  de  commencer  à  traiter  la  matière  recueillie.  Les  cassettes
d’interview  s’empilaient  au  fur  et  à  mesure  que  Janett  les  « capturait »  sur  le  logiciel  de
montage de son PC portable. Un travail monumental nous attendait, afin de  « dérusher » ces
journées d’interview et d’en extraire juste ce qu’il faut pour la mise en forme d’un reportage
digeste.
Car si tout ce qu’expliquait Marcel VERVLOESEM était important, au moindre détail prêt, il
allait falloir condenser toute l’histoire en sélectionnant l’indispensable.
Nous procédâmes alors à la reconstitution d’une narration structurée et résumée – un rapport
chronologique  en  quelque  sorte  –  en  l’étoffant  avec  des  morceaux  choisis  de  ces  journées
d’interview privilégiées, et en sélectionnant quelques horribles images pour l’illustrer.
Concernant  ce  point,  le  dilemme  qui  s’était  posé  à  nous  était  le  suivant :  Marcel
VERVLOESEM  avait  souhaité  nous  confier  quelques  documents  illustrant  l’horreur  de
l’affaire.  La  question  que  nous  nous  posions  était  de  savoir  dans  quelle  mesure  nous  allions
les  dévoiler,  s’agissant  essentiellement  de  photos  mettant  en  scène  des  viols  et  des  tortures
d’enfants.
Notre  soucis  n’était  pas,  vous  vous  en  doutez,  d’éviter  les  ennuis  avec  nos  impostures
politico-judiciaires  respectives.  Nous  avions  plongé  dans  les  profondeurs  d’une  horreur
absolue  que  des  suites  de  mots  n’arrivaient  pas  à  décrire  réellement,  et  je  m’étais  rendu
compte  qu’au  delà  de  la  description  de  certaines  abominations,  le  fait  d’en  avoir  les  images
sous les yeux, faisait toute la différence. Moi-même n’étais pas réellement parvenu jusqu’ici à
mettre  en  forme  dans  mon  esprit  les  viols  ou  tortures  d’enfants.  En  avoir  des  photos
épouvantables sous le nez fut une épreuve difficile.
Janett,  quant  à  elle,  imaginait  mal  de  quoi  nous  parlions,  en  réalité.  Ce  fut  un  peu  plus  dur
pour  elle,  qui  passa  les  trois  soirées  qui  suivirent  la  vue  des  premières  photos  à  pleurer  de
désespoir mais surtout je crois, de rage…
Rage  pour  ces  malheureux  enfants  dont  le  total  apparaissant  dans  les  fameux  CD  ROM
avoisinait les cents milles à l’époque, en cachant bien plus encore… Rage de savoir que pour
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autant,  tous  ces  enfants  martyres  laissés  pour  compte  n’étaient  qu’anecdotiques  au  milieu
d’une  configuration  insoupçonnable  qui  n’avait  pu  que  multiplier  ses  victimes  sur  ces  dix
années de dénis de justice  général qui séparaient  la récupération de  ces documents, de notre
propre prise à témoin… Rage pour Marcel VERVLOESEM, ce brave homme si humble et si
courageux,  à  la  vie  ruinée,  persécuté  pour  avoir  voulu  justice,  au  nom  d’une  humanité
méprisable d’indifférence…  …au nom des enfants de celle-ci…
C’est à cette occasion que Janett prit sa décision de faire équipe avec moi pour la vie, dans ma
démarche  « insensée »  en  vue  de  changer  le  monde.  Une  démarche  dont  la  nécessité  va
devenir plus claire je pense pour certains d’entre-vous à la lecture des prochaines lignes.
Car,  quel  humain  digne  de  ce  nom,  et  animé d’un tant soit peu de conscience peut-il tolérer
que derrière le confort et la quiétude de sa vie en société, et au cœur de celle-ci, des enfants et
même  des  nouveaux-nés  soient  régulièrement  violés,  souvent  collectivement,  et
abominablement  torturés,  pour  quelques  fois  être  mis  à  mort  ?  Qui  d’entre  nous  peut,  en
connaissance de cause, tolérer la profusion de  ces réseaux de traite d’êtres humains – jeunes
femmes, adolescentes, adolescents, enfants, nouveaux-nés…- et de s’entendre dire que « c’est
comme  ça,  qu’on  ne  peut  rien  y  changer »,  que  les  pouvoirs  politiques  sont  simplement
« dépassés »,  quand  ça  n’est  pas  que  l’ « on  exagère »  ou  encore  que  l’ « on  dramatise »,  en
osant en parler si crûment ?!
Nous parlons de réseaux bien réels, qui organisent partout dans le monde à commencer chez
nous, en toute impunité, le viol, la torture et le meurtre de leurs proies dans le but premier de
constituer  des  fortunes  incommensurables…  Des  fortunes  obtenues  d’une  part  en  « louant »
lesdites victimes à des malades mentaux, et d’autre part en en tirant des productions, films et
photos, pour l’autre volet de cet odieux commerce sans limite, qui finit, seulement en bout de
chaîne, sur l’Internet.
J’ai  bien  dit  « le  but  premier »,  car  il  semblerait  bien  qu’en  parallèle  –  comme  le  confirma
Marcel  VERVLOESEM  et  un  gendarme  belge  intègre  –  nous  ayons  là  un  procédé  aussi
classique qu’éprouvé pour organiser la compromission de tout notable d’un certain niveau, à
travers  quelques  soirées  spéciales  réservées  à  quelques  cercles  « d’élites » :  Des  soirées
orgiaques  bien  arrosées,  bien  « saupoudrées »,  si  « tendance »  dans  la  « haute »  de  notre
société  vénérant  débauche  et  dépravation…  Des  soirées  qui  quelques  fois  «tournent mal »
pour quelques trop jeunes « invités-surprise », sous l’œil indiscret éventuel de quelque caméra
dissimulée…      Peu  importe ;  tout  le  monde  se  tient  par  la…      …barbichette,  la  « stricte
observance du secret » étant la règle de base pour tout ce beau monde si propre sur lui…
Quand il ne s’agit pas « tout simplement »  de quelques cérémonies sataniques si « tendance »
elles aussi, dans notre monde décadent vénérant l’exaltation du pouvoir par la  prédation…
Des cérémonies où finissent de petites victimes, dans le cadre de quelques initiations rituelles
dites  « ancestrales »,  histoire  pour  quelques  notables  parvenus  –  mais  pas  encore  assez
« parvenus »  justement – d’accéder  à quelque   « loge »,  « grade »  ou  « niveau »  supérieur au
sein de quelque société secrète…
Comment  tolérer,  dites-moi,  que  cet  état  de  fait  constitue  l’insoupçonnable  réalité  de  notre
société, à cause de la protection formelle apportée par nos propres institutions à ces réseaux
de l’horreur ?
Car  de  c’est  bien  de  cela  dont  il  s’agit :  Des  faits,  systématiquement  étouffés  par  nos
impostures institutionnelles impliquées en premier chef, et non de quelques légendes urbaines
pour  attardés  mentaux.  Vous  comprendrez  donc  que  la  nécessité  que  tout  un  chacun  sache
constitue la priorité absolue, en dépit de toutes ces considérations frelatées de protection de la
sensibilité des uns, ou de protection de la vie privée des autres, s’agissant dans le deuxième
cas  de  criminels,  ou  mieux  encore,  d’enfants  abandonnés  à  d’abominables  sévices,  de
victimes qui ne sont sans doute plus de ce monde pour nombre d’entre elles.
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Soyez bien conscients, je vous prie, que ces notions là ne servent ici qu’un habile stratagème
pour justifier l’omerta et la censure garanties et préservées par le terrorisme d’Etat, appliqué
lui systématiquement contre ceux qui ont l’humanité de prétendre dévoiler la vérité.
Ce qui nous importait donc était de diffuser un reportage suffisamment choc pour qu’un très
large public puisse prendre conscience de l’abominable face cachée de son système sociétal,
en mettant en exergue le rôle formellement et résolument criminel des autorités judiciaires et
politiques de chaque pays concerné, entre autres.
Nous  fîmes  donc  le  choix  de  dévoiler  certaines  prises  de  vue  bouleversantes,  afin  que  nos
congénères recouvrent leur droit de savoir et donc de réagir en Humain, à commencer par les
cohortes  de  gendarmes  et  de  policiers  encore  insouciants,  et  donc  pas  encore  suffisamment
compromis.
Un  des  premiers  documents  que  nous  remit  Marcel  VERVLOESEM  fut  une  affiche  qu’il
avait constitué sur la base de quelques photos tirées du premier CD ROM.
A  ce  stade  de  son  histoire,  il  tentait  depuis  un  an  d’obtenir  que  la  justice  ne  traite  l’affaire
qu’il  avait  levée,  en  vain.  Au  contraire,  il  avait  été  mis  en  examen  pour  « détention  de
matériel  pédopornographique »,  pour  avoir  détenu  ledit  matériel  avant  de  le  remettre  à  la
« justice ».
Certes,  saisissant  les  autorités,  il  voulut  obtenir  d’elles  des  garanties  que  l’affaire  ne  soit
correctement  traitée,  et  non  pas  étouffée,  avant  de  leur  confier  les  documents  qu’il  avait
récupérés.
Les  conditions  dans  lesquelles  il  avait  récupéré  les  dits  documents  étaient  parfaitement
claires, pour peu que l’on veuille bien en faire état. En l’occurrence, le flou était organisé tant
sur  le  personnage  lui-même  que  sur  ses  motivations,  et  le  parcours  qui  le  mena  à  cette
épouvantable prise.
Car il convient de savoir que l’activiste, ancien détective privé professionnel avant tout, père
de famille ayant lui-même grandit en orphelinat, enquêtait sur un seul et même réseau depuis
plusieurs années, tout en recherchant des enfants disparus.
Et les incongrues exigences de l’ancien privé vis à vis des autorités judiciaires, étaient en fait
plus que légitimes, et parfaitement justifiées.
En  effet,  depuis  ses  premières  enquêtes  réalisées  depuis  son  groupe  de  travail  associatif,
Marcel  VERVLOESEM  subissait  les  coups  tordus  des  autorités  de  son  pays,  lesquelles
s’évertuaient  à  neutraliser  ses  efforts  en  faveur  de  la  vérité…  Une  vérité  bien  trop
compromettante  pour  un  ramassis  d’imposteurs  encravatés,  en  uniforme  ou  en  toque  de
magistrat, si formellement impliqué en vérité dans la criminalité pédophile, ne serait-ce qu’en
assurant sa protection.
Et à ce titre, l’implication concerne de façon formelle le roi Albert II de Belgique, ainsi que la
reine  Beatrix  des  Pays  Bas  –  membre  du  groupe  de  BILDERBERG  –    ceux-ci  usant  de  leur
autorité  non  pas  pour  qu’il  y  ait  justice  et  manifestation  de  la  vérité,  mais  bien  pour  que
celles-ci  soient  rendues  impossibles,  et  que  notre  homme  soit  quant  à  lui  écrasé  par  le
terrorisme d’Etat.
Donc,  si  Marcel  VERVLOESEM  avait  remarqué  à  ses  dépends  les  efforts  pour  réduire  à
néant  ses  résultats  d’enquête,  il  avait  surtout  réalisé  chemin  faisant  que  les  affaires  sur
lesquelles  il  enquêtait  étaient  toutes  reliées  entre  elles,  et  connectées  également  avec  des
affaires  de  criminalité  pédophile  en  réseau  qui  devaient  être  étouffées  en  France,  par  nos
propres autorités.
Je fus surpris de découvrir toutes ses connections, que je ne manque pas d’établir dans notre
reportage.
Des  connections  qui  sont  interdites  également  par  nos  autorités  politiques  et  judiciaires
françaises, pour des raisons qui leurs sont propres, si je puis dire.
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Car  Jacques  CHIRAC,  président  de  l’époque,  et  ses  gardes  des  Sceaux  successifs  –
Dominique  PERBEN  et  Elisabeth  GUIGOU  –  n’ont  usé  de  leur  pouvoir  que  pour  assurer
l’étouffement de l’affaire, et interdire  aux quelques dizaines de  familles  françaises d’enfants
victimes – quatre vingt un au total – d’avoir justice.
Certains  enfants  sont  à  l’heure  actuelle,  arrivant  bientôt  à  l’âge  adulte,  entre  les  griffes  d’un
géniteur qui diffusait par le biais d’Internet les photos des viols commis sur leur progéniture.
Ce sont ces photos que l’on retrouvait sur les CD ROM de ZANDVOORT.
Vous  pourrez  en  savoir  plus,  notamment  sur  l’identité  de  quelques  criminels  si  fermement
protégés par notre imposture judiciaire et politique, à travers cette enquête.
Au titre de celle-ci, un magistrat français avait été immortalisé en plein attouchement avec un
enfant qui avait été recueilli par le CORAL, cette association se prétendant protéger l’enfance
et cachant en réalité un réseau de pédophilie.
Ce magistrat, parfaitement identifié par une analyse biométrique, était un généreux bienfaiteur
de  ladite  association,  à  l’époque  ou  celle-ci  avait  d’ailleurs  été  mise  en  cause  pour  ses
activités criminelles.
Affaire qui fut étouffée en son temps, évidemment.
Aujourd’hui,  ce  juge  pour  enfant  est  vice  président  d’un  tribunal  pour  enfant,  et  est  mis  en
avant  par  le  crime  organisé  comme  la  référence  en  matière  de  protection  de  l’enfance.
Jaqueline de CROŸ, prenant soin de ne pas citer son nom pour des raisons qui m’échappent,
le désigne par le sobriquet de « magistrat déculotté ». Oubliant la présence du caméscope à un
moment  ou  deux,  elle  lâcha  malgré  tout  le  nom  de  l’individu  dans  le  contexte  précis  qui
l’incrimine… « ROZENCZEIWG, on a sa photo ! » est la phrase que nous avons sélectionnée
dans  notre  reportage  vidéo.  Tout  l’intérêt  de  celui-ci  consiste  en  la  mise  en  évidence  de  la
gravité et de l’ampleur de l’imposture politico-judiciaire, étendue au niveau de l’Europe et de
ses institutions.
Nous n’avons pas idée de la propension qu’ont les criminels pédophiles à se retrouver à la tête
des principales institutions prétendant lutter contre la criminalité pédophile, à commencer par
l’institution judiciaire, et en particulier chez les juges pour enfants.
J’ai  récupéré  au  cours  de  mon  enquête  globale  sur  le  sujet  des  documents  qui  mettent  en
évidence  en  France,  des  faits  de  viols  collectifs  aggravés  sur  mineurs  par  des  juges  pour
enfants, dans leurs bureaux, et sur des enfants qui avaient recherché initialement la protection
de la justice dans d’initiales affaires d’agressions sexuelles.
La  perversité  de  notre  imposture  sociétale  n’a  d’égale  que  son  invraisemblance,  celle-ci
restant la meilleur protection des criminels imposteurs, de  ces monstrueux malades mentaux
se présentant en tant que notables.
Les  témoignages  recoupent  ceux  des  prostituées  de  l’affaire  ALEGRE  qui  avaient  déclaré
avoir  été  violées  dans  les  locaux  de  certains  magistrats  toulousains,  par  ceux-ci  avec  la
complicité  de  policiers  de  la  brigade  mondaine.  Les  déclarations  étaient  accompagnées  de
descriptions  parfaitement  détaillées  et  exactes  desdits  locaux,  dans  lesquels  il  fut  prétendu
qu’elles  n’avaient  jamais  mis  les  pieds.  Je  précise  qu’un  des  principaux  mis  en  cause,  à
l’époque procureur adjoint du parquet financier de TOULOUSE, le fameux –si je puis dire –
Marc  BOURRAGUE,  avait  été  innocenté  malgré  la  gravité  des  accusations  qui  pesaient  sur
lui,  et  la  preuve  qu’il  avait  usé  de  ses  fonctions  pour  maquiller  des  scènes  de  crime  pour
alimenter  la  thèse  du  suicide.  Le  motif  invoqué  par  ses  pairs  avait  été  tout  simplement
l’irrecevabilité des dits éléments à charge, en raison du fait que ceux-ci mettaient en cause…
…un  magistrat !  Et  je  ne  m’étends  pas  dans  ce  volume  sur  cette  sinistre  affaire  là,  avec
l’implication de « personnalités » comme Dominique PERBEN, implication qui fut à l’origine
de l’étouffement de toute l’affaire.
Bref. Je ne suis pas ici hors sujet, puisque traitant de l’imposture politico-judiciaire sur fond
de  réseaux  criminels,  et  en  particulier  de  crimes  sexuels  et  de  sang  sur  des  enfants  par  des
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notables. Car la toile de fond de ses crimes odieux n’est autre que la dépravation ambiante et
si « tendance » de nos prétendues élites, avec leurs soirées échangistes et leurs penchants pour
le sadomasochisme, ou en fait de sadiques et de masochistes, il s’agit trop souvent de victimes
sans défense et souvent mineures livrées à des sadiques passés au stade de criminels. Du reste,
tout  porte  à  croire  que  l’affaire  ALEGRE,  magistral  cas  concret  d’étouffement  d’affaire
criminelle  pour  la  protection  de  notables  indubitablement  impliqués,  concerne  hélas  des
enfants également.
Grâce  à  Marcel  VERVEVLOESEM,  à  travers  son  histoire  invraisemblable,  nous  avons  pu
décortiquer  les  différentes  stratégies  du  crime  organisé  international,  et  en  particulier  des
réseaux de monstres qui consomment des enfants jusqu’à se délecter de leur mise à mort.
Réseau : C’est là le mot interdit, tabou. Il n’est admissible qu’associé avec l’Internet, le but du
jeu  de  l’imposture  politico-judiciaire  étant  de  nous  convaincre  que  les  seuls  réseaux  qui
exploitent  les  enfants  sont  virtuels.  Quid  des  monstres  qui  détournent,  enlèvent  ou  font
enlevés  si  nécessaire,  les  petites  victimes,  pour  les  plonger  dans  l’horreur  de  leurs  soirées
sadiques et perverses ? Quid de ces malades mentaux qui déboursent des fortunes pour défiler
dans  des  lieux  secrets,  parfois  encagoulés,  parfois  ensoutanés,  suivant  qu’il  s’agisse  de  club
dit  sado-maso  ou  de  rituels  ésotériques,  pour  martyriser  des  enfants  et  même  des  bébés,
jusqu’à en venir à la mise à mort, le plus souvent par égorgement ou décapitation ?
Nos imposteurs ne relèvent que le fruit de certaines de ces abominations, qui évidemment se
retrouvent  sur  Internet,  pour  désigner  cet  outil  de  communication  comme  seul  et  unique
responsable  de  ce  que  les  plus  avertis  savent  y  trouver  en  terme  de  pédopornographie.  Ils
savent  fort  bien,  dans  le  même  esprit,  utiliser  les  pervers  qui  s’en  repaissent  comme  bouc-émissaires.
Des pervers qui ne peuvent la plus part du temps assouvir leurs odieux fantasmes que depuis
leur PC, et qui ne sont en réseau effectivement que par le biais virtuel de l’Internet.
Ne  vous  êtes  vous  jamais  demandé  comment  il  était  possible  que  les  internautes  pervers  et
pédophiles  puissent  se  reproduire  dans  de  telles  proportions,  utilisant  parfois  leurs  propres
enfants  filmés  par  leur  web-cam  pour  diffuser  les  manifestations  de  leur  monstrueuse
déviance ? Outre le fait que tout soit entrepris pour dépraver plus en profondeur l’humain, la
facilité  avec  laquelle  ce  genre  de  mode  se  propage  trouve  son  explication  dans  le  fait  que
ladite  mode,  exploitée  par  l’imposture  politico-judiciaire  comme  par  hasard  virulente  sur  le
sujet, fait office de leurre et d’écran de fumée.
Mais,  malheur  à  celui  qui,  n’étant  ni  pervers,  ni  enquêteur  officiel,  tombe  sur  de  telles
ignominies  en  « surfant »  avec  trop  d’insouciance  sur  la  toile.  Il  fera  parti  du  lot  désigné
comme réseau pédophile par quelque fumiste opération dite de cyber police.
Sa  seule  chance  de  s’en  tirer  sera  d’être  mélangé  à  quelques  notables  piégés
malencontreusement,  car  dans  un  tel  cas  de  figure  il  n’y  a  qu’un  simulacre  d’enquête,  et
malgré de magnifiques annonces aucun jugement à la clé.
Les  seuls  jugements  que  nous  connaissons  sont  ceux  qui  concernent  des  fusibles,  tels  que
Patrice  ALEGRE,  Emile  LOUIS  ou  Marc  DUTROUX  –  en  Belgique  et  en  France  c’est  la
même musique – qui ne sont la plus part du temps que des hommes de main à la botte d’une
confrérie bien plus socialement privilégiée.
Nous  avons  aussi  au  registre  de  fusibles  les  parents  monstrueux  qui,  non  contents  de  violer
leurs  enfants  les  prostituent :  ceux-ci  constituent  souvent  une  base  autour  de  laquelle  un
réseau  est  mis  en  place  et  contrôlé  par  des  personnes  d’influence,  lesquelles  en  cas  de
problème s’arrangent justement pour que seuls les parents ne tombent.
Exemple ;  l’affaire  d’OUTREAU,  ou  encore  ce  procès  truqué  d’ANGERS  sur  l’affaire  de
Véronique LIAIGRE ; cette jeune femme violée régulièrement par tout un village depuis ses
cinq ans et dont les parents servirent pour l’occasion de bouc-émissaires, couvrant ainsi tout
le réseau des notables criminels d’AUXERRE et de la région…
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Ce genre de mise en scène sur fond de procès permet de faire beaucoup d’effets d’annonce, et
d’alimenter  la  rumeur  que  la  criminalité  pédophile  n’est  le  fait  que  de  quelques  prédateurs
isolés ou de parents incestueux et détraqués.
Evidemment,  les  clients  sont  épargnés  par  l’attention  du  public  et  donc  les  foudres  de  la
prétendue  justice.  Pourquoi ?  Tout  simplement  parce  que  dans  le  lot,  il  y  a  des  notables,
quand  ça  n’est  pas  carrément  toute  une  confrérie  de  cette  prétendue  catégorie  qui  est
impliquée jusqu’aux oreilles.
Cette stratégie visant à ne s’en prendre qu’aux parents criminels a un double avantage ; quand
un enfant disparaît – puisque certains réseaux enlèvent des enfants sous nos propres yeux – et
qu’une  piste  risquerait  d’être  suivie  trop  dangereusement  par  quelque  enquêteur  intègre,  le
crime organisé s’arrange pour faire désigner les parents qui n’ont strictement rien à voir, bien
sûr, avec la disparition. Exemple, affaire Mac CAN, ou encore affaire Eric ZEMIA…
Quand il faut mettre les moyens, on falsifie des analyses. Les analyses sont fiables, mais pas
ceux  qui  les  traitent,  comme  le  confirme  l’affaire  ALEGRE  avec  le  rôle  des  deux  médecins
légistes  spécialistes,  les  docteurs  ALENGRIN  et  BRAS,  pour  faire  établir  le  suicide  de
malheureuses victimes odieusement assassinées.
Il en va de même bien sûr concernant les analyse d’ADN ; le grand atout du crime organisé,
car elles sont avancées en terme de preuves incontestables. Seulement voilà, leur fiabilité fond
comme neige au soleil par la capacité aisée qu’à le crime organisé à leur faire garder le silence
ou  dire  tout  leur  contraire  si  ça  lui  chante :  Exemple,  le  procureur  DRENO  et  les  analyses
ADN  des  huit  cranes  retrouvés  à  PERPIGNAN,  dans  à  l’affaire  des  crimes  sataniques  de  la
gare de la même ville, associée à  l’affaire des disparitions en série de jeunes femmes dans ce
secteur.
Qu’attendre de l’appareil judiciaire du moment que celui-ci est entre les mains d’imposteurs
criminels,  nommés  par  les  présidents  de  notre  république  franc-maçonne,  et  siégeant  pour
nombre  d’entre  eux  à  ce  fort  curieux  appendice  qu’est  ce  Conseil  Supérieur  de  la
Magistrature ?
Une  telle  implication  criminelle  en  vue  de  protéger  les  réseaux  en  question  concerne
évidemment  la  presse,  contrôlée  par  le  crime  organisé,  et  qui  ne  fait  pas  de  quartier.  Elle
excelle dans l’art de se faire l’échos des campagnes d’intox et des propagandes et autres coups
tordus initiés par ses véritables donneurs d’ordre dans le but de manipuler l’opinion publique.
Pour  Marcel  VERVLOESEM,  c’est  la  presse  qui  lui  assena  le  coup  de  grâce,  servant  à
colporter  la  rumeur  criminelle  fabriquée  de  toutes  pièces  qu’il  serait  lui-même  criminel
pédophile, et ce en parfaite violation du secret d’instruction (notion instrumentalisée dans un
sens  comme  dans  l’autre,  que  l’on  veuille  descendre  quelqu’un  en  flèche,  ou  au  contraire
trouver  prétexte  pour  interdire  toute  enquête  sur  un  présumé  coupable).  Par  contre,  cette
même  presse  se  tut  définitivement  quant  à  l’horreur  des  documents  que  l’ancien  privé  avait
mis à jour, et l’absence de suite donnée par la prétendue justice des nombreux pays concernés.
Evidemment,  les  journaux  ne  mentionnèrent  pas  non  plus  le  fait  que  les  tests  faits  avec  des
détecteurs  de  mensonge  avaient  innocenté  l’activiste,  et  enfoncé  ses  accusateurs,  ni  que
certains  d’entre  eux  s’étaient  rétractés,  ayant  avoué  par  écrit  avoir  été  payés  pour  leurs  faux
témoignages.
La  pédophilie  constitue  en  fait  un  axe  phare  en  matière  d’avilissement  de  l’espèce  humaine
pour un meilleur asservissement de celle-ci par la tête de la pyramide du crime organisé. Quoi
de plus logique que la pédophilie soit alors pratiquée à titre d’expression d’un certain pouvoir
de domination par ses sommets sur les plus vulnérables d’entre nous, et redescende donc dans
les  couches  de  cette  odieuse  pyramide  pour  engluer  fermement  les  niveaux  où  se  situent les
impostures  politiques  et  judiciaire,  essentiellement,  mais  également  de  la  santé,  de
l’éducation…  Quoi  de  plus  logique  alors,  que  des  pédophiles  tels  que  Jacques  LANG,
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Bernard  KOUCHNER,  COHN  BENDIT  et  j’en  passe,  aient  toutes  latitudes  pour  faire
l’apologie de leurs déviances, sans jamais être inquiétés, bien au contraire.
Quoi  de  plus  logique  que  d’en  voir  certains  défiler  fièrement  dans  des  gay-parades,
s’émerveillant  de  cette  pseudo  libération  des  mœurs  qui  permet  que  des  dépravés  se
sodomisent  en  public  sous  les  bravos  d’un  public  au  cerveau  malaxé  par  les  propagandes
démagogiques.
Et je profite du crochet sur ce terrain glissant ( !) pour préciser que l’homosexualité masculine
constitue indéniablement une approche insidieuse de la pédophilie pour de nombreux adeptes
de celle-ci, et que c’est à ce titre qu’elle est portée ainsi aux nues au point de faire d’un hétéro
dans mon genre un ringard coincé et intolérant.
Car si je ne cautionne pas les dépravations telles que les gay-parades, au  même titre que les
soirées  échangistes  et  sadomaso  si  « tendance »,  d’une  part  parce  qu’appréciant  que  les
mœurs de chacun soient vécues dans la discrétion de façon générale, et d’autre part parce que
ne  tolérant  pas  cette  atteinte  à  la  pudeur  élémentaire  et  au  respect  de  nos  jeunes  générations
ainsi  outrageusement  influencées,  je  ne  peux  être  qu’un  intolérant  primaire,  voire  un  facho,
suivant le mode de raisonnement binaire imposé par la matrice.
Pour en revenir à cette tendance pro-pédophile portée bien haut par nos politiques, et par une
presse  complice,  j’ai  apprécié  la  façon  dont  l’affaire  POLANSKY  avait  été  traitée  par  cette
dernière,  outre  l’appui  magistral  que  le  criminel  reçut  en  très  haut  lieu  de  la  part  de  notre
imposture politique :
Les  journalistes  se  gardaient  bien  de  parler  « d’agressions  sexuelles  sur  mineure »,  pour
employer  la  tournure  complaisante  de  « relations  sexuelles  interdites » ;  comme  si  l’interdit
en question, soulagé de sa notion criminelle, était de trop, voire carrément abusif !
Nous faisons la connexion ici avec des associations mettant en avant la notion de liberté en la
galvaudant avec une perversité totale, trahissant ainsi leurs réelles aspirations pro-pédophiles.
Car c’est bien là que veut en venir l’imposture politique, son rêve étant de ramener l’âge de la
majorité  sexuelle  au  plus  bas  niveau  possible,  au  prétexte  de  plus  de  « liberté » !…  Elle
rejoint là un des préceptes majeurs du contrôle des masses par leur avilissement, inscrit noir
sur blanc sur les « Protocoles des Sages de Sion »*, qui préconisent la destruction des valeurs
fondamentales et de la cellule familiale de l’humain.

*Protocoles  issus  de  l’association  d’un  consensus  de  riches  banquiers  et  rabbins,  les  Sages
de  Sion,  organisation  secrète  du  XVIIème  siècle,  et  d’un  certain  Mayer  Amshel
ROTHSCHILD  –  BAUER  de  son  vrai  nom  –  qui  avaient  décidé  d’unir  leurs  fortunes  et  de
lancer les bases d’une stratégie afin de prendre le contrôle des finances du  monde.
Ce  document  sous  sa  forme  finale  –  la  réelle  origine  remonte  encore  à  plusieurs  siècles  en
arrière – présenté comme ayant un tout autre objet par de nombreux imposteurs, dont certains
réfutent même carrément  l’existence du document – , date de1773, et a été tenu secret jusqu’à
ce qu’un professeur russe, S. NILUS, les découvre et les publie. La version traduite en anglais
fut réalisée par Victor MARSDEN en 1921 sous le titre « The Protocols of the Learned Elders
of Zion » (les Protocoles des Sages de Sion). Il est intéressant de constater que tout ce qui y
est  inscrit  s’est  réalisé  dans  notre  Histoire,  –  même  si  les  réelles    origines  des  évènements
nous  y  sont  soigneusement  cachées  et  que  le  terrorisme  d’Etat  nous  interdit  de  les
« réviser »… –  entre les deux guerres mondiales et les différentes épidémies provoquées par
des  campagnes  de  vaccination,  et  que  se  sont  bien  les  descendants  de  ces  banquiers  qui
détiennent  aujourd’hui  le  monopole  quasi  international  de  la  fabrication  de  monnaie,  à  la
place des nations…
Précisons  à  titre  d’avertissement  que  quiconque  faisant  allusion  à  ces  écrits  se  voit  taxé  de
nazisme et d’antisémitisme par l’imposture politico-judiciaire et sa clique, au prétexte que les
Sages de Sion se prétendaient être l’élite messaïque du Peuple Juif, lequel fort heureusement
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ne  les  reconnaît  pas  comme  telle.  Ce  procès  d’intention  si  largement  et  systématiquement
utilisé  constitue  en  fait  l’apanage  des  imposteurs  à  la  solde  des  criminels  internationaux  de
l’industrie  et  de  la  haute  finance,  dont  les  prédécesseurs  organisèrent  entre-autres  la
deuxième guerre mondiale et surtout le massacre du Peuple Juif.
Et cette offensive fut portée dans le sillage de mai 68, ce coup monté d’origine communiste –
si  adroitement  médiatisé    justement  pour  donner  l’illusion  au  peuple  qu’il  se  libérait,  en
mettant dans la tête de sa jeunesse manipulée que la liberté se situait au niveau de sa ceinture.
Je crois important de préciser, à propos de l’imposture politique et de la stratégie des blocs
employée  par  les  criminels  internationaux,  qu’en  fait  de  communisme,  de  trotskysme  et  de
marxisme, ils ne s’agit que de leurs pures créations , tout comme le front de l’ex URSS.
Avec cette analyse de ce que cache la « révolution » de mai 68, j’ai d’ailleurs là  l’explication
au  fait  que  le  magistrat  de  l’enfance  dont  je  parle  plus  haut,  pose  carrément  sur  la  fameuse
photo dite « photo numéro 9 » des CD ROM de ZANVOORT : En effet, le cliché remonte à
cette époque fantastique où le courant pro-pédophile avait le vent en poupe, et était en passe
de s’imposer pour le coup dans le sillage du courrant soixante-huitard. Fort heureusement, le
Peuple  Souverain  n’était  pas  encore  assez  abruti  pour  sombrer  dans  une  telle  déchéance,  et,
s’il  fallait  plus  d’insidieuses  propagandes  pour  amener  celui-ci  au  moins  à  un  certain  état
d’indifférence  sur  le  sujet,  il  devenait  de  bon  ton  pour  les  précurseurs  des  pseudo  élites
pédophiles, de se faire, en attendant, un peu plus discret… Raison pour laquelle un magistrat
ayant  posé  il  y  a  une  trentaine  d’années  avec  un  enfant  pour  la  couverture  d’un  magazine
pédophile nie aujourd’hui le fait avec véhémence et tout le soutien de l’imposture politique et
judiciaire, malgré la preuve accablante de sa culpabilité…Dans le même esprit, on comprend
comment un certain COHN BENDIT pouvait faire l’apologie de la pédophilie, en déclarant à
demi-mot  se  livrer  à  celle-ci  avec  une  petite  fille  de  cinq  ans  –  archives  d’époque  de
l’émission  «   Apostrophes »  de  Bernard  PIVOT,  visible  sur  Internet  –  pour  aujourd’hui
regretter  « une  certaine  ambiguïté »  dans  des  propos  ouvertement  pro-pédophiles  tenus  par
ailleurs  dans  ses  écrits.  Et  c’est  ce  genre  d’individu  qui  fait  office  de  philosophe,  tout  en
faisant de la politique au niveau européen- aux côtés de personnes si peu averties telle que la
courageuse juge Eva JOLY… -, dans notre si remarquable société.
Ce  petit  tour  d’horizon  quand  au  contexte  pro-pédophile  de  notre  société,  je  reviens  à  mon
enquête, et à son héros flamand.

C’était avec de grands éclats de rire que Marcel VERVLOESEM narrait dans un mélange
d’allemand et de flamand certaines croustillantes anecdotes, que l’on aurait pu apprécier
comme de bonnes histoires belges, si le sujet n’avait pas été si pénible.
La bonne humeur et l’élégant détachement de l’ancien détective privé, malgré la situation
dans laquelle il se trouvait, étaient stupéfiantes. Au fil des jours d’interview, je me pris, tout
comme Janett, à avoir de l’admiration, au delà de la sympathie, pour ce personnage à la fois si
humble, si courageux et si bon enfant… Je ne sais pas si l’impartialité journalistique existe
réellement, quand bien même cette notion aurait pu nous concerner, mais nous avions compris
avant même d’aller à la rencontre de l’homme que celui-ci était victime du terrorisme d’Etat,
de son pays au moins.
Car, quand bien même aurait-il commis ce dont il était accusé – l’étant en l’occurrence
parfaitement outrageusement et gratuitement – une vraie justice aurait fait la part des choses,
et traité indépendamment sa prétendue culpabilité et en commençant par faire valoir sa
présomption d’innocence le cas échéant, et l’affaire mise à jour, s’agissant des CD ROM de
ZANDVOORT.
C’était justement cet étouffement grossier de cette sinistre et monstrueuse affaire, permis par
des accusations criminelles accompagnées d’une véritable campagne de calomnie médiatique,
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qui confirmait, avec celles-ci, l’implication profonde et formelle des autorités concernées, et
de celles qui se gardaient bien d’y réagir.
Nous posions nos questions dès qu’un silence le permettait, notre interlocuteur étant
intarissable, et grâce à Janett, en mesure de comprendre l’original patois de l’homme, nous
parvenions à dialoguer sans aucune difficulté. De temps en temps, Marcel VERVLOESEM
lâchait quelques mots dans un français amusant à mon aimable attention…
Notre seule difficulté était de gérer le débit ininterrompu de cette passionnante narration, et de
mettre en forme une chronologie au plus précis.
Nous devions produire un reportage de qualité, pas trop long, et il nous semblait indispensable
de présenter notre homme et son combat en traitant des débuts et origines de celui-ci, en
suivant toute la chronologie qui permettait de comprendre comment il en était arrivé à se
retrouver en possession des épouvantables documents dont il était question, s’agissant d’une
centaine de milliers de photos mettant en scène des enfants et des bébés, violés, torturés, et
même mis à mort pour certains.
Marcel VERVLOESEM nous proposa spontanément de nous confier certains documents,
dont l’affiche qu’il avait constituée au début de l’affaire pour alerter ses concitoyens du sort
réservé à celle-ci par les prétendues autorités de son pays.
Le seul hic, c’est que ses archives étaient conservées au domicile de son altesse de CROŸ.
Nous entreprirent donc un aller-retour sur BRUXELLES avec notre camarade. Celui-ci avait
été quelque peu échaudé par la conversation téléphonique qu’il avait eu avec sa prétendue
amie Jacqueline : En effet, voulant simplement la prévenir de sa venue et de sa démarche, il
essuya de vives contestations lui laissant augurer des difficultés jusque là insoupçonnées à
disposer de ses archives comme il le souhaitait. Effectivement, Marcel resta un certain temps
dans la bâtisse franc-maçonne, le temps d’une mise au point qui dût être nécessaire pour qu’il
revienne avec son document original. Seulement voilà ; pour justifier s’opposer à ce que ce
document nous soit confié, malgré la décision ferme de son propriétaire et la vocation qu’il
avait eu et avait toujours d’être diffusé, du moins aux yeux de celui-ci, miss de CROŸ avait
cru bon de barbouiller au feutre les visages des enfants y apparaissant… Au comble du
ridicule, l’argument avait été celui des imposteurs qui condamnèrent l’activiste à la prison, à
savoir prétendre vouloir protéger la vie privée des victimes, y compris sans doute de l’enfant à
la gorge tranchée… Je me remémorai avec amusement les premiers jours perdus à interviewer
cette femme, quand elle dénonçait elle-même avec véhémence ce procédé de mauvaise fois
comme étant celui des imposteurs et des criminels pédophiles eux-mêmes.
Si j’avais eu besoin d’une quelconque confirmation à mon sentiment au sujet de cette femme,
je n’aurais pas pu trouver mieux. En revanche, Marcel VERVLOESEM semblait
particulièrement affecté par la situation, et refusait de se rendre à l’évidence. Maladroitement,
je me risquai alors à lui confier mon sentiment, afin de le mette en garde, ce qui ne fut pas très
bien venu. L’homme croyait connaître la prétendue défenseuse de l’enfance maltraitée depuis
quelques années déjà, et celle-ci avait su manœuvrer durant ce temps pour se rendre
indispensable aux yeux de l’enquêteur, lequel se refusait au moindre soupçon à son égard.
Je me remémorait trop tard ce que fut ma réaction lorsque, à l’époque de mes mésaventures
réunionnaises, une personne de mon entourage privé avait tenté de me prévenir du fait que
mon bras droit me trahissait, complotant avec des gendarmes pour organiser ma chute.
Incrédule, je ne pouvais imaginer que ce collaborateur que j’avais « sorti du ruisseau » –
expression réunionnaise – et auquel j’avais tant donné, pouvait me trahir ; et encore moins que
des gendarmes pouvaient ourdir un complot contre moi. Les quelques mois de prison en
isolement qui s’en suivirent de près m’offrirent le loisir de réfléchir à mon manque de recul et
de clairvoyance, qui m’avait fait si mal réagir à cet avertissement.
Marcel VERVLOESEM n’apprécia pas mes soupçons, mais ne remit pas pour autant notre
collaboration en question. Il me fit juste comprendre avec courtoisie qu’il n’avait pas envie de
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les entendre. Bien que surpris par cette attitude peu en rapport avec les qualités hors pair de
cet enquêteur sur le plan analyse, je n’insistai pas.
L’enquêteur était redescendu de la bâtisse franc-maçonne flanqué de Jan BOEYKENS, son
ancien frère d’arme devenu concubin-larbin de la princesse, ce dernier me faisant l’impression
d’être quant à lui carrément envoûté, au sens propre. Jan avait pour mission de prendre la
température quant à ce que je comptai raconter dans mon reportage, et quelle utilisation
j’allais faire des interviews de miss de CROŸ. Il n’osa pas m’interdire d’en user à ma guise,
laissant sous-entendre qu’un droit de regard s’imposait avant toute diffusion.
Je compris que quelques passages sur les dernières interviews avec l’intéressée posaient
problème à celle-ci : En effet, à force de parler, elle avait laissé échapper une ou deux bourdes
susceptibles de la trahir, par exemple en tentant de défendre le roi Belge ou encore Jacques
CHIRAC. Pour elle, concernant le premier, il était tout simplement trop crédule et mal
entouré, et pour le second, je devais comprendre qu’il n’avait pas eu le loisir de prendre
connaissance personnellement des doubles de CD ROM que lui avait adressés le groupe de
MORKHOVEN, malgré la gravité de ce qu’ils révélaient. Bref, les plus hautes autorités
étaient excusables de couvrir l’étouffement de l’affaire jusqu’à aujourd’hui.
J’avais également noté une troublante ambiguïté dans la tournure de phrase qu’avait employée
mon interlocutrice pour m’assurer que « le réseau avait ordonné la mort de Marcel
VERVLOESEM », avec une lueur trouble dans son regard noir. Et quand je lui demandai
quelles actions elle envisageait de mener pour protéger Marcel VERVLOESEM d’une énième
incarcération, sans doute fatale vu son état de santé, elle se perdit dans des considérations
stupides, bafouillant plus que d’habitude pour dire que cela constituerait une erreur de la part
de la « justice », argumentant que cela rendrait les mamans très en colère, et que ça n’était pas
intelligent de mettre les mamans en colère… Ben voyons ! Ce sont elles qui sèment la terreur,
c’est bien connu…
Quand je lui demandai si il ne fallait pas organiser des manifestations devant le ministère de
la justice, par exemple, elle botta en touche de façon évasive en affirmant que les habitants de
Morkhoven s’en chargeraient sans doute…
Par deux fois, elle glissa que jeter Marcel VERVLOESEM en prison dans son état ferait de lui
un martyr, et qu’il en fallait peut-être un, comme si l’éventualité pourrait causer un
quelconque préjudice au crime organisé qui justifierait que l’on assiste passivement au
spectacle de cette mise en martyr.
J’avais compris le jeu. Je me rappelais de la stratégie utilisée notamment par certains
mouvements soit-disant nationalistes corses, lesquels exploitaient l’incarcération de Yvan
COLONNA pour se faire leur « clientèle » et s’imposer en lieux et places de mouvements
sincères. Les imposteurs ont l’art et la manière de s’approprier les martyrs, et de les utiliser
pour duper leur monde et jouer leur rôle de paratonnerre. Jacqueline de CROŸ n’attendait que
ça, et n’attend à mon humble avis également que la disparition tragique de l’activiste pour se
parer outrageusement de l’auréole de sa courageuse relève.
Du reste, les photos-montages macabres qu’elle exhibe sur son site, présentant Marcel
VERVLOESEM dans un cercueil, par exemple, avec des commentaires annonçant sa mort un
jour sur deux, me font plus l’effet de pratiques sataniques dont l’objet serait plutôt l’inverse
de ce qui est prétendu en guise de commentaire.
Quant à la façon de poser avec le prisonnier à son chevet, après une opération délicate subie
durant son incarcération, cela relève de la plus parfaite indécence, trahissant cette volonté
d’instrumentaliser la tragique situation du héros pour se faire mousser.
(Bon… Avec les couches que je lui mets, nul doute que je vais écoper d’une nouvelle
poursuite en diffamation, agrémentée sans doute de quelque tour de  magie noire…)
Mais le miracle agissant, le héros tient bon, et Janett et moi prions, quant à nous, pour qu’il en
réchappe.
164
Chapitre quatre : Opération « Panique chez les ignobles »

Transitant par l’Allemagne pour quelques jours avant de rentrer en Corse, avec nos journées
de film et la fameuse affiche de Marcel VERVLOESEM, nous fîmes un point, Janett et moi,
en ce printemps 2008.
Sur  un  plan  général,  la  décision  de  faire  équipe  avec  moi  contre  toutes  ces  horreurs  était
irrévocablement  prise  par  la  courageuse  jeune  femme.  Les  énergies  de  peur  que  lui
insufflaient  comme  tout  un  chacun  les  programmes  insidieux  de  la  matrice  avaient  été
supplantées par cette saine colère, cette saine révolte, générées d’une part par la découverte de
la face cachée de notre société, et d’autre part par le sort subi jusqu’ici par l’activiste, et celui
qui lui était probablement réservé dans un avenir proche.
Nous redoutions effectivement que Marcel VERVLOESEM ne soit incarcéré rapidement, car
il  attendait  une  réponse  de  la  cour  de  cassation  belge  courant  de  l’été  2008.  Notre
préoccupation fut alors de procéder à une saisine de l’opinion publique et de nos prétendues
autorités  respectives  au  plus  vite,  conscients  du  temps  que  prendrait  le  montage  de  notre
reportage.
C’est ainsi que nous décidâmes sans plus attendre de mettre en ligne des messages vidéo en
dévoilant l’horrible affiche, en clair, pour laquelle l’activiste avait, entre autres, été condamné.
Janett adressa de son côté une saisine à la Chancelière Angela MERKEL, en courrier
recommandé avec accusé-réception, auquel elle avait joint une copie de la fameuse affiche.
Elle rendit publique cette saisine, en publiant sur Internet la vidéo faite à partir de ce courrier,
et en fit de même à l’attention du pape Benoît XVI. Le but de la manœuvre n’était autre que
d’attirer l’attention du public à travers ces saisines pour lesquelles nous n’espérions aucun
retour heureux de la part de leurs destinataires.
Comme nous nous en doutions, Janett n’eut pas d’autre réponse que les retours d’accusé-réception de la poste. J’avais redouté qu’elle soit prise pour cible par l’imposture politico-judiciaire de son pays, mais ses représentant avaient manifestement opté pour le silence et la
discrétion. Ceci dit, connaissant ce dont le crime organisé est capable pour faire taire une
enquiquineuse telle que Janett, je n’étais plus tranquille pour elle non-plus. Son destin devait
rejoindre le mien, le vent la poussant progressivement à se détacher de la matrice pour sa
propre sécurité, ce qui d’un certain côté m’enchantait. Je savais l’emprise que la matrice avait
sur elle, à son insu total, comme pour tout un chacun, et savais également intuitivement que sa
seule chance d’évoluer passait par ce stade : Après avoir commencé à identifier l’existence de
la matrice, sans pour autant pouvoir la formaliser si clairement, il fallait maintenant qu’elle
entreprenne de s’en extraire progressivement, en débranchant un à un les câbles qui l’en
maintenaient dépendante.
De mon côté, bien entendu, j’ouvrais le feu sur Internet, lançant « l’opération panique chez les
ignobles ». A travers une saisine publique de Nicolas SARKÖZY de NAGI-BOCSA, selon le
même  procédé  de  vidéo-lettre  publiée  sur  Internet,  je  rendais  publique  l’affiche  de  Marcel
VERVLOESEM,  ayant  l’outrecuidance  de    demander  des  comptes  à  l’imposteur  en  chef  à
talonnettes.
Car  si  j’avais  procédé  de  la  même  façon  quelques  mois  auparavant  pour  solliciter  son
intervention concernant le cas du petit Vincent, je m’insurgeai alors du silence complice émis
en retour par le prétendu chef d’Etat.
A  ce  stade  de  mon  analyse,  déjà  bien  conscient  de  l’imposture  politique,  je  n’espérais  de  la
part  de  l’individu  aucune  réaction  digne  et  en  rapport  avec  les  fonctions  qu’il  prétendait
occuper.  Tout  comme  Janett  outre-Rhin,  c’était  au  Peuple  Souverain  que  je  m’adressais  en
réalité  à  travers  cette  saisine,  n’escomptant  une  réaction  que  de  la  part  de  ses  membres  les
plus avertis et conscients.
165
La  réaction  se  déchaîna  sur  Internet,  et  la  censure  criminelle,  prise  par  la  soudaineté  de
l’offensive, ne fut pas en mesure de gérer les retombées de celle-ci.
Ça  n’était  d’ailleurs  pas  tant  les  abominables  photos  montrant  des  enfants  torturés  et  une
fillette à la gorge tranchée qui perturbaient le plus l’imposture politico-judiciaire : L’opération
« panique  chez  les  ignobles »,  qui  passe  au  moment  où  j’écris  ces  lignes  dans  sa  deuxième
phase, prévoit d’arracher les masques des criminels pédophiles, et de jeter en pâture au Peuple
Souverain  l’identité  de  quelques  notables  bien  mouillés,  avec  le  détail  de  leurs  exactions,
qu’elles soient actuelles ou non.
Le  premier  épinglé  fut  donc  le  sujet  adulte  de  la  photo  N°  9  du  premier  CD  ROM  de
ZANDVOORT, le « magistrat déculotté », identifié par une analyse biométrique bien au delà
des  normes  minimales  positives.  Dans  l’original  de  mon  message,  j’avais  énoncé  clairement
le nom et la fonction actuelle de l’individu posant en plein acte d’attouchement avec le garçon
dénommé  Nordine.  Les  réactions  furent  véhémentes,  dans  les  deux  sens,  de  nombreux
partisans  dudit  criminel  et  de  sa  confrérie  hurlant  à  la  calomnie,  et  affirmant  qu’une  autre
personne  avait  été  identifiée  à  la  place  dudit  magistrat ;  un  certain  patron  de  club    –  mort
depuis, comme c’est commode !…
L’affaire  avait  en  fait  éclaté  dans  le  cadre  du  réseau  CORAL,  car  c’est  là  que  la  photo  était
sortie en premier, et c’est probablement ce qui avait généré l’étouffement pure et simple de la
dite affaire CORAL à l’époque, avec son lot de manœuvres terroristes.
A  cette  époque,  derrière  l’affaire  CORAL,  nous  remontions  jusqu’à  une  certaine  Danielle
MITTERRAND,  présidente  d’une  curieuse  association  dénommée  « France  Liberté »,  et  qui
était dans la mouvance du CRIES – organisation pro-pédophile – et de la  fameuse libération
des mœurs.
Quand  la  photo  du  « magistrat  déculotté »  refit  surface  avec  l’affaire  des  CD  ROM  de
ZANDVOORT,  c’est  le  sénateur  suisse  Georges  GLATZ,  président  du  Comité  International
de  la  Dignité  de  l’Enfant  qui  avait  fait  le  rapprochement  et  ouvert  les  hostilités  sur  ledit
criminel impuni et si bien protégé.
C’est  comme  par  hasard  à  partir  de  ce  moment,  d’après  mes  propres  recoupements,  que  le
CIDE  –  Comité  International  de  Dignité  de  l’Enfant  -,  trop  dangereux  pour  l’imposture
politique,  devait  être  retourné  et  commettre  certaines  trahisons  envers  des  mères  fuyant  le
terrorisme d’Etat français avec leurs enfants victimes des réseaux. J’avais là l’explication au
fait  que  miss  de  CROŸ  tirait  à  boulets  rouges  sur  Georges  GLATZ,  l’accusant  d’être  un
paratonnerre depuis le début, et même un pédophile.
En  réalité,  du  point  de  vue  du  crime  organisé,  l’homme  qui  n’avait  à  mon  sens  rien  d’un
imposteur  était  allé  trop  loin  en  remettant  en  circulation  l’identité  du  magistrat  français  de
ladite  photo  N°9.  S’il  convenait  donc  de  le  neutraliser  une  bonne  fois  pour  toutes  avec  son
CIDE, le mal étant fait, il fallait s’en accommoder et entreprendre de retourner habilement la
situation.
Et  la  stratégie  des  paratonnerres  consiste,  je  le  rappèle,  à  aller  jusqu’à  exploiter  des
dénonciations de criminels déjà rendues publiques, pour se donner l’aura d’activistes engagés
tout en tâchant d’avoir le contrôle sur le sujet de ladite dénonciation afin de limiter la casse.
Pourquoi  miss  de  CROŸ  prenait-elle  autant  de  précautions  pour  ne  jamais  lâcher  le  nom  du
« magistrat  déculotté » ?  Pourtant,  l’analyse  biométrique  était  formelle,  l’historique  de  cette
photo on ne peut plus claire, et le silence de nos prétendues autorités en réponse aux saisines
qu’elles reçurent sur le sujet confirmait qu’il y avait bien un malaise sérieux, et qu’il fallait au
contraire crever l’abcès…
Le rôle de miss de CROŸ est également on ne peut plus claire à mes  yeux : Elle exploite la
dénonciation,  mais  s’arrange  pour  prendre  le  contrôle  de  celle-ci,  en  se  gardant  bien  de
diffuser  l’identité  du  criminel  et  les  documents  qui  le  compromettent  si  formellement.  Car
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cela  fait  des  années  que  miss  de  CROŸ  ne  parle  que  du  « magistrat  déculotté »,  se  gardant
bien de diffuser l’analyse biométrique, sans avoir évidemment le moindre soucis.
Pour l’infortuné Georges GLATZ, il en fut autrement, et son CIDE n’est plus qu’un piège à
phoque à l’heure actuelle.

Bref. A la suite de nos diffusions, et de cette première offensive de l’opération « panique chez
les ignobles », nous avions constaté Janett et moi les efforts déployés pour nous faire taire :
Nos sites respectifs avaient été fermés ; sur « You-tube » et « Daylimotion » les commentaires
étaient censurés, exactement comme pour le témoignage de Vincent.
Quant aux chiffres statistiques des visites, ceux-ci faisaient l’objet de manipulations que nous
avions pu vérifier ; les compteurs sont truqués, sachez-le.
Le climat de corruption et de complicité de nos autorités de l’époque, se confirmait donc de
façon formelle, nos autorités actuelles, le Pape compris, évidemment, ne souhaitant
manifestement que l’étouffement de l’affaire, exactement comme leurs prédécesseurs.

L’été suivant se passa en Corse, avec notre activité en eau de mer et nos vacanciers. Ce fut
une bouffée d’oxygène bien méritée, qui nous permit surtout de remplir notre modeste
cagnotte. Mais je ne pouvais m’éterniser sur l’île de beauté. Le sort de deux personnes me
préoccupait maintenant ; celui de Vincent, et celui de l’activiste flamand.
De retour sur le continent à la fin de l’été, tout en cherchant une logistique relativement
sécurisée, je tâchais de récolter quelques informations sur la situation de l’enfant. A ce stade
de mon histoire, les quelques rares contacts que je conservais avec des membres de la bande à
COTTEN me servaient à en savoir plus sur le sort de Vincent, car ma hantise était
d’apprendre trop tard que celui-ci ait pu être remis entre les griffes de son bourreau. Mais les
informations que je devais recueillir étaient plutôt engageantes, l’enfant étant toujours dans
une famille d’accueil, et tenant bon quant à ses accusations.
J’espérais d’ailleurs que mon offensive « panique chez les ignobles » raviverait le feu des
projecteurs sur le cas Vincent, et que l’imposture judiciaire éviterait l’option terroriste, alors
trop criarde.
Concernant Marcel VERVLOESEM, nous prîmes le risque de lui téléphoner, n’ayant d’autre
moyen de communiquer avec lui. Nous savions que notre ami était surveillé comme la lait sur
le feu, et il nous avait confirmé lors de nos interviews que des moyens spéciaux qui avaient
jadis été mis en place pour sa surveillance. Après le courant de panique que nous venions
juste de générer dans le camp du crime organisé, nul doute que ses palanquées d’imposteurs
étaient sur les dents, et que notre conversation téléphonique serait interceptée, au moins du
côté belge.
Qu’à cela ne tienne. Janett prit les choses en main et s’engouffra dans une cabine
téléphonique du port de TOULON, trop anxieuse à l’idée qu’il ne réponde pas, et ne soit plus
en mesure de le faire.
Le suspense ne dura que le temps d’une ou deux tentatives infructueuses, et l’activiste
répondit enfin, à notre grand soulagement.
Nous apprîmes que notre homme venait de perdre en cassation, ce qui pour nous n’était pas
une surprise. Malgré ce que cela signifiait pour lui, il débordait d’une énergie positive
extraordinaire, fidèle à lui-même. Il félicita chaudement son interlocutrice pour les messages
que nous avions mis en ligne, lesquels selon lui avaient porté leurs fruits, au delà de ses
espérances. Assis sur un muret, devant la cabine téléphonique d’où appelait Janett, je pouvais,
malgré la circulation de cette fin d’août, entendre les exclamations enjouées de l’activiste,
portées par sa caractéristique voix tonitruante. Manifestement remonté à bloc, il racontait
joyeusement à Janett que, suite à notre initiative, il avait été contacté par de nombreux
journalistes, des associations internationales pour la protection de l’enfance, des autorités
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politiques, des responsables des services secrets belges et même un cardinal ! L’inquiétude
semblait à son comble dans le camp de l’imposture sociétale. Car je n’étais pas dupe quant à
moi, de la réelle portée de ces interventions, ni de leur réel objet, pour commencer. Marcel
VERVLOESEM s’en était hélas remis à son « amie » de CROŸ et à certains courriers qu’elle
aurait envoyés, susceptibles de le protéger d’une nouvelle incarcération. Elle gérait également
la mise en forme d’un dossier pour la Cour Européenne des Droits de l’Homme, cet ultime
niveau d’imposture judiciaire. Marcel VERVLOESEM, curieusement si crédul, semblait se
reposer la dessus, tout en affirmant être déterminé à subir son martyr jusqu’au bout le cas
échéant.
L’activiste nous invita à lui rendre une dernière visite si nous le désirions. Il détenait d’autres
archives, épargnées par les manœuvres de miss CROŸ, qu’il désirait nous remettre. Nous
avions fait la démonstration de notre sincérité, en nous étant ainsi tout deux exposés droit
dans le collimateur du crime organisé et de son terrorisme d’Etat, et avions fait notre possible
pour éviter cette incarcération à l’ancien privé, ayant affiché notre détermination à assurer le
suivi de ses efforts, ce qui devait en toute logique rendre inutile ladite mesure terroriste.
C’était du moins ce que nous espérions.
L’incarcération de Marcel VERVLOESEM était prévue pour le 5 septembre 2008. Nous
n’avions que quelques jours pour aller à sa rencontre, et cette fenêtre si réduite rendait cette
entreprise fort périlleuse. Je redoutais que nous soyons attendus de pieds fermes par quelques
barbouzes.
Notre décision fut prise devant la cabine téléphonique dont sortit Janett, dans les minutes
suivant la conversation.

Chapitre cinq : Retour en Flandre.

Je ne conduis en principe jamais la voiture de Janett, le risque d’un contrôle de routine étant
trop important pour moi.
Mais pour l’occasion, une fois la frontière belge passée, je décidai de prendre le volant pour
rentrer  dans  le  quartier  où  Marcel  VERVLOESEM  habitait.  J’étais  déterminé  à  adopter  une
conduite  offensive  pour  échapper  à  tout  barrage  ou  contrôle  renforcé,  ou  à  tout  traquenard
tendu en travers de notre route.
Janett, brieffée et bien sanglée sur le siège passager, était tendue et concentrée sur sa mission.
Je  misais  sur  la  rapidité pour  échapper  à  tout  dispositif  de  surveillance,  et  nous  avions  donc
prévu  de  récupérer  notre  homme  pour  une  balade  en  voiture.  Il  n’était  pas  préparé  à  ça,
pensant que nous viendrions le visiter à domicile comme la dernière fois.
Janett sauta hors de sa Golf après un passage de reconnaissance à mi-distance de la maison,
ayant  procédé  aux  essais  radio  avec  le  matériel  que  nous  utilisons  pour  des  opérations
délicates.  Pendant  qu’elle  marchait  à  pas  rapides  dans  la  direction  dangereuse,  je  restai
planqué  et  à  l’écoute,  prêt  à  l’action,  ayant  garé  le  véhicule  à  une  place  relativement
stratégique.
Ma  courageuse  compagne  savait  ce  qu’elle  avait  affaire,  s’agissant  d’attirer  Marcel  sur  le
perron extérieur de son pavillon afin de lui expliquer rapidement ce que nous avions prévu en
terme de procédure de sécurité pour cette ultime rencontre.
Quelques  interminables  minutes  plus  tard,  Janett  arriva  dans  ma  direction,  accompagnée  de
l’activiste. Il portait un volumineux dossier sous le bras.
Personne ne s’était manifesté, et le quartier était d’un calme inquiétant.
Suivant une procédure adaptée, je démarrai alors pour effectuer une boucle et récupérer mes
passager à la volée. S’en suivit une série d’accélérations, de demi-tours et de tours complets
168
de rond-points pour semer d’éventuels poursuivants, impossibles à distinguer dans le flot des
véhicules circulant aux abords du village.
Certes,  mes  manœuvres  pouvaient  également  attirer  l’attention  d’une  patrouille  de  police
quelconque, mais je dosais au mieux mes évolutions, en ayant ce paramètre bien à l’esprit.
Difficile de vous assurer que ce cinéma ne servit à rien.
Peu importe. L’essentiel était que la rencontre avait lieu, maintenant en relative sécurité.
Janett avait mis en marche le caméscope et l’entretient commença.
Les dernières déclarations de l’enquêteur, à la veille de son incarcération, sont poignantes.
Le  message  qu’il  veut  faire  passer  est  clair,  incitant  celles  et  ceux  qui  combattent  avec
sincérité ces réseaux de l’horreur à ne jamais renoncer et à continuer le travail. Pour Janett et
moi, c’était une évidence bien avant qu’il ne la formalise ainsi. Le dossier qu’il m’avait remis
demandait un certain travail qui rentrerait dans une phase ultérieure à celle du reportage avec
lequel nous pataugions déjà.
Janett avait du mal à retenir ses larmes, se forçant à rester concentrée sur ses questions comme
une professionnelle qui prendrait du recul sur un simple sujet à traiter.
Marcel  VERVLOESEM  savait  qu’il  allait  en  prison  le  lendemain,  et  ce  que  cela  signifiait
pour  lui  en  terme  de  risques,  risques  qu’il  n’en  sorte  pas  vivant.  Sa  sérénité  m’exaspérait
presque,  me  refusant  à  accepter  que  cet  homme  admirable  puisse  finir  ainsi.  Hors  caméra,
j’insistai  pour  qu’il  nous  suive.  Peu  importait  où,  et  comment  nous  survivrions  à  trois,  mais
nous  survivrions,  et  resterions  libres.  Du  moins  il  fallait  s’en  donner  les  moyens,  et  avoir
confiance en la force de Vie jusqu’au bout.
Mais l’activiste était déterminé à faire face aux terroristes imposteurs jusqu’au bout, et voulait
cette  ultime  confrontation.  Peut-être  était-il  fatigué  de  ce  combat,  de  ces  années  qui  avaient
pourri sa vie, mais fait de lui le héros qu’il était. Peut-être était-il déjà en train de mourir de
ses cancers et le savait-il, ignorant tout des médecines alternatives qui seules, et à l’inverse de
la  médecine  moderne,  pouvaient  le  sauver.  Le  sujet  ne  l’intéressait  aucunement  hélas,  et  il
aurait  fallut  le  sortir  du  combat  dans  lequel  il  s’était  enfermé  pour  qu’il  ait  une  vue  plus
générale, et qu’il réalise que l’imposture qu’il combattait concernait tous les sujets touchant à
la mise en société de notre espèce, y compris la santé.
Peut-être  avait-il  réellement  un  espoir  que  la  Cour  Européenne  des  Droits  de  l’Homme
interviendrait  à temps pour le sortir de son martyr. Je m’étonnais de sa  candeur sur le sujet,
après tout ce qu’il avait vu et vécu. Il avait pourtant constaté par lui-même que le parlement
européen  n’était  qu’une  fumisterie  d’imposture,  tout  comme  les  instances  gouvernementales
de  chaque  pays  concerné  par  l’affaire,  au  moins.  Ses  saisines  n’avaient  généré  que  des
réunions  ineptes  et  médiatisées,  où  il  était  question  de  pondre  de  nouvelles  lois  plutôt  que
d’appliquer en urgence celles existantes, et largement suffisantes pour traiter le problème sans
délais et de façon radicale. Les pouvoirs européens, comme les autres, ne voulaient retenir de
l’affaire  que  le  fait  que  la  diffusion  de  toutes  ces  horreurs  se  faisaient  aussi  par  l’Internet,
focalisant dessus pour éviter d’avoir à considérer que lesdites horreurs provenaient avant tout
de  violences  inouïes  commises  avec  actes  de  barbarie  sur  des  enfants,  des  bébés,  de  façon
organisée. Il était hors de question de parler de ces tortures, encore moins de ces mises à mort
d’enfants,  sujet  classé  « théories  de  complot »…  Comme  je  l’ai  déjà  souligner  un  peu  plus
haut, on ne devait parler que de pédophilie, et désigner comme grand coupable l’Internet, tout
en considérant avec une abjecte mauvaise fois que l’affaire, sommes toutes, était une histoire
ancienne.  Effectivement,  le  temps  avait  passé  depuis  la  découverte  de  l’activiste.  Mais  les
dizaines  de  milliers  de  petites  victimes  restaient  prisonnières  de  leur  calvaire,  concernant
celles  qui  n’étaient  pas  mises  à  mort,  pour  arriver  à  l’âge  adulte  et  rester  dans  le  circuit
odieux, en passant pour beaucoup de l’autre côté du miroir. Car un enfant qui grandit dans cet
enfer, son mental brisé comme celui de toute jeune fille enlevée par les réseaux de proxénètes
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des pays de l’Est, par exemple, finit dans la peau d’un dépravé sexuel, acteur à son tour des
pires exactions possibles sur de nouvelles petites victimes.
A  combien  pourrions-nous  estimer  le  nombre  de  nouvelles  petites  victimes  que  ce  réseau
gigantesque a produites, en ayant rendue possible leur exploitation, durant ces dix années de
dénis  de  justice  et  d’omerta,  quand  on  sait  que  la  vingtaine  de  CD  ROM  qu’a  récupérée
l’enquêteur, en un lieu précis, était perdue au milieu d’une impressionnante cargaison que la
police  et  les  services  secrets  hollandais  ont  fait  disparaître ?  (En  fait,  que  ceux-ci  pensent
avoir fait disparaître intégralement, mais c’est là une autre histoire…   …à suivre…)
Combien  d’enfants  sont  réellement  enlevés  chaque  année  en  Europe,  pour  être  livrés  à  ces
sous-réseaux répartis aux quatre coins de chaque pays prétendu civilisé ?
Combien d’enfants, essentiellement d’origine africaine, sont nés sous X, conçus sur la base de
viols pour n’être que des produits destinés à ces abominations ?
Combien d’enfants africains sont enlevés à leurs familles, sous prétexte de guerres civiles ou
de cataclysmes bien opportuns, pour alimenter le commerce des êtres humains, sous toutes ses
déclinaisons,  entre  les  réseaux  sataniques  pédocriminels,  les  trafics  de  snuff-movies  et…
…les trafics d’organes ?
Et  oui…  Les  mises  à  mort  permettent  également  la  vente  d’organes  frais,  et  des  cliniques
privées  high-tech  et  au-dessus  de  tout  soupçon  trempent,  en  toute  impunité,  dans  l’odieux
bizness…
Derrière tout ceci, des fortunes qui dépassent l’entendement sont générées…
Marcel  VERVLOESEM  en  connaît  la  force  écrasante.  Il  sait  que  les  partis  politiques,
nationaux ou européens, sont financés par cet argent, essentiellement, avec celui de la drogue
et des armes.  Il sait qu’il n’y a pas dans ce bas monde d’institution politique qui ne réponde
pas à cette règle, et que nos gouvernements, nationaux ou européens, reposent sur celle-ci. Il
sait  que  l’univers  judiciaire  n’est  qu’un  ramassis  d’imposteurs,  à  la  solde  de  ce  pouvoir
criminel ;  un  univers  d’imposture  dans  lequel  d’ailleurs  la  pratique  de  crimes  sexuels  sur
enfants  constitue  une  mode  aussi  répandue  que  la  partouze,  dans  les  coursives  et  corridors
mêmes  des  palais  de  justice.  Comment  Marcel  VERVLOESEM  peut-il  espérer  voir  une
institution  telle  que  la  Cour  Européenne  des  Droits  de  l’Homme,  regroupant  la  fine  fleur  de
cet univers putride, venir à son secours ?
L’enquêteur avait fait son choix. J’avais au moins fait ? quant à moi, le maximum pour qu’il
ait une alternative, et était déterminé à le sauver, ou tenter de le faire, quand bien même cela
aurait-été provisoire, s’il l’avait décidé.
Car il ne s’agissait pas là d’un adulte se complaisant dans un rôle de victime, tombé dans une
situation défavorable par un « mauvais tour du sort », mais d’un combattant héroïque qui avait
offert  son  existence  à  cette  cause.  Cela  méritait  que  je  me  mette  en  quatre  de  façon
exceptionnelle.
Mais  je  ne  pouvais  hélas  que  me  résigner,  la  rage  au  ventre,  à  respecter  cette  décision,  et  à
accepter  de  reprendre  son  flambeau,  et  faire  le  maximum  pour  rester  quant  à  moi,  libre  et
opérationnel pour continuer le combat.
Par contre, j’ai depuis affiné ma vision avec le plus de recul possible quant à ce qu’il fallait
traiter  dans  mon  combat,  s’agissant  de  l’imposture  politique,  levier  du  crime  organisé
international,  qui  fait  des  forces  publiques  et  des  institutions  le  bras  armé  de  son  terrorisme
d’Etat. Car si je commence cet ouvrage en déclarant mon dégoût pour la politique, j’apporte
aujourd’hui une nuance cruciale, en finissant celui-ci : C’est envers ce que l’humain en a fait
que  j’ai  un  profond  dégoût.  Mais  la  politique,  la  vraie,  ligotée,  bâillonnée  et  jetée  aux
oubliettes  au  même  titre  que  Dame  Justice,  pour  être  remplacée  tout  comme  elle  par  des
impostures,  doit  justement  revenir  entre  les  mains  de  ce  qu’il  subsiste  encore  de  l’humanité
dans notre communauté. Et vite !

170
Nous  avions  loué  une  chambre  dans  une  pension  de  famille  d’un  village  voisin  de  celui  de
MORKHOVEN.
Après  nos  adieux  avec  Marcel  VERVLOESEM,  le  cœur  gros,  nous  regagnâmes  notre  base
arrière. J’étais tenté de rester jusqu’au lendemain pour filmer le moment où l’enquêteur irait
se livrer de lui-même à la police. Janett m’en dissuada en raison des risques, estimant dans sa
grande sagesse qu’il ne fallait pas compromettre tout ce qui avait été réalisé jusque là.
Nous avions prévu de repartir le lendemain matin, ayant réglé notre chambre à l’avance. Cela
nous permettait d’étudier les documents qu’il nous avait confiés et de faire le point quant à la
suite des opérations, et également de « capturer » tranquillement avec l’ordinateur portable de
Janett ce que nous avions filmé. J’étais très surpris que les choses se soient si bien passées, et
intuitivement je préférai ne pas m’éterniser, chambre réglée ou non.
En fin de journée, on alla se balader dans le village comme deux touristes, main dans la main,
en  profitant  pour  acheter  quelque  chose  à  grignoter.  Traversant  une  place,  je  remarquai  un
homme d’une cinquantaine d’année aux allures de cow boy, tout de noir vêtu, cheveux longs
amassés  en  queue  de  cheval,  qui  arrivant  derrière  nous  continuait  sa  route  dans  une  autre
direction.  Je  le  remarquai  parce  que  l’ayant  déjà  aperçu  un  peu  plus  tôt,  au  cours  de  notre
promenade. Après tout, le village est petit, quoi de plus naturel.
C’est en nous apprêtant à emprunter un passage piétons, à peine deux à trois minutes plus tard
que le danger se précisa sans crier gare : Une voiture arrivant à vive allure vint s’immobiliser
net au milieu du passage piétons, moteur tournant, nous barrant la route. Le cow boy en noir
était au volant, me fixant avec animosité. Sa vitre était baissée, et il était penché en avant, son
bras droit plongé vers le sol. J’eus une montée fulgurante d’adrénaline qui ne me laissa pas le
temps  de  réfléchir.  J’étais  dans  la  réaction  instinctive,  immédiatement  certain  que  l’homme
allait  brandir  une  arme  de  poing.  Balayant  les  alentours  de  son  regard  antipathique,  il
s’adressa  à  nous  en  flamand,  puis,  en  français,  nous  interpellant  de  façon  fort  cavalière ;
j’entendais plus que je n’écoutais. Ayant lâché la main de ma compagne, au lieu de rester figé
j’avais  accéléré  le  pas  en  sortant  de  son  axe  à  elle,  pour  aller  me  positionner  au  niveau  de
l’aile avant gauche du véhicule. En même temps, j’arborais un large sourire bien niais, faisant
mine  de  m’enquérir  de  savoir  ce  que  l’homme  voulait.  Il  aboya  qu’il  était  dans  le  tourisme,
qu’il savait que nous étions logés dans la pension de famille qu’il nomma, et prétendit nous
indiquer un restaurant où aller manger. Il fut perturbé par la place que j’avais si soudainement
prise,  laquelle  le  désavantageait  si  il  comptait  sortir  une  arme  et  s’en  servir.  Janett  était
toujours immobile, sur le trottoir, et je tentai de voir ce qu’il y avait dans le prolongement du
bras droit de l’homme en noir. Il continua à parler en remontant sa main droite pour la poser
sur  le  volant,  comme  si  il  avait  redouté  que  je  ne  me  doute  de  quelque  chose.  Entre  temps,
m’étant  collé  pratiquement  à  l’aile  du  véhicule  d’un  air  détaché,  j’avais  répondu  d’un  ton
enjoué que justement nous cherchions un restaurant, ce qui était totalement faux, et que nous
étions  pour  quelques  jours  de  vacances  dans  les  alentours,  ce  qui  était  totalement  faux
également.  Rien  dans  mon  comportement  ne  pouvait  laisser  deviner  dans  quel  état  d’esprit
j’étais en réalité, au point qu’il était permis de se demander, le cas échéant, si j’étais bien la
bonne personne.
J’avais  l’impression  que  l’homme  n’était  pas  à  jeun.  Peut-être  avait-il  voulu  tenter  quelque
coup spontanément, sous l’emprise de l’alcool, estimant qu’il était facile d’en finir avec nous,
au  lieu  de  s’en  tenir  à  une  probable  opération  plus  organisée.  Car  il  était  seul,  et  en
réfléchissant  rapidement  j’en  déduisais  qu’il  avait  plutôt  comme  consigne  de  nous  surveiller
que  de  nous  abattre  en  pleine  rue.  Quoi  qu’il  en  fut,  je  n’avais  aucun  doute  sur  le  fait  que
l’homme fut un quelconque barbouze, et n’en doute pas le moins du monde aujourd’hui.
Janett avait avancé timidement sur le passage clouté, perturbée.  Le  regard de l’homme allait
d’elle à moi, et il donna un coup de tête sur sa droite pour indiquer un restaurant, sans même
le  nommer.  Il  y  avait  effectivement  un  bouiboui  à  l’angle  de  la  rue,  qui  ne  donnait  pas
171
l’impression  de  devoir  susciter  les  recommandations  particulières  de  professionnel  du
tourisme…  Je  le  remerciai  chaleureusement,  assurant  que  mon  intention  état  de  m’y  rendre
plus tard. L’homme n’insista pas et démarra après un salut forcé. Janett reprit ma main. Nous-nous regardâmes dans les yeux un long moment après avoir traversé la route, et accompagné
du  regard  la  « Ford  Escort »  qui  disparaissait  rapidement  dans  un  virage.  Elle  avait  compris
sans  que  j’ai  eu  besoin  de  lui  dire  mon  sentiment,  me  confiant  qu’elle  avait  eu  très  peur
également, intuitivement.
Arrivés à notre pension, nous avions pris la décision de déguerpir sans demander notre reste.
La  nuit  n’était  pas  encore  tombée,  et  Janett  monta  préparer  son  sac.  J’avais  préféré  quant  à
moi  m’attabler  en  terrasse  pour  prendre  un  bière  et  réfléchir.  C’était  inhabituel  de  ma  part,
mais je sentais qu’il fallait que je me pose calmement pour laisser décanter l’incident, et me
décontracter un peu.
Janett me rejoignit, étonnée que je prenne le temps de siroter une pression comme si de rien
n’était… Elle se joignit à moi, commandant un panaché – faisant à mon grand regret partie des
hérétiques qui coupent leur bière avec de la limonade -, comprenant que ma démarche visant à
se  décontracter  pour  mieux  réfléchir  n’était  pas  si  insensée.  Nous  échangeâmes  quelques
considérations  d’ordre  pratique :  Fallait-il  malgré  tout  partir    tout  de  suite ?  Ne  nous  étions-nous  pas  monté  la  tête ?  Y  avait-il  réellement  danger ?  Quel  mauvais  coup  pouvait-il  être
organisé, si nous ne nous étions pas trompés ? La réponse à la principale question arriva avant
que  je  n’ai  sérieusement  entamer  mon  verre :  Le  cow-boy  débarqua,  flanqué  d’une  femme
sortie tout droit d’un vieux James BOND, dans le rôle de la méchante tueuse de l’Est…
L’homme en noir nous lança une phrase se voulant courtoise, s’engouffrant dans la bar avec
la femme qui avait tenté de nous tuer déjà avec son regard.
La  situation  m’amusa,  et  j’invitai  Janett  à  garder  son  calme,  et  à  se  comporter  avec  moi  en
gentil petit couple insouciant, comme si nous avions été dupes.
Je  décidai  de  différer  notre  départ  d’une  heure,  le  temps  que  la  nuit  ne  tombe.  Car  il  nous
faudrait passer devant les vitres du bar où se trouvait le couple de présumés barbouzes, et le
parking  étant  mal  éclairé,  nous  pourrions  alors  voir  sans  être  vu,  plutôt  que  l’inverse,  en
regagnant  la  voiture  avec  nos  sacs.  Je  ne  voulais  surtout  pas  donner  l’alerte  sur  le  fait  que
nous  mettions  les  voiles  si  précipitamment,  rassuré  que  le  coup  tordu  qui  nous  menaçait
manifestement devait être de l’ordre d’un sabotage sur la voiture.
Je connaissais cette technique d’ « opération homo ». Elle consiste à saboter si possible freins
et au mieux direction, et à prendre en chasse la personne dès qu’elle utilise sa voiture pour un
trajet hors agglomération de préférence. Le but du jeu est de la terroriser pour qu’elle accélère
et perde le  contrôle du véhicule.  L’équipe de tueurs n’a plus qu’à venir à chaud constater le
résultat, et éventuellement « finir » la victime en lui brisant les cervicales sur place. L’arrivée
de badauds le cas échéant est parfaitement gérable, car les tueurs n’ont alors qu’a faire mine
de s’être arrêtés pour secourir leur proie, et  s’éclipsent discrètement au bon moment avec leur
voiture aux fausses plaques, une fois leur besogne réalisée. C’est le  grand classique, et c’est
très  certainement  la  procédure  qui  a  été  utilisée  pour  assassiner  Gina  BERNAER,  la
collaboratrice  de  Marcel  VERVLOESEM.  La  malheureuse  activiste  qui  avait  envoyé  des
copies  des  CD  ROM  de  ZANDVOORT  à  quelques  organismes  et  journalistes,  voyant  la
tournure  déplorable  que  l’affaire  prenait,  avait  finit  contre  un  arbre  à  peine  quelques  jours
après,  ayant  entre  temps  reçu  des  menaces  au  téléphone.  Les  menaces  servent  justement  à
créer la panique qui sera exploitée au bon moment pour obtenir que la victime prenne peur et
accélère au volant de son véhicule piégé.
Comme  de  toutes  façons  l’enquête  sera  bâclée,  l’accident  sera  la  thèse  officielle  malgré  les
menaces  de  mort,  avec  l’avantage  que  pour  l’entourage  professionnel  ou  assimilé  de  la
victime, le message aura été clair.

172
Dès la nuit tombée, nous quittâmes la Belgique avec les précautions qui s’imposaient.
Le  lendemain,  le  5  septembre  2008,  nous  étions  à  quelques  centaines  de  kilomètres  d’un
épisode  tragique :  Marcel  VERVLOESEM  se  rendait  au  commissariat  de  police  pour  se
constituer prisonnier, et était incarcéré.
Ne pouvant plus que suivre son sort à travers les comptes rendus résolument morbides de la
princesse  de  Croÿ  depuis  son  site  « paratonnerre »,  nous  devions  apprendre  les  odieux
traitements  qui  lui  étaient  administrés  sans  relâche,  au  delà  de  l’imaginable  pour  un  pays
prétendu civilisé.
Marcel  VERVLOESEM  en  vint  même  à  réclamer  l’euthanasie.  Il  lui  fut  « heureusement »
répondu qu’il n’avait qu’à continuer de s’abstenir de prendre ses traitements contre ses graves
maladies, ce qui aurait le même effet…
Il  fut  entre  temps  opéré  plusieurs  fois  à  cœur  ouvert  dans  des  conditions  parfaitement
inhumaines.
Je  ne  rentre  pas  dans  les  détails.  Ce  qui  importe  pour  nous,  bien  que  sa  « protectrice »
annonçait sa mort à tout bout de champ sur le site « Droit fondamental », c’est que Marcel a,
contre toute attente, survécu jusqu’ici. Ça tient du miracle, et il est probable que les grèves de
la  faim  suivies  des  ruptures  d’empoisonnement  médicamenteux  auxquels  il  s’était  résolu
l’avaient  en  fait  plus  aidé  à  survivre  que  poussé  vers  la  mort.  Car  les  défenseurs  des
médecines  alternatives  dénoncent  la  criminalité  des  chimiothérapies  et  l’effet  dévastateur
qu’elles  ont  en  réalité,  pour  recommander  des  traitements  vieux  comme  le  monde,  comme
justement  le  jeûne,  afin  de  soigner  en  douceur  de  graves  maladies  telles  que  le  cancer,  sans
détruire l’organisme.
Bref.  Au  moment  où  j’écris  ces  lignes,  apportant  quelques  dernières  retouches  à  mon  livre,
nous sommes mi juillet 2010.
Notre reportage est enfin bouclé depuis plusieurs semaines, et nous faisons circuler une bande
annonce sur le web, afin de faire monter la sauce avant de diffuser le plat de  « Résistance »,
et…   notre ami Marcel est toujours vivant…
Nous  espérons  que  cette  nouvelle  pression  que  nous  mettons  –  notamment  sur  la  maison
royale  Belge,  impliquée  jusqu’au  coup  dans  le  crime  organisé  que  nous  dénonçons  –  aura
pour effet que soit accordée à ce héros-martyr une remise de peine.
Car  pour  le  crime  organisé  et  ses  branches  intermédiaires  liées  aux  impostures  politiques  et
institutionnelles,  l’illusion est primordiale, et « leur » paix sociale également…

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Partie IV : Pour conclure…

Chapitre premier : Mon « procès » du 5 mars 2009

J’avais  appris  sur  ces  entre-faits  par  un  proche  de  COTTEN  que  je  devais  passer  en
jugement  au  tribunal  de  grande  instance  de  PERPIGNAN,  pour  le  5  mars  2009.  J’avais
également  appris  par  la  même  occasion  que  mes  diffusions  sur  le  net  perturbaient
sensiblement  les  imposteurs  de  magistrats  concernés  par  l’affaire  Vincent,  et  que  COTTEN
suivait sa stratégie de collabo pour se tirer d’affaire.
Il était évidemment hors de question que je me constitue prisonnier à l’occasion de ce grand
guignol. Celui-ci aurait d’ailleurs pu passer à des années lumières de mes préoccupations, si il
ne constituait pas une étape décisive pour le cas de Vincent.
En  effet,  si  mes  pseudos  complices  et  moi  devions  être  jugés  pour  « soustraction  de  mineur
sans  fraude  ni  violence »,  il  devait  être  décidé  en  fonction  de  l’issue  du  procès  des  suites
concernant Vincent, et je savais que COTTEN ne défendrait pas la cause de l’enfant.
Celui-ci, placé en famille d’accueil tenait bon, ne cédant pas aux pressions exercées pour qu’il
revienne sur ses déclarations.
Je  redoutais  plus  que  tout  qu’à  l’issue  d’un  procès  réglé  d’avance,  Vincent  ne  fasse  l’objet
d’un jugement « au civil » décidant qu’il soit remis à son bourreau présumé. Aussi je diffusai
un nouveau message vidéo sur Internet, dans lequel j’appelais des citoyens à venir soutenir la
cause de Vincent à l’occasion de ce simulacre de procès.
Ce  fut  un  succès,  même  si  à  peine  une  trentaine  de  personnes  répondit  à  mon  appel,  et  se
rendit sur les lieux pour un rassemblement pacifique. Le paradoxe était que le nombre réduit
de personnes présentes conférait à chacune d’entre elles une valeur bien plus estimable à mes
yeux  que  si  il  y  avait  eu  mille  manifestants.  En  tout  cas,  le  peu  qu’ils  étaient  déstabilisa  au
plus haut point la criminelle quiétude de ce sinistre théâtre.
Moi, j’avais préféré ne pas aller directement à leur contact, mais m’étais organisé avec l’aide
de  ma  courageuse  compagne  pour  remercier  tout  le  monde,  à  travers  une  petite  réunion  que
j’avais projeté de faire dans une auberge en bord de frontière espagnole, à une demi heure de
route de PERPIGNAN.
La personne chargée de faire le relais et d’accompagner les personnes désirant me rencontrer
à l’issue du procès n’assura pas sa mission. Janett et moi nous  retrouvâmes seuls,  faces  à la
grande table que nous avions réservée, en fin de cette soirée.
Mais j’eus dès le lendemain les premières retombées de cette journée mémorable.
Ce  fut  le  président  de  l’audience  qui  en  premier  s’offusqua  vertement  de  la  présence  de
manifestants  devant  le  tribunal,  mettant  en  garde  ceux  qui  étaient  venu  occuper  quelques
places dans les premiers rangs quant à l’interdiction qui leur était faite de broncher.
Sur  ce  thème,  l’avocate  générale  devait  renchérir  plus  tard,  suivie  par  l’avocat  de  Myriam
ROIG. Curieux en vérité, puisque la petite manif si décriée avait pour objet de réclamer une
justice digne de ce nom dans l’intérêt de l’enfant, et de sa mère…
Le  président  fit  durer  le  plaisir  durant  des  heures,  plongeant  la  salle  dans  l’ennui.  Peut-être
était-ce une stratégie pour décourager les supporters de la cause de l’enfant, et les faire fuire.
L’histoire fut décrite avec mise en forme à la sauce des imposteurs, évidemment, et avec une
présentation  des  divers  impétrants  de  l’affaire  plus  ou  moins  conforme  à  la  réalité.  Je  fus
présenté  pour  ma  part  comme  ayant  été  condamné  en  2001  pour  abus  de  biens  sociaux.
Pourtant,  cette  condamnation  bidon  accompagnant  celle  d’homme-groupe-de-combat  n’avait
été  prononcée  qu’en  première  instance,  et  je  n’avais  jamais  été  convié  à  participer  à  une
quelconque  audience  en  appel,  malgré  le  recours  que  j’avais  à  l’époque  immédiatement
174
engagé. Mais en terme de magouilles judiciaires, on n’était plus à un détail près. Par contre, je
fus  fort  étonné  qu’aucune  allusion  n’ait  été  faite  quant  à  ma  condamnation  à  subir  une
psychothérapie, pour « organisation d’un groupe de combat ». Aujourd’hui encore, je n’ai pas
d’explication là dessus…
Le pauvre COTTEN était donc présenté comme mon principal complice, bien qu’il fut précisé
qu’il avait ramené l’enfant contre le gré de celui-ci et contre le mien.
Myriam  ROIG  et  sa  mère  Rose  étaient  jugées  elles  aussi  en  qualité  de  complices  de  ma
« soustraction de mineur ».
Etaient présents l’avocat Jean-Pierre JOSEPH, en qualité de témoin, et Isabelle DARDAR la
copine de COTTEN, également en qualité de témoin…
Martine  BOUILLON  n’était  pas  présente,  et  n’avait  heureusement  pas  été  mise  en  examen,
malgré  les  efforts  de  COTTEN  pour  s’en  servir  de  bouclier.  Tout  juste  avait-elle  été  un  peu
inquiétée, mais il est impossible de savoir quel réel préjudice cette affaire lui causa, ce genre
de règlement de compte  de la part de  « l’autorité »  judiciaire se  faisant dans l’ombre et sans
témoin.  Quoi  qu’il  en  soit,  Martine  fut  simplement  présentée  à  ce  grand  cirque  comme
quelqu’un ayant fait œuvre de charité. J’appréciai malgré tout le manque de « logique » dans
cette distribution des rôles : Si j’étais le principal accusé de soustraction de mineur, le mineur
en question n’avait jamais été seul en ma compagnie, mais toujours été sous la responsabilité
de sa mère et/ou de sa grand mère. Celles-ci n’étaient pourtant que « mes complices ». Quant
aux  personnes  qui  avaient  hébergé  l’enfant,  l’une,  Isabelle  DARDAR  n’était  que  témoin,  et
l’autre, Martine BOUILLON, même pas convoquée à l’audience.
Le bourreau présumé de Vincent était lui flanqué de trois auxiliaires de justice.
Quand  COTTEN  prit  la  parole,  se  fut  pour  parler  du  cas  de  MAILLAUD,  « pauvre  ex
militaire à côté de ses pompes, exalté par le mythe du sauveur de la veuve et de l’orphelin ».
Oui ; un jour l’occasion me sera offerte, si ça n’est pas moi qui la provoque, de lui démontrer
que mes pompes sont bien chaussées et que le dessous de mes semelles sont fort salissants sur
le blanc immaculé d’un costume de maître spirituel new-age…
Bref. Si, bien évidemment, le gourou d’opérette se fit mousser en voulant se présenter comme
un activiste altruiste luttant contre la souffrance des victimes de violences judiciaires, il plaça
quelques  parjures  en  affirmant  sans  vergogne,  par  exemple,  avoir  réglé  les  frais  que  Janett
avait intégralement assumés.
Quant aux deux femmes, elles se relayèrent pour proférer des propos parfaitement diffamants
et vipérins à mon encontre : Myriam ROIG tenta de me faire passer pour un escroc qui avait
tenté  de  l’éloigner  de  chez  elle  pour  vendre  la  maison  de  sa  mère.  Cette  dernière  m’accusa
quant à elle d’avoir subtilisé des documents pour vendre sa maison, et insinua que j’avais volé
des effets dans ladite maison, sans pouvoir déclarer de quoi il s’agissait…
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…
A  cette  occasion  et  pour  la  première  fois  dans  l’affaire  Vincent,  il  fut  reconnu  que  celui-ci
avait bien subi des agressions sexuelles, ce qui n’est pas un détail. Pourtant, l’énormité de cet
aveux  ne  fut  pas  relevé  outre  mesure,  et  les  avocats  du  monstre  présumé,  quant  à  lui
aucunement  inquiété  pour  autant,  insinuèrent  que  je  pouvais  bien  être  l’auteur  de  ces
agressions sexuelles…
Une  jeune  fille  venue  défendre  la  cause  de  Vincent  ne  sut  pas  réprimer  une  exclamation
scandalisée, bien qu’étouffée : Le président, hors de lui, expulsa la demoiselle, en réitérant ses
mises en garde à l’attention du public, voulant faire un exemple. La jeune fille fut convoquée
sur le champ dans le bureau du procureur, en guise de manœuvre d’intimidation…
Il  fut  également  fait  allusion  à  l’enquête  de  Pierre  NOLAUD,  qui  aurait  confirmé  que
François Xavier TANYERES faisait bien parti d’un réseau pédophile à PERPIGNAN.
L’allusion resta en suspend, sous le regard narquois des avocats du criminel présumé, ce qui
me fut précisé par mes sources, comme tous les détails que je rapporte ici… Je repense à cette
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phrase  que  l’avocat  Jean-Pierre  JOSEPH  avait  lancée  au  tribunal  de  GRENOBLE  lors  de
l’audience  en  appel  de  l’affaire  des  massacres  de  l’OTS,  pour  décrire  le  fonctionnement  de
l’imposture judiciaire à la française : « En Afrique, on vous impose le silence ; en France, on
vous dit cause toujours… ».
Ce fut d’ailleurs lui qui  confirma de son  côté les effroyables déclarations de l’enfant,  et prit
un peu ma défense en s’interrogeant sur l’incongruité de la procédure qui m’avait valu d’être
placé en « vrai fausse garde-à-vue » par les ripoux de RIVESALTES, à l’école de Vincent.
Isabelle  DARDAR  déclara  que  le  comportement  de  Vincent,  lorsqu’elle  l’hébergea  à  son
appartement, laissait apparaître que l’enfant était perturbé, ce qui laissait à penser qu’il avait
bien  vécu  des  sévices  sexuels.  Elle  expliqua  que  l’enfant  préférait  par  exemple  dormir  tout
habillé. Elle précisa également que le médecin auquel je l’avais amené, étant de ses relations,
avait confirmé la probabilité qu’il y ait eut des agressions sexuelles ; suite à son signalement,
il  se  serait  fait  envoyer  sur  les  roses  par  l’Ordre  des  médecins  au  prétexte  qu’il  aurait  s’agit
d’une affaire de secte, s’agissant de ceux qui voulaient aider l’enfant.
Le  représentant  du  Conseil  Général  des  Pyrénées  Orientales  tenta  de  discréditer  Vincent,  et
d’expliquer l’affaire comme n’étant que la résultante d’un conflit entre la père et la mère.
Faisant allusion à mes diffusions réalisées sur Internet, l’avocat déclara que ça n’était pas en
mettant  son  histoire  sur  Internet  que  l’on  allait  permettre  à  Vincent  de  s’épanouir…  …pour
conclure en réclamant un euro de dommages et intérêts.
L’avocate générale dans son réquisitoire, parla « d’enfant instrumentalisé », accusant la mère
de l’avoir subtilisé à son géniteur après être rentrée dans « un circuit parallèle de justice non
labellisée ».  Curieux  en  vérité,  si  l’on  considère  que  juste  avant  il  avait  été  reconnu  que  le
malheureux  enfant  avait  bien  été  violé.  Elle  déplora  le  fait  que  Myriam  ROIG  ne  fasse  pas
confiance  à  la  justice  ( !),  assurant  maîtriser  tout  le  dossier  et  garantir  une  justice  juste  et
équitable.  Parlant  de  moi,  elle  me  désigna  comme  « …/…chevalier  blanc,  ou  chevalier  noir
s’il s’agissait de Zorro…/… », (sic) allant jusqu’à me reconnaître  « un certain courage pour
défendre  femmes  et  enfants ».  Elle  se  rattrapa  pour  rejoindre  COTTEN  dans  ses  fumeuses
allégations  de  psychothérapeute  de  bistro  de  quartier,  en  estimant  que  j’avais  oublié  de
grandir,  affirmant  que  j’avais  choisi  d’agir  en  toute  illégalité  croyant  aider  un  enfant  pour
lequel  j’éprouvais  de  l’affection  et  sans  rien  savoir  de  l’affaire.  En  effet,  elle  assura  que  je
n’avais jamais eu le dossier complet entre les mains.
L’avocate générale demanda à l’issue de son réquisitoire six mois de prison avec sursit pour
la grand mère ; un an de prison avec sursit et mise à l’épreuve pour Myriam ROIG ;  six mois
de prison ferme pour COTTEN, laissés à l’appréciation du juge d’application des peines – il
ne faut tout de même pas être trop sévère avec un collabo – et  un an et demi de prison ferme
pour  moi,  confirmant  la  reconduction  de  mandat  d’arrêt  en  l’étendant  à  la  Corse,  et  plus
précisément à la région de PROPRIANO.
Le  2  avril,  après  le  délibéré,  j’étais  condamné  à  un  an  de  prison  ferme,  mes  « complices »
n’écopant  que  de  sursit :  Un  an  de  prison  ferme  pour  « un  chevalier  blanc »  immature,  qui
n’avait agi, faute de « dossier complet » que par « affection envers un enfant » pour lequel il
fut reconnu qu’il avait fait l’objet de sévices sexuels sans pour autant aller plus loin…
Le criminel présumé garda quant à lui son statu de « certifié innocent » et ne fut pas inquiété,
évidemment,  pas  plus  que  le  réseau  monstrueux  auquel  je  l’accuse  d’appartenir,  lui,  le
procureur  DRENO,  le  procureur  général  à  la  retraite  AUMERAS,  ainsi  quelques  autres
magistrats.  Je  précise  en  passant  que  je  continue  mes  investigations,  recueillant  des
témoignages  qui  se  recoupent  parfaitement,  mais  que  je  ne  peux  pour  le  moment  rendre
publics  pour  des  raisons  de  sécurité  relatives  à  mes  informateurs.  A  travers  l’opération
« Panique chez les ignobles », j’espère obtenir que se soient des gendarmes et des policiers, à
la  retraite  ou  non,  qui  trouvent  le  courage  de  s’exposer  eux-mêmes  pour  effectuer  ces
dénonciations publiquement.
176
En  juin  2009,  j’appris  malgré  tout  avec  soulagement  que  Vincent  avait  été  remis  à  sa  mère
pour les week-end, et qu’il avait été décidé qu’il lui soit définitivement rendu pour le 25 juin
2009.
La leçon à tirer de cette histoire est qu’une des solutions pour faire face au terrorisme d’Etat –
appliqué  par  voie  d’imposture  judiciaire  –  consiste  à  maintenir  sur  celui-ci  et  ses  auteurs  la
pression des projecteurs. Car le jeu des illusions est précieux pour les traîtres et les imposteurs
criminels, et ceux-ci préfèrent lâcher du lest, quitte à sacrifier quelques pions de leurs réseaux,
pour le maintenir. L’opération « panique chez les ignobles » prend ici tout son sens.
Il ne suffit pas pour autant de prétendre rester chez soi en gérant son petit blog pour dénoncer
les imposteurs. Ne vous faites aucune illusion : Pour prétendre entretenir une telle pression, il
importe avant tout de ses mettre hors d’atteinte de ce terrorisme d’Etat, et donc de l’imposture
sociétale. Si je n’avais pas fait le choix de me résoudre à la clandestinité, jamais je n’aurais pu
maintenir cette pression et l’entretenir, et passer à la vitesse supérieure en traitant aujourd’hui
plus large, et plus en amont.
Autrement  dit,  si  vous  entendez  dénoncer  des  faits  gravissimes  avec  leurs  auteurs,  ceux-ci
étant  protégés  par  l’échiquier  truqué  de  l’imposture  politico-judiciaire,  vous  devez  être
physiquement hors d’atteinte, et donc rentrer dans une logique de résistance en clandestinité.
Si ça n’est pas une mince affaire, c’est à un moment donné la seule réelle alternative que nous
ayons,  face  à  l’imposture  sociétale,  si  nous  entendons  y  résister  réellement,  c’est  à  dire  en
faisant  autre  chose  que  les  inepties  qu’elle  nous  enjoint  de  faire  dans  une  pathétique  et
tragique passivité.
Si  la  princesse  de  Croÿ  conseille  avec  tant  d’autorité  aux  mamans  victimes  de  terrorisme
d’Etat de constituer des blogs comme seule contre-mesure, elle sait plus que quiconque qu’il
est impossible à une personne vulnérable et exposée à ce terrorisme d’Etat de maintenir une
telle pression. En effet, elle prétend gérer le cas d’une de ces personnes, Patriciat POUPART,
à qui je donne la parole dans le reportage sur l’affaire des CD ROM de ZANDVOORT : Cette
femme c’est vu condamnée à verser une  astreinte de mille ou deux mille euros par jour – je
n’ai  plus  le  détail  à  l’esprit  –  si  elle  ne  fermait  pas  le  blog  dans  lequel  elle  dénonçait  le
bijoutier Alain FLECHE, son ex mari, pour avoir violé et prostitué leur enfant. L’enfant, qui
apparaît sur les CD ROM de ZANDVOORT, après avoir dénoncé son géniteur, a été remis à
ce dernier par cette même  « justice » qui a rendu un non-lieu pour l’affaire des CD ROM de
ZANDVOORT, ou 81 familles françaises reconnaissaient un de leurs enfants, au moins.
Non,  croyez-moi :  Créer  un  blog  pour  dénoncer  ne  sert  qu’à  donner  le  bâton  pour  en
« recevoir  un  peu  plus »,  si,  à  mon  instar,  vous  ne  vous  retirez  pas  de  la  circulation  pour
déjouer la censure criminelle et vous mettre hors de portée du terrorisme d’Etat. En revanche,
je  peux  maintenant  me  substituer  à  vous  avec  l’O.C.C.U.L.T.E,  l’intérêt  avec  ma  formule
étant  que  je  dévie  les  foudres  du  terrorisme  d’Etat  sur  moi,  prenant  à  mon  compte  les
responsabilités de mes publications. Vous pourrez toujours être poursuivis pour diffamation,
mais  ne  donnerez  plus  prise  à  une  pression  du  genre  condamnation  à  payer  une  somme
colossale chaque jour où votre témoignage apparaîtrait sur le net. Mais je dois être honnête ;
les  risques  seront  toujours  là  pour  votre  propre  sécurité,  les  représailles  restant  l’arme  des
lâches  qui  s’en  prennent  à  nos  enfants,  et  des  traîtres  « encravatés »,  « enuniformisés »    et
ensoutanés qui protègent lesdits lâches… Des risques que vous devez peser, en pensant avant
tout à l’enfant que vous voulez sauver ou protéger, vous connaissez ma position sur le sujet…
Quant  à  l’épisode  de  mon  arrestation  avec  Vincent,  il  démontre  clairement  qu’il  ne  faut  pas
prendre  le  risque  de  revenir  vers  des  imposteurs,  ce  qui  peut  s’avérer  fatale  pour  l’enfant  à
protéger. Il faut trouver le courage et la détermination de tenir bon hors du champ d’action des
criminels imposteurs, hors « matrice », comme un hors la loi.
La mère de l’enfant n’ayant pas eu ce courage, loin s’en faut, je dus me substituer à elle pour
maintenir la pression sur l’imposture judiciaire, acceptant les conséquences irrémédiables que
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cela avait pour ma propre existence. Mon engagement « jusqu’au-boutiste » pour la cause de
cet enfant m’autorise donc à avoir ce discours, bien que je reconnaisse que dans la pratique,
pour une maman qui décide de faire la seule chose qui puisse réellement aider son enfant, ça
n’est  pas  une  mince  affaire  ni  une  décision  facile  à  prendre :  Je  n’ai  pas,  quant  à  moi,  à
assumer la sécurité et l’éducation d’un enfant dans ma clandestinité, et malgré cette liberté de
mouvements je dois avouer que la clandestinité n’est pas le choix le plus évident. Janett peut
vous  le  confirmer,  pour  partager  avec  moi  cette  vie  clandestine.  Mais  encore  une  fois,  il
convient  de  faire  un  choix,  justement ;  un  choix  dont  les  conséquences  seront  dures  à
assumer, dans un sens comme un autre. Le tout est de savoir si on ne vit que pour s’assurer de
son  petit  confort  social  et  matériel  avec  comme  toute  ambition  existentielle  d’arriver  à  la
« retraite »  sans  avoir  eu  trop  de  problème  avec  l’imposture  sociétale,  pour  pouvoir  en  jouir
égoïstement jusqu’à la fin de son inepte existence, ou si notre rôle ne serait pas, par exemple,
de tout faire pour protéger au moins sa propre descendance, ou comme nous le pensons Janett
et moi, de changer le monde.
Pour  celles  et  ceux  qui  estimeraient  plutôt  devoir  considérer  que  la  deuxième  option  est  la
bonne,  il  faudra  accepter  de  considérer  que  ladite  descendance  ne  doit  pas  être  protégée
uniquement des manifestations symptomatiques du mal. Il faut voir les choses plus loin que le
bout de son nez, comme on dit, et être capable de se projeter sans se mentir à soi-même, dans
la vision crue de l’avenir cauchemardesque dans lequel on prétend abandonner les siens et les
autres. Ne se cantonner  qu’à assurer un confort illusoire à son enfant le temps qu’il atteigne
l’âge adulte, prétendant que l’essentiel est là, et que tout ce qu’il peut survenir après devient
son problème, n’est qu’une hypocrisie sans nom, doublée d’un non sens ahurissant sur le plan
existentiel.
Ceci  dit,  je  ne  reste  pas  dupe  de  cette  décision  de  « justice »  qui  rend  Vincent  à  une  mère
irresponsable aux motivations troubles. Je sais qu’à travers cette décision et une collaboration
acquise de la mère de l’enfant, l’objectif de l’imposture judiciaire est de contraindre celui-ci
au silence, par quelque moyen que se soit. Je pense du reste que sa mère nourrit comme seule
préoccupation, à condition de ne pas avoir de problèmes, l’assurance de bénéficier de la garde
de son fils, par pur égoïsme et sans se préoccuper outre mesure de sa détresse psychologique.
Dans cette optique, je prétends même qu’elle a maintenant un sinistre marché entre les mains,
dont la première carotte fut de bénéficier bien avant le procès d’une nomination à la régie des
recettes  d’Etat  de  la  police  municipale  de  la  commune  de  PERPIGNAN.  Cette  promotion
pour  le  moins  surprenante  fut  offerte  avec  les  recommandations  de  monsieur  le  Sénateur-Maire  de  PERPIGNAN  Jean  Paul  ALDUY,  et  sur  proposition  de  monsieur  le  Secrétaire
Général  de  la  Préfecture  des  Pyrénées  Orientales.  Bigre !  Madame  a  bien  des  relations,
subitement !
Avouez  tout  de  même  que  c’est  troublant,  tout  comme  la  peine  si  légère  dont  la  femme  fit
l’objet à l’occasion du simulacre de jugement du 5 mars 2009. Car en général, si une maman a
écopé  de  deux  condamnations  pour  les  mêmes  faits  reprochés,  à  savoir  une  présumée  « non
présentation d’enfant », et que la deuxième condamnation fut si lourde – jusqu’à deux mois de
prison ferme – en raison d’une prétendue récidive, comment expliquer la subite clémence des
imposteurs en robes noires ? Ceux-ci devaient pourtant être bien remontés par cette nouvelle
prétendue  récidive,  dont  l’auteur  était  allé  ce  coup-ci  jusqu’à  une  prétendue  « complicité  de
soustraction  de  mineur ».  Contre  toute  logique,  donc,  les  guignols  pro  pédophiles  n’ont
condamnés cette femme qu’à une peine symbolique de prison avec sursit…
Affaire à suivre.

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Chapitre deux : Les pieds dans le plat…

Aux dernières nouvelles, Vincent demeurerait au 23 avenue du stade, 66600 RIVESALTES,
au domicile de Rosita MONTSERRA ROIG, étant scolarisé à l’établissement Saint Louis de
GONZAGUES.
Aujourd’hui,  avec  la  fin  de  cet  ouvrage,  une  page  se  tourne,  et  une  nouvelle  phase
commence… Car pour Vincent, rien n’est joué, et il reste toujours en souffrance de justice, et
abandonné à lui-même dans une profonde détresse psychologique. Celles et ceux qui
s’intéressent  à  l’histoire  de  ce  courageux  enfant  doivent  savoir  que  si  celui-ci  devait  rester
étouffé  dans  sa  condition  d’enfant  en  souffrance  de  justice,  comme  tant  de  cas  similaires,  il
risquerait de ne pas trouver la force de surmonter sa souffrance, et donc de fort mal tourner.
Pour cette raison je ne me tairai jamais, et continuerai de diffuser son histoire pour qu’il sache
que je reconnais sa condition de victime – qu’il  doit pour autant dépasser en sachant ne pas
s’y  complaire  –  et  pour  qu’il  sache  que  de  nombreux  concitoyens  lui  témoignent  également
leur  considération  et  leur  soutien  moral.  Car  la  survie  psychologique  de  ce  courageux  petit
homme en dépend, tout comme ce qu’il peut devenir dans les prochaines années.
Qui nous dit que son propre géniteur, avant de devenir le monstre que je crains qu’il ne soit
effectivement, n’a pas avant été lui aussi cet enfant brisé, par les mêmes atrocités, et pour des
motifs similaires ? Pour avoir enquêté sur la criminalité pédophile très en profondeur, jusqu’à
découvrir  les  tenants  et  les  aboutissants  de  cette  forme  de  criminalité  curieusement  si
répandue,  et  principalement  dans  les  sphères  « élitistes »,  je  peux  affirmer  que  de  nombreux
criminels ont été avant tout victimes, et que cette condition non reconnue et non traitée les a
fait glisser de la position de proie à celle de prédateur.
Car  derrière  cette  « problématique »,  je  puis  vous  assurer  qu’il  y  a  une  stratégie  d’une
perversité  inouïe  appliquée  de  façon  formelle  et  générale  par  ceux  qui  prétendent  asservir
l’humanité, l’objectif étant de la pervertir en profondeur pour faciliter cet asservissement.
Pour  comprendre  tout  ceci,  l’affaire  Vincent  fut  pour  moi  un  déclencheur.  Mes  précédentes
mésaventures méritaient déjà des explications, et m’avaient en somme préparé à rentrer plus
dans le vif du sujet.
De  deux  choses  l’une ;  ou  j’étais  réellement  fou,  ce  qui  n’allait  pas  en  s’arrangeant,  ou  il  y
avait une explication profonde à tout ce que j’avais vu et vécu, depuis mon passé de gendarme
à ma dernière incarcération.
Ce  qui  impliquait  également  deux  prises  de  position  bien  distinctes ;  ou  il  fallait  que  je  me
fasse soigner, ou il fallait rentrer dans une résistance radicale qui m’isolerait à vie du reste de
la  communauté  humaine  –  m’écraser  lâchement  pour  tenter  de  gérer  égoïstement  une
existence  creuse  dans  l’imposture  sociétale  ou  en  ayant  fui  sa  matrice,  en  connaissance  de
cause, n’étant pas en option dans ma façon d’être…
En  admettant  que,  faute  de  preuve,  je  puisse  ne  pas  être  fou  –  le  doute  devant  bénéficier  au
présumé  coupable  –  une  petite  vérification  de  ce  qu’est  en  réalité  notre  système  sociétal
s’imposait donc, avec des recherches rébarbatives de rat de bibliothèque.
Mais sachez qu’avant d’entreprendre cette démarche, j’avais émis sérieusement l’éventualité
que mon jugement ait pu être altéré par quelque hallucination. Je m’inquiétais de savoir si je
n’entretenais  pas  un  quelconque    dysfonctionnement  de  ma  psyché,  les  hallucinations  se
succédant de façon sérieuse au fur et à mesure que j’avançais dans la vie.
La dernière fois que la question  m’avait sérieusement rattrapé, au point de me faire douter de
tout  ce  que  j’avais  sous  les  yeux,  c’était  lorsque  je  traversais  la  France  dans  la  voiture  de
COTTEN, accompagnant Vincent vers les gendarmes de RIVESALTES.
Depuis le début de cette affaire, j’éprouvais le besoin de me replonger régulièrement dans le
dossier,  de  reconsidérer  les  évènements  qui  le  constituaient,  car  cette  réalité  qui  se  dessinait
devenait trop difficile à accepter, et encore plus à assumer.
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Ne  me  trompais-je  pas ?  Vincent  avait-il  bien  été  violenté  par  son  géniteur ?  Y  avait-il
probabilité que celui-ci l’ait de surcroît violé ? Vincent était-il bien victime de dénis de justice
aggravé ? Que prévoyait la loi dans un cas comme le sien, et de quelle façon était-il traité par
les représentants de l’institution ? Ce traitement de l’affaire était-il conforme, ou contraire à la
loi ?  Quels  motifs  pourrait-il  y  avoir  pour  un  tel  traitement ?  S’agissait-il  d’une  série  de
dysfonctionnements  malheureux ?  Les  acteurs  judiciaires  respectaient-ils  leur  serment,
accomplissaient-ils leur devoir, ou faisaient-ils preuve de trahison et d’abus de pouvoir ? Dans
quel but, et pour protéger qui, ou quoi ? Quels étaient les risques encourus par l’enfant ?
Le  passage  en  revue  de  ces  questions,  des  évènements  qui  y  répondaient  sans  ambiguïté  et
pièces  à  l’appui,  me  ramenait  à  la  dure  réalité.  Je  n’étais  pas  victime  d’un  quelconque
dérapage de mes pensées ou de mes émotions, mais voyais juste, et ce que personne ne voulait
voir.
Il  n’y  avait  qu’une  seule  question  qui  était  restée  en  suspend,  à  ce  moment  crucial,  sur
l’autoroute  du  Sud  :  Les  gendarmes  n’allaient-ils  pas  en  fait,  tenir  leurs  promesses  tel  que
semblait  le  croire  COTTEN ?  Et  si  c’était  le  cas,  est-ce  que  je  ne  risquais  pas  de  nuire  à
Vincent,  en  m’entêtant  dans  une  démarche  insensée ?  Quelque  part,  il  fallait  que  j’en  eus  le
cœur  net…  Il  était  bon  de  ne  plus  avoir  le  moindre  doute  quant  au  degré  d’imposture  de
l’institution judiciaire, avant de pouvoir affirmer qu’en pareille situation, la seule alternative
que  puisse  avoir  une  maman  voulant  protéger  son  enfant,  c’est  bien  la  fuite  avec  celui-ci,  si
possible  à  l’étranger  et  dans  la  clandestinité  totale.  Car  c’est  bien  ce  que  j’ose  affirmer
aujourd’hui, n’estimant pas que dans un cas aussi sensible où son enfant est exposé à une telle
menace,  il  faille  miser  sur  la  chance.  Trop  d’occultes  paramètres  et  inavouables  intérêts
risquent  en  fait  d’interférer  dans  une  quelconque  administration  de  la  justice,  surtout  en
matière de criminalité pédophile, et les instances européennes, comme vous l’avez noté avec
l’affaire des cd rom de ZANDVOORT, n’échappent pas à cette dramatique réalité. C’est « la
même, en couleurs »…
Cette  « justice »  ne  s’applique  en  fait  à  peu  près  –  juste  histoire  de  sauver  les  apparences  –
qu’à l’occasion d’ineptes différents opposant les justiciables du « bas peuple », à la condition
que lesdits différents ne  mettent pas en cause quelque notable, ou ne soient pas susceptibles
de  représenter  quelque  intérêt  pour  quelque  obscur  cercle  d’influence,  tel  que  la  franc-maçonnerie…
Nous  n’avons  dans  notre  quotidien  que  le  choix  d’exemples  révoltants  de  cette  application
d’une  « justice  à  deux  vitesses »,  puérile  image  véhiculée  par  un  peuple  trop  crédule  ou
incrédule. Je soutiens quant à moi qu’il ne s’agit, en fait de « justice à deux vitesses », que du
mode opératoire courant d’une mafia travestie en institution judiciaire, elle-même aux ordres
d’un  syndicat  du  crime  international  tout  puissant,  à  travers  une  mafia  encore  plus  dense  et
formelle,  qui  est  celle  de  notre  imposture  politique,  véritable  interface  entre  ce  syndicat  du
crime international, et les peuples asservis de cette planète.
Dois-je  préciser  ici  ce  que  je  désigne  par  syndicat  du  crime  international ?  Les  prétendues
élites de la haute finance internationale, et leur clique de lobbies et d’industries, qui répandent
terreur  et  corruption  depuis  des  siècles,  à  travers  les  sociétés  secrètes  qu’elles  ont  installées
pour maîtriser tout Etat, tout prétendant à un quelconque pouvoir.
Ces malades mentaux qui ont mis en place leurs  impostures politiques le plus souvent après
des coups d’Etat – 1789 en ce qui nous concerne en France…
Ces  malades  mentaux  dont  les  prédécesseurs  ont  commencé  par  contrôler  le  mental  humain
par le biais d’impostures religieuses élaborées il y a des milliers d’années…
Ces malades mentaux qui ont imaginé la matrice qui est à l’origine du système sociétal dans
lequel nous sommes prisonniers…
Ces malades mentaux ivres de pouvoir et de domination, qui appliquent celle-ci sur nous tous
par  le  biais  du  principe  de  mise  sous  dépendance ;  argent  et  système  monétaire,  énergie,
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alimentation,  santé,  distraction,  satisfactions  égotiques  diverses…  Tout  ce  que  nous  procure
notre système sociétal si parfait, à condition que nous courbions l’échine, que nous ne posions
pas  trop  de  questions,  et  que  nous  participions  activement  à  cette  entreprise  majeure  qui
consiste à scier la branche sur laquelle nous sommes assis en ne traitant que des symptômes
de façon inepte. Car la destruction de la Nature rentre depuis fort longtemps dans les plans de
ces  « maîtres-ignobles »,  puisque  celle-ci  à  la  base  nous  offrait  gratuitement  et  à  profusion
tout ce dont nous pouvions avoir réellement besoin, et sans nous empoisonner.
Alors,  dans  la  funeste  configuration  de  notre  système  sociétal  truqué,  le  tout,  pour  ses
impostures  institutionnelles,  n’est  qu’une  histoire  d’illusions,  d’apparences,  et  donc  de
communication  sur  base  de  propagandes  mensongères,  d’intox,  de  formatage  et  de
conditionnement  de  nos  esprits.  Pour  remplir  ce  rôle  élémentaire,  outre  les  talents  de
comédiens  des  membres  de  notre  « classe »  politique,  triés  sur  le  volet  par  les  sociétés
secrètes  qui  les  cooptent,  nous  subissons  au  quotidien  l’imposture  des  médias,  de
l’audiovisuel et même de l’éducation nationale, dont la mission principale semble n’être que
d’abrutir nos enfants, de les intoxiquer, de les dépraver et de les déshumaniser avant l’heure.
Et  oui ;  vu  de  ma  fenêtre,  c’est  tout  notre  système  sociétal  qui  constitue  une  funeste
imposture.  Certains  tenteraient-ils  un « Calmez-vous,  donc,  jeune  homme !  Il  ne  faut  pas
généraliser ! » ?
Combien  de  fois  ais-je  du  essuyer  cette  réponse…  Notre  esprit  formaté  et  sous  contrôle,
regorge  de  tournures  toutes  faites  du  genre,  dès  lors  qu’il  s’agit  de  botter  en  touche,  afin
d’interdire  un  débat  qui  risquerait  de  mettre  en  exergue  notre  responsabilité  profonde
individuelle dans cette triste configuration.
Etant mauvais joueur – sans doute parce quelque peu exaspéré, je le reconnais, sans que pour
autant  il  y  ait  nécessité  de  m’enjoindre  de  me  calmer,  je  vous  rassure  –  je  profiterais  du  fait
que personne ne puisse ici me couper la parole, tout au plus couper  court à la lecture de  cet
ouvrage, pour répondre ceci :
Dans  l’affaire  que  je  vous  conte  ici,  la  seule  réponse  que  j’ai  obtenue,  tout  comme  Vincent,
que se soit de la part de notre pouvoir politique ou de notre pouvoir judiciaire, à travers tous
les  acteurs  saisis  d’une  façon  ou  d’une  autre  de  ce  dossier,  fut  la  même,  à  l’unanimité ;  une
réponse purement criminelle, entre déni de justice caractérisé, et mesures terroristes.
Et si il devait échapper à la bonne fois de tout observateur qu’il n’est pas nécessaire qu’il y ait
chaque jour trente six affaires distinctes traitées générant une même réponse criminelle, pour
considérer  que  c’est  donc  bien  le  crime  organisé  qui  a  le  dernier  mot,  je  ne  serais  pas  en
manque d’arguments pour autant.
Ainsi  pourrions  nous  passer  en  revue  toutes  les  affaires  les  plus  graves  et  les  plus
significatives  de  cet  état  de  fait,  ayant  comme  toile  de  fond  des  réseaux  de  trafic  de  chaire
humaine impliquant des notables : l’affaire ALEGRE, l’affaire des disparus de l’Yonne avec
la  cave  aux  tortures  du  pavillon  d’APPOIGNY  de  son  pote  Claude  DUNAND,  l’affaire
d’OUTREAU,  l’affaire  des  « suicidés  du  Belvédère  de  PAUX »,  l’affaire  des  crimes
sataniques  de  la  gare  de  PERPIGNAN,  –  ces  deux  là  ayant  également  fait  l’objet  de
l’intervention  du  fameux  procureur  DRENO  pour  en  interdire  toute  issue  judiciaire  –  ou
encore l’affaire des disparus de MOURMELON…  Dans un registre confondu au précédent,
nous  pourrions  tenter  de  répertorier  –  malgré  l’omerta  et  la  terreur  ambiantes  –  toutes  les
affaires où des mamans – essentiellement – sont persécutée par le terrorisme d’Etat parce que
voulant  protéger  un  enfant  d’un  conjoint  ou  ex  conjoint  détraqué…  Un  livre  entier  n’y
suffirait pas… Et le zoom que j’ai fait sur la problématique de la criminalité pédophile nous
éclaire  sur  le  fait  que  celle-ci  est  défendue  par  notre  « classe »  politique,  à  travers  des
individus  tels  que  KOUCHNER,  LANG,  Bertrand  DELANOË  ou  encore  COHN  BENDIT,
par  exemple,  depuis  la  libération  des  mœurs  de  mai  68,  et  que  ceux-ci  et  bien  d’autres
aimeraient manifestement que la pédophilie devienne culturelle.
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S’agissant de traite d’êtres humains, en particulier d’enfants, je m’intéresse également de très
prêt au trafic d’organes sur la base d’enlèvements massifs et organisés d’enfants africains, par
des  ONG  françaises  appuyées  par  l’Etat  français.  Je  fais  allusion  évidemment  à  l’affaire  de
l’Arche  de  Zoé,  qui  ne  fut  jamais  élucidée,  et  ne  le  sera  jamais  si  l’on  attend  de  l’Etat  qu’il
permette  la  manifestation  de  la  vérité.  C’est  comme  si  vous  demandiez  à  l’administration
BUSH  de  faire  une  enquête  sur  les  attentats  du  11  septembre,  laquelle  devrait  révéler  que
ceux-ci furent en fait organisés par cette même administration…
J’accuse  quant  à  moi  l’Etat  français  de  trafic  d’enfants  africains  pour  le  compte  de  lobbies
notamment  outre  atlantiques,  sur  fond  de  trafic  d’organes.  La  principale  personne  en  cause
s’est  désignée  elle-même,  en  volant  au  secours  des  membres  de  l’ONG  détenus  au  TCHAD
sans  la  moindre  explication ;  Nicolas  SARKÖZY  de  NAGI-BOCSA.  Ce  dernier  doit
s’expliquer  sur  la  sélection  qu’il  fait  quant  aux  ressortissants  français  détenus  à  l’étranger
auxquels  il  estime  devoir  apporter  son  aide  expresse  et  personnelle,  ou  laisser  crever  sur
place. Il doit s’expliquer surtout sur les liens formels qu’il y a entre l’ONG en question et une
certaine  industrie  de  recherche  médicale  outre  atlantique  où  apparaît  son  frangin  médecin.
D’autres personnes doivent également apporter des éclaircissements au Peuple Souverain sur
cette  odieuse  problématique,  comme  un  certain  « french  doctor »  –  encore  lui !  –  au  rôle
particulièrement  trouble  en  l’occurrence.  Pour  information,  je  travaille  en  ce  moment  sur  ce
dossier, recherchant des témoignages de Tchadiens, ou de militaires français – en particulier
de l’armée de l’air – ayant dû tremper dans ces trafics par la force de l’ordre reçu.
J’accuse également l’Etat prétendu français de couvrir des réseaux qui, sous couvert de sectes
sataniques  se  confondant  avec  des  loges  maçonniques  diverses,  se  livrent  rituellement,  de
façon régulière et dans toute la France – en l’occurrence – à des abominations sur des enfants,
parfois  enlevés,  parfois  né  sous  X,  de  viols,  parfois  livrés  par  leurs  parents,  ou  encore
« récupérés »  par  quelques  ONG  suite  à  des  catastrophes  plus  ou  moins  naturelles  mais  en
tous les cas bien opportunes. Ces malheureuses victimes sont prostituées, violées et torturées
collectivement,  avec  les  actes  de  barbarie  les  plus  insoutenables  que  des  cerveaux  humains
puissent concevoir..
Des enfants sont violés collectivement, et parfois atrocement torturés en même temps…
L’horreur  va  jusqu’à  la  mise  à  mort,  souvent  sacrificielle  pour  des  rituels  « ésotériques »  de
loges maçonniques ou de sociétés secrètes à tendance satanique, dans l’hystérie collective et
orgiaque des malades mentaux en présence.
Chaque  nuit  de  pleine  lune,  par  exemple,  sachez  qu’un  enfant  est  sacrifié  dans  chaque
« temple »  ou  lieu  de  rituel.  Il  y  a  des  dizaines  de  ces  endroits  maudits,  ne  serait-ce  qu’en
région  parisienne,  la  province  n’étant  pas  en  reste,  loin  s’en  faut.  Villa,  château,  église,
masure,  sous-sols  d’immeubles  huppés,  tout  est  propice  pour  ce  genre  de  festivités,  et  bien
souvent  des  policiers,  des  gendarmes  en  assurent  la  sécurité,  dûment  armés,  ce  qui  ne  les
dispense pas de participer plus activement encore.
Les victimes peuvent aussi bien être des jeunes enfants, que des nourrissons, et l’âge de leur
mise  à  mort  est  souhaitée  vers  l’adolescence,  après  qu’ils  aient  été  exploités  sous  toutes  les
largeurs :  Ainsi,  ils  fournissent  des  organes  finis  aux  réseaux  que  j’accuse  ici,  ceux-ci
exploitant  leurs  proies  sous  toutes  les  déclinaisons  possibles,  en  tirant  des  fortunes
colossales…  L’enlèvement  d’un  seul  enfant  bien  géré  permet  de  se  payer  une  maison  sur  la
côte  d’Azur,  par  exemple,  avec  le  parc  automobile  et  le  yacht  qui  vont  avec,  entre  les
« tournantes »  organisées au fil des années,  entre  viols collectifs et tortures avec barèmes en
fonction  des  sévices,  les  productions  films  et  vidéos  qui  en  sont  tirées,  les  manœuvres  de
chantage  qui  peuvent  en  découler…  Car,  le  clou  de  l’opération,  quand  la  proie  perd  de  son
intérêt  parce  qu’étant  trop  abîmée  ou  amorphe,  consiste  à  la  faire  mettre  à  mort  par  des
malades  mentaux,  éventuellement  lors  de  sacrifices  rituels,  le  plus  souvent  sataniques.    Là
encore,  l’argent  coule  à  flot  en  même  temps  que  le  sang  versé,  car  le  privilège  de  tenir  le
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manche d’un couteau de boucher pour trancher dans la chaire innocente d’un petit être vibrant
et  hurlant  de  panique  et  de  douleur  n’est  pas  à  la  portée  de  toutes  les  bourses,  loin  de là…
Assister  au  spectacle  en  accompagnant  la  mise  à  mort  d’une  orgie  satanique  non  plus…
Repartir  avec  un  souvenir  filmé  –  snuff  movie  –  peut  coûter  par  personne  jusqu’à  plusieurs
centaines  de  milliers  d’euros !  Car  ce  qui  fait  le  prix  de  ces  productions  vidéos,  c’est  cette
garantie qui les accompagne qu’il ne s’agisse pas de fiction ni de trucage ; garantie qui vient
donc de la mise en réseau des personnes ayant participé et assisté à la scène, et des amateurs
de snuff-movies…
Je vous laisse imaginer la cruauté des sévices et  la barbarie de ce que l’on peut  y voir, pour
ainsi faire monter les prix. Outre le paramètre que constitue l’âge de l’enfant sacrifié – plus il
est jeune, moins il aura été jusqu’à sa mort « rentabilisé », notion qui intervient dans le prix –
je peux vous aider à imaginer, en vous précisant que le cannibalisme est une des joyeusetés en
vogue  dans  ces  milieux  « élitistes »,  et  que  la  victime  n’a  pas  besoin  d’être  morte  pour  être
« consommée »…  Le  sang  coule  à  flot,  et  il  est  bu  encore  chaud,  directement  prélevé,  au
même titre que certaines parties charnues de malheureuses victimes… Quelques fois, le viol
accompagne le dépeçage et l’acte de cannibalisme commis sur l’enfant encore vivant…
Il  n’existe  à  ma  connaissance  aucun  film  d’horreur  qui  approche  la  réalité  de  ce  qu’il  se
pratique  au  sein  de  nos  « élites »  si  averties.  Le  nec  plus  ultra  consiste  à  faire  participer  des
enfants,  et,  en  vue  de  leur  conditionnement,  à  les  obliger  à  torturer,  à  tuer,  et  également  à
manger  la  chair  d’autres  enfants.  Ainsi,  non  seulement  on  brise  totalement  leur  esprit  en
s’assurant leur silence, mais on les prépare à assurer la relève afin de répandre ces pratiques
dans notre si jolie société.

Vous  avez  le  cœur  au  bord  des  lèvres,  n’est-ce  pas ?  Peut-être  ne  croyez-vous  pas  –  ou  ne
voulez-vous  pas  croire  un  mot  de  ce  que  vous  lisez  ?    Suis-je  en  plein  délire ?  Il  vous  est
permis de le penser, et c’est sans doute le seul moyen pour certains de supporter cette lecture.
J’aimerai alors faire un crochet sur une notion rapportée par des témoignages qui n’ont rien à
voir  avec  ceux  que  je  détiens,  mais  qui  proviennent  de  recherches  journalistiques  d’Outre
Atlantique sur les agissements de la CIA, principalement depuis la fin de la deuxième guerre
mondiale et durant la guerre froide.
Pour  ceux  qui  sont  en  amont  de  ces  pratiques  abominables et  de  notre  imposture  politico-sociétale,  au  delà  des  notions  d’argent  et  de  satanisme,  intervient  manifestement  en  ligne  de
compte celle bien plus pragmatique : Le contrôle mental.
En  effet,  les  témoignages  auxquels  je  fais  ici  allusion  portent  sur  des  recherches  et
expérimentations  poussées  en  matière  de  techniques  de  contrôle  et  de  conditionnement
mentaux de sujets humains, à diverses fins dites opérationnelles.
On  peut  citer  à  ce  titre  l’ancien  sénateur  du  Nebrasaka,  John  De  CAMP,  devenu  avocat
spécialisé dans les  affaires de pédophilie et de culte satanique, ou encore le journaliste John
RAPPOPORT.
La  CIA,  à  travers  l’opération  « Paper  Clip »  qui,  à  la  fin  de  la  deuxième  guerre  mondiale,
consista à évacuer des criminels nazis avec le fruit de leurs recherches, se constitua, elle et ses
techniques insoupçonnées en la matière, sur la base de ces monstres et de leurs travaux sur le
« mind  kontrol ».  Sur  la  base  de  ces  expérimentations  perpétrées  sur  des  prisonniers
notamment dans les camps de Dachau et d’Aushwitz, des recherches plus approfondies furent
développées  ensuite  Outre  Atlantique,  sur  le  conditionnement  mental  des  sujets  par  des
tortures  psychologiques  et  physiques,  souvent  en  milieu  « psychiatrique »  et  avec  la
complicité de leurs « spécialistes », incluant des sévices sexuels.
C’est  ainsi  que  les  services  secrets  américains  développèrent  des  programmes  complexes
associant  l’usage  de  drogues,  de  psychotropes  violents,  d’armes  psychotroniques  et
d’électrochocs sur fond de tortures et de viols répétés, dans le but de créer de toutes pièces des
183
personnalités  –  au  sens  premier  du  terme  –  sur  la  base  le  plus  souvent  d’enfants  dont  la
volonté était brisé irrémédiablement. Il avait été remarqué que les jeunes enfants victimes de
sévices et de viols par des personnes de leur entourage fabriquaient cette forme de protection
psychologique en mettant leur mémoire sur « off », et que ce phénomène pouvaient servir de
base aux techniques de « mind kontrol » pour au final prendre possession de l’inconscient du
sujet.
Ces expérimentations avaient plusieurs applications pratiques :
Premièrement,  il  s’agissait  de  modeler  le  mental  brisé  des  enfants  et  des  sujets  torturés
jusqu’à  développer  en  eux  une  forme  de  dédoublement  de  la  personnalité  pour  s’approprier
leur esprit et leur existence. S’ils survivaient, un avenir dans de hautes sphères pouvaient leur
être tracé, à moins qu’ils ne servent de tueurs destinés à être « activés » pour une occasion ou
une autre, au cours d’une vie « normale » en société dite de « dormeur ».
Un autre intérêt aurait consisté à développer des procédés de compromission de personnalités
politiques  et  diverses,  à  travers  leur  participation  à  des  séances  « spéciales »  avec  les  pires
abominations possibles. Là encore, même sur des sujets adultes et « finis » sans « préparation
spéciale », le dédoublement de personnalité pouvait intervenir sur du long terme, en fonction
de  la  violence  des  séances  auxquels  il  était  invité  à  exprimer  ses  « pulsions  enfouies »  pour
prétendre gravir les échelons d’une société secrète ou d’une autre.
Dans  un  cas  comme  dans  l’autre,  qu’il  s’agisse  de  sujets  brisés  depuis  leur  enfance  ou  de
personnalités  en  vue  « cooptées »  puis  « initiées »  et  « travaillées »,  le  but  des  opérations
consistent  quelques  fois à  développer  des  personnalités  multiples  et  cloisonnées  s’exprimant
en  principe  dans  des  circonstances  précises,  un  peu  à  la  façon  d’un  « docteur  JECKYL  et
Mister HIDE »… Nous aurons d’une part la facette de l’homme politique propre sur lui et au
dessus de tout soupçon – je ne parle pas pour le traître à talonnettes qui lui doit mélanger les
genres -, qui pourra alors, après avoir merveilleusement dupé le peuple, faire place au malade
mental  criminel,  pervers,  sadique,  barbare  et  sanguinaire  lors  de  soirées  sataniques,  parfois
sans même se rappeler être passé d’un stade à l’autre.
Sur un autre plan, le développement de ces recherches avaient pour objet de trouver le secret
pour  accéder  à  l’esprit  « d’éléments  subversifs »,  principalement  lors  de  la  guerre  froide,  à
travers des séances d’interrogatoire spécial.
Aujourd’hui, le développement des réseaux de l’horreur et de leurs abominables pratiques au
cœur même de notre société avec la bénédiction et la protection ahurissante de ceux-ci par les
pouvoirs publics, – qui semble bien être une mode qui nous provient, comme tout ce qui est si
en  vogue,  des  Etats  Unis…  –    laisse  supposer  que  les  témoignages  invraisemblables  et  vite
étouffés qui dévoilèrent la réalité des ses recherches, sont plus que crédibles et ne tiennent pas
– eux non plus ! –  du phantasme ou de la théorie de complot ; et que les procédés rapportés
par  lesdits  témoignages  et  investigations  journalistiques  se  sont  développés  au  point  d’avoir
une influence formelle dans notre imposture politico-sociétale d’aujourd’hui.
Maintenant, à vous de vous faire votre opinion, voire d’approfondir la question.
Outre les terribles témoignages que j’ai pu recueillir de mon côté, et dont je ne citerai jamais
les sources pour la sécurité de celles-ci, et ceux que je viens de citer concernant les pratiques
et  recherches  expérimentales  de  la  CIA,  mes  recherches  en  matière  de  culte  satanique  et  de
crimes  rituels  commis  sur  des  enfants  m’ont  permis  de  découvrir  que  ces  pratiques
abominablement  monstrueuses  semblent  le  fait  de  toutes  les  civilisations  humaines  qui  ont
précédé.
Et, même sans aller aussi loin dans le détail de ce que je prétends qu’il se commet dans  « la
haute », comment de telles abominations seraient-elles possibles ? Sans doute parce que leur
principe  fut  appliqué  par  les  « maîtres-ignobles »  afin  de  contrôler  leurs  marionnettes  avant
même que celles-ci ne puissent gravir les échelons de leur pyramide… Parce qu’il n’y a sans
doute pas une personnalité politique de notre « paysage » qui ne soit pas passée par quelques
184
soirées  bien  arrosées,  où  l’orgie  est  de  bon  goût  et  ou  la  drogue  –  LSD,  cocaïne  –  est  de
rigueur…      …et  où  quelques  personnes  un  peu  trop  jeunes  en  âge  ont  furtivement  fait  leur
apparition,  le  temps  qu’une  indiscrète  caméra  n’immortalise  d’inavouables  ébats…  Sachez
que  les  représentantes  de  la  gente  féminine  n’échappent  aucunement  à  la  règle,  celles-ci
acceptant de se soumettre aux mêmes exigences que les hommes dans leur course au pouvoir.
Et oui ; si la cooptation des personnes en vues dans différentes sectes ou sociétés secrètes est
systématique,  elle  commence  par  de  petits  cercles  tels  que  le  « Lyon’s  Club »  ou  le
« Rotary »,  en  apparence  bien  innocents  et  si  gentiment  philanthropiques,  à  l’instar  des
ROTHSCHILD  ou  des  ROCKEFELLER….  Les  universités  sont  avant  tout  des  lieux
privilégiés  pour  le  développement  de  ce  genre  de  cercles  à  rabattage,  et  tels  qu’ils  sont
présentés,  un  ambitieux  étudiant  en  droit  ou  de  « science-po »    ne  peut  pas  résister.  On  lui
explique  qu’il  s’agit  de  cercles  d’entraide,  et  que  les  anciens  auront  ainsi  tout  loisir  de
favoriser l’épanouissement d’une belle carrière à celui qui se soumet aux fantaisies bon-enfant
qui  y  tiennent  lieu  de  rites  initiatiques…  Seulement  voilà ;  le  caractère  bon-enfant  des  rites
change de ton, au fur et  à mesure que l’on prétend gravir des  échelons de la pyramide de la
matrice… Et entre-temps, quelques  « farces »  beaucoup moins innocentes ont été saisies par
quelque objectif, en film ou en photo… Tout le monde se tient…   …par la barbichette, pour
rester malgré tout poli, et les choses vont en s’empirant, cimentant la nécessité pour chacun de
respecter  la  « stricte  observance  du  secret »,  tant  prônée  par  la  franc-maçonnerie…  Les
métiers  de  la  magistrature  sont  en  première  ligne,  avec  ceux  de  la  politique  évidemment,
puisque ces institutions constituent le fer de lance du crime organisé international dans chaque
pays sous sa domination, et que la plus part du temps, les prétendants à ces types de fonction
sont  plus  soucieux  de  leur  carrière  que  du  bien  commun,  et  plus  sujets  à  la  vanité  qu’à
l’altruisme ou au goût de servir.
Vous l’aurez remarqué, je brasse large dans mes accusations. Si celles-ci ne concernaient pas
telle ou telle « autorité », j’invite cette dernière à se manifester – puisqu’elle ne risquera donc
pas d’odieux chantage, et se prétend donc libre de tout « devoir de réserve » lié à la « stricte
observance »  -,  afin  que  mes  accusations  fassent  l’objet  d’enquêtes  poussées,  à  commencer
concernant  l’affaire  Vincent,  et  celle  des  CD  ROM  de  ZANDVOORT.  Toutes  les  autres
affaires  auxquelles  j’ai  fait  allusion  dans  cet  ouvrage  attendent  également  l’intervention  de
dame  Justice,  si  toutefois  elle  a  survécu  dans  cette  guerre  contre  l’humanité…  Sans  doute
celle-ci ne réside en fait que dans le cœur des humains dignes de ce nom, ne pouvant alors se
manifester d’une façon ou d’une autre que depuis l’autre côté du miroir…
Je pense d’ailleurs que mes déclarations ainsi que mon initiative généreront des réactions de
nombreux autres témoins qui ne supportent plus  d’avoir à vivre avec de telles horreurs dans
leur  mémoire,  ou  dans  leur  conscience.  Dans  cette  optique,  je  les  renvois  à  l’opération
« Panique  chez  les  ignobles »  que  j’ai  récemment  initiée,  détaillée  à  la  rubrique  de
l’O.C.C.U.L.T.E (Organisation Clandestine Civique de  Lutte contre le Terrorisme d’Etat, de
ma création et initiative également) sur mon blog révolutionnaire – http://www.rrrevolution.net .
Je  pense  et  j’espère  que  certaines  personnes  finiront  également  par  me  dédouaner  de  cette
obligation de réserve sur leur identité, et accepteront de parler à visage découvert quels qu’en
soient les risques.

Ceci  dit,  s’agissant  de  la  face  cachée  de  notre  société,  je  vous  ai  interpellé  à  travers  la  plus
abjecte  de  ses  réalités,  à  travers  mes  propres  expériences,  elles-mêmes  recoupées  par  mes
recherches personnelles.
Et  nous  pouvons  élargir  le  débat  sur  l’imposture  politico-sociétale  en  traitant  de  toutes  les
« problématiques »  liées  à  l’environnement,  à  la  santé,  à  l’énergie,  à  l’alimentation,  et  j’en
passe…    –  autant  de  problématiques  qui  ne  constituent  en  réalité  que  les  outils  pour  notre
185
domination  par  dépendance  et  monopole,  grand  principe  stratégique  du  crime  organisé
international, comme je l’ai mentionné plus haut… –
Les  institutions  européennes  et  internationales  ne  font-elles  pas  à  leurs  niveaux,  tout  ce
qu’elles  peuvent  pour  servir  les  intérêts  des  lobbies  intéressés,  à  travers  le  même  jeu  des
illusions ?
Ainsi donc, il ne faudrait pas généraliser ? Le résultat global de tout ceci, c’est à dire l’état de
notre société, de notre civilisation, de notre planète, même, et de tout ce que l’on prétend en
laisser en héritage à nos enfants – parce que ne voulant pas « généraliser » -, ne constituerait-il
pas une réponse cinglante à lui-seul à cet inepte lieu commun ?
Nul  n’est  besoin,  là,  de  se  plonger  dans  les  horreurs  de  la  face  cachée  de  notre  société ;  il
suffit de regarder l’état dans lequel se trouve notre planète, avec certes un certain recul pour
prendre une vue d’ensemble, au delà de nos perceptions immédiates et frelatées… Un tant soi
peu  d’attention  et  d’honnêteté  intellectuelle,  pour  peu  que  l’on  s’octroie  du  temps  pour
observer et réfléchir librement, – c’est évidemment une autre histoire, voire tout le problème !
–  permet  à  tout  un  chacun  de  réaliser  que  rien  ne  va ;  que  nous  ne  sommes  pas  libres  pour
deux  sous,  et  que  nous  sommes  empoisonnés  de  toutes  parts,  poussés  à  détruire  notre
environnement, poussés à nous entredéchirer, et tous victimes d’un profond conditionnement
mental multiforme et omnidirectionnel depuis notre plus jeune âge.
Je pense que je générerai bien des exclamations ironiques et des haussements d’épaule dépités
en  vous  déclarant  à  titre  d’exemple  que  notre  espèce  –  réduite  à  l’état  de  bétail  insouciant,
avec des catégories de « traitement », cela va de soi – suit docilement de par son formatage un
programme  élaboré  pour  gérer  sa  démographie  et  sa  durée  de  vie  moyenne :  Je  ne  parle
simplement ici que de notre mode alimentaire, étudié pour que nous ne vivions que la moitié
de la durée moyenne qu’un humain devrait vivre en réalité, si possible en étant effectivement
un très bon client de la médecine moderne, et totalement sous dépendance du « système ».
Tout  ce  que  nous  faisons,  jusqu’à  notre  façon  de  penser  ou  de  croire  penser  –  et  surtout  de
développer  des  croyances !  –  trouve  son  origine  dans  ce  formatage et  cette  manipulation  de
notre esprit. Ceux-ci nous poussent à idolâtrer des saltimbanques modernes, (joueurs de foot,
chanteurs ou acteurs de cinéma, même des petites stars en herbes totalement vides…), à nous
plonger dans le virtuel et la fiction au point de ne plus être en mesure de distinguer ceux-ci de
la  réalité…  Nous  évoluons  en  permanence  entre  virtuel  et  réalité,  un  peu  comme  sous
l’emprise des élucubrations habiles et alambiquées d’un prêtre voulant nous expliquer la Bible
et  ses  incohérentes  extravagances…  Notre  formatage  nous  pousse  également  à  nourrir  une
confiance  sans  borne  envers  notre  imposture  politique,  quand  bien  même  quelques
« égarements »  bien  vite  minimisés  devaient  entacher  ça  et  là  le  décors.  Le  principal  restant
universellement,  en  matière  de  contrôle  mental  des  masses,  que  l’on  « croie » –  dans  le  sens
de nourrir une croyance – en autre chose qu’en nous-mêmes…
Combien  de  fois  ais-je  entendu  répondre,  sur  le  thème  d’une  problématique  sanitaire,
environnementale  ou  assimilée :  « Mais  si  c’était  si  dangereux  ou  si  nocif,  ça  serait
interdit !? »
Ce  même  cri  du  cœur  pour  botter  en  touche  et  nier  l’implication  massive  et  générale  des
institutions  judiciaires  et  politiques  dans  les  problématiques  liées  aux  crimes  sur  enfants,  et
aux trafics de chair humaine : « Nos politiciens ne sont pas tous pourris, loin de là, alors ça
n’est pas possible… ».
Notre formatage nous pousse à renier des évidences, à nier des faits, parce que ceux-ci, outre
le  fait  qu’ils  sont  de  nature  à  perturber  gravement  notre  confort  psychologique,  ne  trouvent
pas de cohérence à nos yeux, en fonctions des perceptions truquées que nous avons de notre
configuration.  Comment  réaliser  que  nous  sommes  prisonniers  d’une  véritable  ingénierie
sociétale,  formatés  par  ses  programmes,  alors  que  nous  sommes  nés,  que  nous  avons  grandi
186
en son cœur et que nous n’avons pas d’autre référence que ce qu’elle nous impose sous le nez
pour cacher sa propre existence ?
Alors,    pour  trouver  une  cohérence  à  cette  sinistre  configuration,  permise  par  toutes  ces
« élites » et « autorités » prétendues si bienveillantes à notre égard, on peut également aborder
le problème par l’autre bout, ce qui va nettement plus vite, en fait :
Qu’est-ce  donc  qui  se  trouve  au  sommet  de  la  grande  pyramide  de  notre  civilisation
humaine ?  Les  divers  gouvernements  de  notre  planète,  peut-être ?  A  travers  leurs  « élites »
politiques,  celles  que  nous  pensons  choisir,  parce  que  nous  avons  le  choix  d’élire  des
imposteurs  entre…    …un  ramassis  d’imposteurs  et  de  traîtres  « sélectionnés »  par  la
cooptation et l’initiation rituelle ?
Non, bien sûr. Pratiquement tout le monde sait que se sont les « élites » de la haute finance et
de  l’industrie  qui  tirent  les  ficelles  de  l’imposture  politique.  Mais  ce  qui  se  sait  moins,  fort
curieusement,  c’est  que  ce  sont  plus  précisément  ces  banquiers  privés  internationaux  qui
fabriquent  la  monnaie  à  la  place  des  principales  nations  occidentales,  notamment,  dont  c’est
pourtant  la  prérogative  exclusive  et  régalienne.  Je  reviens  sur  ce  point  évoqué  plus  haut,
s’agissant  nullement  de  « théories  de  complot »,  mais  d’un  fait  indéniable,  vérifiable,  dont
nous  devrions  nous  soucier  sérieusement  avant  tout  chose.  Et  il  ne  faut  pas  tomber  dans  le
piège  du  discourt  tendant  à  vous  traiter  d’idiot  voulant  intervenir  dans  des  considérations
économique qui vous dépassent, et qui ne peuvent être traitées que par des « experts »…
Le nœud du problème fondamental est là. Nous avons coutume de dire que l’argent dirige le
monde. Mais en réalité, ce sont ceux qui le fabriquent qui dirigent le monde.
Donc, si l’argent est fabriquée par une poignée de criminels qui ont su imposer aux diverses
nations occidentales cette ahurissante règle, cela revient à dire que le monde est dirigé par ce
gang, car rien, ni personne, ni aucun pouvoir politique, ni aucun peuple ne peut venir se placer
au dessus du pouvoir de l’argent, au dessus du pouvoir que celui-ci a pris sur nos vies.
Et si ce gang tout puissant a décidé de tout mettre en oeuvre pour pervertir l’humanité afin de
mieux  la  réduire  à  sa  merci,  admettez  qu’il  est  placé  là  où  il  faut  pour  faire  appliquer  sa
stratégie  depuis  le  sommet  de  sa  pyramide,  ses  applications  et  effets  ne  pouvant  que
descendre  d’échelon  en  échelon  engluant  ceux-ci  et  tous  leurs  rouages institutionnels,
jusqu’aux couches les plus basses de celle-ci.
Alors,  la  question  est  de  savoir,  non  pas  si    ce  gang  existe  –  puisque  vous  ne  pouvez  que
convenir  que  le  pouvoir  de  l’argent  est  bien  entre  les  mains  de  quelques  familles  de
« philanthropes » internationaux – mais comment ce gang a bien pu arriver à ses fins. Passé le
réflexe psychologique de dénégation qui voudra  vous protéger de la  réalité, il faudra malgré
tout,  en  deuxième  étape,  apporter  une  cohérence  également  à  cette  histoire  là,  tellement  elle
vous semble énorme, inconcevable. Quitte à vouloir comprendre, autant chercher à remonter
en amont de ce que l’on veut comprendre…
Cette  cohérence  se  trouve,  en  fait  d’histoire,  dans  l’Histoire,  et  précisément  dans  sa  version
réelle et censurée.
Je vous invite donc dors et déjà à vous procurer le troisième volume que je vous propose, qui
traite très en détail de l’imposture sociétale depuis ses lointaines origines.
Il  ne  s’agit  donc  pas  ici  que  d’un  récit  autobiographique,  mais  principalement  d’une  étude
dont  l’objet  indispensable  consiste  à  décortiquer    la  face  cachée  de  notre  système  sociétal,
celle-ci  n’étant  qu’une  vaste  et  séculaire  imposture  criminelle.  Si  je  vous  en  parle  ici  en
aparté,  j’ai  pris  soin  de  dissocier  ce  volet  de  celui  que  vous  lisez  en  ce  moment  pour  une
raison simple : Ce que je vous rapporte dans ce volume ci constitue des faits, que je ne veux
pas voir dissous dans des théories. Et la révision de notre Histoire peut constituer, au même
titre,  du  reste,  que  la  version  officielle  de  celle-ci,  une  théorie  ouvrant  lieu  à  polémiques
intestines.  Les  horreurs  que  je  dénonce  ici  ne  permettent  pas  de  polémiques.  En  amont  de
celles-ci, le seul fait que je peux énoncer et dénoncer ici, est bien celui qui concerne ce gang
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tout  puissant  qui  contrôle  l’argent  et  la  politique  internationale,  et  tout  ce  qui  peut  en
découdre.
Quant  à  savoir  si  au  dessus  des  criminels  internationaux  « encravatés »,  et  qui  ont  su,  au  fil
des siècles, de coups tordus en coups tordus, prendre le contrôle de la fabrication de l’argent,
du système monétaire et des nations qui  y sont assujetties, il n’y  aurait pas encore une autre
entité  encore  plus  occulte,  dangereuse  pour  l’humanité  et  imperceptible  à  ses  yeux,  la
question est ouverte, bien que dans le fond ça ne change pas grand chose au problème…
Mais attention ! Cette question là ouvre également la porte aux théories, et là des plus sujettes
à  caution  qui  soient,  ce  qui  peut  carrément  nuire  à  l’ensemble  de  l’analyse  de  ce  qu’est  en
réalité  notre  configuration  « civilisationnelle »  en  discréditant  toute  analyse  critique  de  son
maléfique et pervers univers d’illusions.
Peut-être que si vous admettez que tout ce que j’ai dénoncé est possible, vous en viendrez à
vous  demander  vous  aussi  si  l’espèce  humaine  n’est  pas  sous  l’influence  d’une  espèce
étrangère,  qui  viendrait  se  placer  sur  Terre  en  fin  de  chaîne  de  prédation,  avec  quelques
accords sellés avec les malades mentaux qui se prétendent les maîtres de notre monde.
C’est  là  une  toute  autre  histoire  sur  laquelle  je  ne  veux  pas  glisser  ici,  et  sur  laquelle  je  ne
construit  aucune  « croyance »  particulière.  Je  suis  plutôt  comme  Saint-Thomas ;  je  ne  crois
que  ce  que  je  vois,  et  ayant  tendance  en  outre  à  me  méfier  même  de  ce  que  je  vois,  en  bon
« gendarme »  pragmatique  et  primaire,  tout  juste  bon  à  faire  des  constats.  Mais  les  constats
que  j’ai  fait  sont  si  épouvantables  que  j’aurais  tendance  à  vouloir  comprendre  ce  qui  me
dépasse ; comment l’humanité est elle arrivée à produire en série de tels monstres, et à devenir
elle-même si profondément méprisable, dégénérée et perdue ?…
Bref : Les faits que je vous ai jusqu’ici rapportés sont déjà difficiles à appréhender en tant que
tels.  Ce  qui  pourrait  intervenir  pour  nous  en  apporter  « cohérence »,  faute  de  preuves,  ne
pourrait  donc  que  s’apparenter  à  ces  fameuses  « théories  de  complot »,  et  aspirer  dans  cette
rubrique lesdits faits.
Nous en resterons donc là, pour cette fois ci.

188
Epilogue.

Janett, quant à elle, avait voulu découvrir la face cachée de notre si belle société.
Sa  démarche  n’avait  pas  consisté  simplement  à  chercher  à  se  rassurer  pour  se  rendormir
tranquille, car elle m’avoua porter depuis sa plus tendre enfance un poids sur le cœur qu’elle
ne  pouvait  identifier,  et  qui  lui  était  devenu  insupportable  en  atteignant  l’age  adulte :  Elle
savait intuitivement que l’environnement sociétal dans lequel elle avait grandi lui mentait au
point qu’elle ne trouve aucun sens à la vie. Elle y avait été contrainte d’apprendre à étouffer
ses émotions, afin de présenter en toute occasion un « masque de sourire », et surtout à ne rien
remettre  en  question,  à  éviter  tout  problème,  toute  confrontation.  Les  apparences  et  les
illusions  avaient  été,  à  commencer  au  cœur  de  son  cercle  familial,  la  notion  sacro-sainte  sur
laquelle  elle devait concevoir sa vie en société. Ses considérations et questions existentielles,
elle n’avait jamais pu les exposer ni même les exprimer dans son milieu familial, microcosme
copie conforme de ce que je désigne aujourd’hui de « matrice », s’agissant de ce qui fait notre
système sociétal avec ses programmes aussi insidieux que dévastateurs.
Car  le  sens  de  notre  vie  nous  est  impossible  à  découvrir  sous  cet  état  d’abrutissement,  de
conditionnement  et  de  formatage  dans  lequel  nous  sommes  plongés,  de  part  les  impostures
que nous subissons sur le plan sociétal, politique et religieux, et leurs funestes programmes.
Janett venait d’ouvrir un peu plus la brèche faite dans la bulle d’illusion de la « matrice », et
ne  pouvait  en  rester  là,  ni  revenir  en  arrière  et  effacer  ce  qu’elle  avait  vu  et  découvert.
Pourtant, elle n’aurait pas été la première à replonger la tête dans le trou en espérant ne plus
être  troublée  dans  la  douce  quiétude  des  illusions  qui  faisaient  son  univers ;  mais  elle  avait
choisi de lutter avec  courage contre le profond formatage qui la parasitait, ce dont elle avait
conscience.
Elle luttait surtout contre ses peurs, avec un courage qui me laissait pantois d’admiration.
Car,  quand  les  peurs  nous  envahissent  à  un  tel  degré,  depuis  si  longtemps,  pour  prétendre
dicter  notre  vie,  elles  ont  pris  un  tel  pouvoir  qu’en  principe  la  lâcheté  vient  les  enrober
chaudement dans notre comportement, avec tous les prétextes que l’on sait si bien se trouver
pour se complaire dans cet état méprisable.
Elle,  elle  mettait  ses  peurs  sur  la  table,  faisant  de  chacune  de  ses  journées  un  calvaire.  Elle
pleurait,  elle  réagissait.  Elle  tenait  tête.  Elle  tenait  bon,  gagnant  chaque  jour  un  peu  plus  de
terrain. La rage de trouver des explications à ce dont elle avait été témoin, concernant le sort
réservé à Vincent, puis à Marcel,  et aux centaines de milliers d’enfants concernés par les CD
ROM  de  ZANDVOORT,  ainsi  qu’aux  innombrables  petites  victimes  pour  lesquelles  aucun
espoir n’avait été et ne sera jamais approché, était plus forte que cette fichue peur…
Il fallait qu’elle comprenne ! Il fallait qu’elle se batte contre les horreurs qui faisaient surface
derrière les jeux d’illusion de l’ingénierie sociétale si brutalement mise à nue. Je savais, quant
à  moi,  que  grâce  à  mes  efforts  ma  compagne  se  « déformatait »,  et  faisait  remonter  à  la
surface  sa  vraie  et  belle  nature  humaine,  enfouie  jusqu’alors  sous  les  couches  d’énergies
négatives  dont  elle  avait  été  alimentée  depuis  toujours  par  la  « matrice ».  J’espérais,  en
assistant  à  cette  transformation  magique,  que  celle-ci  aurait  une  résonance  sur  l’Humanité
entière,  si  profondément  méprisable  aujourd’hui.  Ce  à  quoi  j’assistais  et  assiste  toujours  me
gonfle  d’espoir  vis  à  vis  d’un  grand  bétail  insouciant  qui,  arrivant  à  un  carrefour  fatidique,
peut  retrouver  son  humanité  et  sa  liberté,  à  condition  qu’elle  se  dégage  en  premier  lieu  de
l’emprise  des  « maîtres-ignobles »  et  de  leur  matrice,  et  surtout  qu’elle  ne  tombe  pas  dans
d’autres  pièges  bien  plus  insidieux  initiés  là  encore,  par  le  développement  de  quelques
croyances…
Mais à ce stade, nous étions bien conscients que les constats et les analyses jusqu’ici récoltés
ne pouvaient se suffire à eux-mêmes, et que, outre des explications plus en amont de ce que
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nous percevions, il faudrait trouver à travers nos aventures ce sens à la vie qui nous faisait si
cruellement défaut.
Depuis notre expédition en Flandre, il n’était plus question pour Janett de se séparer de moi,
ni de se détourner de la cause qui faisait déjà plus formellement ma raison de vivre. Elle dût
accepter de partager ma clandestinité, ce à vie.
Pour corser sa situation, Janett avait coupé les ponts avec ses parents, ne pouvant pas se faire
entendre  quant  à  sa  vision  de  la  vie,  intolérable  remise  en  question  des  valeurs  putrides  de
l’ensemble de sa famille.
Au contraire, sa démarche en vue de provoquer des dialogues en profondeur et de traiter des
problèmes  qui  lui  pesaient  depuis  sa  tendre  enfance  avait  été  très  mal  perçue.  Et  ce  qu’elle
faisait de son temps et de ses économies constituait aux  yeux des siens le signe qu’elle  était
sous l’emprise d’un fou dont les délires ne pouvaient que la mener à sa perte. Car quant à moi,
archétype de ce qu’il aurait fallu que Janett ne croise jamais du point de vue de ses parents, le
fait qu’elle s’entêta à ne pas vouloir que l’on se quitte me rendit encore plus indésirable.
Bref,  nous  n’étions  plus  les  bienvenus  dans  la  famille  de  Janett,  ce  qui  fut  formalisé  à
l’occasion  de  notre  dernier  passage  en  Allemagne.  Pour  ma  compagne,  si  elle  coupait  le
cordon ombilicale de façon crue, l’Allemagne n’avait plus d’intérêt. En outre, depuis qu’elle
avait fait le choix d’apparaître au grand jour à visage découvert pour la cause de Marcel et des
enfants  sacrifiés,  son  pays  –  bien  que  fort  agréable  à  vivre  en  terme  de  modèle  parfait
d’ingénierie sociétale – devenait aussi dangereux pour nous deux, que le territoire français ne
l’était pour moi jusqu’ici. Nous réalisions que bien plus que l’imposture politico-judiciaire et
son  bras  armé,  entre  la  France,  l’Allemagne,  et  pourquoi  pas  Interpol,  c’étaient  les  coups
tordus que nous devions plus que jamais redouter, et que de ce fait nous ne serions jamais plus
en sécurité nulle part…
Janett, pourtant si  « peureuse »  dans le passé,  avait parfaitement intégré ce fait pour prendre
sa décision.
Je  n’aspirais  quant  à  moi  qu’à  retrouver  le  soleil  de  ma  Corse  bien  aimée,  la  douceur  de  sa
mer, la sécurité de ses maquis, le charme sauvage de ses paysages, et la froide rusticité de son
Peuple. Je voulais bien me battre à la vie à la mort, mais tant qu’à faire, et tant pis pour les
risques, je voulais profiter de ce que la Vie et la Nature pouvaient m’offrir de si bon, et de si
bon cœur. Je devais d’ailleurs y croiser malgré ma prudence quelques gendarmes qui auraient
pu mettre fin à mes rêves et à mon combat, mais qui optèrent pour un « laxisme » salutaire à
mon égard, feignant de ne pas reconnaître l’individu recherché…
Plus  que  jamais,  nous  « faisons  équipe »,  Janett  et  moi,  sans  aucune  logistique  autre  qu’une
petite  voiture  chargée  à  bloc,  que  nous  avons  pu  troquer  dernièrement  contre  un  vieux
fourgon  gardant  l’immatriculation  de  son  ancien  propriétaire,  celui-ci  ayant  accepté  de  le
garder  à  son  nom.  –  Désolé,  je  ne  communiquerai  ni  le  modèle  ni  le  numéro
d’immatriculation…
Cette notion  « d’équipe »  n’est plus jamais  remise en question, dépassant de loin les images
d’Épinal  classiques  de  gentil  petit  couple  unis  par  un  mièvre  –  et  souvent  aussi  illusoire
qu’éphémère – idylle de roman-photos.
Notre raison de vivre à tous deux s’est donc imposée à nous, dans toute sa logique : Janett et
moi sommes unis dans le combat, combat pour un monde meilleur, bien que nous ne sachions
pas par quel bout nous devons nous y prendre. Ce que nous savons en revanche, c’est ce qu’il
ne faut surtout pas que nous fassions ; à savoir pour commencer, compter sur les autres et non
sur soi, rester passifs, et pire, collaborer au crime organisé international en nous soumettant à
l’ordre de son imposture sociétale de quelque pays occupé qu’il s’agisse.
Et cela concerne chacun de nous.
Ce que nous avons également compris, et partageons comme considération essentielle, c’est le
fait  qu’au  même  titre  que  tout  être  humain  nous  sommes  divins,  et  que  jusqu’à  ce  que  nous